Despair
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Note moyenne :   3,2 pour 37 notes dont 9 critiques  | 
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chrischambers86

304 abonnés | Lire ses 7737 critiques |

  3.5 - Bien

Parfois une scène suffit pour reconnaître la patte d'un metteur en scène tel que Rainer Werner Fassbinder: celle où Dirk Bogarde se regarde en train de faire l'amour avec sa femme sexuellement exigeante Andrèa Ferreol qui se dèsape une fois de plus! Un mouvement de spirale descendante est amorcè dès le dèbut de "Despair" (d'un excellent roman de Nabokov), Fassbinder proposant ainsi une reprèsentation insolite de ces « cercles vicieux » sur lesquels tous ses films - dont celui ci - sont fondès! Dans un rôle particulièrement complexe, Bogarde, prodigieux, provoque comme souvent le trouble dès qu'il apparaît à l'ècran! Un personnage hypersensible qui trouve refuge dans la mort, l'illusion et la folie, par le billet de quelques belles scènes schizophrèniques sur l'obsession de ce double! En dèpit du cadre, de la mise en scène, de cette montèe du fascisme en Allemagne, "Despair" est quoi qu'on en dise plus bogarderien que fassbinderien car cette obsession du double est portè par un Bogarde impressionnant qui tente de trouver durant tout le mètrage une issue dans la folie et la paranoïa! Car, qui d'autre que lui pouvait jouer Hermann Hermann ? Personne...

Plume231

325 abonnés | Lire ses 3344 critiques |

  2 - Pas terrible

Adapté d'un roman de Vladimir Nabokov, "Despair", premier film tourné en anglais par Fassbinder, propose une histoire et une thématique a-priori très fascinante. Mais le traitement l'est un peu moins usant jusqu'à l'overdose et de manières pas du tout subtiles du symbolisme pour signifier que le nazisme arrivera au pouvoir très prochainement (si tu n'as pas compris cela c'est que tu es vraiment très con !!!) et parsemant le récit de nombreuses et inutiles longueurs. Reste le talent de Dirk Bogarde qui cabotine parfois mais c'est compréhensible si on part du principe que son personnage a totalement perdu la boule et bien sûr l'histoire même du film.


gimliamideselfes

213 abonnés | Lire ses 2464 critiques |

  3.5 - Bien

J'étais assez content de voir que le cinéma que je fréquente diffusait un Fassbinder que je n'avais pas vu. Du coup j'ai motivé mon tas de graisse (et je ne fais aucune allusion ici à une quelconque femelle que je convoiterai) pour aller le voir malgré ma fatigue. Et bon, c'était pas l'idée du siècle, parce que le film est vraiment étrange, c'est très cérébral, très réfléchis, très référencé et du coup je dois dire que vu que la peinture allemande je ne suis pas un grand spécialiste j'étais assez largué. Et la construction de l'histoire n'est pas simple, entre fantasmes, réalité, les lieux qui se succèdent comme s'ils étaient à côté, c'est une atmosphère très étrange. Par moments je me serai cru chez Lynch, mais avec une autre dimension, on sent qu'il veut dire quelque chose sur l'Allemagne, la montée du nazisme. C'est un film intéressant à n'en pas douter, surtout qu'il est très bien interprété et qu'il y a une mise en scène à couper le souffle par moments, c'est assez sublime. Des longs plan séquences suivant les personnages dans une pièce entrain de parler c'est assez enivrant. Seulement après la première heure j'ai perdu un peu le fil surtout que c'est très complexe et j'ai fini par avoir super mal à la tête. J'apprécie plus le début où on voit Bogarde se regarder lui même, je trouve ça assez brillant. Mais mon intérêt pour le film a malheureusement décliné sur la seconde partie du film que je trouve longuette.

