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Parfois une scène suffit pour reconnaître la patte d'un metteur en scène tel que Rainer Werner Fassbinder: celle où Dirk Bogarde se regarde en train de faire l'amour avec sa femme sexuellement exigeante Andrèa Ferreol qui se dèsape une fois de plus! Un mouvement de spirale descendante est amorcè dès le dèbut de "Despair" (d'un excellent roman de Nabokov), Fassbinder proposant ainsi une reprèsentation insolite de ces « cercles vicieux » sur lesquels tous ses films - dont celui ci - sont fondès! Dans un rôle particulièrement complexe, Bogarde, prodigieux, provoque comme souvent le trouble dès qu'il apparaît à l'ècran! Un personnage hypersensible qui trouve refuge dans la mort, l'illusion et la folie, par le billet de quelques belles scènes schizophrèniques sur l'obsession de ce double! En dèpit du cadre, de la mise en scène, de cette montèe du fascisme en Allemagne, "Despair" est quoi qu'on en dise plus bogarderien que fassbinderien car cette obsession du double est portè par un Bogarde impressionnant qui tente de trouver durant tout le mètrage une issue dans la folie et la paranoïa! Car, qui d'autre que lui pouvait jouer Hermann Hermann ? Personne...
Ajoutée le 05 mai 2013 à 19h22
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