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Serge Riaboukine
71 abonnés
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4,0
Publiée le 12 septembre 2010
Première œuvre et œuvre maitresse de la carrière de R. Joffé, "La déchirure" est une réussite exemplaire sur plusieurs tableaux. J'aime particulièrement l'attention avec laquelle on nous dépeint l'amitié naissante entre ces hommes. Nul besoin d'artifice, juste une histoire porteuse et qui englobe la réalisation, simple mais subtil. (il semble d'ailleurs que le résultat des films de Joffé dépendent surtout du scénario)
Un très très grand film sur un sujet très délicat. Pour une fois on quitte vite l'identification à un héro occidental (style Diamants de sang) pour se retrouver dans la peau des victimes mêmes. Mais non seulement le film est un témoignage indispensable, mais surtout c'est un très grand film par son tact, son côté témoignage utile est sublimé par l'émotion qu'il dégage. A faire réfléchir sur l'humanité. A noter également la musique étrange qui colle très bien avec le film. De très grandes scènes (toute la fin à partir de la scène dans la rédaction, l'évacuation au début, les plans d'ensemble lors des moments dans le camps, etc...). Gros succès critique et populaire à sa sortie, étonnant qu'il ne soit pas plus reconnu 20 ans plus tard. Un de mes 15 films préférés.
Première réalisation pour Roland Joffé qui s’intéresse aux massacres perpétrés au Cambodge après la prise du pouvoir par les Khmers Rouges. Une réalisation mitigée qui reflète la filmographie du cinéaste, sans cesse en dent de scie, alternant grande réussite : Mission (1986) récompensé par une Palme d’Or lors du 39ème Festival de Cannes et grande déception avec : Captivity (2007). Avec La Déchirure (1985), on sent le réalisateur peu impliqué au sein de son œuvre, l’alchimie ne prend jamais, la mise en scène fade se laisse regarder sans grande conviction, seule l’histoire captive et les acteurs parviennent encore à nous retenir en haleine, mais l’ensemble reste bien trop superficiel et peu engagé pour satisfaire pleinement. Etrangement, le film fut à de nombreuses reprises récompensé, comme en témoigne ses distinctions : 3 Oscars (Meilleur Acteur dans un Second Rôle, Meilleure Photographie & Meilleur Montage), 1 Golden Globe du Meilleur Acteur dans un Second Rôle et enfin, sacré Meilleur Film au BAFTA.
Un film émouvant, spectaculaire, très dure et magnifique traitant sur la prise du Cambodge par les Khmers rouges. Roland Joffé signe un vrai chef d'oeuvre à s'approprier et à conserver.
Un formidable film humanitaire,qui dénonce les absurdités des conflits,en s'intéressant au sort des Cambodgiens massacrés par les Khmers Rouges après le retrait américain en 1975.Cinéaste épidermiquement engagé,Roland Joffé déroule "La déchirure" comme une sorte de reportage pacifiste,basée sur une amitié très belle entre Sydney Shanberg,un journaliste américain courageux et Dith Pran,son correspondant cambodgien tout aussi opiniâtre.Leur inconscience les conduit à rester au Cambodge,même après la chute du régime.Réfugiés dans une ambassade française,ils finissent par être séparés pour une sombre histoire de passeport.Pran devient paysan,martyrisé par l'Angkar,nouvelle doctrine effarante de cruauté.La dernière séquence où Shanberg et Pran se retrouvent après 5 ans de recherches sur "Imagine" de John Lennon,est l'une des plus bouleversanters qu'il m'ait été donné de voir.Ce drame sobre,poignant,richement documenté et constamment digne retourne les tripes,et donne envie d'hurler face à une situation intolérable,peu relatée de surcroît.3 Oscars(photographie,montage et acteur pour Haing S.Ngor).Joffé veut révolter aussi lorsque Pran traverse les champs de la mort,entassement de corps inertes au milieu des rizières.Les images chocs se mêlent aux sentiments de peur viscérales et d'actes héroïques.Un engrenage fatal percé par un peu d'espoir.Une oeuvre indispensable.
J'ai vu vu ce film quand j'étais très jeune et je ne m'en suis pas sortie indemne, je l'ai revu adulte et il m'a encore laissé des bleus à l'âme. Que dire sinon que les atrocités doivent être montrées, ne serait-ce que du doigt ?
Un très beau film qui vous fera vibrer. Les acteurs sont impeccables. Le thème de la répression des khmers rouges trop peu souvent abordé, est ici mise en scène avec une vive émotion. La fin vous marquera pour longtemps.
Très beau film, poignant et politique. Le film allie très bien le drame au film de guerre, des acteurs sont tous plongés dans leurs personnages. Mais celui qui porte l'histoire est bien Haing Ngor. De belles scènes émouvantes et d'autres d'épouvantes (les assassinats et charniers). Le tout se déroulant durant la répression khmers rouges thème peu abordé au cinéma.
Un film qui n'est pas un chef-d'oeuvre à mon avis mais qui est intéressant en ce qu'il constitue un témoignage permettant d'apercevoir l'horreur des Khmers Rouges au Cambodge à travers la belle histoire vraie d'amitié entre un journaliste américain et Dith Pran.