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Happy Few
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Happy Few" et de son tournage !

Une vue sur le monde et l'existence "moderne"

Depuis l'origine du projet en 2007, Happy few se voulait une réaction à une politique "qui s’occupait surtout de trouver et fabriquer des coupables pour monter les gens les uns contre les autres", explique Antony Cordier. Ainsi, il a construit des personnages "imperméables au sentiment de culpabilité, (...) normaux et moraux dans un monde anormal et immoral", et conclut sur un message clair : "pour moi c’est ça la difficulté de l’existence moderne : ne pas accuser les autres."

Une intrigue humaine et inédite

Si elle se fonde sur les rôles féminins pour composer sa dramaturgie, l'intrigue repose plus largement sur une essentielle "fraîcheur" des relations duelles pour faire vivre le film. D'où "la prime à la nouveauté" qui a animé le casting: "s'ils n'ont jamais joué ensemble, c'est mieux", se disait le réalisateur. Et le résultat est probant! Seuls Roschdy Zem et Elodie Bouchez s'étaient déjà côtoyés sur les plateaux, ce qui ouvrait plusieurs relations inédites. Au grand plaisir d'Antony Cordier qui pouvait mettre à l'épreuve la "logique de la confusion et de l’échange" qui tient toute la narration.

Un réalisateur qui aime ses actrices...

Si le film n'a pas été écrit pour des acteurs en particulier, Antony Cordier est véritablement tombé sous le charme de son casting. A propos de Marina Foïs, il évoque la richesse d'un"caractère iconoclaste, son côté vandale." Et de faire les éloges de son jeu " très dynamique, un peu braque, qui s’appuie sur une qualité précieuse: la capacité d’oubli." S'il n'y a pas l'émerveillement de la découverte quant il parle d'Elodie Bouchez, les compliments ne manquent pas non plus, et l'éblouissement est le même: "Elle parvient à imposer une manière terrienne de jouer, raconte-t-il, "et elle la sublime aussitôt dans une cinégénie très pure. (...) Sa façon de jouer, (...) c’est de la pure matière à cinéma."

...autant que ses acteurs

Alors qu'il cherchait dans un premier temps un acteur plus vieux afin de donner une crédibilité suffisante au rôle de père, la rencontre de Nicolas Duvauchelle a rapidement convaincu le réalisateur du contraire : "Je pense que l’entente avec Nicolas s’est faite en cinq secondes", confesse-t-il. "J’ai réalisé qu’il n’avait jamais joué le rôle d’un père alors qu’il a un enfant et que ça occupe toute sa vie." Il parle de sa "grande subtilité" et précise : "comme il est pudique il cache cette finesse dans un jeu assez naturaliste." Au moment de parler de Roschdy Zem, Antony Cordier explique avoir voulu l'emmener sur divers registres à explorer. Et là encore, la reconnaissance se fait sentir ; "Roschdy est excellent quand il est «fermé», quand il met l’armure" se réjouit-il. "Il n’a pas d’équivalent." Tout simplement...

De la symbolique du sport

Très présent dans l'univers du réalisateur, le monde du sport permet le développement d'un langage visuel et symbolique, organisé par occurences diverses (tout autant tel ou tel sport dans ses caractéristiques, que le "sportif" en tant que personnage) et envisagé comme autant d'indices dans l'expression d'un message. Ainsi, Antony Cordier parle du mur du squash de la scène d'ouverture comme d'une opposition à l'image d'horizon finale; de la gymnastique pour la dualité de "l'impressionnant et l'émouvant" qui régit le corps d'une athlète, tel le personnage interprété par Elodie Bouchez; ou encore du ping-pong, pour le "calembour : j’avais envie qu’ils commencent par une tournante...", confie-t-il.

La nudité et la farine

Si les scènes de nudité ne sont pas toutes originales au cinéma, on ne pourra pas reprocher au réalisateur de n'avoir pas mis en scène ici une vision plus incongrue, en décidant d'enfariner les comédiens dans leur plus simple appareil. Cette scène a été conçue dans son esprit comme un réel dispositif de tournage : tout en détournant le problème de la nudité sur le plateau, une volupté devait se dégager des acteurs au contact de la douceur et du bruit mat de la farine. Durant le tournage, ce moment a été le plus attendu et le plus redouté à la fois. Au final, tout le monde l'a classé au premier rang des "meilleurs moments". Et le cinéaste de retomber parfaitement sur ses pieds ; "le dispositif c’est : comment faire pour qu’on en sorte tous heureux ? Ce qui est le thème du film, finalement."

Venise 2010

Ce film, le deuxième au cinéma pour le réalisateur Antony Cordier, a été sélectionné pour représenter la France en Compétition Officielle au Festival de Venise 2010.
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