La_Mort_Dans_L_Oeil

12 abonnés | Lire ses 275 critiques |

  4.5 - Excellent

mise en scène impressionnante, étourdissante. Rainer Werner Fassbinder, le maestro ravisseur

gemini-hell

9 abonnés | Lire ses 286 critiques |

  2 - Pas terrible

Un budget conséquent a permis à Fassbinder en 1978 de s’offrir une star internationale pour tête d’affiche, l’excellent Dirk Bogarde, viscéralement habité par le personnage ambigu qu’il interprète, de recréer avec faste l’atmosphère trouble qui régnait dans l’Allemagne du début des années trente et de mettre en image cette histoire tirée d’une œuvre de Vladimir Nabokov dont l’adaptation est signée par le dramaturge Tom Stoppard. Sélectionné pour le Festival de Cannes et reparti sans prix, ce film n’avait pas suscité en son temps un enthousiasme délirant. L’ambiance qui s’en dégage, en dépit de quelques moments d’humour sarcastique, confine la plupart du temps à la monotonie voire à l’oppression du fait du peu de lisibilité du déroulement du récit en général et de l’évolution psychologique de son personnage principal, le doublement bien nommé Hermann Hermann. Très théâtral dans sa forme (ici, cela devient un défaut), trop opaque dans son fond, « Despair » ne convainc pas vraiment et on s’attarde davantage à contempler la complexité et la virtuosité du travail du metteur en scène plutôt qu’à s’intéresser à cette histoire tortueuse qui se conclut dans la banalité.

stebbins

149 abonnés | Lire ses 1785 critiques |

  4 - Très bien

La beauté formelle de Despair suffit à elle seule à en imposer le visionnage : d'une complexité technique ahurissante composée le plus souvent de longs mouvements de caméra se fondant dans des décors intérieurs prodigieusement fabriqués, la réalisation de Fassbinder est parfaitement délectable. Ce film, particulièrement étonnant dans son intrigue farfelue et dans l'interprétation très théâtrale de Dirk Bogarde déconcerte aussi beaucoup dans ce qu'il cherche à exprimer, ou à suggérer : Despair parle de dualité psychologique en même temps qu'il s'inscrit dans l'Histoire de l'Allemagne des années 30, impliquant la crise de Wall Street et la montée du nazisme. De nombreux liens se forment tout au long de la projection : Hermann Hermann évoque Humbert Humbert et la stupide Lydia n'est pas sans rappeler la jeune et délurée Lolita ( Nabokov, auteur du roman adaptée par Fassbinder, semble jouer avec les échos du subconscient ) ; L'Oeuf du Serpent bergmanien vient également à l'esprit de même que le M de Fritz Lang ; la mise en abîme du cinéma, prolongée dans la dernière demi-heure par le biais du crime absurde du faux-sosie d'Hermann renvoie également à l'idée de dédoublement. Quant à la photographie de Michael Ballhaus, somptueuse et charnelle aux couleurs délicieuses, elle multiplie les jeux de reflets pour mieux faire de Despair une troublante Oeuvre d'Art. Fassbinder ne semble pourtant jamais vouloir réduire son film à la simple thèse consistant à définir la situation allemande de l'Entre-deux guerres par un comportement vulgairement appelé schizophrénique. Despair n'explique rien mais évoque énormément : un savoureux trompe-l'oeil.

Jean-françois Passé

7 abonnés | Lire ses 210 critiques |

  4 - Très bien

Nous sommes à Berlin au début des années 30, un chef d'entreprise souffrant de nombreux troubles psychiatriques et marié à une idiote se lance dans une arnaque à l'assurance-vie. Imaginé , réalisé par Fassbinder ça devient très déstabilisant . la musique est incroyable de justesse , le travail sur les lumières extraordinaire. et Diirk Bogarde très inquiétant ! a voir ou à revoir absolument .

Sergione

0 abonné | Lire ses 10 critiques |

  4.5 - Excellent

C'est non seulement le premier film de Fassbinder mais également le premier film de Dirk Bogarde que je regarde. Je vais m'empresser d'en voir plus sur ces deux personnalités du cinéma. Bien que la technique de Fassbinder est irréprochable et unique, elle a tendance a être un tantinet redondante (peut être aussi parce qu'en tant que jeune cinéphile je ne peux m’empêcher de me concentrer sur cet aspect durant tout la durée du film ?). Cela dit lorsque la maîtrise est là et que l'action est menée par un acteur livrant une prestation brillante on ne peut qu’être comblés. A voir d'urgence !

willydemon

21 abonnés | Lire ses 1085 critiques |

  2 - Pas terrible

Un rythme lent, très lent. Malgré toute la maestria de mise en scène de Fassbinder ce film à du mal à passer..

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