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    Belle Etoile
    note moyenne
    2,9
    4 notes dont 1 critique
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    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    1,0
    Publiée le 22 novembre 2007
    Encore aujourd'hui demeure «une certaine tendance du cinéma français». L'héritage de Truffaut et de sa Nouvelle Vague se dissipe dans les contraintes économiques qui flétrissent l'art du cinéma français. Pour preuve en est «Belle étoile» (France, 1938) de Jacques de Baroncelli. Ce vaudeville mineur a tout d'analogue à «Un crime au paradis» (France, 2001) de Jean Becker et de ses semblables timorés. Pour le film de Baroncelli, il s'agit d'un trio bénin dont l'amitié banale séduit timidement. Seul Michel Simon et Saturnin Fabre, deux pointures du cinéma français de l'époque offrent une prestation chaleureuse. Mais cela ne suffit guère à palier au classicisme total de la narration linéaire et plate. D'autant plus que «Belle étoile» s'avère dès ses premières minutes et en vue de la présence de M.Simon une relecture enjouée du «Boudu sauvé des eaux» (France, 1932) de Jean Renoir. L'incapacité de créer ou de citer convenablement et aussi une tare récurrente du cinéma français, encore actuellement. Purement français, le film ne l'est pas totalement. En admirateur du cinéma américain, Baroncelli a étudié scrupuleusement la maestria de la réalisation etats-unienne. Et dans les tentatives de profondeur de champ lors des scènes de l'appartement ou du tribunal, le film se dote d'un relief réaliste des plus appréciable. Or l'essence hexagonale de l'oeuvre ne tarde pas à s'imposer à chaque instant. La longue partie du procès, où la profondeur de champ revivifie l'ensemble, irrite au plus haut point par l'utilisation d'un comique de répétition plus épuisant que stimulant. A croire que la représentation de la justice ne peut se faire sans hystérie ridicule (c'est souvent le même défaut chez John Ford). Et si les affres de la société française de 38 sont mentionnés (et rien de plus), Renoir le faisait bien mieux que Baroncelli. La présence encore aujourd'hui des défauts d'un film de 1938 témoigne de la sclérose maladif globale du cinéma français.
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