Le Pont de la rivière Kwaï
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Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2016
Un classique des films de guerre ! Le pont de la rivière Kwai est un excellent film qui parle de la guerre sans jamais la montrer. Le spectateur se retrouve coincé avec un régime britannique capturé par les japonais et qui est mis au travail forcé pour passer le temps. Mais ce film c'est aussi l'affrontement de deux personnages que tout oppose : le Colonel Nicholson et le le Colonel Saito. Deux visions de la guerre et deux visions du leadership qui se confrontent brutalement. Au delà d'un affrontement opposant deux individus c'est en réalité l'affrontement de deux civilisations qui refusent de se soumettre.

Toutes ces oppositions sont focalisées autour d'une seule question : la construction d'un pont au dessus de la rivière Kwai. Cet édifice doit être monté par les Anglais sous la supervision des Japonais, et si le colonel Nicholson est tout à fait prêt à coopérer, il refuse de le faire à n'importe quel prix et surtout il comprend vite que derrière la construction de ce pont se trouve la possibilité pour les Anglais de montrer leur supériorité sur les Japonais. Le tyrannique colonel Saito lui n'a qu'une seule obsession faire bâtir ce pont en respectant sa deadline.

Réalisé par David Lean avec Sir Alec McGuiness en tête d'affiche, le pont de la rivière Kwai est un film de guerre à part car nous n'assistons à aucune scène de violence à proprement parler. Il a d'ailleurs une place atypique au milieu de films comme Il faut sauver le soldat Ryan, Full Metal Jacket ou encore Apocalypse Now. Pourtant le manque d'action ne gène absolument le bon déroulement du film. Tout d'abord parce que le scénario est excellent et ensuite parce que l'histoire est solide. Je regrette que la qualité de l'image ne soit pas retravaillé car le film a pris un sérieux coup de vieux.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2016
Une fois n’est pas coutume, la Seconde Guerre Mondiale est abordée en Birmanie, dans un camp de prisonniers tenu par les japonais. L’idée vient du roman éponyme de l’écrivain français Pierre Boulle, mais l’adaptation se démarque de l’œuvre littéraire sur bien des points. Comme souvent dans ces cas-là, il ne s’agit que d’une adaptation, et non d’une retranscription. Il n’empêche que ce film fleuve (il dure quand même 2h35) prend des airs de fresque historique. Effectivement, le scénario s’appuie sur des faits historiques, bien que modifiés pour certains comme le lieu de construction du pont. Mais à y réfléchir d’un peu plus près, il existe quelques incohérences quant aux conditions de détention : le colonel Saïto connait parfaitement la langue anglaise, alors que je l’aurais davantage vu s’adresser aux prisonniers anglais par le biais d’un interprète, ce qui lui aurait permis d’assoir un peu plus sa suprématie et surtout son autorité. En plus, il prend à partie un officier anglais simplement parce que ce dernier a tenté d’invoquer la Convention de Genève, mais le colonel Saïto consent à ce que le colonel Nicholson soit nourri alors qu’il est mis au four pour soi-disant des mesures disciplinaires. Les conditions (sûrement atroces) de détention ont, à mon sens, été ainsi allégées, carrément édulcorées de façon assez naïve. Il n’empêche que David Lean a réussi à cacher ces erreurs grossières par une réalisation très réussie, tout en parvenant à instaurer de la tension. Ainsi nous prenons toute la mesure de l’affrontement que se livrent les deux officiers ennemis, mais c’est lors des instants précédant le dynamitage du pont que la tension va monter à son paroxysme, par le biais d’une bande son qui donne la part belle aux bruits de la faune locale (oiseaux, grenouilles…), mais aussi au clapotis de la rivière, ainsi que le claquement des bottes des sentinelles en ronde sur la plate-forme en bois du pont, le tout sans la moindre note de musique. L’effet rendu est excellent, et c’est ce qui explique sans doute la razzia qui a été faite par ce film aux Oscars avec 7 récompenses (excusez du peu) et pas des moindres : meilleur film (Sam Spiegel), meilleur réalisateur (David Lean), meilleur acteur (Alec