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Slovenian Girl
note moyenne
3,0
90 notes dont 22 critiques
14% (3 critiques)
0% (0 critique)
55% (12 critiques)
23% (5 critiques)
5% (1 critique)
5% (1 critique)
Votre avis sur Slovenian Girl ?

22 critiques spectateurs

Benoit R
Benoit R

Suivre son activité 321 abonnés Lire ses 5 438 critiques

2,0
Publiée le 10/02/2011
La Slovénie était présidente de l'Union Européenne en 2008, soit quatre années après son entrée au sein de l'Europe. Au même moment, Damjan Kozole réalisait un drame sociétal basé sur la prostitution estudiantine. Slovenian Girl (2009) suit le parcourt d'une jeune étudiante slovène qui, pour subvenir à ses besoins, doit se prostituer. Des parents divorcés, une mère invisible, un père qui gagne une misère, pour s'offrir le luxe d'un appartement et s'offrir enfin son indépendance, elle choisit de vendre son corps mais les ennuis ne vont pas tarder. L'ensemble est assez glacial, Nina Ivanisin est loin de l'image sulfureux que l'on pourrait se faire d'une prostituée, elle interprète avec beaucoup de conviction un personnage torturé et en perte de repère.
ffred
ffred

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3,0
Publiée le 09/02/2011
un film slovène cela ne court pas les rues. Curiosité donc. Voilà un (premier) long métrage qui rentre dans la catégorie des films qui se méritent (comme on dit chez moi). Pas franchement facile d'accès. Pas gai. C'est sec voir aride. Une mise en scène sobre avec un minimum d'effets misant tout sur les acteurs. La jeune Nina Ivanisin porte le film sur ses épaules, elle est de tous les plans et elle est formidable. Pas franchement sympathique au début, elle ne sourit jamais, elle a un regard dérangeant. Puis les problèmes arrivent et la carapace se fissure petit à petit. Surtout au contact d'un père totalement largué mais qui, seul, amène un peu d'humanité et d'amour dans une vie où il n'y en a vraiment pas. Ce beau mais âpre portrait de femme, mené au rythme des convois diplomatiques de la présidence de l'Union européenne slovène de 2008, arrive alors à nous toucher et devenir prenant. Jamais le scénario ne la juge et nous non plus. Une course contre la montre, inéluctable chute aux enfers, preuve édifiante que quand on joue trop avec le feu on finit parfois par se brûler.Techniquement c'est aussi très sobre, la photo est juste moyenne mais sied bien à l'environnement ambiant. Un film fort et froid. Une bonne petite surprise. Même si ce n'est pas claque attendue, c'est assez marquant et le dernier regard de la jeune fille reste longtemps dans la tête après la sortie de la salle. On est pas loin des films roumains du genre. En tout cas un cinéma et un cinéaste, Damjan Kozole, sur qui il faudra sans doute compter à l'avenir...
Thierry M
Thierry M

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3,0
Publiée le 05/02/2011
film plaisant, on se laisse transporter dans la vie de cette jeune fille.
traversay1
traversay1

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3,0
Publiée le 03/02/2011
Damjan Kozole est le chef de file du jeune cinéma slovène, si peu présent sur nos écrans, comme l'ensemble de la production, pourtant passionnante, des pays de l'ex-Yougoslavie. Son credo : le réalisme, un style direct, une certaine crudité et des scenarii qui évoquent des sujets de société. Pas de souci moralisateur pour autant, comme dans Slovenian Girl, où le réalisateur montre -la prostitution occasionnelle d'une étudiante- mais ne veut rien démontrer. Un effet collatéral du capitalisme débridé qui a succédé à la rigidité du titisme ? On peut l'imaginer, mais Kozole ne filme pas des thèses, seul le choix de son sujet laisse à penser qu'il a un message à délivrer. Pour des yeux occidentaux, Slovenian Girl peut sembler pétri de clichés (les racines en milieu rural loin de l'agitation de la capitale, l'omniprésence de la mafia, le culte du rêve américain ...), il n'en reste pas moins un film d'une grande efficacité, de surcroit bien écrit et honnêtement mis en scène. Et son héroïne, la débutante, Nina Ivanisin, est d'une vérité poignante.
PhilippeToile
PhilippeToile

