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    La source des femmes
    note moyenne
    3,8
    1854 notes dont 290 critiques
    répartition des 290 critiques par note
    56 critiques
    104 critiques
    62 critiques
    40 critiques
    17 critiques
    11 critiques
    Votre avis sur La source des femmes ?

    290 critiques spectateurs

    cristal
    cristal

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    1,5
    Publiée le 28 septembre 2011
    Attention, danger : Radu Mihaileanu, grand populiste du cinéma à qui l'on doit "Le Concert", irritant ménage mélodramatique aux vertus humanistes parfois touchantes, retourne dans tous les sens un autre grand sujet du moment. Aujourd'hui, l'état de la femme dans les pays musulmans. Mihaileanu a un talent évident : celui de parler sans honte à travers un style surligné et épais, des problématiques mondiales et historiques. Chaussant ses gros sabots assumés à l'assaut des fanatismes, sectarismes, anti-libertarismes et tout principe opposé aux droits de l'homme et de la femme, le voilà brandissant triomphalement sa pancarte de solution face à la liberté de la femme souvent remise en cause, et la notion de plaisir réservée aux hommes dans une société machiste valable dans toutes les zones du monde, car comme il le souligne au début du film, le récit se passe dans un petit village d'Orient ou ailleurs, car en réalité cela importe peu. Mihaileanu, dramaturge compétent, est en revanche moins bon scénariste ; car s'il a compris que la comédie repose essentiellement sur le maniement du cliché et sa variation, sa manière d'ausculter une thématique universelle laisse un peu perplexe face aux rebondissements de tragédie immature qu'il y oppose. Tout d'abord chaque personnage, qu'il soit masculin ou féminin, est le stéréotype d'un stéréotype - la beauté objective de Leila est le stéréotype de la femme courageuse déjà stéréotypée par son attitude de révoltée solitaire. Tout semble permis pour que rien ne colle à une réalité fondamentale, même si celle-ci a pour but d'être finalement tordue dans tous les sens. Car c'est de tout sauf d'une réalité que le film tord le cou, perdant ainsi de vue la lucidité face à son sujet tant son envie de fable paradisiaque dépasse n'importe quelle autre notion. La naïveté et la sincérité du propos n'ont pas tellement besoin d'être remises en cause (même si on ne peut s'empêcher ici de penser en mal que tous ces beaux sujets sont une opportunité de cinéma-marketing), mais la lourdeur ahurissante des ficelles et artifices qu'emploie Mihaileanu laisse de marbre. Qu'il s'agisse d'une lumière surréaliste et ultra-léchée qui donne l'impression de voir des femmes surjouer lors d'un shooting photo, ou bien du bon mari instituteur à l'esprit bien sûr occidentalisé (le seul bon mâle du film cela va de soi), tout se rapporte à un mauvais goût éclairé et insistant. Les femmes sont plastiquement belles ou rien, le charmant prince a de beaux yeux bleus, la source d'eau ressemble à une représentation plus biblique que coranique vu la morale bon-enfant qui instruit le récit et malgré son décor caricatural. Tout dans "La source des femmes" ressemble à une vision lointaine d'occidental faussement révolutionnaire qui croit rebâtir le monde avec ses préjugés sur le sexe et l'identité : en grand film féministe (ou plutôt sa caricature) l'homme n'est qu'un chien lâche et cruel, seulement apte à la féniantise et à la violence, tandis que la femme, courageuse mais pas trop, fomente une guerre des sexes qui n'aura jamais lieu à l'écran si ce n'est à l'exception d'une séquence drôlissime où, face à un groupe de touristes français enthousiastes sans rien comprendre des paroles, les femmes se mettent à prôner leur beauté et leur vertu sur une danse villageoise plutôt réservée en coutume à faire l'apologie du sexe masculin. Mais la plupart des rebondissements comiques, potentiellement efficaces, s'effacent parce que Mihaileanu est bien trop occupé à mettre en scène le clivage sexuel et mental entre homme et femme, âmes viles et déesses. La prétendue finesse du film est finalement répugnante dans ses raccourcis pour grand public. On ne peut pourtant pas réfuter le fait que "La source des femmes" contient en lui un sens du divertissement efficace - comprendre énergique - qui peut suffir à combler quelques attentes, notamment celle de s'atteler à une cause honorable mais malheureusement villipendée par des caricatures humaines sonnant comme de véritables effigies de l'astuce commerciale, jusqu'à leur exotisation ainsi que celle des décors qui les entourent. Comment traduire qu'un film comme celui-ci est à la fois respectable et rageant? Comment dire que le récit se suffit à lui-même alors pourtant qu'il manque de tout? Comment établir d'un côté la sincérité engagée du film, et de l'autre son attitude ingrate de satisfaction occidentale? Comment faire comprendre que Mihaileanu a un talent tout en dénigrant son travail? Peut-être en résumant tout simplement son nouveau film comme une tentative de popularisation sur un magnifique sujet, à la fois vidé de toute substance et de toute finesse artistique.
    Parkko
    Parkko

