Une comédie amusante sur le papier et que je voulais voir depuis très longtemps sans jamais m’être lancé. Le résultat m’a finalement laissé assez froid.
Est-ce la faute des acteurs ? Pas vraiment. On a un casting plutôt efficace, emmené par un Robin Williams pas mal vu dans ce rôle, même si l’acteur est quand même clairement plus à l’aise, au cinéma du moins, dans le registre dramatique. Non, le reproche est surtout à faire à l’adresse de personnages franchement pas géniaux. Si celui de Williams a encore quelques mérites, en revanche les méchants du film sont totalement sans relief. On retrouve les clichés du genre, et trop appuyé. C’est peu digeste parfois, en dépit de la présence de quelques bons acteurs, dont le pauvre Clancy Brown dans un rôle inintéressant.
Le scénario est alerte, et l’idée du Flubber est plutôt sympathique, mais alors le traitement laisse à désirer. Les enjeux laissent à désirer (principalement du fait des méchants mal composés), on voit finalement peu le Flubber et bien davantage la voiture volante, le film n’est pas foncièrement drôle et est très décousu. Ce n’est pas fluide dans la narration, avec de grosses coupures qui donnent l’impression de chapitres au milieu de l’ensemble. Genre : « stop, là faut qu’on fasse une démonstration d’effets spéciaux, on reprend l’histoire après ». Le match est ainsi une évidence, sans parler que le film ne s’est visiblement pas affranchi des références comme The Mask ou Space Jam.
Visuellement des effets spéciaux de qualité, une mise en scène pas trop mal signé d’un artisan du genre comique peu imaginatif mais appliqué. On ne pourra malheureusement pas dire que le film a vraiment une identité visuelle, un style, une originalité, ni dans les décors ni dans la photographie, ni dans l’ambiance, ni dans la bande son. Ça reste du cinéma assez convenu, vite vu, et vite oublié.
Je crois honnêtement qu’à sa sortie Flubber a dû beaucoup miser sur ses effets visuels (la bande annonce d’ailleurs les mettait en avant). Le truc c’est qu’en dehors de ça c’est très très conventionnel, et peu fini dans l’histoire et les personnages. Ça ressemble d’ailleurs à si méprendre dans la composition des méchants, la construction de l’histoire à l’adaptation des 101 Dalmatiens, mais malheureusement ce n’est pas le même niveau, même en terme de jeu des acteurs. 1.5