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    Amistad
    note moyenne
    3,5
    2390 notes dont 176 critiques
    répartition des 176 critiques par note
    39 critiques
    48 critiques
    46 critiques
    30 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Amistad ?

    176 critiques spectateurs

    Abarai
    Abarai

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    3,0
    Publiée le 8 mai 2013
    Steven Spielberg est un cinéaste généreux, prolifique et profondément humaniste. "Amistad" en est une des preuves. Cette fois, notre réalisateur préféré s'attaque à l'esclavage, et la lutte de quelques hommes pour défendre un groupe de noirs africains. S'entourant pour cela d'une pléiade d'excellents acteurs -de Mathew McConaughey à Anthony Hopkins, sans oublier le très bon Djimon Hounsou- il nous délivre un film à la thématique forte. Brillant par ses beaux discours, le drame ne s'envole malheureusement jamais. Souffrant d'une introduction mi-figue, mi-raisin, l'oeuvre de Spielberg n'a pas une envergure folle, amplifiée par une mise en scène bien sage. Une belle histoire, mais puni par un manque d'ambition artistique. En ce point, et traitant du même thème, "Lincoln" sera beaucoup plus sophistiqué et ambitieux.
    Eselce
    Eselce

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    2,0
    Publiée le 29 septembre 2015
    Je n'ai apprécié que le début et la fin. Le centre du film (2 heures) sont embourbées dans des dialogues et un procès interminables. S. Spielberg n'a pas approfondi plus que ça son affaire et n'a pris aucun risque sur le sujet. L'argumentation ne va que dans un sens et se résume en un mot : Liberté. Merci, chef. J'aurai aimé plus de scène à bord du bateau et autre chose qu'un simple procès sans saveur durant 2 heures qui m'ont paru interminable !
    loulou451
    loulou451

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    4,0
    Publiée le 31 mars 2007
    Et puis m.... ! Descendu par la critique dès sa sortie en salles, objet de vives polémiques,oeuvre la plus mal aimée de Spielberg car jugée trop "américanisée"... Amistad n'en reste pas moins l'un des plus grands films de Spielberg. Bien au-dessus du Soldat Ryan, lui, justement trop patriotique (début et fin du film), brillament mis en scène (comme jamais dans toute sa filmographie), mais s'appuyant hélas sur un scénario baclé et sans grande envergure... Amistad évite justement ce piège. Le scénario tient la route, le cap que dis-je, maintenant, serrant au plus près son sujet pour ne jamais s'en détourner et pour permettre au spectateur de projeter cette petite (et honteuse) histoire dans la Grande histoire américaine. Amistad est en effet à la fois le reflet d'une partie de la société américaine ne reculant devant rien (et surtout pas devant la dignité humaine) pour faire des profits et le point de rupture qui jettera vingt ans plus tard les bases de la guerre de Secession. Et c'est là que le génie de Spielberg intervient, justement en concentrant la focale de sa caméra sur l'hitoire circonscrite de Cinque et de son peuple opprimé pour mieux l'exposer au monde... Par cette pirouette (que certains ont critiqué comme d'autres l'ont fait à l'égard de l'engagement des leaders noirs américains des années 60), il réussit là où il a échoué pour le Soldat Ryan. La libération de l'Europe nazie s'est faite par la multitude et en ce sens l'esprit du Jour le plus Long respecte au plus près cette vérité de l'Histoire, quand la libération des esclaves noirs américains (ou français), ou encore quand l'abolition de la peine de mort, n'a pu voir le jour que par l'esprit et la volonté d'une poignée d'hommes, justement au nom de la raison humaine et du progrès de l'humanité (comme l'évoque Anthony Hopkins dans la scène du procès de la Cour Suprême). En ce sens, Amistad touche à la vérité historique.
    defleppard
    defleppard

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    5,0
    Publiée le 18 novembre 2008
    Spielberg qui traîte de l'esclavage , un pur régal cinéma cinématographique !
    Ricco92
    Ricco92