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    1,5
    Publiée le 3 décembre 2011
    Avant d'aller voir le film j'avais entendu dire que c'était très naïf, et je le confirme : c'est très naïf. Le sujet est intéressant, mais le traiter de cette façon, non merci. Le truc c'est que c'est pas seulement naïf, c'est aussi très pénible. Car supporter pendant plus de 2h cette histoire qui n'en finit pas... J'ai lu qu'à Cannes le film était plus long de 15 mns (!), non mais pourquoi ? Le réalisateur n'arrive pas à traiter son sujet, alors pourquoi le faire se prolonger sur plus de 2h... ?
    willycopresto
    willycopresto

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    1,0
    Publiée le 20 juillet 2016
    "La source des femmes" (2011) la Trois (RTBF) le 15 juillet 2016 Souvenons-nous des mouvements pseudo-féministes des années 68 ! Les nanas qui les animaient ont fini par avouer, bien des années après, que pendant qu'elles manifestaient avec leurs copines, ou qu'elles assistaient à des réunions du pseudo "mouvement", leurs maris ou copains allaient passer du bon temps avec leurs meilleures copines ! Quand elles rentraient chez elles, désormais seules, elles pleuraient toutes les larmes de leur corps ! Ce film poussif et long, bien trop long, essaie d''arabiser cette "révolte" des femmes européennes d'un temps, et on s'ennuie ferme, sauf à voir dans ce navet tout un tas de métaphores... Je n'ai pas du tout aimé cette histoire bourrée de séquences inutilement entassées pour faire long, et qui cependant me fait marrer : pourquoi le fait de faire une grève de l'amour ne priverait-il que les hommes ? Ce serait plutôt l'inverse et pour bien des raisons dont celle que les hommes sont naturellement plus polygames de nature ! A l'inverse, pour les femmes : "leur" homme est "leur" propriété ! De plus, elles sont excédentaires numériquement et il n'y a jamais eu non plus de harems d'hommes que je sache ! Film bidon et inintéressant qui a raté sa cible : faire parler de lui ! willycopresto
    fifnettes80
    fifnettes80

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    5,0
    Publiée le 2 décembre 2011
    Un superbe film ... En VO c'était magique!!! Merci pour ce film.
    Anne CT
    Anne CT

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    5,0
    Publiée le 10 juillet 2013
    Un film d'une grande beauté esthétique. Une histoire bouleversante montrant le courage de ces femmes dans leur quotidien.
    THE-CHECKER
    THE-CHECKER

