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    Only God Forgives
    note moyenne
    2,3
    8657 notes dont 1619 critiques
    répartition des 1619 critiques par note
    147 critiques
    292 critiques
    233 critiques
    294 critiques
    267 critiques
    386 critiques
    Votre avis sur Only God Forgives ?

    1619 critiques spectateurs

    brunetol
    brunetol

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    4,5
    Publiée le 26 mai 2013
    Mon préféré de Refn, loin devant le surestimé "Drive" et "Valhalla Rising". Constamment jubilatoire, esthétiquement parfait, sublimé par le sidérant sound design de Cliff Martinez qui parachève sa stylisation, le film procure un plaisir autant physique qu'intellectuel. Les "méchants" y subissent un sort effroyable, administré par un implacable justicier : un brave policier thaïlandais adepte du katana et chanteur de charme à ses heures. Même Ryan Gosling s'y fait démolir en beauté. Formidable de drôlerie, Kristin Scott-Thomas campe une mère abusive démoniaque avec une allégresse communicative. Rien n'est sérieux là-dedans, sauf la qualité du spectacle, c'est à dire l'essentiel. C'est mieux que du Tarentino : on pense au Kubrick d'"Orange Mécanique", au Lynch de "Lost Highway". Réussite totale.
    Flaw 70
    Flaw 70

    Suivre son activité 237 abonnés Lire ses 422 critiques

    5,0
    Publiée le 25 mai 2013
    Deux ans après l'exceptionnel Drive le duo Refn-Gosling revient pour un film métaphysique, poétique et étrange. Tout d'abord Only God Forgives n'est pas un Drive 2 et ceux qui s'attendrait à ça seront déçus car ce film est un anti-Drive. Avec ce film Nicolas Winding Refn revient à ses premiers amours car celui-ci se situerai à mis chemin entre Pusher et Valhalla Rising. Ici il signe le scénario du film ( chose qu'il n'avait pas fait dans Drive) celui-ci est simpliste nous contant l'histoire de vengeance d'une mère diabolique contre un flic/justicier qui à fait assassiné l'un de ses fils et le deuxième fils va se retrouvé au milieu de toute cette violence. Les dialogues sont peu nombreux, les personnages ne sont que des ombres qui se déplace dans ce magnifique tableau et le scénario s'intéresse plus aux non-dits, aux métaphores et aux symbolismes. Refn transpose la mythologie grecque en Thaïlande certains passeront à coté de la référence tandis que d'autres trouveront ça plat et vain et d'autres encore crieront au génie. Personnellement j'ai trouvé le fond intéressant mais c'est dans sa forme que le film m'a transcendé. Le film est tout simplement magnifique si Drive avec ses teintes bleutés tenait plus du rêve Only God Forgives teinté d'un rouge sang hypnotisant tient du cauchemar. La mise en scène est virtuose avec ses travelings d'une lenteur extrême qui créer une tension renversante à la manière de David Lynch, ses combats d'une fluidité imparable, ses plans fixes d'une beauté et d'une puissance rarement égalé et plus généralement une technique qui confine au génie. De plus ici la musique fait partie du style du film, elle à un rôle primordial et elle est juste fabuleuse et envoutante composé par le grand Cliff Martinez ( déjà compositeur de Drive). Le film est aussi d'une violence graphique de toute beauté mais aussi d'une cruauté assez rare n'ayant pas peur des images chocs et des effets gores. Coté casting Vithaya Pansringarm est excellent en flic capable de pardon mais aussi des pires atrocités, c'est lui le Dieu du titre, Ryan Gosling est parfait dans son rôle minimaliste qui est pourtant aux antipodes de ce qu'il avait déjà fait, les différences sont subtil et l'acteur en sort grandi mais la vrai surprise reste Kristin Scott Thomas qui est ici magistrale en mère castratrice, un rôle à contre-emploi. En conclusion Only God Forgives pourrait être qualifié de polar noir, violent et amoral mais ce serait lui faire insulte car il à pour ambition d'être plus que ça. Il est même plus qu'un film, c'est une œuvre d'art, une toile de maitre peinte par un véritable artiste qui ici redéfini les codes du cinéma, qui réinvente le classique. Refn fait preuve de beaucoup de prétention mais je ne peux que m'incliner devant sa maitrise, le film divise et continuera à diviser, certains diront que c'est d'une nullité sans nom et d'autres diront que c'est une merveille absolue. Je pense que le film est un peu des deux car il m'a autant fasciné qu'il m'a déçu mais il ne m'a en aucun cas laissé indifférent, il m'a chamboulé au plus haut point et j'ai décidé de faire comme le Dieu du titre lui pardonné pour ses rares fautes et ses rares faiblesses et le voir tel qu'il est, un nouveau chef d'œuvre de Nicolas Winding Refn.
    gunbuster
    gunbuster

