Mon Allociné
Le Château de l'araignée
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
3,9 480 notes dont 58 critiques
47% 27 critiques 29% 17 critiques 12% 7 critiques 9% 5 critiques 2% 1 critique 2% 1 critique

58 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus utiles
Docteur Gaius Jivago

Suivre son activité 224 abonnés Lire ses 1 587 critiques

4,5Excellent • Publiée le 12/08/2014

Japon, durant le moyen-âge, un seigneur apprend par un messager qu’une rébellion a éclaté dans certains de ses forts mais deux généraux arrivent à retourner la situation pourtant mal embarquée. Sur le chemin les menant au seigneur, les deux hommes se perdent dans la forêt de l’Araignée et rencontre un esprit qui leur prédit un avenir de commandant et de seigneur…Transposition de la pièce « MacBeth » de Shakespeare dans le Japon médiéval, « Le Château de l’araignée » s’avère être une grande réussite. Passionnant de bout en bout, Akira Kurosawa nous fait suivre le destin de cet homme peu à peu manipulé par sa femme et par sa soif du pouvoir qui va inéluctablement le mener à sa perte. Les personnages sont intéressants et souvent ambigu, et les enjeux sont toujours bien retranscrits. Comme le montre les séquences d’ouverture et de fin, Kurosawa se fait humaniste et appelle à la raison.Très bien rythmé, il s’attarde aussi sur la psychologie de ses personnages. L’action ne se déroule que dans trois lieux différents et il les exploite à merveille, notamment dans le château et dans la forêt. La mise en scène du japonais est superbe, il met en place une atmosphère, à l’image du temps prédominant dans son film, brumeuse, fantastique et envoutante. Plusieurs scènes sont mémorables à l’image de celle finale ou des apparitions dans la forêt. Mais la réussite du film tient aussi à son esthétisme et au régal visuel qu’il procure. Chaque plan est savamment pensé et truffé d’idées sans que ce ne soit jamais trop lourd. C’est d’ailleurs là l’une des facettes du génie de Kurosawa, qui s’appuie sur l’image au détriment des dialogues pour faire avancer son film. Les reconstitutions du château et de la forêt sont excellents, tout comme le travail réalisé sur les décors et les costumes. Kurosawa nous emmène littéralement à cette époque.Toshiro Mifune incarne le personnage principal de la plus belle des manières. Il rentre dans la peau de ce général et retranscrit à merveille sa déchéance et ses obsessions, tout en lui laissant une part d’honneur et de dignité. Une passionnante relecture de Shakespeare qui s’avère brillante, tant sur le fond que sur la forme.

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 102 abonnés Lire ses 842 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 10/10/2015

"Le Château de l'araignée" est l'adaptation de la célèbre pièce de Shakespeare, "Macbeth", avec dans le rôle principal l'acteur fétiche de Kurosawa, Toshirô Mifune. Que ce dernier interprète un général qui sombre progressivement dans la folie sonne comme une évidence, tant son investissement et son expressivité sont remarquables et donnent au film une force d'incarnation stupéfiante. Mais comme chez Shakespeare où l'on ne peut dissocier Macbeth de Lady Macbeth, on ne saurait ici parler du général Washizu sans évoquer sa femme Asaji, un personnage joué par la formidable Isuzu Yamada, qui semble réellement hantée. Et si les acteurs sont au sommet de leur art, la mise en scène de Kurosawa n'est pas en reste. D'une limpidité impressionnante, elle transcende avec une puissance inouïe les grandes thématiques de l'oeuvre (accomplissement du destin, soif de pouvoir, basculement dans la folie), inscrites dans des décors qui tendent à démontrer que la frontière entre réel et fantastique est poreuse. Il suffit de voir comment Kurosawa filme les personnages perdus dans la forêt, toujours à une distance conséquente pour prendre le point de vue d'un esprit alors invisible. Mais une fois la sorcière identifiée, c'est la brume qui entoure les deux généraux (Washizu et Miki), une façon de laisser penser que tout ceci n'est qu'un rêve. Même dans un lieu habité (le château), les ambitions politiques - inévitablement rattachées au réel - sont toujours liées à l'apparition du fantastique, notamment dans l'incroyable scène où Washizu délire, avec une caméra qui montre successivement l'apparition et la disparition de la figure imaginée par de lents travellings arrières et circulaires. Le vrai et le faux cohabitent mais sont constamment en tension, jusqu'à un final mémorable qui vient clore ironiquement sur cet étrange alliage : la scène de la forêt mouvante est en effet l'aboutissement de la vision déployée par Kurosawa, le cinéaste réalisant-là un film sidérant de bout en bout, complexe, riche et visuellement ébouriffant. Un chef-d'oeuvre !