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    3,0
    Publiée le 14 mai 2018
    La Liste de Schindler a fortement marqué Steven Spielberg qui semble ne plus vouloir faire uniquement du cinéma de divertissement. Après une pause de quatre ans en tant que réalisateur, il offre en 1997, comme en 1993 (Jurassic Park-La Liste de Schindler), un doublé film de divertissement-film historique avec d’un côté Le Monde perdu : Jurassic Park et de l’autre Amistad . Hélas, le résultat n’est pas aussi réussi. La suite du plus gros succès de l’histoire du cinéma (à l’époque puisque Titanic sort une semaine après Amistad) montrait un Spielberg qui semblait peu impliqué. On pouvait penser qu’Amistad, passionnant plus le cinéaste par son sujet, serait une plus grande réussite. Hélas, malgré un sujet extrêmement intéressant et possédant l’aspect humaniste cher à Spielberg, le cinéaste offre une mise en scène très académique. En effet, la majorité de cette œuvre est un film de procès et Spielberg semble être bloqué par les huis clos et les nombreuses scènes de dialogues. Cela est dommage car, dès que Spielberg se concentre sur les esclaves et leur histoire (se déroulant en plein air), le résultat est beaucoup plus convaincant et on sent le cinéaste plus concerné spoiler: (la thématique de la séparation familiale, une récurrence chez lui, est de nouveau présente jusque dans la fin expliquant que, lorsque Cinqué rentre finalement chez lui, il retrouve son peuple dispersé et ne saura jamais où est partie sa famille, peut-être réduite à l’esclavage) . Cela se ressent également dans sa direction d’acteurs car on assiste à des prestations assez ternes de la part des acteurs américains de renom comme Morgan Freeman, Matthew McConaughey ou Anthony Hopkins spoiler: (dont le long discours final est assez soporifique) alors que la distribution est dominée par un éblouissant Djimon Hounsou et les autres interprètes d’esclaves dégageant plein d’humanité. En outre, cette différence de qualité apparait dans la musique de John Williams intéressante pour les thèmes concernant les africains mais purement illustrative dès que l’on touche aux scènes de procès. Amistad est donc une déception d’un point de vue cinématographique (surtout de la part d’un cinéaste comme Spielberg) mais possède malgré un sujet très important qui rend sa vision intéressante malgré son académisme.
    Jamel Binouze
    Jamel Binouze

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    3,5
    Publiée le 26 septembre 2017
    Sans doute le meilleur film de Steven Spielberg et le plus engagé. Amistad nous lance dans son sujet difficile par une puissante scène : celle d'introduction avec une incroyable mise en scène qui fait non seulement rater la moitié de ce qui se passe mais qui est viscérale. Traité avec une très rare profondeur ( qui atteindra des sommets durant le discours de John Quincy Adams ( respect à Anthony Hopkins, première fois que je peux juger de son talent ) bien que la bande-annonce laissait entrevoir quelque chose de plus gigantesque ) et une telle vérité surtout dans les deux grosses scènes du film ( l'introduction et la capture de Cinqué ( Djimon Hounson se montre véritablement mémorable dans son rôle de chef un brin agressif mais terriblement héroique ) ainsi que les autres martyrs avec les scènes du bébé extrêmement puissantes : la première se montre véritablement prenante, choquante, elle pète quoi putain tandis que la seconde est plus calme, plus psychologique et perd en intensité ) qu'elle donnerait envie de cracher sur l'écran à chaque scène des esclavagistes durant les 140 minutes du métrage. Le film est intelligent mais pas ennuyeux, la principale question est : comment avait t-on pu permettre de telles injustices et pourquoi personne n'a abandonné dès le départ ces actes d'une indicible injustice ? Amistad aurait pu être un film parfait si il avait un peu mieux dévelloppé certains abolitionnistes symphatiques tels que Theodor Joadson ( Morgan Freeman ... Rien d'autre ) que le capitaine anglais coltiné au rang de " cinquième rôle " mais qui a sa grande scène : la destruction du Fort Lomboko ou le traducteur, le plus attachant des personnages. En tout cas, me voilà fait une autre image de Spielberg que le divertisseur qui maitrise absolument tout avec ses Indiana Jones ( hormis le 4 ) : l'altruiste engagé contre un des trucs les plus horribles : la haine et le racisme et réussit son coup pour se battre contre ces horreurs. Merci M. Spielberg. 18/20.
    Jérôme H
    Jérôme H

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    5,0
    Publiée le 2 avril 2008
    Magnifique narration de Steven Spielberg qui s'attaque ici au problème très sensible et difficile à traiter qu'est l'esclavage. Ce film est d'une forte intensité et nous donne l'impression d'une telle réalité que l'on croit avoir connu cette époque (peut être pas si loingtaine que cela). Chapeau l'artiste.
    Sebi Spilbeurg
    Sebi Spilbeurg