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    0,5
    Publiée le 25 mai 2013
    Certainement le film le plus décevant de l'année 2013. Si vous avez aimé Drive, n'allez pas voir ce film. Le long-métrage est une énorme escroquerie. Il n'y a rien à voir. Il s'agit d'une succession dans le désordre, de longues scènes au ralenti, le tout mis en scène avec des tonnes de style sans aucun fond. Pas d'histoire, si vous voulez voir un vrai film de vengeance avec des longues séquences qui mettent dans l'ambiance, voir un vrai duel entre deux hommes durant un film, avec une véritable atmosphère et une musique qui souligne naturellement la situation, regarder Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone. Suivre deux acteurs (Ryan Gosling et le vieux thaïlandais) d'un bout à l'autre du film est sans intérêt. Kristin Scott Thomas est navrante, vulgaire dont le personnage est un vague prétexte à une série de violence. L'éclairage est à chier, l'ensemble des scènes sont tournés dans des bordels haut de gamme éclairés avec des lumières rouges, c'est laid à voir, surtout à la longue. En extérieur, l'essentiel des scènes sont tournées de nuit, sans jamais tirer partie de la géographie des lieux ou d'un quelconque travail sur les décors. La musique déçoit (surtout après la BO de Drive), il n'y a aucun travail sur cet élément. Sans être à côté de la plaque, il manque clairement un orchestre digne de ce nom derrière! Parler du jeu des acteurs serait criminel, tant la direction d'acteurs est inexistante. Au-delà des choix esthétiques et de style que tout le monde ou presque détestera, il manque les fondamentaux à tout film: une histoire, des personnages, des évènements, un cheminement. Comme pour un mauvais réalisateur débutant, Wending oublie le ba-à-ba : les scènes d'exposition. On ne comprendra jamais aucun des personnages, leur leitmotiv, leur passion, leur haine, les raisons de leur choix, leur état d'esprit. Pas plus d'explication sur l'identité des personnages ou la nature de l'histoire. Jusqu'au bout, Wending donne l'impression qu'on est dans le rêve d'un personnage, on ne sait pas à la fin ce qu'il y a de "vrai" ou d'imaginé par les protagonistes. Qui plus est, le film comporte des scènes un peu gores (amputations et tortures) qui ne sont pas justifiés, faute d'intrigue. Il y a aussi des métaphores sexuelles vraiment limite entre le personnage de Gosling et la fille qui l'accompagne. Est-ce que ça un sens ou ça fait parti du trip sous acide qu'est ce film?
    Tarasboulaba
    Tarasboulaba

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    0,5
    Publiée le 22 mai 2013
    Qui ose noter 4 étoiles un SOUS NAVET comme ça ? Les producteurs ? Dire que c'est ennuyeux serait trop soft: c'est bien pire. On baille devant tant d'inaction. Des scènes minables et interminables se succèdent dans un décor rouge (sans doute pour nous effrayer), sans lien entre elles et parfois sans aucuns dialogues. Kristin Scott Thomas grimée en pute vulgaire est aussi ridicule que le pauvre Ryan Grosse ligne qui reste de longues minutes sans rien dire, mais en souriant comme si il avait reçu un coup de poêle à frire sur la tête. Mais le plus ridicule est le kamikaze à 2 balles. Le vieux flic grassouillet qui se prend pour Uma Turman dans "Kill Bill" en ouvrant des ventres et en coupant des bras, sans qu'on n'y comprenne rien. Et après, on le voit déguisé en vieux dandy, en train de chanter un slow sirupeux dans un bar-karaoké complètement kitch. J'avoue qu'au bout d'une heure, j'ai fait comme 3 autres personnes avant moi: je me suis cassé pour ne pas subir plus longtemps le supplice d'un tel nanar de bas étage. A côté de cette merde, "Derrick" c'est "Fast and Furious". Si vous allez quand même voir cette daube et que vous voulez tenir jusqu'au bout, prévoyez 1 ou 2 litre de café, 1 tube de vitamines C et 5 ou 6 Guronsan. INSUPPORTABLE !!! NULLISSIME !!! INSOUTENABLE !!! BERK !!!
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 24 mai 2013
    Un film dont les personnes en parlent, que ça soit positif ou négatif, en tout cas il fait parler. Comme Hiroshima mon amour en 1959 ou Pulp Fiction en 1994, Only God Forgives est très fortement hué, mais il sera considéré comme un chef d'oeuvre dans quelques années. Ryan Gosling continue dans sa lignée d'acteur muet, après Drive et The Place beyond the Pines, il a un énorme talent et ça faut le reconnaître. Pour les autres, Kristin et Vithaya sont fabuleux dans leurs rôles. L'ambiance du film est dingue! Minimaliste, hypnotique on est hantés du début à la fin. Les plans sont magnifiques, ultra léchés, colorés, lumineux. Et en plus de ça la B.O. est comme pour Drive avec Cliff M. superbe, elle renforce le visuel des plans. Pour moi ce film est un petit bijoux, une oeuvre d'art. Un vrai tableau en mouvement. Un film presque incomparable avec les autres. FILM CULTE.
    Akamaru
    Akamaru