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2,5
Publiée le 02/02/2011
C’est un sujet audacieux qu’aborde Damjan Kozole avec cette histoire d’étudiante à Ljubliana qui arrondit ses fins de mois à ses risques et périls, en se prostituant dans des hôtels de luxe. C’est aussi l’occasion de dénoncer une société matérialiste et désespérante, où les êtres fuient la réalité dans le mensonge et l’absence de communication. Si la réalisation ne brille pas d’un éclat particulier, on notera la superbe incarnation de Nina Ivanisin dans le rôle titre.
PierreSUD
PierreSUD

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5,0
Publiée le 02/02/2011
Le film est bien, même très bien. D’un point de vue cinématographique il n’y a absolument rien à redire, que ce soit au niveau de la construction du scénario, du jeu des acteurs et actrices, de la beauté des images, et cætera. Pour ceux qui seraient « inquiets » de savoir si le réalisateur porterait ou non un regard « victimaire » sur la prostitution, ils peuvent se rassurer. Non-seulement le personnage principal du film fait le commerce de son corps par « choix », mais son caractère est même relativement complexe, allant jusqu’à être froide et manipulatrice. Aussi, Slovenian Girl est éprouvant sans jamais tomber dans le pathos, dans le mélodrame ni dans la complaisance. Ce film est profondément social. J’y ai vu (et je crois à juste titre) quelque chose de fondamentalement anticapitaliste. Slovenian Girl n’est pas véritablement un film sur la prostitution, « le sujet, c’est avant tout le capitalisme et la déshumanisation qu’il entraîne » selon le réalisateur. Damjan Kozole situe l’action de son film pendant la présidence slovène de l’Union Européenne, et cela se matérialise à l’occasion de nombreuses scènes par un élément récurrent : les grands cortèges policier qui accompagnent les voitures des diplomates européens sillonnant la ville. Une manière de dire que malgré l’intégration de la Slovénie dans l’Union Européenne et la démonstration de cette dernière en grande pompe, les problèmes sociaux subsistent, voire augmentent. Le système bancaire de prêt à intérêt semble, à l’instar de la prostitution (qui rapporte beaucoup), être dans un premier temps l’horizon de tous les possibles, mais s’avère lourd de conséquence, et n’apparait en définitive pas moins menaçant pour la jeune étudiante Slovène que les deux hommes voulant la forcer à être sous le contrôle de proxénètes. C’est toutes les nouvelles misères morales et économiques, les nouvelles inégalités générées par le système capitaliste, qui sont ici critiquées. L’individualisme et le cynisme (notamment celui avec lequel Aleksandra considère son corps, essayant de faire son métier avec détachement) paraissent être les seuls moyens de s’en sortir. S’y ajoutent d’autres formes d’individualisme plus traditionnelles, telles l’abus de pouvoir des hommes sur les femmes ou bien encore la stigmatisation des prostituées.
DarioFulci
DarioFulci

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3,0
Publiée le 29/12/2010
Aleksandra tente de poursuivre ses études malgré le manque d'argent. Sa famille pense naïvement que tout va pour le mieux. Mais elle est obligée de se prostituer pour réussir. Le film démarre par un constat: l'entrée dans l'Europe de la Slovénie est un beau projet utopique qui coûte aux plus modestes. L'ambition d'un pays lourdement symbolisé par une jeune fille qui est prête au pire pour s'en sortir. Un portrait sombre d'un modeste pays, qui frise le misérabilisme réactionnaire mais qui est sauvé par la formidable actrice Nina Ivanisin. Un rôle particulièrement délicat dont elle se sort avec une intelligence. Pas d'excès, juste un visage fermé qui laisse transparaître la douleur et l'émotion. Sans elle, le film n'aurait pas d'intensité dramatique. Une prouesse.
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