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    3,0
    Publiée le 24 mai 2013
    En 1985, Steven Spielberg créa la polémique en réalisant La Couleur Pourpre. Ou plutôt choqua les critiques : le fait qu’un homme blanc et juif comme lui s’occupant de l’adaptation d’un romain écrit par une Noire traitant de la population noire aux Etats-Unis fut jugé anormal. Encore à l’époque, il en fallait peu pour dire des conneries de taille ! Car si Spielberg s’est pourtant attardé sur un sujet qui lui est « propre » avec La Liste de Schindler, le cinéaste revient à la charge en livrant Amistad. Film traitant du sort d’esclaves africains qui se sont révoltés contre leurs « propriétaires » pour retrouver leur liberté. En voyant ce film, on peut déjà remarquer à quel point l’idée de faire un film sur l’abolition de l’esclavage trotte dans la tête de Spielberg. À quel le bonhomme désire mettre à l’écran cette époque où un personnage historique, Abraham Lincoln, qui permit de changer la face de l’humanité. Et Amistad, nous pouvons donc voir que ce cher Steven avait déjà ses repères pour nous livrer son film sur le 16ème Président des Etats-Unis (il faudra attendre 2012 pour le voir). Que le cinéaste expérimentait son cinéma pour faire le film adéquat. Car, d’un certain point de vue, Amistad et Lincoln se ressemblent. Notamment du côté de la construction scénaristique : tout un déballage de dialogues et de séquences de tribunal pour mettre en avant le sujet de l’abolition. Pour certains, cela peut sembler soporifique au possible, pour d’autres bougrement intéressant à suivre. Seulement, Amistad ne se montre pas aussi maîtrisé que Lincoln. D’abord au niveau du casting. Si Spielberg s’est entouré de grands noms (Morgan Freeman, Anthony Hopkins, Djimon Hounsou, Matthew McConaughey, Pete Postlethwaite ou encore Stellan Skarsgård) se montre d’une très grande inégalité. Pas au niveau de l’interprétation mais plutôt de l’exploitation de la distribution. Si le personnage de Cinque (joué par Hounsou) et le protagoniste principal de l’histoire, l’acteur n’est pourtant pas classé parmi les têtes d’affiche. Ces places étant données au final à Freeman et Hopkins qui, pourtant, n’apparaissent à l’écran tels des seconds rôles sans importance (pour ne pas dire figurant). Et c’est cela le gros problème du casting : tant de personnages pas vraiment développés qui ne sont là que pour faire joli et avoir juste un avis sur l’abolition… Aucun personnage à qui s’attacher (à part Cinque), aucun acteur à réellement contempler. On est bien loin de l’affiche de Lincoln (qui met en avant Daniel Day-Lewis, Tommy Lee Jones et d’autres) ! Autres défauts : la mise en scène ! Très dur de dire ça de Spielberg (quoiqu’il s’était déjà ramassé sur Always). Mais avec Amistad, le réalisateur semble ne livrer que le brouillon d’un grand film (sur ce point, j’y reviendrai plus tard). Et pour cause, l’intégralité des scènes se suivent sans réelle transition. Ajoutez à cela une musique vraiment envahissante par moment (j’y reviendrai aussi) et des personnages peu intéressants, il y a de quoi empêcher de se plonger dans un film au sujet pourtant fort passionnant ! Et c’est vraiment dommage car Amistad avait de quoi se montrer à la hauteur ! À commencer par la détermination de Spielberg à imposer son regard sur l’esclavage. Et pour cela, le cinéaste mise tout sur les séquences avec Cinque et ses compagnons pour nous prendre aux tripes. Insistant sur la violence de la mutinerie montée au début du film. La musique de John Williams certes envahissante mais prenante (la magnifique partition Dry Your Tears, Afrika). Des séquences du violence parfois extrême (la noyade des esclaves, jetés à l’eau, enchaînés, pour éviter une pénurie de provisions). Les nombreux monologues des personnages