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    Le Conte de la princesse Kaguya
    note moyenne
    4,4
    2522 notes dont 253 critiques
    39% (99 critiques)
    36% (92 critiques)
    15% (39 critiques)
    6% (16 critiques)
    2% (4 critiques)
    1% (3 critiques)
    Votre avis sur Le Conte de la princesse Kaguya ?

    253 critiques spectateurs

    nikolazh
    nikolazh

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    4,0
    Publiée le 2 juillet 2014
    Quel plaisir de retrouver le grand Takahata, réalisateur du film d'animation le plus bouleversant du monde, le sublime "tombeau des lucioles". Le monsieur continue ici son exploration de l'animation, dans la lignée de "Mes voisins les Yamada", offrant un spectacle visuel sans précédent, d'une beauté renversante, tout en aquarelle et lignes ouvertes. Et comme toujours chez le réalisateur, c'est par l'animation que vient le plaisir, tant les mouvements des personnages sont soignés, leur conférant la vie, et faisant presque oublier qu'il s'agit d'animation. On est du coup extrêmement touché par ce conte, jamais ennuyeux malgré la longueur, plein de légèreté, de poésie et surtout d'humour, mais qui manque malheureusement sur la fin d'un peu de consistance. Mais si on fait l'impasse sur cette conclusion vraiment étrange qui gâche un peu la plaisir (quoique certains y trouveront surement leur compte
    Marla-Jane
    Marla-Jane

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 73 critiques

    5,0
    Publiée le 1 juillet 2014
    Un enchantement. Pour un texte poétique sur le film:
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    Suivre son activité 917 abonnés Lire ses 2 630 critiques

