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Le Château de l'araignée
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note moyenne
3,8
510 notes dont 60 critiques
45% (27 critiques)
32% (19 critiques)
12% (7 critiques)
8% (5 critiques)
2% (1 critique)
2% (1 critique)

60 critiques spectateurs

Docteur Jivago

Suivre son activité 258 abonnés Lire ses 1 762 critiques

4,5Excellent
Publiée le 12/08/2014

Japon, durant le moyen-âge, un seigneur apprend par un messager qu’une rébellion a éclaté dans certains de ses forts mais deux généraux arrivent à retourner la situation pourtant mal embarquée. Sur le chemin les menant au seigneur, les deux hommes se perdent dans la forêt de l’Araignée et rencontre un esprit qui leur prédit un avenir de commandant et de seigneur…Transposition de la pièce « MacBeth » de Shakespeare dans le Japon médiéval, « Le Château de l’araignée » s’avère être une grande réussite. Passionnant de bout en bout, Akira Kurosawa nous fait suivre le destin de cet homme peu à peu manipulé par sa femme et par sa soif du pouvoir qui va inéluctablement le mener à sa perte. Les personnages sont intéressants et souvent ambigu, et les enjeux sont toujours bien retranscrits. Comme le montre les séquences d’ouverture et de fin, Kurosawa se fait humaniste et appelle à la raison.Très bien rythmé, il s’attarde aussi sur la psychologie de ses personnages. L’action ne se déroule que dans trois lieux différents et il les exploite à merveille, notamment dans le château et dans la forêt. La mise en scène du japonais est superbe, il met en place une atmosphère, à l’image du temps prédominant dans son film, brumeuse, fantastique et envoutante. Plusieurs scènes sont mémorables à l’image de celle finale ou des apparitions dans la forêt. Mais la réussite du film tient aussi à son esthétisme et au régal visuel qu’il procure. Chaque plan est savamment pensé et truffé d’idées sans que ce ne soit jamais trop lourd. C’est d’ailleurs là l’une des facettes du génie de Kurosawa, qui s’appuie sur l’image au détriment des dialogues pour faire avancer son film. Les reconstitutions du château et de la forêt sont excellents, tout comme le travail réalisé sur les décors et les costumes. Kurosawa nous emmène littéralement à cette époque.Toshiro Mifune incarne le personnage principal de la plus belle des manières. Il rentre dans la peau de ce général et retranscrit à merveille sa déchéance et ses obsessions, tout en lui laissant une part d’honneur et de dignité. Une passionnante relecture de Shakespeare qui s’avère brillante, tant sur le fond que sur la forme.

DanielOceanAndCo

Suivre son activité 253 abonnés Lire ses 3 197 critiques

4,0Très bien
Publiée le 04/12/2016

Bien qu'adapté de William Shakespeare, Akira Kurosawa appose son style dans "Le château de l'araignée" et livre une très grand réussite cinématographique. Alors ne vous attendez pas à voir ici un film épique, on reste davantage dans le drame extrêmement dialogué mais le destin du personnage principal porté par la prestation exceptionnelle de Toshiro Mifune reste passionnant du début à la fin et son évolution permet à l'acteur fétiche de Kurosawa un large spectre d'émotions. Le réalisateur japonais tire parfaitement parti de l'aspect fantastique qui sert de base à la tragédie et le final est un intense moment de cinéma. Bref, on est un cran en dessous des "Sept Samouraïs" ou de "Rashomon", mais Akira Kurosawa prouve une nouvelle fois qu'il est un réalisateur passionnant à suivre pour son talent dramatique!!