principaux, dont celui d’Hopkins au tribunal, sur l’abolition. Les moments de communication entre Cinque et Baldwin (McConaughey). Et puis un certain humour qui allège le tout (Baldwin tentant de communiquer avec des esclaves alors que ces derniers se moquent de lui dans leur langue). Oui, Amistad aurait pu être un excellent film. Malheureusement, l’ensemble se montre bien trop brouillon, voire incomplet. Et du coup, il est très difficile de se passionner, malgré un très grand travail effectué sur le sujet. Si vous voulez voir un semblant d’Amistad abouti, reportez-vous sur Lincoln, film bien plus imposant et réussi ! Attention, Amistad n’est pas un film loupé ! La note attribuée est largement méritée ! Mais avec ses défauts, le film a de quoi frustrer quelque part…
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    4,0
    Publiée le 22 juin 2014
    "Amistad" pourrait être un film sur l’esclavage d’un classicisme assommant, et il en a à vrai dire toutes les apparences, et pourtant, il possède une aura tout à fait particulière qui le place à des lieues des préjugés qu’on pourrait avoir contre lui. En effet, si le film n’a pas le dynamisme habituel des long-métrages de Steven Spielberg et qu’il représente surtout des scènes en huis clos et de longs monologues peut-être surécrits, il bénéficie d’un choix musical assez extraordinaire, dans le sens où la musique aérienne de John Williams parvient à rendre léger ce qui aurait pu être très pesant mais surtout à conférer à l’ensemble une atmosphère biblique assez admirable. Ainsi, les échanges verbaux ou l’attente des corps enfermés deviennent des moments de grâce dans lesquels se conjuguent espérances en l’avenir et réminiscences des horreurs passées. Le ton est lugubre, mais l’espoir et l’empathie sont constamment présents. À vrai dire, j’ai beaucoup de mal à rattacher ce film à quelque chose de connu. À certains moments, on pourrait croire à un simple docu-fiction télévisuel, puis on est transporté à des années-lumière de ce carcan dès la minute suivante. C’est un film hors du temps, qu’on pourrait croire daté mais qui ne peut l’être tant il est difficile de deviner l’époque de sa production en le visionnant. Dès le début, les dialogues sont en mendé ou en espagnol, mais non traduits, si bien que la compréhension ne peut se faire que par les expressions du visages, les attitudes corporelles, etc. "Amistad" est d’ailleurs un film sur le corps, puisqu’il est souvent magnifié, que ce soit par le cadrage, la musique ou la photographie, et qu’il est le seul moyen d’échange entre deux cultures opposées. Le choc entre les civilisations, qui se manifeste dans les tentatives de dialogues en prison, montre à chaque fois un échec, jusqu’à ce qu’un traducteur intervienne. Là, ce qui n’était qu’implicite se dévoile. En effet, il y avait dans la seule présence des esclaves en terres occidentales un décalage qui faisait surgir un éventail de souvenirs tacites lié à leur passé. Ces hommes étaient ainsi dotés d’une histoire, sans qu’il y ait besoin de l’énoncer. Dès lors, le récit de Cinque, qui narre ses exploits africains, devient immédiatement visible à l’esprit, adoptant une force probablement plus évidente que si Spielberg s’était contenté de mettre cette aventure en image. De même, l’histoire de la Bible tels que l’imaginent les Mendé s’impose autant que la représentation que pourrait en faire un Cecil B. DeMille. En cela, le flashback montrant les événements ayant mené à la captivité va un peu à l’encontre de ce parti, même s’il permet des images fortes. Finalement, sans être le meilleur Spielberg, "Amistad" est un film un peu à part dans sa filmographie, pris en étau entre académisme et audace mais assez dense pour être digne d’intérêt.
    Le Cinema du Cinéphile
    Le Cinema du Cinéphile