    5,0
    Publiée le 26 décembre 2014
    Pour faire le portrait d'un oiseau Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte peindre ensuite quelque chose de joli quelque chose de simple quelque chose de beau quelque chose d'utile pour l'oiseau placer ensuite la toile contre un arbre dans un jardin dans un bois ou dans une forêt se cacher derrière l'arbre sans rien dire sans bouger ... Parfois l'oiseau arrive vite mais il peut aussi bien mettre de longues années avant de se décider Ne pas se décourager attendre attendre s'il le faut pendant des années la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau n'ayant aucun rapport avec la réussite du tableau Quand l'oiseau arrive s'il arrive observer le plus profond silence attendre que l'oiseau entre dans la cage et quand il est entré fermer doucement la porte avec le pinceau puis effacer un à un tous les barreaux en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau Faire ensuite le portrait de l'arbre en choisissant la plus belle de ses branches pour l'oiseau peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent la poussière du soleil et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter Si l'oiseau ne chante pas c'est mauvais signe signe que le tableau est mauvais mais s'il chante c'est bon signe signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l'oiseau et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau. Voilà, rien de plus à dire. Prévert préfigurait déjà de l'arrivée de la princesse Kaguya sur Terre. Parce que même si ça peut paraître niais, c'est exactement ce qu'a fait Takahata. Dire que je ne suis pas allé voir ce film au cinéma par flemme de traverser la rue, parce qu'il durait plus de deux heures, parce que j'avais détesté Pompoko... Quelle erreur ! Lorsque j'étais plus jeune, comble de l'originalité, le tombeau des lucioles m'avait fait pleurer quasiment tout le long durant, mais c'était un film très dur, surtout lorsqu'on le voit enfant... Et là Takahata a réussi la même... mais avec un sujet beaucoup plus simple, beaucoup plus universel, beaucoup plus beau et le film en est d'autant meilleur. C'est ça que j'aime au cinéma, vibrer parce que c'est magnifique ! Vibrer parce qu'on est en présence de quelque chose de rare qui peut se briser à chaque instant, venir rompre l'harmonie parfaite... Et c'est ce que le film propose pendant plus de deux heures qui en paraissent beaucoup moins : l'harmonie parfaite... On est à la fois dans le conte, dans la romance, dans le drame, il y a un peu de comédie aussi... Tous les enjeux sont là, devant nous, quelque part on sait plus ou moins ce qui va se passer, parce qu'on est dans le conte et que la structure est connue... et ça ne fait que renforcer le fatum lorsqu'on a compris la fin... Si j'ai pleuré ce n'était pas parce que c'était triste, mais parce que c'était incroyablement beau et c'était incroyablement beau parce que c'était vrai... Vers la fin du film je savais que peu importe la fin je ne serai pas content car le film s'arrêter... Et que peu importait la princesse, ce qu'il allait advenir d'elle, elle allait nous quitter, elle allait me quitter. Et ça c'est magique, c'est au-delà du sublime... Je n'ai même pas envie de parler des choix esthétiques du film tant c'est peu important, tant c'est juste le support de cette histoire magnifique d'une limpidité et d'une fluidité totale. Et contrairement au dernier Miyazaki qui m'avait profondément ému à plusieurs reprises également mais lors de scènes précises... Là ce n'est pas une scène qui m'a ému, c'est l'intégralité du film, c'est un tout qui fait corps... C'est juste bouleversant ! J'aime le côté où on est typiquement dans le conte, avec les prétendants qui ont chacun une quête, puis on a un récit enchâssé... Il n'y a plus universel comme récit, la princesse rebelle qui ne veut pas se marier... Qui aspire à quelque chose de plus grand... Et c'est traité magnifiquement, souvent ce genre de passages est d'un pénible, insupportable... parce que le réalisateur en fait des caisses, là pas besoin, tout est dit calmement, sans en faire trop, avec une grande subtilité, on comprend tout, pas besoin d'en faire plus... Et ça conduit à cette fin, mais qui est d'autant plus belle qu'elle tranche totalement avec la scène précédente qui est d'un beauté folle... On est en présence d'un Au Hasard Balthazar où les personnages garderaient leur âme d'enfant... Et j'aime profondément ces deux films pour des raisons du coup différentes, mais tellement proche, c'est juste sublime parce que ça touche à tout ce qui fait que lire de histoire est un baume au coeur, soulageant d'un monde trop triste. C'est une production totalement à contre courant, qui ressemble à mille choses tout en étant unique, les influences sont extrêmement bien digérées ! En tous cas je suis tout chamboulé... Il y a des films qui m'émeuvent profondément sur le coup, en y repensant, mais qui sont dans la dureté, dans l'austérité (et ça me trouble d'autant plus qu'ils sont austères et que tout à coup la tendresse resurgit, c'est pour ça que j'adore Dumont), mais des voyages comme ça, je ne sais pas si j'en ai déjà fait. Le fait que ça soit aussi pour les enfants invite à cette grande simplicité sans pour autant prendre à un seul moment le spectateur pour un incapable limité intellectuellement et ça fait tout... Jamais un malotru défaillant cognitivement ne pourra venir dire que ça se prend la tête, que c'est un truc de bobos ou que sais-je... c'est juste du pur cinéma, du cinéma intelligent, pour les enfants, les adultes, pour tout le monde et qui est la preuve qu'on peut toucher tout le monde sans faire dans le racolage sans être putassier... Parce que le cinéma c'est ça : l'émotion ! La seule incertitude qui demeure est s'il est le meilleur film de l'année ou non... Le duel avec P'tit quinquin est serré...
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Publiée le 2 avril 2015
    Toujours délicat d'écrire sur un film qui nous a un peu déçu lorsque les critiques ont été dithyrambiques, presse comme spectateurs d'ailleurs. Alors attention : loin de moi l'idée de remettre en cause toutes ses qualités. C'est assez beau, dessiné avec délicatesse et parfois de vraies trouvailles, la richesse de l'histoire et le sens du récit étant de toute façon suffisants pour le rendre tout à fait fréquentable. Mais voilà, j'ai beau avoir été séduit par cette ambitieuse association entre le fond et la forme, soyons clairs : c'est trop long. Je ne vois en effet pas vraiment ce qui justifiait ces 2h17 de spectacle, l'œuvre souffrant en conséquence de plusieurs longueurs (notamment dans la deuxième partie) ainsi que d'un léger manque de clarté dans son propos, si bien qu'à la fin, j'en avais légèrement marre. Après, cela ne doit une fois de plus pas occulter les très grands atouts du « Conte de la Princesse Kaguya », son style et son intelligence restant largement au-dessus de la moyenne, mais on est très loin de l'émotion du « Tombeau des lucioles », réalisé 26 plus tôt par le même Isao Takahata. Légère déception, donc.
    stanley
    stanley

