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benoitG80
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1,5
Publiée le 4 janvier 2012
"Le Havre" avait me semble-t-il, tout pour me plaire... C'est au final une mauvaise surprise, une déception sans nom ! Ce genre de conte n'a rien d'émouvant tant l'histoire est écrite à l'avance ! D'emblée, on s'attend forcément à ces situations convenues et bien trop naïves pour qu'on puisse y croire. De plus, cette étonnante théâtralisation de la mise en scène nous prive de toute passion, de toute fougue, de toute énergie qu'on aurait pu espérer voir émerger dans cette histoire au lieu de cette platitude creuse, ennuyeuse et prétentieuse ! Tout est lissé, les images, les visages, la ville, avec bien sûr une très belle lumière, de très beaux plans mais à quoi bon ? Pourquoi cette fausse idée de la misère ? Pourquoi tout édulcorer ainsi ? Pourquoi enjoliver, magnifier cette histoire à ce point ? Rien ne dépasse ! Tout est gommé ! Tout sonne faux ! Mais par contre, quels clichés que ces personnages en détresse devant leur verre ou trainant en robe de chambre dans la rue ? Au lieu justement de les grandir ! Que ces idées reçues ont la vie dure ! Certes, et j'y viens tout de même, il reste de très beaux moments, de très beaux regards qui par ci, par là, soudain nous illuminent mais qui sont trop vite et trop souvent noyés pour nous embarquer dans un véritable conte enchanteur ! Il y manque probablement la part de vérité, cette triste et sordide vérité qui touche et que connait réellement le monde des sans-papiers pour être véritablement ému !
C’est mon premier film d’Aki Kaurismaki et, en toute honnêteté, je pense que ce sera certainement mon dernier… Alors attention, je n’entends pas vomir ce film sous prétexte qu’il ne rentre pas dans le moule classique qu’on voit partout. Loin de moi l’idée : bien au contraire. Moi le premier, j’adore quand on sort des sentiers battus. Seulement voilà, quand on nous invite sur un autre sentier pendant une heure et demie, ce qui serait chouette, c’est d’aller un peu plus loin que les premiers mètres. Parce que oui, cette introduction très énigmatique et minimaliste, multipliant les anachronismes et les contre-pieds, m’avait clairement séduit au début… Oui, mais seulement au début… Parce que bon, une fois dix minutes passées, tout ce que Kaurismaki avait à nous proposer, il l’a déjà mis sur le tapis (le parallèle entre la situation sociale de la France d’hier et d’aujourd’hui ; le parallèle entre la chasse aux clandestins et la chasse aux Juifs et surtout, le parallèle entre le cinéma d’hier et celui d’aujourd’hui). Faute d’avoir du neuf à proposer, ne reste du coup pour tout le reste du film que la longue application d’une démarche qui tourne en rond, tirant le fil conducteur d’une intrigue bien famélique, et face auxquelles le parti-pris formel se transforme progressivement en lourdeur qui empêche au spectateur de s’impliquer totalement dans l’histoire. Parce que bon, cette direction d’acteurs qui rappelle les vieux films théâtraux d’autrefois, ça passe pour André Wilms, mais c’est quand même une sacrée plaie pour tous les autres membres du casting (mention spéciale d’ailleurs pour l’actrice finlandaise Kati Outinen qui, s’efforçant de bien articuler une langue qu’elle ne comprend pas, devient aussi convaincante dans son rôle qu’une horloge parlante). Bon alors OK, c’était audacieux, et tout le monde saura apprécier les multiples clins d’œil nostalgiques fait au cinéma et aux périodes d’autrefois. Mais bon, un décor ne fait pas un film. Enfin si, la preuve avec ce « Havre »… Un décor peut suffire à certains et tant mieux : ils apprécieront surement ce film. Moi, je fais partie des gens qui considèrent qu’un beau décor n’empêche pas une belle intrigue, une belle réflexion, un beau propos, une belle dynamique… Or oui, au milieu de tout ce qui se fait autour en termes de cinéma, pour moi, ce film « Le Havre », c’est une vraie purge…
Quand Aki Kaurismäki décide de tourner son dernier film en France et qui plus est en français (c’est la première fois qu’il tourne dans la langue de Molière et il n’avait plus réalisé dans l’hexagone depuis La Vie de bohême - 1991), cela mérite le coup d’œil, mais hélas, on déchante très rapidement et ce, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Que lui reproche t-on ? Enormément de choses, à commencer par l’absence de direction artistique, à moins que ce soit volontaire, dans ce cas là, il aurait mieux valu nous avertir afin que l’on s’y prépare car à voir des acteurs tels que André Wilms, Jean-Pierre Darroussin ou encore Kati Outinen jouer aussi mal, interpréter voir réciter leur texte sans aucune once de sentiment voir de conviction, on frise l’aberration. Pas à un seul instant on a l’impression qu’ils se sentent concernés, les dialogues sonnent faux, ça tombe constamment à plat, c’est vide, il n’y a aucune substance, aucune émotion, c’est réellement le néant. Ensuite, le réalisateur décide de jouer sur la non-temporalité (à savoir que le film se déroule à notre époque, mais les décors, les costumes, les intérieurs et les voitures, reflètent constamment les années 70, il y a de quoi déstabiliser). Ensuite, il y a un énorme manque d’originalité concernant son scénario, car rappelons-nous, il y a, à peine deux ans, nous avions déjà eu droit à Welcome (2009) de Philippe Lioret, où un immigré kurde qui cherchait à se rendre en Angleterre trouvait de l’aide par le biais d’un habitant de Calais. Sous prétexte que son action se situe au Havre, Aki Kaurismäki se contente d’un simple collé, ajoutant ici et là du superflu et un trop plein de bons sentiments qui finissent par en devenir écœurant.