Maitre Kurosawa

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/10/2015

"Le Château de l'araignée" est l'adaptation de la célèbre pièce de Shakespeare, "Macbeth", avec dans le rôle principal l'acteur fétiche de Kurosawa, Toshirô Mifune. Que ce dernier interprète un général qui sombre progressivement dans la folie sonne comme une évidence, tant son investissement et son expressivité sont remarquables et donnent au film une force d'incarnation stupéfiante. Mais comme chez Shakespeare où l'on ne peut dissocier Macbeth de Lady Macbeth, on ne saurait ici parler du général Washizu sans évoquer sa femme Asaji, un personnage joué par la formidable Isuzu Yamada, qui semble réellement hantée. Et si les acteurs sont au sommet de leur art, la mise en scène de Kurosawa n'est pas en reste. D'une limpidité impressionnante, elle transcende avec une puissance inouïe les grandes thématiques de l'oeuvre (accomplissement du destin, soif de pouvoir, basculement dans la folie), inscrites dans des décors qui tendent à démontrer que la frontière entre réel et fantastique est poreuse. Il suffit de voir comment Kurosawa filme les personnages perdus dans la forêt, toujours à une distance conséquente pour prendre le point de vue d'un esprit alors invisible. Mais une fois la sorcière identifiée, c'est la brume qui entoure les deux généraux (Washizu et Miki), une façon de laisser penser que tout ceci n'est qu'un rêve. Même dans un lieu habité (le château), les ambitions politiques - inévitablement rattachées au réel - sont toujours liées à l'apparition du fantastique, notamment dans l'incroyable scène où Washizu délire, avec une caméra qui montre successivement l'apparition et la disparition de la figure imaginée par de lents travellings arrières et circulaires. Le vrai et le faux cohabitent mais sont constamment en tension, jusqu'à un final mémorable qui vient clore ironiquement sur cet étrange alliage : la scène de la forêt mouvante est en effet l'aboutissement de la vision déployée par Kurosawa, le cinéaste réalisant-là un film sidérant de bout en bout, complexe, riche et visuellement ébouriffant. Un chef-d'oeuvre !

Sergio-Leone

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/09/2010

A force je me demande vraiment ce que je vais pouvoir écrire de plus tant mes superlatifs semblent être usés jusqu'à la corde. Une adaptation de Shakespeare exceptionnelle qui doit aussi énormément au talent du légendaire Tôshiro Mifune. Les calculs politiques, les tourments intérieurs, les trahisons... tout est étudié au peigne fin et joué à merveille. Mais le film qui aurait pu chez certain se contenter d'une mise en scène très théâtrale (bref ce qu'aurait fait n'importe quel réalisateur français), arrive à surprendre notamment dans la spectaculaire scène finale avec la chute de Washizu, une séquence tout simplement incroyable. Kurosawa restera quand même le premier à m'avoir fait découvrir et aimer Shakespeare.

Anaxagore

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/07/2006

Transposition de «Macbeth» dans le Japon du XVIème siècle, «Le château de l'araignée» (1957) est l'un des deux ou trois plus grands chefs-d'oeuvre de Kurosawa, mais aussi la plus éblouissante traduction cinématographique du drame de Shakespeare, supérieure à mon sens à celle de Welles (1948). Il faut dire que le réalisateur japonais ne recherche pas une fidélité littérale à l'auteur élisabéthain mais s'essaye plutôt à une transmutation de l'essence même de la tragédie dans les conventions du théâtre traditionnel Nô, peut-être davantage compatible avec les exigences propres du cinéma que celles du théâtre anglais du début du XVIIème siècle. Ainsi, pour donner un exemple, une grosse part du texte de lady Macbeth disparaît purement et simplement mais se voit admirablement traduit dans son contenu par la seule attitude hiératique et hallucinée de Asaji (Isuzu Yamada). Et cela crève sans doute mieux l'écran que de longues tirades théâtrales surlignant inutilement l'image cinématographique et son pouvoir suggestif propre. On remarquera d'ailleurs combien le travail graphique de Kurosawa est proprement hallucinant. La précision du cadrage, la beauté et la netteté du dessin, le dosage subtil des éclairages, l'usage profondément contrasté du noir et blanc sont stupéfiants. Les acteurs, en particulier Mifune, assument merveilleusement les exigences du jeu extrêmement stylisé du Nô et les scènes d'ensemble sont chorégraphiées avec une maîtrise absolue. Plusieurs morceaux d'anthologie sont inoubliables. On évoquera seulement celui où Washizu et Miki rencontrent la sorcière dans la forêt ou encore celui, spectaculaire, de l'assassinat final de Washizu (Mifune) sous une pluie de flèches. Kurosawa a signé là un monument intimidant de perfection!

lhomme-grenouille

Suivre son activité 724 abonnés Lire ses 2 869 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 02/03/2006

Pour ceux qui n’ont pas peur du noir et blanc et qui ne connaissent pas encore Akira Kurosaro ou encore Toshiro Mifune, ce film est une excellente occasion de découvrir cette génération du cinéma japonais qui tend malheureusement à tomber en désuétude. Cette interprétation plutôt originale du de Shakespeare ne manque ni de force ni de charme.