Guiness), meilleure photographie, meilleure musique, meilleur montage, et meilleur scénario adapté. Il est vrai que le rendu général du film est particulièrement immersif, ce qui enlève tout obstacle que les 2h35 peuvent dresser. Alec Guiness représente à la perfection la psychologie d’un officier inflexible, sans ne jamais perdre ni la face, ni le raffinement typiquement britannique malgré le contexte, ni cette rigidité nécessaire au grade de colonel. Sessue Hayakawa, malgré les incohérences dont j’ai parlé plus haut, parvient à camper un personnage dur tel qu’on l’attend pour un officier en charge d’un camp de prisonnier, tout en étant pris dans un dilemme dû à un duel psychologique auquel il ne s’attendait pas et auquel il n’était aucunement préparé, ce qui va le pousser malgré lui à ne devenir plus que l’ombre de lui-même et à ne plus rien décider du tout. Quant aux décors, ils sont magnifiques et nous donnent envie de voyager, malgré une technologie en technicolor au sommet de sa qualité, bien que devenue désuète de nos jours. "Le pont de la rivière Kwaï" est un film de guerre atypique, avec très peu de scènes d’action, et très courtes. Atypique parce que le patriotisme est supplanté par la fierté personnelle : ne pas perdre la face, et ça commence par le déplacement des troupes, en colonnes bien rangées, dans une cadence parfaitement maîtrisée, malgré le fait que ce sont des prisonniers de guerre. Et pour couronner le tout, elles bougent sous l’entêtante "Marche du Colonel Bogey", que tout le monde a fredonné à son tour en sifflotant. Tout ceci rend la musique signée Malcolm Arnold inoubliable, bien que quelque part les notes militaires de la fanfare font penser à des thèmes musicaux de cirque. Au final, il est vrai que ce camp de prisonniers est un vrai cirque, car ici rien ne se passe comme dans un camp de prisonnier traditionnel… (quoique je n’ai jamais connu de tels endroits, alors je ne peux guère en juger, mais avec un brin de jugeotte, on imagine aisément…). Comme quoi, même des films sans effets spéciaux (juste un peu de pyrotechnie maîtrisée), et le talent des acteurs, du metteur en scène, du compositeur et du réalisateur peuvent faire toute la différence avec la plupart des films d’aujourd’hui.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2016
Grand classique du cinéma américain, ce film aux moyens financiers considérables bénéficie d'une mise en scène irréprochable signée David Lean, spécialiste des fresques à gros budgets. Chronique de la vue de prisonniers britanniques capturés par les Japonais pendant le Seconde Guerre Mondiale et contraints de construire un pont ferroviaire, sa première partie se concentre sur un formidable face-à-face entre un officier anglais – remarquablement interprété par Alec Guinness, qui remporta un Oscar – et un chef de camp japonais. La seconde partie décrit le projet du Britannique de reprendre la main sur la construction du pont, ce qui le conduira à adopter une attitude de plus en plus ambiguë, tant avec ses geôliers nippons qu'avec ses propres soldats. Une très intéressante réflexion sur la complexité et l'ambivalence des comportements humains.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2016
Un très bon film. Sorti en 1957, c'est bel et bien un chef d'ouvre étant donnée qu'il n'a pas pris une ride. Les sujets abordés sont en effet toujours aussi pertinents : orgueil, fierté et patriotisme en tête. Le scénario est particulièrement bien ficelé avec trois univers exploités : le camp de prisonnier japonais, l'armée britannique et le périple de l'américain, et un suspens maintenu par des rebondissements permanents mais toujours à propos. Force est de constater que le film manque de réalisme avec une vision un peu idéalisé des camps de prisonnier, mais l'intérêt n'est pas là. Il réside dans la puissance des idées, la beauté des images et la mise en scène, qui traîne parfois en longueur, mais qui donnent en outre une grandeur aux actes. Quant aux personnages, extrêmement bien travaillés, ils sont à la hauteur de prestations remarquables, notamment celles d'Alec Guinness et de Sessue Hayakawae. Le Pont de la rivière Kwai est ainsi un film complexe, intense et vivant : un film humain en somme.
