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Igaal Niddam, aujourd'hui, à Cannes, après la projection de son film, expliquait qu'il a réalisé ce film parce qu'il a peur pour son pays. Il considère qu'avec la montée en puissance de l'intégrisme religieux (et les questions de corruption qui l'accompagnent) son pays, Israël, est au bord de la guerre civile. Dans son film il montre que la seule manière de l'éviter, c'est la laïcité. Il précise que le procès en question a effectivement eu lieu, il a duré 10 ans. Il précise aussi que Baruch Brener (interprétation masculine à Biarritz) n'était pas acteur, mais rabbin lorsqu'il a fait ce film (il est devenu acteur depuis). Il précise que lui-même Igaal Niddam se sent à la fois Aaron et Dan. La situation qu'il décrit est transposable à bien d'autres démocraties où la montée de l'intégrisme de la religion dominante met en péril la nation dans son ensemble. C'est donc un problème général qu'il décrit, bien au-delà de celui d'Israël confronté au judaïsme orthodoxe (qui, rappelle-t-il, a provoqué l'assassinat d'Itzac Rabbin alors même que le conflit Israélo-palestinien allait trouver une issue pacifique). Un film profond et rassurant. À voir absolument !
Ajoutée le 17 mai 2010 à 00h24 Signaler un abus
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