VodkaMartini

Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 500 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/11/2005

Aprés avoir adapté "L'Idiot" de Dostoievski (assez brillament d'ailleurs), Kurosawa s'attaque à Shakespeare (Macbeth en l'occurence mais vous le savez déjà) en le transposant au Japon Médieval (il y reviendra avec "Ran", adapté du "Roi Lear") et en libére l'essence bien mieux que la majorité des adaptations "classiques" (Il faudrait offrir le DVD à Monsieur Branagh). Le mal est montré dans toute sa toxicité, tel un parfum qui procure ivresse autant qu'horreur, enraciné en l'être si profondément que le plus juste des justes peut en être la proie et le bras armé. Revu aujourd'hui, ce film est d'une actualité étonnante lorsque l'on voit apparaître sur nos écrans des films tels que "History of Violence" (qui fait aussi penser à Peckinpah). Les grands réalisateurs ne meurent jamais.

ClashDoherty

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/09/2006

Cette adaptation de "Macbeth", un poil libre, est un des plus grands films du cinéaste nippon. Et un de mes préférés. Au diable les longs discours : ce film est indispensable. Point.

tomPSGcinema

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4,0Très bien
Publiée le 27/11/2011

Doté d'une superbe mise en scène, cette adaptation du " MacBeth " de Shakespeare fait clairement partie des plus grosses réussites du grand Akira Kurosawa. Mais si ce long métrage s'avère aussi captivant à suivre après chaque vision, il le doit aussi grandement par rapport à la grosse performance d'un des acteurs fétiches du réalisateur japonais, à savoir Toshiro Mifune qui est on ne peut plus brillant. Notons également une très belle photographie en noir et blanc de Asakazu Nakai et une BO de Masaru Sato qui apporte sa dose de mystère.

Akamaru

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2,0Pas terrible
Publiée le 11/02/2011

Librement adapté du "Macbeth" de Shakespeare,ce film de sabres du grand Akira Kurosawa adapte cette histoire tragique au Japon médieval,du XVIème siècle plus précisément,gorgé de trahisons et de luttes de pouvoirs.Influencé par une sorcière,le général Washizu se débarrasse pour régner sur le château de l'araignée.Il sera perdu à la fois par sa trop grand crédulité envers les prédictions,et par les manipulations de sa femme Asaji.Toshiro Mifune,fameux acteur nippon des années 50,avec son air sévère et son expressivité étonnante,adopte la méthode du théâtre nô:peu de mots,statisme et jeu outrancier.Kurosawa se sert de ce comportement fou,irréaliste,pour diriger une métaphore sur l'échec des entrées en guerre du Japon contre la Chine ou les Etats-Unis.Le thème de la rebellion contre un maître-félon était assez osé,alors que le film de sabres était très codifié et porté sur l'honneur.La mise en scène épurée,presque fantastique,avec ce château caché au millieu d'une forêt embrûmé accouche néanmoins d'une oeuvre trop lente,peu active,à peine relevée par 2-3 scènes plus agités,comme bien sûr le criblage de flèches final.Du pur Kurosawa.

AMCHI

Suivre son activité 175 abonnés Lire ses 5 350 critiques

4,5Excellent
Publiée le 05/04/2010

Un magnifique film aux confins du fantastique dont le début est de toute splendeur, les scènes dans le brouillard sont vraiment envoûtantes de plus l'intrigue cruelle (inspirée de Shakespeare) est parfaitement servi par des acteurs prodigieux. Énigmatique et fascinant Le Château de l'araignée se regarde avec plaisir jusqu'à son final saisissant.

