Un film aussi tendu qu'une série made in Tf1,voilà dans quoi se retrouve embarqué Albert Dupontel. Le bonhomme pourtant possède une véritable répugnance pour ce genre de chose,ça ne l’empêche pas d'y foutre les pieds et même de plonger la tête la première dans ce navet d'action. La chose est loin d’être ficelée minutieusement et chirurgicalement,non ici c'est la méthode garçon boucher qui est employée. C'est une succession de scènes plus grossières les unes que les autres dans lesquelles un Dupontel mèche au vent court sans aucune crédibilité. Oui il est tout à fait possible de courir sans crédibilité et de façon parodique. A voir Dupontel s'agiter dans tous les sens on pense immédiatement à ses premiers courts métrages,on attends le gag mais il ne vient pas. Enfin si la substance gaguesque est sous-jacente à chaque instants,mais celle ci n'est malheureusement jamais volontaire,on est plus dans le grotesque que la drôlerie même au second degré c'est pathétique.
Pourtant pas du tout fan de films violent, j'ai trouvé celui-ci très réussi. Les acteurs sont excellents, le scénario bien ficelé et la réalisation rondement menée. Aucun temps morts, le suspens demeure jusqu'à la fin.
Ce thriller d'action saupoudré de suspense est, en dépit d'une intrigue manquant d'originalité, pourvu d'un scénario efficace, un rythme haletant et une mise en scène brute et musclée portée par une remarquable prestation d'Albert Dupontel. Un divertissement digne des films US.
De l'action, du suspens, des rebondissements... beaucoup de choses dans ce film qui fait qu'on ne s'ennuie pas!! Dupontel un peu trop invincible à mon goût.
Un film sans surprise, qui tente d'imiter les films d'action américains, mais sans trop y arriver...en effet, tout est très caricatural dans ce film et surtout prévisible : le père prêt à tout pour sauver sa fille, la jeune flic qui est la seule à avoir la bonne intuition, la police française encore ridicule, spoiler: le gendre idéal, petit pull sur le dos et fervent catholique, qui s'avère être le méchant ...A ce titre, Dupontel est bon dans ce rôle, bien qu'il soit quasi-immortel (spoiler: si bien que sans surprise, il survit à la fin, après avoir plusieurs trous de balle... ). Bref, le scénario est simpliste mais assez rythmé, ce qui fait qu'on ne s'attarde pas trop sur les incohérences et les suffisances.
Impossible de dire le contraire, l'histoire est d'une qualité rarement vue dans le cinéma français. Et le choix de Dupontel est un choix physique évident. Mais alors qu'on voudrait s'accrocher à ce suspense et cette cavale, le tout à un goût de ridicule qui ennuie. Taglioni joue à peu près au même niveau que ses chaussettes et en devient le contraire de la crédibilité. Car le ridicule emplit les contours de cette cavale : les flics sont ridicules et faux, les gendarmes surjouent, les incohérences idiotes sont légion (même les militaires à côté d'un coup de feu n'entendent rien alors qu'ils recherchent un fugitif...)... Chaque scène de cet acabit nous oblige à baisser la tête pour éviter d'avoir honte pour eux... Reste Dupontel, physique, et le "méchant", psychologiquement engagé... Même le final fait mal, spoiler: puisqu'on aurait préféré ce qui devait arriver, qu'il meure dans ce trou par erreur, là c'était intelligent.
J'ai vu ce film, motivé par Albert Dupontel, et le genre "policier".Pourquoi réaliser quelque chose d'aussi mauvais?Le réalisateur, les acteurs, l'équipe, croient-ils en ce qu'ils font? Quel âge, quelle expérience de la vie ont-ils? On assiste à une avalanche de clichés, à des prétentions inabouties...Rien que le début en prison... Pourquoi fantasmez-vous sur des choses que vous ne connaissez pas?Je ne suis pas hostile à ce que des mecs fantasment, il peut y avoir des résultats étonnants, parfois...Mais là, c'est minablement pathétique.Le matériau initial était bon, pourquoi pas, mais c'est gâché.Eric Valette, tu mérites une bonne fessée!Il y a des films mauvais qui peuvent être drôle, "à l'insu de leur plein gré", celui-là, même pas.Un bon film policier français avec un personnage qui sort de prison, et une petite fille, Le Choix des armes, d'Alain Corneau, 1981.