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    3,0
    Publiée le 24 mai 2013
    C'est LE film que j'attendais le plus en 2013... Inutile de dire que la déception est à la hauteur de mes attentes insurpassables. Nicolas Winding Refn nous a induit en erreur. Même s'il retrouve Ryan Gosling,son thriller sordide,noir,esthétisant,abscons lorgne nettement plus du côté de "Valhalla Rising" que de "Drive". De quoi dérouter le grand public... "Only God Forgives" semble n'exister que pour sa mise en scène,envoûtante,ultra-précise faites de cadres somptueux,de lumières voilées et de gestes au ralenti. NWR plonge dans les bas-fonds de Bangbok et mêle boxe thaï,violence radicale,mythologie grecque et psychanalyse complexe. Ryan Gosling est sous-employé. Il a beau se prendre pour Paul Newman,il manque d'expressivité,de chair,même si derrière son regard fixe,on devine son insatisfaction,sa culpabilité qui le poussera au bout de ses capacités de sacrifice. Kristin Scott Thomas est effrayante en mère oedipienne,white trash,avec son art du chantage. Quant à Vithaya Pansringarm,il joue la place de l'ange de la mort,celui qui se prend pour Dieu,celui qui dégaine son sabre et disparaît comme il arrive... NWR va au bout de sa radicalité. Ses personnages sont mutiques,les poses sont évidentes. On se croit dans un labyrinthe mental dont il est impossible de trouver la sortie. A noter que la musique de Cliff Martinez,électronique,synthétique et sophistiquée est de loin l'atout principal du film. Celui-ci ressemble à une arnaque. Difficile d'être affirmatif ou négatif à ce sujet...
    Alice025
    Alice025

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    1,0
    Publiée le 23 mai 2013
    C'est une énorme déception ! Only God Forgives est loin de se positionner à la cheville de Drive malheureusement. Le film est d'une lenteur incomparable... J'ai failli m'endormir une dizaine de fois devant tant l'histoire est lente. Prendre dix secondes pour tourner la tête dans une direction, je trouve cela un peu poussé. Le scénario est d'une extrême faiblesse. Le script de Ryan Gosling ne doit pas dépasser une demi-page. Contrairement à Drive où il n'est pas un grand bavard non plus, il réussissait à véhiculer des émotions par les traits de son visage. Ici, Ryan Gosling est mono-expressif. Il fait toujours, mais toujours la même tête. Il ne nous apporte aucune émotion, on est sans indifférence face à l'histoire qui nous est racontée. D'ailleurs, l'histoire avait une bonne base : la mère demande à son fils de venger la mort de son frère. Et pourtant, que neni. On passe d'une scène où les personnages se regardent pendant cinq bonnes minutes sans se parler, à une scène où le policier fait du karaoké, à une scène de violence avec des sabres etc, etc. Je n'ai pas du tout été conquise. J'ai tout de même retenu un point positif du film : l'esthétique, le visuel. Les décors sont très beaux et baignés d'une atmosphère rouge, sombre, et sanglante. Le réalisateur nous offre de bons cadrages, accompagnés de musiques frissonnantes.
    lucilla-
    lucilla-

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    0,5
    Publiée le 24 mai 2013
    Encore 1h30 de perdue dans le cerveau d'un psychopathe ! Prétentieux et vide, inutilement gore et trèèès ennuyeux, surtout!
    Damien D
    Damien D