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    3,5
    Publiée le 29 juin 2014
    Le conte de la princesse Kaguya commence comme il se termine, par des moments exceptionnels d'émotions, de beauté et de sensibilité. Les réserves pour ma part viennent de la longueur du film (2h17 inusitée pour un film d'animation même pour un dessin animé japonais), visibles au milieu lors de l'adaptation de la princesse au château. Lors de ces moments, le film s'aplati un peu. Quoiqu'il en soit Le conte de la princesse Kaguya est réussi. Les scènes avec le bébé s'ébattant au sol et au contact des animaux est un ravissement. La conclusion du film tirera des larmes au plus sec des globes oculaires. Les personnages existent vraiment à travers le rôle des parents adoptifs. Signalons l'originalité de l'attraction mère-fille au dépens du père, très axé sur sa propre réussite. Je préfère personnellement les qualités du dessin de Myazaki, réalistes en confrontation avec des éléments magiques aux traits esquissés de Takahata. Paradoxalement, ces traits simples exhibent des éléments de caractère très bien représentés sur les visages de la princesse (amour, peur, colère, joie etc...) L'humour n'est pas oublié, de même qu'une certaine violence (nature déchaîné, chasse aux animaux, morts, violence). La scène où Kaguya assiste sans intervenir au passage à tabac de son ex jeune ami montre la personnalité de cinéaste via son héroïne, immature et perdue. C'est un film aussi fort en éléments moraux sur l'éducation (la croissance de la princesse va trop vite, elle ne peut faire le deuil et traverser les difficultés de la vie). A noter une scène marquante : la fuite de la princesse du palais où le dessin s'affole et les traits partent en vrille. Un bon film que je considère pas comme le grand film annoncé.
    Cinememories
    Cinememories

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    5,0
    Publiée le 6 juillet 2014
    Il en faut peut pour satisfaire notre curiosité ! Isao Takahata a misé sur une nouvelle approche originale signant un retour fabuleux. Rappelons, tout de même, quelques-uns de ses précédents succès pour le compte du studio Ghibi : Le Tombeau Des Lucioles, Souvenirs goutte à goutte, Pompoko et Mes Voisins Les Yamada. Ces animations ont prouvé qu’ils avaient une place à côté de celle de Miyazaki, en berçant encore nos mémoires les plus nostalgiques. Des moments partagés que l’on souhaite prolonger, qu’importe l’œuvre réalisé, tant que nous pouvons nous évader ainsi de nouveau. Le Conte de la Princesse Kaguya retrace une histoire mariant divinité et noblesse d’esprit. A partir d’une simple légende, l’auteur a réussi son tour bluffant, consistant à interroger le spectateur sur la destinés des personnages. Tout au long du long-métrage, ce sentiment adopté est d’une simplicité qui ne concurrence point le choix de l’image manuscrite animée. Un style mythique, convenant d’autant plus aux différents contextes que sur le fond de la culture japonaise. La légende veut qu’elle se réfère à la générosité des bambous et à la magnificence de la lune. Son personnage accroche immédiatement le spectateur dans sa ronde de compassion. En illustrant ainsi un modèle de perfection que l’on envie, tant bien dans la vie que dans l’esprit, la liberté n’a jamais été plus marquante auparavant chez le réalisateur. L’aveuglement vient alors, de tout part, ralentir la course du bonheur. De par sa longueur, ce film façonne, de manière très intelligente, la critique de la haute société japonaise durant une époque où toute tradition imposait loyauté et sincérité. Une audacieuse provocation qui ne jugeait pas par le statut mais par l’esprit. Toute conscience humaniste quelle qu’elle soit fut mis à l’épreuve, apprenant ainsi les erreurs décisives sur une vie. Une question de liberté est remise en cause sur Terre, car aucune loi, aucun acte ne peut définitivement garantir un bonheur souhaité. Ajoutons à cela des chants empreints d’un sens unique pour les valeurs de la vie. On se sent emporter, mais plus important, impliquer dans cette réflexion. Ces moments que l’on partage entre espoir et désespoir, où le fin mot de l’histoire restera des plus marquantes et des plus touchant. Si la prestation, la beauté ou la voix de la princesse ne vous a pas éblouit à votre tour, c’est un rendez-vous manqué avec un joyau des plus insaisissables de la culture japonaise !
    lucilla-
    lucilla-

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    5,0
    Publiée le 2 juillet 2014
    C'est une splendeur! Deux heures d'émerveillement et d'émotions pour finir, sur le générique de fin, avec LA chanson qui déchiquette menu-menu !... J'avais oublié un moment que l'auteur de cette merveille était le réalisateur du sublime "Tombeau des lucioles". Magnifique!
    Cindy R.
    Cindy R.