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    0,5
    Publiée le 4 mai 2014
    Présenté adroitement comme un "conte" se déroulant quelque part entre le Maghreb et le Moyen orient (tuant dans l'oeuf toute possibilité de remise en cause quand à la vraisemblance de l'histoire) "La source des femmes" n'est ni plus ni moins que la mise en image de tout ce qui peut exister en matière de clichés concernant la condition des femmes en Musulmanie Bougnoule. Car aligner avec une telle régularité cette succession de n'importe quoi, dont le pathos n'a d'égal que la malhonnêteté de l'affaire, ne peut être que le fruit d'une volonté patente de jeter l'opprobe sur une religion et ses adeptes, malgré le postulat habituel de l'auteur soucieux d'attirer l'attention sur des populations qu'en vérité il méprise. Parce que question fantasmes dans le film, on est carrément dans la quatrième dimension! C'est qu'elles en prennent plein la tronche ces femmes! Dès le départ, on les voit marcher péniblement sur un sentier de montagne aride. Direction la fameuse source du titre. A ce moment là, si tu ne piges pas qu'on va te bourrer le mou pendant 2 heures, c'est sûr que tu vas avoir du mal à regarder ton voisin rebeu les 30 prochaines années! Parce que Radu (le type qui a réalisé ce film) il a bien compris une chose: plus c'est gros plus ça passe! Ainsi donc, telles des esclaves issues d'un péplum, voici nos pauvres femmes souffrir le martyre pendant que les hommes se pavanent à la terrasse du troquet local, spoiler: l'une d'elle enceinte allant même juqu'à faire une fausse couche . Pas étonnant donc que Leïla Bekthi fasse un peu la gueule lors de la fête donnée à l'occasion de la naissance d'un petit garçon. Ah oui parce que tu comprends, quand une femme met bas chez en Musulmanie, si c'est un garçon tout le monde est content, si c'est une fille on fait pas la fête en chantant la gloire des hommes c'est logique! Là dessus, spoiler: la Bekthi elle réfléchit un peu quand même (ben ouais, c'est la seule qui sait lire vu que son mari qui est instituteur et amoureux d'elle le lui a appris) et dit aux autres femmes "Euh quand même, c'est pas normal de faire des fausses couches pendant que nos maris n'en branlent pas une, tiens si on faisait une grève du sexe pour leur apprendre à ces goujats! Discours ultra mysogine pour un type prétendant plaider la cause féminine qu'il réduit à leur stricte sexualité!! Allez comprendre... C'est donc tout naturellement spoiler: que les maris frappent et violent leur femmes récalcitrantes (tiens ispice di counnasse), devant les gosse bien évidemment pour en ajouter dans le misérabilisme et le sordide. En fait, la liste est tellement longue et grotesque, qu'il est quasiment impossible de restituer l'ampleur de l'imposture, dont le paroxysme est tel qu'il génère des éclats de rire devant tant de connerie (j'ai été mariée de force à 2 ans, mère à 3, grand mère à 5, j'ai eu 52 enfants dont 32 morts en couche...! Car non content de mêler tout et son contraire, Radu Mihaileanu ne fait que démontrer sa méconnaissance des us et coutumes Musulmans, comme en témoigne ces invocations dirigées pour le Prophète de l'Islam relavant ni plus ni moins que de l'hérésie religieuse quand il ne s'agit pas pour ses personnages de revendiquer un patrimoine Arabe, ces dernières étant manifestement Berbères!! On passera sur l'absurdité fondamentale de la pseudo cause, certains maris étant visblement disposés à soutenir leurs femmes donc potentiellement capables d'aller à la source eux mêmes (le comble étant quand même le final, puisque les femmes in fine continuent d'aller chercher la flotte pendant que les hommes glandent au troquet!) et sur un final renvoyant directement aux élucubrations d'une Saphia Azzedine et son "confidences à Allah", livre Ô combien racoleur racontant le parcours d'un jeune bergère illettrée ayant fuit un village ressemblant peu ou prou à celui des ces femmes. On passera également sur la réthorique sournoise consistant à présenter les maris bienveillant sous des dehors bizarrement moins typés que les méchants (le mari de Bekthi ayant carrément des faux airs à Zidane) les petites filles interdites d'écoles (ou comment entretenir l'analphabétisme sciemment!) et la propension néo colonial du réalisateur de donner par l'entremise de son film, des cours de théologie Musulmane, ce dernier n'étant ni Arabe, ni Musulman (puisque Juif Roumain dixit Wikipédia). Ce qui me fait penser qu'il est particulièrement étonnant qu'un type comme Radu Mihaileanu se fasse le défenseur d'une cause féminine imaginaire (encore une fois, le film n'a aucune réalité objective puisqu'il n'est censé être qu'un conte) quand on sait que dans la vraie vie, des femmes sont discriminées tous les jours au point de ne pas avoir le droit s'asseoir à l'arrière des bus réservés aux seuls hommes, quand il n'existe pas de bus qui leurs sont carrément interdits, comme c'est actuellement le cas pour les femmes Juives à Jérusalem (le réalisteur ayant vécu en Israël donc directement concerné Je veux dire, tant qu'à dénoncer la connerie, autant balayer devant sa porte avant de balayer devant celle des autres!
    Christopher Ramoné
    Christopher Ramoné

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    1,0
    Publiée le 8 novembre 2011
    Entre les mièvreries de son sujet et des propos plus que discutables sur toute la longueur, Radu Mihaileanu offre un film désagréable à regarder, dont on ne retient que trop rarement le message positif au travers de quelques scènes fortes. Un film absolument pas nécessaire et surtout trop globalisant pour susciter le bon avis d’un spectateur. On préfère encore la réalité maghrébine actuelle, et le vrai combat pour la démocratie que mène un peuple sur la voie de la modernité.
    littleplayer77
    littleplayer77