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    0,5
    Publiée le 24 mai 2013
    Pendant plus d'1h30 on cherche vraiment l’intérêt de l'histoire. Au bout de 20 minute on s'ennuie profondément mais on reste jusqu'au bout parce qu'on espère vraiment que le "héro" va soudainement se réveiller et cesser d'avoir l'air d'un débile qui ne sait pas aligner plus de 3 mots. Et en effet au bout d'un moment...c'est pire! Que se soit la mère folle a lié ou un flic sadique qui serait finalement le gentil...les scènes s’enchaînent sans aucun lien réel. On peut toujours dire que le film est rempli de sous entendu que le spectateur doit décrypter mais la je suis désolé je ne vois aucun intérêt dans des scènes gore qui n'apportent rien au film si ce n'est le réveil du public qui a surement trouvé meilleur de s'endormir. Bref..le pire film qu'il m'ai été donné de voir au cinéma mais dont la nullité nous aura au moins fait rire (magnifique karaoké! )
    Robin N.
    Robin N.

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 59 critiques

    4,0
    Publiée le 25 mai 2013
    Ha ! Enfin un coup de coeur, ça commençait à faire un moment que je n'étais pas ressorti chamboulé (dans le bon sens du terme) d'une salle de cinéma. J’adore Refn, j'ai aimé chacun de ses films, bien avant le "phénomène" Drive qui lui a permis d'obtenir une plus grande reconnaissance. Seulement là, il retourne vraiment à ce qu'il fait d'habitude. Un style particulier, lent, violent, mais beau. Donc je comprends que cela ne plaise pas. On peut être surpris, dégoûté, déçu, ou simplement adhérer à l'idée, au style, l'accepter et prendre un pied monumental pendant 1H30. C'est ce qu'il s'est passé avec moi. C'est vrai que le scénario est très banal mais il est bien plus profond qu'il n'y parait. Le film est métaphorique, il n'est pas réel. C'est un autre monde, une autre vie qui est montré ici. Et la lecture du film en devient passionnante. On peut trouver des sens cachés dans la plupart des actions et des gestes des personnages. C'est passionnant ! Mais le film se suffit à lui même, pas besoin de l'analyser dans tout les sens si on ne le souhaite pas. C'est l'histoire d'une vengeance, d'une rédemption, du pardon aussi. Le thème est vu et revu, et c'est là que la forme arrive. C'est juste beau. Je m'étais fait la réflexion avec Drive, et c'est le cas ici aussi, chaque plan est réfléchi, travaillé. La mise en scène est parfaite du début à la fin. Il arrive à sublimer une violence démesurée. Car oui la violence est présente, mais certainement pas gratuite. Plusieurs fois la tension monte, elle en devient palpable et insupportable, et c'est la violence crue qui la fait retomber. Elle a un coté libérateur. La photographie, et ce filtre rouge fait son effet. Et pour moi, le personnage principal du film n'est pas ce cher Ryan Gosling, mais Vithaya Pansringarm. Il a le rôle central, c'est le pilier du film, lui est son sabre qui surgit d'on ne sait où. Et comme Gosling, ce n'est pas vraiment un grand rôle de composition. C'est simplement une présence, un charisme. Tout comme Mads Mikkelsen dans Le Guerrier Silencieux, ils arrivent à transmettre des émotions, des sentiments en étant là. Sans expressions sur le visage, sans paroles. Les deux personnages sont très similaires. Et bien sur leur rencontre est jouissive. LA scène du film. Les personnages sont habillements construits. Difficile de dire qui a raison, et qui a tort. Comme quoi, il suffit parfois d'un film d'1H30 avec un scénario très simple mais habilement construit, pour être bien plus complexe, profond et recherché qu'un prétentieux Cloud Atlas pour ne citer que lui ! Nicolas Winding Refn suprend encore, et en profite pour ajouter à sa filmographie un autre film d'exception.
    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 280 abonnés Lire ses 1 489 critiques