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2016
Histoire captivante, bons acteurs, décors réels renforçant l'immersion, un film spectaculaire qui vieillit bien (1957 tout de même !) malgré son côté peu réaliste (traitement des prisonniers, dialogues avec les japonais). L'image est remarquablement belle. Un classique à voir.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2015
Une adaptation d'un roman de guerre assez singulier, sans scènes de combat (ou presque), avec comme cadre un camp japonais de prisonniers pendant la Seconde guerre mondiale. Un film sur l'honneur, la bravoure, le sens du devoir. L'ambiguïté du personnage du colonel Nicholson est liée à son tiraillement entre sens du devoir et patriotisme. Qui prendra tout son sens à la fin, quand il doit choisir son camp. Néanmoins le film est trop long, et les temps faibles plus présents que les temps forts.
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2015
Un grand film humaniste, subtil et contemplatif de David Lean qui n'a pas du tout vieilli et qui bénéficie d'un scénario admirablement construit et de dialogues bien écrits. La deuxième partie, celle où le sabotage se planifie et se met en œuvre, est la plus intéressante. Tout ceci se met en place d'une façon très crédible et prenante et le suspense est bien présent. On est en pleine immersion dans ce camps de prisonnier prit sous le joug nippon, et dans cette splendide jungle Birmane étouffante. On pourrait croire cela extrêmement manichéen de prime abord, mais les scénaristes nous présente le camp japonais et le camp britannique comme ayant chacun leur propre raison et motivation respective pour agir ainsi. Une importante circonstance atténuante de perspective de mort pour Saito, et des valeurs patriotiques et de fierté bien anglaises pour le colonel britannique. Des positions quand même anecdotiques, voire vaines, dans un contexte de Guerre. Parce que "The Bridge on river Kwai" semble dénoncer la Guerre en s'attardant sur les limites des valeurs de résistance qui en découlent. Qu'elles soient représentée par des actes physiques, ou bien psychologiques, celles-ci paraissent futiles dans un climax pareil à si grande échelle. Quand bien même, d'un côté, cela finit par fédérer autour d'un projet. spoiler: La mort des deux figures opposables (mais pas tellement opposées) et le plan sur la pancarte de bois à l'effigie de l'armée britannique flottant sur la rivière en sont des indicateurs.
Pour finir la direction d'acteur et l'air mythique fredonné durant le métrage achèvent de nous rendre l'expérience encore plus convaincante et mémorable. Pour ma part il m'aurait fallu d'un peu plus d'émotion pour que je mette la note maximale. Bref, un classique de Guerre americano-anglais à voir pour la culture cinématographique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juillet 2015
Après avoir revu ce film hier soir, j'avoue que le début et sa morale m'indisposent. Bien évidemment, on peut comprendre la rigueur militaire et l'observation du règlement, mais cette obstination à ne faire travailler manuellement que les "sans dents" (comme on dirait de nos jours) a quelque chose de malsain. Et voir tous ces "petits" fêter le colonel, comme s'il avait gagné la guerre, alors qu'il a seulement obtenu que MM. les officiers ne touchent pas un marteau... est encore plus malsain.
Bon, on dira que c'est du cinéma et du très beau spectacle par ailleurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2015
David Lean ne fait jamais de films médiocres, Ils sont au moins bien, bons, au mieux excellents. Ici, porté par un casting de Titans du cinéma, une histoire cousue main par des scénaristes et un écrivain Français, Pierre Boulle, à qui on doit le roman "La planète des singes", ce chef-d’œuvre de technique et d'écriture, fait exploser l'écran par ses couleurs et la puissance du bras de fer entre Alec Guinness et Sessue Hayakawa. Fabuleux moments de cinéma, de suspens jusqu'au retournement final haletant, posée, crédible, cette réalisation est une des meilleures du septième art.
