Derniers Avis : Police Fédérale, Los Angeles - Page 5
Police Fédérale, Los Angeles
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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juillet 2013
Chef d'oeuvre. Tout, et je dis bien absolument tout dans ce film, est parfait. La mise en scène, le montage, le découpage, le scénario, le rythme, les acteurs, la photo, la BO... Tout. On a même droit à une poursuite aussi réussie que celle de French Connection! Tout le film transpire la maîtrise de bout en bout. Franchement je vois pas un seul défaut. Par contre, vaut mieux ne pas être réfractaire à l'ambiance eighties, mais alors bien eighties qui, au contraire de French Connection, peut avoir vieillie. Grand film de Monsieur Friedkin.
Tout le savoir faire de William Friedklin ainsi que la présence du toujours excellent Willem Dafoe sauvent ce polar des années 80 ultra violent et ultra bruyant. Un film qu'on aurait aimé oublié dans la filmographie de William Friedklin, une ressortie des "French connection" aurait été plus judicieuse. Le film, déjà peu convaincant à sa sortie, a très mal vieilli.
Ma foi, un très bon polar bien nerveux pour les amateurs du genre, signé par l'excellent Friedkin. Avec en prime, une incroyable course-poursuite. Gros bémol toutefois, la musique, plus eighties tu meurs, est horrible...à se crever les tympans.
Un grand Friedkin, très noir et sans concessions. Plongée en apnée avec des policiers "limite", et des truands totalement immoraux. Dérangeant mais fascinant.Par le réalisateur de french connection, un bouleversement dans les polars des années 80 et un énorme surprise à la fin du film, anti happy-end. Chef-d'oeuvre à re-revoir!
Friedkin a souvent une longueur d’avance. Il le montre une fois de plus avec ce polar nerveux inspiré du premier opus de Michael Mann ("The thief" en 1980) qui ouvre la voie aux Michael Mann, Richard Donner, Adrian Lyne, Paul Verhoeven, Joel Schumacher et autres frères Scott qui à partir de 1986 et durant toutes les années 1990 vont nimber le genre de lumières électriques et de musique électro-pop. Le style quasi documentaire de « French Connection » laisse place quatorze ans plus tard à une esthétique très en phase avec son époque. Il faut dire que Friedkin qui a subi deux très lourds échecs avec son pseudo remake « du salaire de la peur » de Clouzot ("Le convoi de la peur") et son incompris « Cruising » polar fiévreux de déroulant dans le milieu gay, n’a plus trop la côte à Hollywood où les producteurs ne sont plus enclins à supporter sa trop grande indépendance et son autoritarisme sur les plateaux. Il lui faut donc frapper un grand coup et si possible ne pas rater sa cible. Les moments forts rituels de tout bon polar sont bien présents comme l’indispensable poursuite en voiture qui depuis « French Connection » a fait de Friedkin l’égal de Peter Yates (« Bullitt ») dans le domaine mais l’ambiance générale marque une nette rupture avec le style des polars crasseux des années 1970 que tout le monde vénèrent aujourd’hui. L’époque est plus nerveuse et le privé solitaire et cool représenté par Newman, Mac Queen ou Elliot Gould dans sa forme la plus aboutie (« Le privé » Robert Altman 1975) a laissé le plus souvent la place à des duos qui vont devoir affronter des gangsters qui se trémoussent sur de la musique techno sans avoir perdu au passage une once de leur cruauté. Le film de Friedkin marque parfaitement la transition qui s’opère au sein d’un genre qui a toujours su évoluer avec son époque au contraire d'autres plus figés dans leurs archétypes. Si la musique du groupe Wang Chung stylise parfaitement les scènes d’action (la fabrication des faux billets par William Dafoe est un modèle du genre), la brutalité radicale qui caractérise le cinéma de Friedkin est toujours bien présente. Le héros chez Friedkin n’a pas comme souvent besoin de finir au soleil avec une tequila dans une main et une belle nana accrochée à son cou, William Petersen dont c’est le premier grand rôle l’apprendra à ses dépens. Il faut dire qu'il l'a bien cherché tant il cumule les bourdes grossières tout au long du film. On retrouve dans « Police Federale LA » tout ce que l’on peut aimer chez le metteur en scène , le sens du rythme, le nihilisme absolu et l'irrépressible volonté de choquer. Certains comme Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon reprochent à Friedkin de ne pas trancher nettement sur la personnalité du héros et plus généralement de ne jamais complètement maîtriser son propos. A chacun de se faire son idée, pour ma part je trouve que la façon de Friedkin de mettre les pieds dans le plat un peu à la manière de Sam Peckinpah (autre cible injuste des pourtant très avisés de Tavernier et Coursodon) font de ses films des moments toujours inattendus. L'esthétique raffinée du film s'appréciera sur le Blu-Ray édité par la MGM.
Chef d'oeuvre de noirceur, de violence dans un Los Angeles aride. Tension permanente, piste de récits multiples, récit sec sans psychologie -la part des dialogues est réduit à son minimum dans la première partie-, personnages bien dessinés, notamment William L.Petersen carburant à l'adrénaline et dont on pressent la désespérance dans sa quète de vengeance. Son second, john Bankow prenant de l'importance au fur et à mesure du récit. Scènes d'actions brutales et réalistes.C'est un chef d'oeuvre ça se sait et c'est tant mieux.