    5,0
    Publiée le 19 juin 2013
    Oh ma dieu ! Après Drive, Nicolas Winding Refn peut encore surprendre ? Et bien la réponse est sans aucun doute OUI. Only God Forgives est effrayant de par son image, de par sa mise en scène, de par sa bande son qui est absolument grandiose, de par ses acteurs, de par sa réalisation etc... Refn a mit la barre très haute, chaque image est un bonheur pour les yeux, chaque musique est un bonheur pour les oreilles, Ryan Gosling est au summum de son talent, Kristin Scott Thomas est époustouflante, et Vithaya Pansringarm est carrément irréprochable. La noirceur du scénario est parfaitement géré, les personnages sont mystérieux et imposants, l'histoire est très dure en elle même, les scènes de violence sont magnifiquement justifié, l'horreur prend une place incroyable dans le film, de plus les combats sont à couper le souffle. Les lumières et les images sont d'une telle beauté, Refn est sans aucun doute un maître de la réalisation, il est également un scénariste rempli de talent, il sait ou il veut en venir, il fera tout pour que son film soit à son image, qu'il soit psychologique, profond, fort et bouleversant, et il y arrive parfaitement bien. Only God Forgives est et restera un pur moment de cinéma, une bombe visuelle, à ce point là c'est de l'art, comment ne pas ressortir complètement chamboulé de ce film ?! Il est aussi puissant voir plus que Drive, bien que les deux films soit très différents, il se ressemble beaucoup, et ce grâce à la maîtrise parfaite de Refn derrière la camera ! A quand un nouveau film aussi beau et puissant que Drive et OGF ?
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 294 abonnés Lire ses 1 407 critiques

    4,5
    Publiée le 29 août 2014
    Après le chef-d’œuvre "Drive", Nicolas Winding Refn revient derrière la caméra avec "Only God Forgives", thriller d'une grande violence, qui met en scène Julian ( Ryan Gosling ), jeune trafiquant dirigeant un club de boxe thai, qui doit venger son frère, tué indirectement par un flic pourri. Ce film est d'abord une grande réussite esthétique. Tous les mouvements des personnages sont pensés, le contraste des couleurs aussi. Mais l'aspect narratif n'est pas écarté pour autant. Si le film est peu bavard, la psychologie (ou non-psychologie) des personnages est montrée de manière extrêmement complexe. En effet, R. Gosling est incroyablement passif, sous la coupe de sa mère, qui lui préfère son frère mort. Cette mère, incarnée par K. Scott Thomas, est d’ailleurs extrêmement troublante dans un rôle plus autoritaire qu’à l’accoutumée. Et enfin, Vithaya Pansringarm joue ce flic énigmatique, intransigeant et redoutable figure d’ange de la mort. Il crève littéralement l'écran, et finit par voler la vedette à Gosling. Ce trio infernal va donc se déchirer pendant une heure et demi de tension insoutenable, d'une violence rare, accompagné d'une musique asiatique électrisante. Au delà de sa beauté formelle, le film veut démontrer que la frustration se libère par la torture ou par le meurtre. Personne ne ressort indemne de ce véritable film asiatique, ni les personnages, ni le spectateur. Virtuose, stylisé et envoûtant : Winding Refn n'a pas finit de nous épater.
    felix-cobb
    felix-cobb

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    5,0
    Publiée le 8 juin 2013
    Ne vous contentez pas de critiques désappréciables qualifiant ce film de "daube", je cite, et réflechissez à ceci : Ce film est un chef d'oeuvre comme on l'entend car il signe l'avènement de toute la réflexion de Nicolas Winding Refn sur la violence des êtres humains et sur leur caractère déterminant où non dans leurs actes. Là où Le Guerrier Silencieux, Drive, Bronson et la trilogie Pusher s'interrogeaient sur les actes, Only God Forgives se plonge avant dans une exploration abyssale de l'âme. Or, qu'y avait-il de plus beau et de plus mystérieux que de choisir pour cela l'univers des arts (de combats entre autres qui apportent une réelle densité à l'oeuvre) et de la mythologie afin d'illustrer cette errance perpétuelle de l'homme, torturé entre ses pires cauchemars et ses désirs les plus "mortels" ? La réalisation patiente et très habilement conçue à travers divers procédés (travellings d'une perfection rare de nos jours), un montage très personnel, une musique cuite à point, et des acteurs sortis tout droit des enfers, permettent d'affirmer que ce film est un très grand film, surement beaucoup plus important que Drive dans la vie de Refn. Finalement, seul un Dieu pourrait vous pardonner d'avoir détester ce film. Or, dans le monde des hommes, il n'y en a finalement point et la soif vengeance demeure irrassasiable, ce pourquoi vous serez donc obligés d'admirer ce film.
    Guillaume C.
    Guillaume C.