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    1,5
    Publiée le 4 novembre 2011
    Aïe aïe aïe ... Comme ma note le laisse sous-entendre, je n'ai pas vraiment accroché avec ce pamphlet sur la condition féminine au cœur de la culture musulmane qui s'inscrit dans la temporalité du printemps arabe. Je dois préciser qu'en général, les films sur le bled me saoûlent. Certes, celui-ci est légèrement différent puisqu'on y aborde plus le rôle de l'Islam et de la place de la femme dans la société. N'étant ni femme, ni maghrébin, ni musulman, il ne fait aucun doute que certaines subtilités m'ont échappé, mais ce film porte la lourde patte de Radu Mihaileanu (et d'EuropaCorp aussi ...) : pour rappel, la réussite de son dernier film ("Le concert") était en grande partie dûe à ses 10 dernières minutes absolument fabuleuses qui avaient éclipsé tout le reste. Malheureusement, "La source des femmes" ne bénéficie pas de cet apport. Dès lors, il reste une galerie de beaux portraits, de belles images du Maroc, et cette lutte des femmes sur fond de grève de l'amour pour leur dignité et leur liberté, ce message fait de tolérance, de leur désir d'émancipation et de respect sur fond de démagogie et d'explication du Coran (ceci dit, pour moi, c'était très instructif : par exemple, Allah n'a jamais donné à l'homme le pouvoir sur la femme - c'est lui qui se l'est arrogé -, le voile était destiné à séparer les femmes vertueuses des esclaves - sauf que l'esclavagisme n'existe plus (quoique ...), que certains revisitent le Coran pour servir leurs intérêts (il y a tant d'histoires à raconter sur le sujet ...)). Tourné dans l'Atlas avec la fine fleur des actrices maghrébines françaises (Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Sabrina Ouazani, Biyouna), ce long-métrage manichéen stigmatise à juste titre les hommes (en même temps, c'est vrai qu'ils n'en font pas lourd ...) alors que ces dames se coltinent les dures labeurs. Plein de naïveté mais manquant de subtilité, cette ode à la femme est une fable humaniste qui méritait mieux, beaucoup mieux ...
    savaneroll
    savaneroll

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    5,0
    Publiée le 28 septembre 2011
    Ce film marie a la perfection une histoire touchante, des paysages sublimes, un message d'amour, de tolérance, de politique, de féminisme ... Ce n'est peut être pas un chef d'oeuvre mais on s'en approche
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,0
    Publiée le 24 novembre 2011
    Après son excellent Le Concert (2009), Radu Mihaileanu s’intéresse au Maghreb et plus particulièrement à la condition féminine. La Source des femmes (2011) narre l’histoire de certaines d’entre-elles, bien décidées à se révolter contre les hommes qui les forcent à aller chercher de l’eau à la source en haut d’une montagne, un long périple éreintant et fastidieux qui ne fait que les épuiser tandis que ces derniers se prélassent au bar du village. Pour protester et prouver une bonne fois pour toute leur détermination à ne plus se faire marcher dessus (voir exploiter), elles décident de faire la grève du sexe, ce qui aura pour conséquence de chambouler la tranquillité de ce petit village et de départager les femmes dont pour certaines, les traditions ne doivent pas changer. Plusieurs thèmes y sont abordés, de l’émancipation de la femme au mariage forcé, en passant par l’absence d’éducation et de la violence faite aux femmes, Radu Mihaileanu nous offre un très beau film, sublimé par de très beaux décors (notamment les paysages extérieurs) et des actrices épatantes (Leïla Bekhti & Biyouna), on regrettera qu’une chose, la durée excessive du film. Une dernière chose reste à éclaircir, le film de Radu Mihaileanu serait-il un remake inavoué d’Absurdistan (2007) de Veit Helmer ou tout simplement un plagiat ?
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 15 novembre 2011
    Un film très féministe... Et si on salue le message à passer force est de constater que le réalisateur a manqué de subtilité, les gros sabots étant à priori une caractéristique de son cinéma (à Mihaileanu). Dans un si petit village où il y a encore tant de tradition passéïste et un poids très patriarcal encore omniprésent (pour pas dire plus) il est difficile de croire à une grève du sexe aussi simple ; deux des femmes seulement semblent être violentée, la communauté des hommes démissionnent bien vite acceptant très facilement les subterfuges des femmes (excuse des enfants ?!) allant jusqu'à préparer des remplacements ! Bref les hommes sont assez passifs (en général et vu les faits évidemment)... La morale est sans cesse rebattu et matraqué par des dialogues lourds qui manquent totalement de finesse... Le spectateur n'est pas si stupides qu'il faut ainsi marteler un message qui tient dans le seul motif de la grève. Par contre en tant que conte le film est sympathique et les actrices toutes parfaites offrent un joli panel de charmes.
    Akamaru
    Akamaru

