Xiao Wu artisan pickpocket
  • Séances
  • Bandes-annonces
  • Casting
  • Critiques
    • Critiques Presse
    • Critiques Spectateurs
  • Photos
  • DVD, VOD
  • Musique
  • Le saviez-vous ?
Note moyenne :   3,3 pour 13 notes dont 2 critiques  | 
  • 0 critique     0%
  • 2 critiques     100%
  • 0 critique     0%
  • 0 critique     0%
  • 0 critique     0%
  • 0 critique     0%

2 critiques spectateurs

Nelly M.

29 abonnés | Lire ses 498 critiques |

   4 - Très bien

S'insinue le grand classique "Für Elise" glissé malicieusement dans les gadgets d'une Chine de 1998 du genre "populiste", Jia Zhang-ke fait jouer à des non professionnels ce qu'on jurerait leurs rôles dans la vie. Avec ses lunettes qui lui mangent le visage, Xiao Wu est comme beaucoup de personnages asiatiques masculins, à priori peu palpitant. Intrigant néanmoins, déroutant dans sa démarche : il "pique" mais jamais pour lui-même, toujours pour offrir. S'acheter un peu de l'amour qui lui fait défaut en quelque sorte. Par le réalisateur de "Still Life". Un portrait progressif, dont on saisit mieux la complexité sur la fin. Le film est agréable grâce aux petites chansons, au charme (des personnages féminins surtout). Ici encore, un bébé pleure dès que le héros s'en approche, le travail féminin frôle la prostitution, la campagne offre la tranquillité, au contraire de la ville, où le vacarme atteint les habitations à un degré impensable.

Loryniel

42 abonnés | Lire ses 22 critiques |

   4 - Très bien

Heureux de découvrir en salles le premier et beau film de ce grand cinéaste actuel ! Jia a tourné celui-ci en 1997, uniquement avec des acteurs non-professionnels, dans la zone semi-urbaine de Feng Yang, ville chinoise d'un petit million d'habitants. On pense énormément à la Nouvelle vague, à sa spontanéité, à sa drôlerie inattendue dans les moments dramatiques et à sa caméra à l'épaule suivant un jeune couple, un petit loubard, une histoire d'amour fugace, en arpentant les rues de la ville. A l'image des premiers films de Godard, de Varda..., celui-ci fait surtout preuve d'une acuité éblouissante sur l'univers qui entoure et qui agit sur les personnages. Ainsi, on retrouve tout ce qui a poussé le metteur en scène à tourner Still life : l'inquiétude et la difficulté à comprendre un univers en mutation, aux identités multiples, obsédé par la modernisation (la ville, partiellement en ruines, qui se recompose pour se moderniser, la campagne, terre de pauvres autarciques, refusant apparement celle-ci mais fantasmant sur elle), et de quoi cette métamorphose va accoucher. Comme dans Still life, Jia propose une alternative candide mais radicale à cette angoisse moderne : un retour à des échanges primaires et des sentiments simples (partager alcool, bonbons et cigarettes / tomber amoureux, supporter une désillusion sentimentale, joie de prendre un bain...)


Donnez votre avis sur ce film

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Playlists
5 vidéos
LA SHORT PAUSE spéciale Batman - 5 courts métrages à déguster
5 vidéos
LA SHORT PAUSE #10 - 5 courts métrages à déguster
4 vidéos
Les 5 vidéos buzz de la semaine #23
Toutes les playlists
Tous les meilleurs films au ciné