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    5,0
    Publiée le 16 février 2015
    Certains films vous laissent une émotion étrange, de celles que l’on ne peut expliquer. Une émotion qui vous plonge dans les affres d’un chagrin d’enfant et vous emporte littéralement sans ménagement dans l’irréalité d’un conte tout en vous rapprochant de vous-même : Le conte de la princesse Kaguya est de ceux-là. Je me souviendrai à jamais du regard de cette petit fille assise à côté de moi, rempli d’une émotion pure et intense. Les frontières s’effacent, le rationnel côtoie l’irrationnel. C’est à votre cœur et non à votre raison que s’adresse La princesse Kaguya. Une ode à la nature, à la liberté et au rêve. Une leçon de vie pour nous qui oublions trop souvent ce qui fait l’essentiel de nos vies : l’amour, l’écoute et la compréhension de ceux qui nous entourent. Takahata nous offre un petit bijou d’animation; lui qui nous avait déjà bouleversé avec le Tombeau des Lucioles signe un film profondément différent de son œuvre la plus connue mais tout autant marqué par la sensibilité de son créateur.
    murielg33
    murielg33

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    5,0
    Publiée le 29 avril 2015
    Ce film est un poême plus qu'un conte. C'est un plaisir visuel et la musique (voix de la VO ) est merveilleuse. C'est plutôt pour les adultes que pour les enfants, sauf si on le regarde comme un beau livre d'images. C'est une affaire d'opinion mais avec l'imprégnation de la culture japonaise et le sens des paroles des chansons (pas toutes sous-titrées) et plutôt à partir du deuxième visionnage, on est touché par la philosophie profonde de ce petit bijou de l'animation. Il n'est pas très commercial car ne plait pas aux personnes qui attendent de l'action-consommation. Pour les contemplatifs. Takahata sensei, anata no Kaguya hime no monogatari ha kessaku desu: kokoro kara arigato.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

    Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 1 619 critiques

    4,5
    Publiée le 27 juin 2014
    Isao Takahata se faisait rare sur nos écrans - "Mes voisins les Yamada", son précédent film date déjà de 1999 - mais revient en force avec ce joli conte folklorique japonais. En plus de nous faire passer rapidement du rire aux pleurs et vice versa, "Le Conte de la princesse Kaguya" dégage en plus une sublime poésie mise en valeur à la fois par des dessins magnifiques (couleurs à l’aquarelle et tracés crayonnés) mais également par les belles musiques de Joe Hisaishi. Bref, "Le Conte de la princesse Kaguya" est encore une fois une de ces perles de l'animation dont les studios Ghibli nous ont habitué. A ne pas rater.
    CDRIX C.
    CDRIX C.

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    4,5
    Publiée le 28 mai 2015
    Magnifique. La direction artistique est majestueuse. L'admirable technique avec les lignes marquées et la colorisation stylisé ... c'est la patte de Takahata (la spontanéité du trait est bien là !). Un grand film d'animation, riche et émouvant.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

    Suivre son activité 83 abonnés Lire ses 536 critiques

    5,0
    Publiée le 24 octobre 2015
    Déchirant de beauté… La scène où les deux tourtereaux s'ébattent aux dessus des herbes folles est tout simplement magique. Le miroir sans tain de l'amour fou, vierge, innocent. Le dessin rappelle d'ailleurs celui de Boucq (Piere de Lune), il est délicat et stimule l'imagination. Bref un film qu'on peut découvrir disons dès 5 6 ans, mais y a-il un âge pour poursuivre l'apprentissage de ce qu'est le deuil et qui ne nous aura jamais quitté depuis celui du ventre maternel ?
    Freakin' Geek
    Freakin' Geek