JeanSéééééé

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 280 critiques

2,5Moyen
Publiée le 25/02/2009

Avec Le Château de l'araignée Akira Kurosawa revisite Macbeth. Pour moi ce film a le même gros défaut que l’Othello de Welles, à savoir être adapté d’une tragédie de Shakespeare. Tout est tellement prévisible, sur des rails, que toute la force et la beauté de la mise en scène de ces grands réalisateurs ne suffisent pas à m’éviter de trouver la trame grossière. Que demande le peuple ? ‘’Mais heu !’’ Il n’y a pas de mais heu qui tienne. Il n’avait relire le mythe d’Œdipe. En voulant échapper à son destin il s’y précipite, soit mais là les personnages n’essayent même pas de changer quoi que ce soit, il s’enfonce les yeux grand ouvert dans leur propre marasme. On a juste envie de leur foutre des baffes.

cinémanie

Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 1 136 critiques

2,5Moyen
Publiée le 24/01/2009

Pas vraiment emballé par ce film qui bien que possedant de belles images ,une realisation digne du maitre Japonais (les scenes dans la foret sont sublimes de beautés) et des acteurs convaincants manque surtout de rythme : de longs plans fixes et un traitement tres (trop) theatrale nuisent en effet a un ensemble finalement classique.Kurosawa adapte Shakespeare (Macbeth) que je n'ai pas lu ,c'est peut etre aussi la raison pour laquelle je n'ai pas apprecié + que ca cette histoire de manipulation et de trahison sur fond de guerres feodales.Les rares scenes exterieures sont tres reussies et aèrent un peu un lourd canevas respirant trop le theatre.Mifune est comme a son habitude "enorme" de par sa presence et son charisme de chaque instant (quel regard !!!!) a l'image de l'affiche ,certainement le + grand acteur Japonais.

Flavien Poncet

Suivre son activité 131 abonnés Lire ses 1 074 critiques

2,5Moyen
Publiée le 07/09/2008

L'art d'Akira Kurosawa réside dans la mise en correspondance des motivations humaines avec les phénomènes naturels. «Kumonosu-jô» (Japon, 1957) s'offre pour parfait exemple en adaptant MacBeth de Shakespeare dans le Japon féodal. Quoi mieux que le monde selon Shakespeare, régit par les forces surnaturelles du destin, pour représenter dans le même signe les desseins des hommes et les actes de la nature ? Les brumes exhalées des landes ténébreuses figurent les noires intentions que nourrissent en secret les généraux Washizu et Miki, MacBeth et MacDuff japonais. Les scènes de la forêt ramènent ceux qui s'y perdus à leur intériorité, les soumet à communiquer avec eux-mêmes, en face à face avec leur propre corruption. Dès lors quand Washizu et Miki rencontrent l'oracle, Kurosawa ne fait que figurer un dialogue intime, passant pour se faire par des grimages aussi délirés que l'hallucination des esprits qu'ils incarnent. En rendant si patent la présence du surnaturel, Kurosawa souligne, mieux que Welles ou Polanski, la question liminaire posée dans la fable de MacBeth ainsi que l'écrivît Shakespeare : La prophétie se serait-elle accomplie si ceux qu'elles concernaient ne l'avaient pas entendus ? En faisant appel à l'esthétique du Japon féodal, aux costumes fastueux du théâtre populaire et traditionnel japonais, Kurosawa met en évidence les richesses humaines rendues désuètes face aux courroux du destin que guide notre inconscience. Celle-ci est alors nécessairement rendue visible pour les besoins du cinéma, ceux de voir et d'entendre. Procédant à cette esthétique des pensées intimes, Kurosawa flirte parfois, à trop de maquillage, avec le grotesque. Masque de cire pour face de Mifune, la frénésie de l'acteur sait revenir au devant pour rappeler au film sa réussite : celle d'être une tragédie psychologique et esthétique où s'interrogent les notions de destin. Connu pour son humanisme, Kurosawa questionne avec «Kumonosu-jô» la capacité de l'être à disposer de son avenir.

Tsuba

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 225 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/02/2004

Une atmosphère pesante, renforcée par l'omniprésence de la trahison et par le naufrage dans une lente névrose...

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