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    5,0
    Publiée le 22 mai 2013
    1h30 de suspens on reste scotché sur son siège, Scott Thomas est sublime dans ce rôle. la musique est originale, les décors et costumes aussi
    Robin M
    Robin M

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 283 critiques

    3,5
    Publiée le 22 mai 2013
    Only God Forgives est un film tournant. Après le sensationnel Drive (2011), Nicolas Winding Refn doit montrer qu’il n’a pas eu une fulgurance artistique mais qu’il mérite sa place de réalisateur virtuose (prix de la mise en scène au 64e Festival de Cannes) amené à devenir grand parmi les Grands. Ce qui frappait dans son précédent long-métrage outre sa mise en scène, c’est l’univers visuel qu’il avait su mettre en place pour captiver son spectateur. Conscient de la nécessité de créer un nouvel univers visuel et sonore, Winding Refn installe son film dans une Thaïlande nocturne dans laquelle les néons éclairent les dragons récurrents qui ornent les murs. Cherchant l’esthétique des lieux à la manière de Wong Kar-Wai dans In the Mood for Love (2000), le réalisateur danois crée un labyrinthe de couloirs dont les fenêtres et les portes ne sont pas des sorties mais des moyens d’enfermer ses personnages au sein même de l’ seule porte de sortie est celle qui mène à Dieu : la mort. Il livre des images assurément belles mais qui flirtent parfois avec la surenchère voire le bling-bling. Les images de Only God Forgives sont pesantes et enferment le film dans un cocon factice qui au lieu de servir le film perd le spectateur dans une orgie d’effets. L’alliance du kitsch asiatique et de la modernité des éclairages fascinent certes mais l’écrin à tendance à gommer le fond. Avec son nouveau long-métrage, Nicolas Winding Refn pousse à son paroxysme le film de vengeance. La mise à mort du frère de Julian (Ryan Gosling) après qu’il est violé et tué une jeune fille de 16 ans est le point de départ d’une spirale infernale de règlement de comptes, le pardon n’étant pas terrestre (« seul Dieu pardonne »). La question de la moralité ne se pose pas et aux actes de son fils, Crystal (Kristin Scott Thomas) répondra froidement « il avait ses raisons ». L’importance n’est pas l’acte, mais celui qui l’a fait. C’est donc dans une société nocturne et violente que prend place cette valse macabre dans les bordels de Bangkok. La violence semble dans la société thaïlandaise de Winding Refn monnaie courante, les prostituées sont même mises en garde : « Gardez les yeux fermés quoi qu’il arrive ». Les yeux fermés, elles deviennent aussi impassibles que des statuts face à la souffrance humaine. Winding Refn amène un décalage burlesque avec ce policier qui après ses mises à mort chantent des chansons à l’eau dans rose dans un karaoké. C’est d’ailleurs par ce personnage de policier censé être symbole de l’ordre social que la violence semble le plus ancrée dans la société. Il prend part au règlement de compte comme un mafieux. Le cinéaste danois se révèle brillant justement dans ces scènes de torture. Dans un cinéma et une société dans laquelle la violence est de plus en plus banalisée, il parvient à créer une tension extrême dont l’intensité est rare. La jouissance provient de sa volonté de ne pas baser sa violence sur la suggestion mais sur la vision directe des actes commis par ses personnages. Le spectateur s’accroche alors pour ne pas détourner le regard des exactions qui prennent place sur l’écran. Il distord le temps et l’allonge dans des scènes de torture qui dépasse l’entendement et qui montre le talent de mise en scène de Winding Refn. Pas de pitié et pas de dentelle, chez ses personnages. C’est cette froideur qui séduit. Une froideur à laquelle le spectateur prend part puisque le réalisateur coupe le son des supplications des victimes montrant ainsi la vacuité de demander à des bourreaux une clémence qui n’arrivera jamais. Only God Forgives n’est pas un long-métrage à la gloire de Ryan Gosling mais plus à celle de Kristin Scott Thomas. Elle est la représentation même de ce monde violent dans laquelle la notion de justice n’est que le fruit de la parole impulsive de l’homme. Cette mère castratrice et vulgaire dont l’ambiguïté laisse présager des sorties du rôle maternel se place en caïd dans un monde d’hommes. Kristin Scott Thomas livre une prestation mémorable qui relègue Ryan Gosling à un simple rôle de gravure de mode. Only God Forgives ne fait pas écho à la maestria de Drive car il est empreint d’une volonté palpable de faire mieux, de dépasser l’indépassable. Nicolas Winding Refn tombe dans la surenchère essayant vainement par des effets de style de mettre de la poudre aux yeux du spectateur mais celle-ci se révèle rapidement estampable. Only God Forgivesest loin d’être un mauvais film, mais il repose plus sur une volonté d’aller vainement plus loin que sur une réussite scénaristique accentué par une mise en scène géniale comme pour Drive.
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