Malgré un sujet intéressant, Albert Nobbs se révèle finalement bien long et lent, même si certains moments sont très agréables, Glenn Close tente tant bien que mal de trouver sa place.
Si le jeu de Glenn Close est réellement excellent, on ne peut pas en dire autant du sujet et de la mise en scène qui peine tout deux à avancer, le film n’aboutit clairement sur pas grand-chose. Certes on nous montre très bien la société de la fin 19ème, mais c’est vraiment tout. Le personnage d’Albert est attachant cela dit, et Glenn Close est d’ailleurs méconnaissable dans ce rôle-là. La mise en scène est plate, elle ne sublime pas vraiment l’histoire et c’Est-ce qui est dommage, d’autant plus que cette histoire n’avance pas ou bien très peu, et le peu de rebondissement n’aide en rien.
Inutile de déblatérer plus longtemps, Albert Nobbs avait de bonnes idées, mais elles ne sont pas très bien exploitées.
Malgré la présence d'une Glenn Close littéralement possédée par son rôle et un sujet plutôt intéressant dans ses grandes lignes, Albert Nobbs reste un drame beaucoup sage à la personnalité trop lisse pour réellement briser toutes nos défenses.
Très bon film dans un univers très British qui nous dévoile encore une fois la maîtrise de la scène et des émotions que Glenn Close est capable de jouer. Témoignage également de la condition de la femme et de la diversité au siècle dernier. À Voir.
Alors que la bande-annonce promettait dans le pire des cas une comédie dramatique, « Albert Nobbs » s'avère en réalité l'un des films les plus déprimants de l'année. Alors autant être honnête : je ne me suis pas éclaté outre-mesure devant cette adaptation d'une célèbre nouvelle irlandaise. Tout est gris, tristounet, sans espoir ou presque : avouez que ce n'est pas très festif. Pourtant, l'oeuvre n'est pas sans qualités : les prestations tout en nuances de Glenn Close et Janet McTeer, bien meilleures que Mia Wasikowska et Aaron Johnson, que l'on a vu tous les deux plus inspirés, quelques personnages attachants, une reconstitution tout ce qu'il y a de plus honnête, un constat sans appel de la pauvreté et de l'indescriptible fossé qui séparaient les riches des pauvres en cette fin de XIXème siècle... Nous sommes loin du film sans intérêt. Reste que malgré un dénouement aussi fort qu'inattendu (comprenez également bien désespérant), je ne garderais pas un souvenir ému de ce « Albert Nobbs » disposant assurément de bons moments, mais au classicisme un peu trop prononcé pour séduire totalement. Honnête, à défaut d'être indispensable.
Malgré des longueurs, Albert Nobbs est un film intéressant, bien filmé, très bien interprété et qui change de ce qui nous est donné à voir. La VO est un vrai plaisir.
Porté par une incroyable Glenn Close, "Albert Nobbs" est un long-métrage doté de caractéristiques vraiment intéressantes. D'une part, les acteurs sont très convainquants tel Aaron Johnson ou Mia Wasikowska mais de plus, le scénario est bien utilisé par la réalisation. Sans être exceptionnel, le film reste bien divertissant et captive le spectateur à travers une histoire touchante. On passe donc un moment plaisant devant un film réussi.
Qu'est-ce que la misère ferait faire aux démunis et aux plus faibles de cette terre...C'est la principale leçon tirée de ce magnifique film...A ne pas rater...
c'est d'un ennui, c'est figé, c'est poussiéreux, c'est trop long, bref, aucun intérêt, sinon celui de soupirer et de se laisser aller à une douce torpeur donc aucune scène ne saura vous tirer !
Sur des thèmes transgressifs (le travestissement, l'homosexualité, la condition des femmes), le réalisateur nous propose un film attachant, qui prend son temps. Image soignée, jeu remarquable, discrétion de la musique: tout est réuni pour faire un grand film. Bravo.
Avec une histoire pareille, il y a matière à faire un film profond, sensible, complexe. Cela demande une interprétation sans faille, ce qui est le cas ici (Glenn Close a rempli sa part du travail), et du talent aux manettes. Ce qui n'est vraisemblablement, et malheureusement pas le cas, de Rodrigo Garcia, au vu du travail fourni. Sa réalisation est comme paralysée, comme si le sujet était beaucoup trop brûlant. Il fait ça avec des pincettes, ou avec des gants de jardiniers, au choix, sans prendre de risques. On se retrouve du coup avec un film lisse, académique, et terne. Ni excellent, ni trop mauvais. Juste conforme. C'est insuffisant.
Film très émouvant, dominé par l'interprétation de Glenn Close, absolument bluffante dans ce rôle de femme travestie en homme... le reste de la distribution est à la hauteur et le film surprend jusqu'à la scène finale...
Albert Nobbs (2012) est le fruit d’un travail de longue haleine, une très longue attente pour Glenn Close (son interprète principale) qui ne rêvait que d’une chose, pouvoir porter à l’écran ce personnage qu’elle connaît si bien. Avant toute chose, il est important de rappeler qu’il s’agit ici de l'adaptation de la nouvelle "La vie singulière d'Albert Nobbs" (écrite par l'auteur irlandais George Moore), un roman qui avait déjà connu au début des années 80 une première adaptation au théâtre (écrite et mise en scène par Simone Benmussa), déjà interprété à l’époque par Glenn Close. C’est pourquoi 30 ans plus tard, on la retrouve une fois de plus dans la peau d’Albert Nobbs, pour la première adaptation cinématographique qu’elle a supervisé de près puisqu’elle est productrice et scénariste. Le film nous ramène dans l'Irlande du XIXème siècle, alors en plein marasme où pour se sortir de ce climat social difficile, une femme décide de se faire passer pour un homme afin de pouvoir s’assurer un emploi de majordome dans un hôtel de Dublin très respectueux. Ce qui frappe en premier lieu ici c’est l’impressionnante prestation de Glenn Close, qui intériorise tout ce que son personnage perçoit et ressent. La crispation se lit sur son visage, pourtant figé malgré de rares expressions. Par contre, ce qui est regrettable, c’est que le film ne tient pas ses promesses, il y avait pourtant matière a en tirer une très belle œuvre, mais au lieu de cela, Rodrigo Garcia préfère s’enliser à travers un drame social très conventionnel dans sa mise en forme et son traitement, c’est d’autant plus regrettable qu’il y avait pourtant de très bons acteurs aux côtés de Glenn Close (Mia Wasikowska, Aaron Johnson, Brendan Gleeson & Janet McTeer).