Désolé,mais le cinéma d'Ari Kaurismaki,même éperdument humaniste et généreux,ne me fait pas vibrer.Là où il parle d'irréalisme poétique,je ne vois que raideurs et théâtralité.Là où il convoques les fantômes de Marcel Carné ou Jacques Tati,je ne vois qu'un hommage à la nostalgie maladroite et suspecte,surlignée par des airs d'accordéon.Les incompréhensions sont légions."Le Havre",est certes un rejeton plus accessible,une sorte de "Welcome" auteuriste.Il met parfaitement la cité portuaire en valeur(une cité décidément ultra-cinégénique).André Wilms est formidable de pugnacité rentrée,en cireur de chaussures digne et débrouillard.Le ravissement vaut aussi pour Kati Outinen,une fidèle de Kaurismaki et pour Jean-Pierre Darroussin,délectable avec son imper de détective des années 60.Kaurismaki fait aussi l'léoge de la solidarité spontanée,sans calcul.C'est évident,il est plus à l'aise dans le conte poétique que dans la fable sociale(ici sur des sans-papiers gabonnais,et des laissers pour compte).Malheureusement,tout cela ne me parle pas,la direction choisie étant trop statique et pré-fabriquée.
Un des films les plus ennuyeux et mal fait que j'ai pu voir. On voit rarement des gens sortir de la salle au ciné, c'est pourtant ce qui s'est passé ici à de nombreuses reprises. Le jeu d'acteur est mauvais, le scénario simplissime et condescendant. J'ai tout de même bien aimé les vues de la ville du Havre. A éviter sauf si vous êtes un lecteur assidu de Télérama.
Un film à contre-époque qui soumet une certaine moralité à nos jours en se servant d'un cinéma très théâtral de jadis. La tentative est osée mais pas réussie, bien trop surranée pour s'insérée dans cette "fable" assez poussive. La ficelle est trop grosse pour cacher un certain manque d'écriture et tombe dans une facilité angélique désagréable. bref, même avec un esprit très ouvert, défaut de casting peut-être, aucune émotion ne transpire, très linéaire. Ennuyeux ! 1.5/5 pour l'originalité seulement ! Il faut aimer !!!
Le Havre est une ville sinistre, ce film aussi. bien que l'histoire soit interessante et d'actualité, et pleine de bonté, les acteurs sont affreusement mauvais. on croirait un spectacle de fin d'année joués par des amateurs. les dialogues sont récités, comme à l'école. on n'y croit pas une seconde.
Quand le plus célèbre des cinéastes finlandais vient tourner en France (et en français !) cela mérite le coup d’œil. Et bien, si je suis sorti déçu par cette jolie histoire c’est parce qu’elle est entièrement plombée par une direction d’acteur affligeante, chose que reproche fréquemment à Kaurismäki mais jamais à un tel point. En effet, quand même Jean-Pierre Daroussin se contente de réciter un texte sans chercher à transmettre les sentiments de son personnage, on ne peut rien reprocher aux acteurs mais bien se demander si le réalisateur n’a pas fait exprès de rendre ses protagonistes, qui pourtant paraissent sympathiques, entièrement creux dès lors qu’ils prennent la parole. C’est dommage, sa manière de filmer la ville portuaire était jolie.
Long, lent et ennuyeux. C'est presque propre au cinéma français de ce genre. Je reconnais tout de même un certains côté esthétique assez plaisant et le mélange de deux époques en une seule et également assez sympathique mais au final ça donne un film dont le sujet ne m'a pas intéressé ou qui est devenu lassant, car trop exploité. Les acteurs surjouent beaucoup trop et si certains y voit un quelconque hommage au cinéma, personnellement je constate que c'en est un très mauvais.
Sans grand intérêt malgré de bonnes idées, "Le Havre" ennuie de long en large par un rythme beaucoup trop lent. Les acteurs sont très moyennement convainquants et le scénario n'est pas assez bien développé par la réalisation, elle aussi trop juste. Au final, c'est un film décevant et ennuyeux.
C’est quoi cette daube, non mais sérieusement c’est ridicule et délirant comme c’est pas possible. C’est l’histoire d’un petit enfant qui squatte chez nous, et qui se fait accueillir par un vieux irresponsable et dépressif. Lenteur qui domine et dialogues navrants. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 1/5
Mon dieu,on s'ennuie, ON S'ENNUIE. Le misérabilisme français, le petit gabonais...je sais pas, je sais plus pourquoi je suis allé voir ce film. Je reste (presque) toujours jusqu'à la fin d'un film, toujours! Mais la je n'ai pas pu. Allez le voir avec votre copine, vous êtes sur d'avoir le temps de l'embrasser, et pour faire la sieste éventuellement.
Une fable bien fadasse aux allures faussement "sociales" (vous remarquerez que c'est un mot à la mode), qui donne l'illusion d'un conte burlesque en nous proposant des dialogues soporifiques et mal interprétés qu'on tente de faire passer pour une mise en scène décalée. C'est finlandais, c'était à Cannes, c'est forcément génial et si vous dites le contraire vous n'êtes qu'un rustre, intellectuellement limité et peu ouvert d'esprit !
On reconnaîtra toutefois un bel effort sur la photographie, d'où l'étoile.
Quelle déception !!! Au départ, un plaisir de retrouver JP Darroussin surtout pour un film qui fait l'unanimité par les professionnels. A l'arrivée, un film ridicule par ses caricatures (clandestin gentil, poli,..., force de l'ordre méchante,...) ; aussi, incompréhensible le décor des années 60 qui n'apporte rien au film qui se déroule à notre époque. Je passe le détail de la femme malade qui enfonce le scénario.