Friedkin réalise là un polar nerveux et nihiliste, reflet d'une Amérique en déliquescence dans laquelle les flics sont aussi jusqu’au-boutistes que les malfrats qu'ils pourchassent. Sa mise en scène est sèche, sans fioritures mais redoutablement efficace. Un film aussi fascinant que dérangeant.
Ah c'est pas peu dire que W. Friedkin a imposé sa marque sur le genre avec ce film, déjà après avoir signé le classique «French connection» mais réussir à signer un 2ème classique du genre, c'est une véritable prouesse. Surtout que ce film reprend pas mal de composants de ce dernier. Sauf qu’ici, le ton est encore plus noir, l'ambiance radicalement différente (on est passé de la côte Est à la côte Ouest) et le film est largement plus violent et imprévisible. Toujours très attaché au réalisme, Friedkin nous montre un quotidien rarement vu sur l'écran, impose un méchant assez inédit (superbement joué par W. Defoe) et surtout, il nous offre une course-poursuite dantesque, un morceau de bravoure grandiose et d'une virtuosité ahurissante. Sans parler du choc esthétique de la confrontation finale, une imagerie d'apocalypse très marquante. Les acteurs sont géniaux, la musique impeccable et c'est sans discussion possible l'un des 5 meilleurs films du genre. D'autres critiques sur
Un policier solide, nerveux, à l'ambiance tendue comme on en voit plus aujourd'hui. Dans les terrains vagues de L.A, on assiste à la poursuite d'un faux monnayeur incarné par un Willem Dafoe aussi inquiétant qu'envoûtant. William L Petersen est quant à lui un flic tête brûlé prêt à tout pour arriver à ses fins tandis que son acolyte est plus sur la réserve. To Live and Die in L.A fait partie, malgré un scénario vu pas mal de fois, des meilleurs policiers des années 80. Il suffit de voir cette scène d'intro tout en tension et surtout cette scène de course poursuite en voiture epoustouflante. Le tout sur fond de musique bien 80's. Un très bon Friedkin.
Un film policier considéré par beaucoup comme un des meilleurs de sa génération. Même si je suis loin d'avoir vu tous les films de ce genre des années 80, je peux dire que l'ambiance eighties et une B.O remarquable font de ce film une grande réussite. Tout d'abord le rythme, qui est soutenu du début à la fin. On assiste à un chassé-croisé formidable entre un flic prêt à tout (William L. Petersen, au top !) pour venger la mort de son coéquipier de toujours et un faux-monnayeur (Willem Defoe) très intelligent et plutôt dur en affaire... Incroyable course-poursuite dans les coins reculés de L.A, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de "French Connection" de ce même William Friedkin. L'atmosphère noire et obscure qu'à su créer ce dernier nous transporte aisément dans un récit qui n'a quasiment pas de faille, mis à part la toute dernière scène que j'ai trouvé un peu borderline. "To live and die in L.A" est une oeuvre assez méconnue mais qui mérite néanmoins un intérêt certain. Radical et spectaculaire.
Un polar américain violent et tordu de très haute qualité,effectivement l'un des meilleurs des années 80."Police Fédérale Los Angeles"(1985)met sur un même plan truands notoires et policiers aux méthodes radicales.William Friedkin était de toute façon maître du genre depuis son fabuleux "French Connection".Il signe un film à l'esthétique pop très léchée,très positionné dans son époque,avec une musique branchée de Wang Chung.Il montre aussi sous un jour méconnu,tout en terrains vagues,immeubles crasseux et néons menaçants.Un flic au caractère expéditif et imprévisible traque sans rêlache un faux-monnayeur impitoyable.Loin d'être un polar classique,le film s'autorise des accès de violence incontrôlée et est éperdument noir et désespéré,sans oublier une pointe de cynisme.Il y aussi quelques séquences remarquables,voire cultes,comme la poursuite automobile sur l'autoroute,ou le générique épileptique.En vilain au charme vénéneux,Willem Dafoe a de quoi attirer les représentants de la loi corrompus dans son piège(en l'occurence William Petersne!).On voit aussi à quel point justice et vengeance peuvent être confondus.Une oeuvre puissante dans son genre.
Avec Police fédérale Los Angeles Friedkin renoue avec le polar urbain dont il fut un des maîtres grâce à French connection ; Police fédérale Los Angeles est un polar sombre à l'esthétique travaillée comme sa BO qui est excellente. Le scénario est pas mal du tout, ce film se partage entre un certain réalisme et un côté plus divertissant apporté par les scènes d'action avec notamment une tonitruante course-poursuite en voitures, le film est par moment violent. Les personnages de Police fédérale Los Angeles sont tourmentés et ambigus autant le flic que le bandit ; Police fédérale Los Angeles est un polar marquant, un des meilleurs des années 80. Je suis content de l'avoir revu car plus jeune je ne l'avais pas apprécié à sa juste valeur.
Excellent film, excellentes interprétations, tout a déjà été dit dans les critiques précédentes, par contre.... mon dieu que la musique 80's a mal vieilli ! Ça casse presque l'ambiance :)