Sergio-Leone

Suivre son activité 110 abonnés Lire ses 1 091 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 27/09/2010

A force je me demande vraiment ce que je vais pouvoir écrire de plus tant mes superlatifs semblent être usés jusqu'à la corde. Une adaptation de Shakespeare exceptionnelle qui doit aussi énormément au talent du légendaire Tôshiro Mifune. Les calculs politiques, les tourments intérieurs, les trahisons... tout est étudié au peigne fin et joué à merveille. Mais le film qui aurait pu chez certain se contenter d'une mise en scène très théâtrale (bref ce qu'aurait fait n'importe quel réalisateur français), arrive à surprendre notamment dans la spectaculaire scène finale avec la chute de Washizu, une séquence tout simplement incroyable. Kurosawa restera quand même le premier à m'avoir fait découvrir et aimer Shakespeare.

Anaxagore

Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 210 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 04/07/2006

Transposition de «Macbeth» dans le Japon du XVIème siècle, «Le château de l'araignée» (1957) est l'un des deux ou trois plus grands chefs-d'oeuvre de Kurosawa, mais aussi la plus éblouissante traduction cinématographique du drame de Shakespeare, supérieure à mon sens à celle de Welles (1948). Il faut dire que le réalisateur japonais ne recherche pas une fidélité littérale à l'auteur élisabéthain mais s'essaye plutôt à une transmutation de l'essence même de la tragédie dans les conventions du théâtre traditionnel Nô, peut-être davantage compatible avec les exigences propres du cinéma que celles du théâtre anglais du début du XVIIème siècle. Ainsi, pour donner un exemple, une grosse part du texte de lady Macbeth disparaît purement et simplement mais se voit admirablement traduit dans son contenu par la seule attitude hiératique et hallucinée de Asaji (Isuzu Yamada). Et cela crève sans doute mieux l'écran que de longues tirades théâtrales surlignant inutilement l'image cinématographique et son pouvoir suggestif propre. On remarquera d'ailleurs combien le travail graphique de Kurosawa est proprement hallucinant. La précision du cadrage, la beauté et la netteté du dessin, le dosage subtil des éclairages, l'usage profondément contrasté du noir et blanc sont stupéfiants. Les acteurs, en particulier Mifune, assument merveilleusement les exigences du jeu extrêmement stylisé du Nô et les scènes d'ensemble sont chorégraphiées avec une maîtrise absolue. Plusieurs morceaux d'anthologie sont inoubliables. On évoquera seulement celui où Washizu et Miki rencontrent la sorcière dans la forêt ou encore celui, spectaculaire, de l'assassinat final de Washizu (Mifune) sous une pluie de flèches. Kurosawa a signé là un monument intimidant de perfection!

lhomme-grenouille

Suivre son activité 592 abonnés Lire ses 2 785 critiques

3,0Pas mal • Publiée le 02/03/2006

Pour ceux qui n’ont pas peur du noir et blanc et qui ne connaissent pas encore Akira Kurosaro ou encore Toshiro Mifune, ce film est une excellente occasion de découvrir cette génération du cinéma japonais qui tend malheureusement à tomber en désuétude. Cette interprétation plutôt originale du de Shakespeare ne manque ni de force ni de charme.