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    4,0
    Publiée le 24 mai 2015
    Steven Spielberg doit principalement sa célébrité à ses films familiers rassurants, mais il a tout de même derrière lui des films dramatiques, voir même sombres parfois. Malgré qu'il se soit attaqué à tout genres de films possibles, il garde au près de son public, son coté enfantin et magique. Bien que ses films à l'univers enfantin et plein de bons sentiments aient marqué mon enfance, et resteront gravés dans ma mémoire à jamais, je trouve quand même que quand il vire au drame, il y a des fois où ça le réussit mieux (quoi que pas toujours). " Amistad ", en compagnie de " La Couleur Pourpre ", " La Liste de Schindler " et " Il faut sauver le soldat Ryan ", fait parti de ces films où Spielberg a voulu prendre une tournure différente, en faisant un virage dans le drame historique. L'ayant visionné il y a très peu de temps, cela va peut être vous paraître débile, mais j'avais cette impression de voir l'avant " Lincoln ", les deux films traitent à peu près sur le même sujet, bien qu'ils soient construits et faits différemment. Si je devais comparer les deux films, je ne dirai pas que " Amistad " est meilleur, mais plutôt que je l'ai préféré à " Lincoln ". Le scénario qui s'inspire de faits réels, s'avère être très intéressant, vu que le sujet auquel s'attaque Spielberg a marqué un symbole pour l'abolition de l'esclavage. Sur la papier l'histoire est donc passionnante, mais disons que ce n'est qu'en voyant le travail du metteur en scène que je peux vraiment avoir un avis dans tout ça, c'est à dire la façon dont il exploite son sujet et comment il le montre. Comme toujours, Steven Spielberg a effectué un très bon travail avec ce film, selon moi il y a quand même des failles, mais rien non plus de très grave. L'avantage de Spielberg quand il réalise un film historique, c'est qu'on est directement immergé dans un monde que nous n'avons pas eu l'occasion de connaître, il essaye de tout faire pour qu'on y croit vraiment, et c'est le cas. Dès les premières minutes, on sent qu'on va assister à un fait historique qui a marqué et qui marquera toujours, l'abomination de l'esclavage nous est directement montré, et cela nous donnera de nous identifier au leader de tout ces esclaves. Visuellement, je n'ai rien à reprocher c'est du très beau boulot, Spielberg prouve et ne cessera de prouver que c'est un grand réalisateur, dès les premières secondes on assiste à de très beaux plans, le problème c'est que les plans qui suivront paraissent simple et moins travaillées contrairement à ce qui nous a été montré lors de l'introduction ou d'un flash back. Et c'est un peu le problème que j'ai avec le film, Spielberg commence très fort, viennent ensuite un débat (intéressant mais auquel je n'arrive pas trop à m'identifier) afin de garantir la liberté des esclaves qu'on va suivre, un flash back terrible au possible, et un final sympathique mais malheureusement un poil trop long, en gros il y a des scènes que je trouve excellentes et d'autres beaucoup moins. Et c'est là qu'on arrive à un point qui prouve que je n'y arrive pas toujours avec les films historiques de Spielberg, le rythme, ce n'est pas que le film est chiant, c'est juste que lorsque viennent des scènes remplis de dialogues très longs, je finis par un petit peu m'ennuyer, et j'ai donc envie de passer à la suite. Je ne dis pas non plus que je me suis ennuyé pendant tout le long du film, il y a quand même des scènes percutantes, mais je n'arrive pas à entrer dans ces discours moralisateurs, notamment lors du monologue d'Anthony Hopkins, bien que j'avoue qu'il m'ait procuré de l'émotion. En revanche, le travail sur les personnages est très réussit, on s'y attache sans le moindre problème, ils apportent quelques fois des scènes drôles (il y en a peu, mais elles se suffisent tant elles sont bien amenées et trouvées), et surtout des scènes fortes en émotions, bref niveau personnages je suis tout sauf déçu. Pour que les personnages soient vraiment excellent, il faut que la direction de leurs interprètes le soit aussi, et c'est le cas, les acteurs sont très très bons. Djimon Hounsou est excellent, et dire qu'il a du apprendre la langue mendé (langue parlée en Sierra Leone) pour son rôle, son personnage est très intéressant à suivre et émouvant. Matthew McConaughey ne tient pas le rôle de sa carrière, mais sa prestation est largement de qualité. Anthony Hopkins, bien que son personnage ne soit pas toujours exploité, est magistral rien que pour son monologue final qui est magnifique (mais encore une fois un peu trop long), de plus son personnage est excellent. Morgan Freeman et Stellan Skarsgård sont bons, mais je trouve leurs personnages pas suffisamment exploités, bien que j'avoue être chipoteur à ce rythme là. Et pour finir avec les acteurs, Chiwetel Ejiofor est très bon, et aura 16 ans plus tard le rôle principal de " Twelve Years a Slave ". Les compositions de John Williams sont pas mal, mais je les trouve assez mal placées, du coup j'en est retenu aucune, alors qu'on a devant nous le plus grand compositeur du cinema. En conclusion, " Amistad " est une réussite de la part de Spielberg qui doit beaucoup à ses acteurs, mais certains points n'en font pas une oeuvre qui restera dans ma mémoire, j'en garderai un bon souvenir quand même.
    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    1,0
    Publiée le 29 juillet 2018
    Je pensais que Steven Spielberg n’avait jamais fais de mauvais film mais c’était avant de voir « Amistad » que j’ai tout bonnement détesté. Le cinéaste américain se montre très consensuel dans sa manière de traiter son sujet, abandonnant toute subtilité pour un cinéma ultra-démonstratif qui personnellement me répugne. Tout est romancé et scénarisé à l’extrême, Spielberg s’autorisant de grandes libertés historiques pour nous asséner d’un discours moralisateur sans aucune finesse. Les personnages sont grossiers et caricaturaux, Spielberg reniant toute complexité pour se contenter d’enfoncer des portes ouvertes à coup de « scènes fortes ». Pour compléter le tout, la musique du grand John Williams est imbuvable, ce dernier se contentant de littéralement sortir les violons à chaque scène se voulant émouvante pour tenter de nous arracher des larmes. Mais, on atteint des sommets d’indécence quand Spielberg se prend à faire des métaphores religieuses en comparant un esclave au christ, là, j’ai bien failli arrêter net le film. Comme quoi même un réalisateur aussi immense que Steven Spielberg peut se planter, je vais tenter pour ma part tenter de rapidement oublier l’existence de ce long-métrage qui fait à mon sens tâche au sein de la filmographie de ce cinéaste de génie.
    caro18
    caro18