Albert Dupontel remarquable comme d'habitude, grave, physique, tourmenté. Toute la classe féminine d'Alice Taglioni. Un film mené tambour battant, à la fois, thriller psychologique, policier, drame, traque. Ca sent certes le déjà vu, mais constitue un honorable polar français.
Avec "La proie" Eric Valette réussit un polar/film d'action très divertissant et relativement bien équilibré entre action et psychologie des personnages. Il mêle dans ce film plusieurs genres policier : film d'évasion, serial-killer, ex-flic en quête de justice, femme flic ultra-compétente, tous ces ingrédients sont étonnamment bien enchâssés et donnent corps à une intrigue à tiroir plutôt bien foutue. Le fil est donc bourrés d'archétypes divers, mais il n'en tombe pas pour autant dans le cliché en arrivant à les dépasser pour les mettre au service d'une histoire très divertissante sans être totalement creuse. Le film repose pour une bonne part sur la prestation d'Albert Dupontel qui donne à ce braqueur, pas vraiment sympathique, un aspect très touchant en père de famille à la poursuite du ravisseur de sa fille. Il offre aussi une prestation physique digne du Bébel des grandes heures, ce qui donne une plus-value à l'américaine dans ce polar français, qui ne se contente donc pas de ronronner son histoire. Alors, l'intrigue n'est pas pour autant incroyablement originale, mais elle offre une heure quarante d'un divertissement de belle qualité qui ne copie pas un style américain tout en lui piquant des trucs bien adaptés au polar à la française. Un film d'action français d'une qualité certaine qui pour une raison étrange n'a pas rencontré son public : à peine plus de 350 000 entrées en France et 3 millions de dollars de recette en tout, ce qui n'a même pas remboursé le budget du film. C'est triste parce que cela va freiner les productions de ce type dont les seuls représentantes seront celles venues d'outre-Atlantique... Si vous ne l'avez pas encore vu, précipitez-vous pour le regarder, vous ne le regretterez pas.
Super Thriller, crédible avec un Dupontel impeccable et qui change de registre dans ses rôles toujours barrés. Le suspense est bien amené et l'ensemble est bien maîtrisé.
Malgré les nombreuses incohérences dans le scénario, Eric Valette parvient au final à atteindre son objectif premier avec La proie. Avec ce film le réalisateur nous sort un bon petit polar , sans pour autant tomber dans les travers du divertissement et politiquement correct. On ne peut donc que s’incliner devant une telle réalisation. Certains réalisateurs de genre français feraient bien de s’inspirer. Il s'agit donc d'un film de qualité comme il y en a peu en France aujourd'hui 3,5/5
Sur un scénario musclé (tiré de pas mal de faits réels, "retravaillés" : ceux de l'affaire Fourniret, où le serial killer "chassait" avec son épouse, et s'était fait une vie confortable, après avoir récupéré le butin des "Postiches", ayant trahi ce faisant la confiance d'un compagnon de cellule et tué la femme de ce dernier), Eric Valette reprend ses gammes du milieu carcéral en 1e partie (bien que dans un climat fort différent de "Maléfique", son 1er "long", en 2003), puis lance la traque sans jamais ralentir le rythme, jusqu'au dénouement - qui est vraiment "La Proie" ? Albert Dupontel est un parfait Adrien, "beau mec" à l'ancienne, mais aussi père aimant, qui se trouve obligé de jouer les justiciers improbables. Son adversaire, manipulateur et monstre froid, Maurel, est incarné avec conviction également (par Stéphane Debac, aux airs trompeurs de "gendre idéal"). On peut encore citer Alice Taglioni (en flic tenace et intuitive), Sergi Lopez (avec un profil à la Abgrall - le gendarme qui a enquêté avec obstination sur le cas d'un autre serial killer, Francis Heaulme) et Natacha Régnier (l'épouse complaisante de Maurel). Un très bon thriller français - espèce fort rare ! 4 étoiles pour la bonne illustration du genre par un réalisateur hexagonal.