VodkaMartini

Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 500 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 30/11/2005

Aprés avoir adapté "L'Idiot" de Dostoievski (assez brillament d'ailleurs), Kurosawa s'attaque à Shakespeare (Macbeth en l'occurence mais vous le savez déjà) en le transposant au Japon Médieval (il y reviendra avec "Ran", adapté du "Roi Lear") et en libére l'essence bien mieux que la majorité des adaptations "classiques" (Il faudrait offrir le DVD à Monsieur Branagh). Le mal est montré dans toute sa toxicité, tel un parfum qui procure ivresse autant qu'horreur, enraciné en l'être si profondément que le plus juste des justes peut en être la proie et le bras armé. Revu aujourd'hui, ce film est d'une actualité étonnante lorsque l'on voit apparaître sur nos écrans des films tels que "History of Violence" (qui fait aussi penser à Peckinpah). Les grands réalisateurs ne meurent jamais.

ClashDoherty

Suivre son activité 153 abonnés Lire ses 877 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 21/09/2006

Cette adaptation de "Macbeth", un poil libre, est un des plus grands films du cinéaste nippon. Et un de mes préférés. Au diable les longs discours : ce film est indispensable. Point.

TTNOUGAT

Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 1 946 critiques

2,5Moyen • Publiée le 22/03/2009

Quel film difficile à noter! Entre zéro étoile ,car grande fut ma déception passé les 20 premières minutes ou l'on tombe dans le grotesque sans plus jamais le quitter et 4 étoiles pour la qualité de l'œuvre,le soin apporté, les prouesses des acteurs et la force des images.Mon problème est d'être sorti du film quand le cinéma est parti pour être remplacé par une sorte de thèatre en plein air ou plus aucune émotion ne circulait entre la toile et mon cerveau.Cela arrive parfois et en faire une analyse plus fine est bien difficile puisque le vocabulaire manque...La langue française n'est pas assez riche pour critiquer l'art cinématographique trop récent comme elle le fait pour les œuvres littéraires qui laissant toutes leurs parts à l'imaginaire permet de mieux analyser la forme.Ici ,je saurais à la rigueur parler de mon imaginaire mais en aucun cas de celui des autres puisque ce que kurosawa montre est à des années lumières de nos préoccupations quotidiennes;donc d'écrire une critique utile à tous.je m'arrêterai là en ajoutant que ce que je retiendrai de cette belle histoire,c'est que l'oracle prédisait des événements simples qui avec le temps se seraient sans doute réalisés d'une façon naturelle sans violences mais que en connaissant l'issue,Asaji (lady Macbeth)à tout voulu précipiter, ce qui à donné cette tragédie.Moralité:ne pas connaitre son avenir c'est mieux.

tomPSGcinema

Suivre son activité 90 abonnés Lire ses 2 425 critiques

4,0Très bien • Publiée le 27/11/2011

Doté d'une superbe mise en scène, cette adaptation du " MacBeth " de Shakespeare fait clairement partie des plus grosses réussites du grand Akira Kurosawa. Mais si ce long métrage s'avère aussi captivant à suivre après chaque vision, il le doit aussi grandement par rapport à la grosse performance d'un des acteurs fétiches du réalisateur japonais, à savoir Toshiro Mifune qui est on ne peut plus brillant. Notons également une très belle photographie en noir et blanc de Asakazu Nakai et une BO de Masaru Sato qui apporte sa dose de mystère.

AMCHI

Suivre son activité 168 abonnés Lire ses 5 256 critiques

4,5Excellent • Publiée le 05/04/2010

Un magnifique film aux confins du fantastique dont le début est de toute splendeur, les scènes dans le brouillard sont vraiment envoûtantes de plus l'intrigue cruelle (inspirée de Shakespeare) est parfaitement servi par des acteurs prodigieux. Énigmatique et fascinant Le Château de l'araignée se regarde avec plaisir jusqu'à son final saisissant.

Les meilleurs films de tous les temps