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    1,0
    Publiée le 10 octobre 2009
    Sujet ambitieux mais un peu déçevant.
    je_terrassa_goliath
    je_terrassa_goliath

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    2,5
    Publiée le 30 septembre 2008
    Il n'est peut-être pas politiquement correct de ne pas mettre le max d'étoiles à un film traîtant de l'esclavage pourtant Spielberg m'avait passablement déçut en 1998, avec ce film initialement ambitieux mais dépassionné. Pour un tel sujèt, ce film manque étonnement d'émotion et de "folie", à cause d'une mise en scène beaucoup trop scolaire, lisse, impersonnelle et classique; cadenassant son film dans une sorte de correction vis à vis du spectateur totalement injustifiée et incongrue. Bien au contraire, ce film aurait dû être l'occasion de "brutaliser" le publique comme l'avait fait le mémorable "Racines" en 1979. En cela, nous avons droit à de multiple séquences de tribunales, pour enfermer le récit du côté de "l'homme blanc et de son droit juridique", alors qu'à mon sens la description de la condition de la traîte des noirs dans cette immonde commerce, aurait davantage secouer le spectateur. Car est-il question de la mutinerie de l'Amistad ou du proçèt des "mutins" dans ce film ? La focalisation sur le proçèt fait mentir le titre de ce film. Autre point, le film se situe systématiquement du côté des "civilisés", réduisant au minimum le nombre d'apparition de l'excellent Djimon Hounsou incarnant Cinqué. Pourtant, les scènes les plus fortes tournent autours de Cinqué, comme le final nous montrant Cinqué de dos et à contre-jours, contemplant le lointain avec le sous-titre informant le spectateur qu'une fois retourné en Afrique, celui-ci ne retrouva aucun des siens. Les acteurs sont par ailleurs assez bons, avec une mention "coup de coeur" pour Djimon Hounsou qui insuffle une présence virile, quasi animal à son personnage d'homme fort" lancant la mutinerie de l'Amistad. En somme une force faisant cruellement défaut au film s'avérant trop aseptisé pour enthousiasmer malgré une B.O. composée par John Williams ne laissant pas indifférente.
    I'm A Rocket Man
    I'm A Rocket Man

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    3,0
    Publiée le 23 août 2018
    Rien à faire... je n'y arrive pas !! Cela fait deux fois que j'essaye et à chaque fois c'est le même fiasco. Je m'ennuie au quart d'heure de film et c'est le tirage de langue jusqu'à la fin !! Et 2h20 c'est très long quand c'est comme ça !! Un beau film sans doute mais trop indigeste pour moi !! Et cette fois il n'y aura pas de troisième fois !!! Oh ça non !
    bladgik
    bladgik

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    3,5
    Publiée le 2 janvier 2020
    Un film que je découvre bien des années après. Spielberg étant mon Realisateur préféré il me devait de voir ce film. Je suis partagé sur l'avis mais le film reste bon et à voir. C'est un film sur l'esclavage et certaines scènes sont très bien faite et certaines m'ont emu. Le default principal est sa longueur et beaucoup de blabla qui m'ont fait décroché certains passages. Loin d'être son meilleur ça c'est sur mais un film qui mérite d'être vu pour le côté historique.
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