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2015
quand on pense que ce grand film de guerre a plus de 50 ans.... d'une grande intelligence, les personnages sont tous très bien travaillés, aucune caricature facile, un scénario redoutable pour un modèle du genre, qui parle des conditions parfois épouvantables de détention. vu 5 ou 6 fois avec le même plaisir. culte.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2015
On voit une partie de ce qu'il se passe dans les camps de prisonniers japonais. Mais le film est loin de la réalité. Cela reste bon et donne un aperçu du devoir du soldat, de ses valeurs et de sa frustration quand il faut accomplir son devoir pour le bien du plus grand nombre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2015
Film majeur parmi les films de guerre, Le pont de la rivière Kwaï est un film dont on ressort rarement indemne. Une exception dans le genre, le film ne dénonce pas les japonais, contrairement à ce que l'on peut croire, mais l'ensemble de la guerre. Un peu à la manière d' Apocalypse now, on nous montre la folie de cette seconde guerre mondiale, qui fait plonger ceux qui la font dans la folie également. Alec Guinness est le plus marquant. Il livre une prestation remarquable ( récompensé par un oscar mérité ) et interprète un colonel britannique qui pense avoir de l'honneur à résister aux japonnais, mais met la vie de ses soldats en danger pour cette soi-disant bravoure, et se met en tête de "vaincre" les japonnais en construisant le pont, sans se rendre compte qu'il trahit son pays. L'image est belle, le paysage magnifique, la BO culte et les acteurs sont bons. Certes ce film ne contient pas d'action, mais on ne s'ennuie pas pour autant. Un des rares reproches que l'on peut lui faire est sa longueur de près de 3 heurs ( Lean a l'habitude de faire de longues fresques ).
Pour conclure, David Lean nous offre un film mythique, culte et en plus avec un final d'exception.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2021
Un film à la motivation anti-militariste plus que louable avec d'excellents acteurs tout en étant très réaliste grâce à l'excellente mise en scène et à de beaux décors. Mais ensuite tout s'arrête là. L'oeuvre, peu rythmée, s'avère très longue et parfois ennuyante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 décembre 2014
Superbe réalisation de David Lean et premier opus de la seconde carrière du "poète du cinéma des horizons" (selon l'AFI), ce film enchante les sens, enflamme notre intelligence, éblouit notre esprit... De l'art de positionner des hommes ordinaires (ici non convenus) dans un cadre extraordinaire. Exemplaire et toujours vivant !
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2014
Enorme classique des films de guerre, "Le Pont de la Rivière Kwaï" a beaucoup vieilli mais n'en demeure pas moins toujours aussi intéressant à voir. Le film de David Lean est extrêmement bien réalisé, très bien joué, seule une musique un peu trop grandiloquente à des moments pas forcément utiles plombe un peu le début du film (je ne parle pas du fameux tube siffloté, évidemment). Les décors de la jungle birmane sont magnifiques. La première heure est vraiment passionnante, même si sa conclusion spoiler: qui nous explique ô combien la main de fer du colonel Nicholson remettra au travail ces "sauvages" plongeant dans la rivière Kwaï, mais surtout comme l'ingénieur britannique est plus intelligent que le japonais, incapable de savoir où construire un pont solide,
vient salement tâcher l'ensemble, tout comme la glorification du système pyramidal d'obéissance du monde dit "civilisé". Heureusement, le film n'est pas vraiment manichéen, notamment grâce à ce colonel japonais Saïto, qui n'est que l'alter-ego de son interlocuteur britannique finalement - obnubilé par ses codes culturels spoiler: (bon par contre qu'il autorise une fête des prisonniers à la fin de la construction du pont, c'est too much).
Enfin, le dénouement est mémorable, mais quand même un peu exagéré sur quelques points, notamment la chute... Ceci dit, "Le Pont de la Rivière Kwaï" demeure un colossal monument de guerre.
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