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    2,0
    Publiée le 29 octobre 2012
    Encore une fois,Radu Mihaileanu simplifie à l'extrême une thématique dense qui en appelle à la tolérance entre les cultures,et entre hommes et femmes.Dans un petit village du Maghreb,les femmes se rebellent contre le fait d'aller chercher de l'eau au puits alors que les hommes ne font rien de leur journée.La réaction adverse montrera à quel point les libertés sont baïonnées dans le monde musulman,même si Mihaileanu en grand humaniste qu'il est,tente de nous faire croire du contraire.Les personnages masculins,misogynes,bornés et fainéants ne sont qu'un ramassis de clichés ancestraux.Il est certain que le réalité est plus nuancée.Les personnages féminins sont nettement plus attachants,dans leur combat pour la reconnaissance,leur solidarité,leurs doutes et leurs peines.Si Mihaileanu a convoqué l'ensemble des actrices françaises d'origine maghrébine,c'est toutefois Leïla Bekhti qui tire son épingle de jeu,tant sa vulnérabilité et sa détermination ressortent.Sabrina Ouazani,que l'on voit trop peu,est un autre exemple de femme joyeuse et positive.La mise en images convoquent tous les stéréotypes possibles,avec des façades arabisantes,des danses et chants folkloriques et des imams soucieux de préserver l'immobilisme.Un film en tout cas très irrégulier,qui est autant daté dans son traitement qu'actuel dans ce qu'il raconte.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 618 abonnés Lire ses 3 230 critiques

    4,0
    Publiée le 2 novembre 2011
    Après deux petits bijoux, Va vis et deviens et Le concert, Radu Mihaileanu nous revient avec un très beau film. Représentant le Maroc (où le film a été tourné) au dernier festival de Cannes, il en est reparti bredouille. C’est dommage car un prix d’interprétation collectif pour les actrices aurait eu de la gueule. Elles sont toutes formidables. Car La source des femmes est bel et bien un film de femmes... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 2 novembre 2011
    Dans un grand nombre de pays, on est choqué de voir les femmes effectuer des travaux très durs alors que, tout près, les hommes, même les jeunes en pleine santé, sirotent une quelconque boisson à la terrasse d'un café ou devant la porte de leur domicile, discutent, jouent aux dames. On ne peut donc que souscrire au sujet de ce nouveau film de Radu Mihaileanu, un sujet inspiré par un fais divers qui s'est déroulé en Turquie il y a une dizaine d'années : un village alimenté en eau par une source d'accès difficile et dangereux, les femmes qui ne supportent plus de devoir aller chercher elle-mêmes cette eau si précieuse et qui organisent une grève de l'amour qui durera tant que les hommes ne partageront pas cette tâche d'une façon ou d'une autre. Comme dans toute grève, il y a des "jaunes". Il y a aussi une infime poignée d'hommes qui épousent la cause des femmes. C'est dans un village du Maroc, aux pieds de l'Atlas, que Radu Mihaileanu est allé tourner ce film. Il a amené avec lui la fine fleur des jeunes comédiennes d'origine maghrébine : Leïla Bekhti, Hafsia Herzi et Sabrina Ouazani. On retrouve aussi la grande comédienne palestinienne Hiam Abbass ainsi que Biyouna. N'oublions pas, chez les hommes, le comédien palestinien Saleh Bakri. Lui et toutes les comédiennes sont absolument formidables. Tout serait donc parfait sans la réalisation de Radu Mihaileanu qui, depuis "le concert", a un peu perdu le sens des nuances et de l'émotion qui faisaient le charme de "Train de vie" et de "Va, vis et reviens". "La source des femmes" est donc un peu trop long et certaines scènes sont un peu caricaturales. C'est toutefois un film nécessaire, un film qu'il faut voir et soutenir. PS : j'apprends qu'il existe une version VF de ce film : je n'ose imaginer la cata !
    Yetcha
    Yetcha

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    3,5
    Publiée le 27 mars 2012
    Intéressant et dénonciateur de la condition des femmes au Magreb. Agréables moments de voir le chef du village incapable de lire une banderole écrite par les femmes tout comme l'imam pris à défaut concernant ses citations du Coran. Voilà une des raisons pour laquelle les femmes n'ont que rarement accès à la lecture et l'écriture afin de pouvoir les manipuler aisément. De très beaux paysages de l'Atlas marocain. Un film qui donne à réfléchir même si les interprétations manquent un peu d'intensité et de justesse.
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