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Un visiteur
4,5
Publiée le 11 octobre 2014
On prend le même et on recommence. Un proverbe qui s'applique à ce court métrage et qui s'appliquera ensuite à tous les autres films de Nolan, dans le domaine de l'excellence.
Premier court-métrage, première réussite. Les thèmes de prédilection de Nolan concernant le rêve, l'illusion et les fantasmes vont rapidement se trouver dans les prochains films du réalisateur et ceci pour notre grand bonheur.
L'un des premiers court-métrage de Christopher Nolan, un huis-clos sombre où durant trois minutes on voit un homme qui poursuit un "chose" d'abord invisible, notamment à l'aide de ses chaussures. On reconnais le style de son premier film "Following" et il aborde le thème de la nature psychologique de l'humain, chose récurrente dans ses futurs longs-métrage. On sent aussi qu'il a peu de moyens. Un court-métrage intéréssant et plutôt bien fait.
Un bon court métrage dans l'ensemble, avec des idées de mise en scène originales et intéressantes, une lumière sombre qui annonçait déjà l'univers et l'esthétique noir de Nolan, avec l'utilisation d'un diaph très fermé, qui dévoilait alors avec cette très faible lumière (et donc avec une profondeur de champ ultra réduite) le goût très prononcé du réalisateur pour la fiction et surtout son profond désir d'en faire. La chute est inattendue bien évidemment, et reste mémorable et ingénueuse, même si elle perd un peu de superbe et d'efficacité car le film souffre malheureusement d'un budget effets spéciaux bas de gamme. Un final plein de surprise, une mise en scène soignée et inventive, tout comme le scénario, tout les éléments du génie novateur et précoce de Nolan sont déjà tous présent, un court-métrage qu'il ne faut donc pas laisser de côté dans la carrière du réalisateur.
Assez violent psychologiquement, un court métrage qui remue, l'oeuvre d'un vrai créatif, de quelqu'un qui a quelque chose à dire dans son court-métrage.
Le troisième et dernier court métrage de Christopher Nolan (1997) avant son premier long métrage. Ce court métrage très court (3 minutes) est très original et aborde déjà la thèmatique psychologique qui sera un sujet récurrent dans ses longs métrages (Memento, Inception, sa série de Batman...). Le traitement en noir et blanc préfigure celui de son premier long métrage : Le Suiveur (Following, 1998). Le mélange d'un style rappelant (notamment par le traitement du son) le réalisme de la Nouvelle vague et des tous premiers Scorsese (What's a nice girl like you doing in a place like this ?, Who's that knowking at my door ?...) et de la thématique fantastique donne un court métrage assez original et accrocheur. Un bon début pour le futur réalisateur de The Dark knight.
Un petit pas physique, un grand pas mental, tel sera le produit de Doodlebug sur votre subconscient. Annonciateur de la carrière de Sir Nolan, et résumant tout son style scénaristique en 3 minutes rythmée à la perfection sur une musique hallucinatoire digne d'incarner musicalement l’expressionnisme allemand. Première minute : du divertissement mêlé à de l'intrigue. Seconde minute : révélation de l'objet intriguant où d'un axe central en rapport avec celui-ci. Troisième minute : crescendo d'intensité à l'approche du final, puis conclusion qui s'effectue par un retournement de situation. Un résumé simpliste certes mais qui se retrouve dans tout ses films. Un concept en soi qui fonctionne à merveille sous sa houlette, et que beaucoup de cinéastes tentent d'approcher, notamment dans l'univers du blockbuster (presque tous en fait) sans jamais arriver à autre chose qu'un léger effleurement pour avoir la conscience tranquille : à chaque film pop corn c'est la même chose, le "concept Nolan" est mis de côté pour faire place à l'action...peut-être parce que malgré la simplicité de ses grandes lignes, il est très dur à maîtriser et pourtant primordial pour rendre un film du panier commercial excellent.
Doodlebug, premier court métrage de Nolan, associe un scénario astucieux avec l'excellente prestation de Jeremy Theobald. Techniquement très bon, il nous plonge durant ces 3 minutes dans le paradoxe de la folie grâce au jeu impressionnant de Theobald et à sa qualité d'expression. Pour ce qui est du scénario, il est digne des frères nolan car il arrive sur un court laps de temps à nous offrir un rebondissement spectaculaire. Il marque ainsi le début d'un jeune nolan déjà talentueux.
En seulement trois minutes, Christopher Nolan délivre une parcelle de son intense imagination dans une atmosphère sibyllin, intrigante et pleine de suspens. En un chouilla de temps, ce court-métrage à de quoi vous faire réfléchir toute une éternité ! Un début déjà très prometteur.
Allez savoir la vision de Nolan, quoi qu'il en soit Doodlebug à son petit pesant de quoi vous taper la tête. En fait, ce short movie m'a donné un contre-coup après l'avoir vu, et non sur l'instant de mon visionnage. L'histoire d'un gars totalement pris dans la folie. On peut y voir dans l'ensemble, une forme de "il y à" toujours un plus gros morceau derrière vous qui vous mangera. A noter, les effets spéciaux sont assez grossier, probablement faute de moyen.