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    5,0
    Publiée le 2 juillet 2014
    Deux nouveaux films du Studio Ghibli la même année, c'est un cadeau inespéré pour tous les fans de japanimation ! Une bonne nouvelle qui en cache une moins agréable puisque après les adieux à la réalisation d'Hayao Miyazaki avec Le Vent Se Lève en janvier, c'est au tour d'Isao Takahata de tirer sa révérence avec Le Conte De La Princesse Kaguya sur nos écrans cette semaine. Un coupeur de bambou trouve dans une jeune pousse une toute petite princesse qui se transforme en bébé. La petite fille grandit plus vite que la normale aussi bien que le coupeur de bambou décide de partir en ville pour lui assurer une éducation digne d'une princesse. Rapidement la beauté et le caractère de la jeune fille suscite l'intérêt de tous les puissants jusqu'à l'Empereur en personne. Mais la princesse n'est pas du genre à se faire séduire facilement. Quinze ans déjà que l'on attendait le retour d'Isao Takahata, réalisateur du cultissime Tombeau Des Lucioles. En 1999, il réalisait le film Mes Voisins les Yamada qui marquait un nouveau style pour le réalisateur qui avait souhaité garder le coté dessin très épuré du manga original. Si pour nous faire patienter nous avions pu découvrir en 2006 le film Pompoko datant de 1994 sur les grands écrans, l'attente fût longue pour revoir une oeuvre du co-fondateur du Studio Ghibli. Pour son retour, Isao Takahata a choisi d'adapter Le Conte du Coupeur de Bambou, un histoire très connue au Japon qui a fait l'objet déjà de nombreuses adaptations sous toutes les formes depuis de nombreuses années. Pour garder un coté ancien à cette histoire, le réalisateur a opté pour un rendu graphique très proche de l'estampe japonaise. Il se démarque ainsi vraiment des autres œuvres du Studio Ghibli au style généralement reconnaissable entre tous. C'est bouche bée que l'on va passer les 2h17 de ce long métrage tellement ce dessin animé est magnifique et poétique. Tout ce qu'on aime chez le Studio Ghibli est de retour dans ce nouveau long métrage, une animation incroyable malgré des graphismes volontairement épurés, une formidable bande son à nouveau signée par l'incontournable Joe Hisaichi, de l'humour, de l'enchantement et toujours la même poésie. La Princesse Kaguya s'inscrit dans la lignée des jeunes héroïnes du Studio Ghibli. Une fille belle, courageuse et sure d'elle comme cela est quasiment toujours le cas dans les films issus de l'imagination d'Hayao Miyazaki. Des valeurs que même Disney et Pixar ont repiqués récemment avec Rebelle et La Reine Des Neiges dont les jeunes héroïnes partagent le même caractère que cette petite princesse. Impossible de ne pas craquer pour elle de sa première apparition à la dernière. A 78 ans, Isao Takahata prouve encore que l'animation traditionnelle n'a pas dit son dernier mot. Le Conte De La Princesse Kaguya est une véritable leçon qui nous fait espérer que le réalisateur pourra transmettre son incroyable savoir faire aux héritiers du Studio Ghibli pour continuer à nous enchanter encore de nombreuses années. Avec ce Conte De La Princesse Kaguya, Isao Takahata compense la petite déception du dernier Miyazaki un brin trop sérieux avec une nouvelle oeuvre qui va devenir très rapidement un nouveau grand classique à ranger à coté du Tombeau Des Lucioles. Nous avons certainement affaire ici au meilleur film d'animation de cette année et il sera sincèrement difficile de faire mieux.
    hikaru-no-go
    hikaru-no-go

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    5,0
    Publiée le 4 septembre 2014
    Un superbe Film qui prend le temps de se construire, avec des ost magnifique et des Scènes incroyable. Une jolie pâte graphique qui nous change des designs habituel de Ghibli. Le film est très Long et pourtant on ne s'ennuie pas! c'est tellement envoutant comme univers avec les personnages attachants, il y à seulement sur la fin du film ou on sens une petite longueur, mais quand on se trouve dans une sale bondé, après 2h de film ça en deviens presque normal.Si vous êtes pas un adepte des films lent et des films sans aucune explosion, se film n'est pas pour vous. ;En bref un magnifique Bijou qui rentre dans le jolie patrimoine des Studio Ghibli.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 20 juin 2015
    C'est peu dire qu'il me tardait de voir "Le Conte de la princesse Kaguya", film unanimement acclamé par la critique. Et même si j'ai beaucoup apprécié le film, j'admets être moins dithyrambique que la presse ou le public en général. L'oeuvre est visuellement splendide, avec un dessin qui permet de créer une multitude de nuances sur les visages des personnages et rend donc possible l'émotion; elle est en revanche plus fragile d'un point de vue narratif, avec un récit qui a tendance à plafonner au moment où la princesse est éduquée dans son palais ou dans les passages où se succèdent ses différents prétendants au mariage. Takahata semble nettement plus à l'aise quand il s'agit de mettre en scène des passages oniriques, qui sont eux-mêmes transcendés par un lyrisme poignant et original. Un beau film, magistral dans sa première demi-heure, plus inégal par la suite même s'il continue de proposer des séquences renversantes.
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