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The We and The I
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The We and The I" et de son tournage !

Cannes

Le film a été diffusé pour la première fois à l'occasion de l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs lors du Festival de Cannes 2012.

"Bus-movie"

The We and the I est ce que l'on pourrait appeler un "bus-movie", puisque l'action se déroule presque exclusivement dans un bus et prend des allures de huis-clos mobile ! Pour la petite histoire, il s'agit d'une véritable conductrice de bus qui est au volant du véhicule ! Si la ligne est inventée, le bus, en revanche, est un vrai bus du service des transports new-yorkais. Cependant, le parcours n’est pas réel : "Je ne pense pas qu’on puisse conduire aussi longtemps sans sortir du Bronx, mais la topographie est très variée : il y a le zoo, le Yankee stadium, l’East River, des parcs et des zones ultra-industrielles", comme le dit le cinéaste.

Acteurs amateurs

Tous les acteurs qui figurent à l'affiche de The We and the I sont amateurs, puisqu'il s'agit en réalité de vrais lycéens. Le processus de "recrutement" a duré près de trois ans, pendant lesquels Gondry et son équipe ont mené des interviews auprès des jeunes afin de dégager des archétypes.

Rencontres

Avant de se lancer dans l'aventure, Michel Gondry a tenu à rencontrer en amont ces lycéens du Bronx. Il s'est longuement entretenu avec chacun d'eux et a choisi de faire primer l'authenticité avant tout en laissant les jeunes s'exprimer et raconter leurs histoires. Cependant, le cinéaste précise qu'il ne s'agit en aucun cas d'un film sociologique sur les adolescents, malgré la portée universelle de son propos.

Des personnages inspirés de la réalité

Même si les acteurs amateurs que l'on voit à l'écran ont ici investi une grande partie de leur personnalité et de leur vécu dans leur rôle, Gondry s'est également inspiré de sa propre expérience pour imaginer cette galerie de personnages, qui peuplent son bus le temps d'un film. Comme s'en souvient le réalisateur : "Les personnages sont inspirés de gens que je connaissais, (...) au tournant des années 80 : il y avait trois ou quatre garçons, plus une fille un peu forte qui restait avec nous parce que mes copains étaient moins cruels avec elle que ne pouvaient l’être les autres filles… Mais ils ne la traitaient pas bien non plus, ce qui me perturbait, et pourtant elle restait. C’est un peu ce qui a donné le personnage de Teresa."

Script à la lettre

Même si le film donne l'impression, par sa spontanéité, d'avoir été improvisé, Michel Gondry déclare au contraire que les dialogues étaient tous écrits au préalable, bien qu'inspirés du vécu des acteurs : "Il y avait un script qu’on respectait, c’était très écrit mais basé sur leurs histoires et leurs conversations", explique-t-il. Cela dit, le cinéaste admet avoir conservé une scène qui a réellement eu lieu dans le bus, au cours de laquelle tous les acteurs se mettent véritablement à pleurer. De plus, malgré une structure narrative prédéfinie, le réalisateur a voulu donner l'impression que son histoire se déroulait avec naturel, comme il l'affirme en déclarant : "Je préfère donner au spectateur l’impression qu’il est le témoin d’une histoire dont la fin n’est pas déterminée au moment où il la regarde."

Non au bizutage !

Dans son film, Michel Gondry montre une bande de brutes qui pratiquent le bizutage. Ce sont des actes que le cinéaste condamne pour avoir lui-même subi de telles atrocités dans son enfance. Il explique : "Je n’aime pas du tout le bizutage, je trouve que c’est un truc immonde, un rituel barbare que j’ai subi moi-même en 6e et en 5e parce que je faisais plus jeune que mon âge."

L'individu face au groupe

Michel Gondry a eu l'idée de faire ce film il y a plus de 20 ans, alors qu'il était lui-même dans un autobus. Il y a vu un groupe d'écoliers entrer dans le véhicule et les comportements de chacun changer au fil des stations ; au fur et à mesure que certains descendaient, d'autres se révélaient. Ce changement d'attitude de l'individu face au groupe a toujours été une question intrigante pour le cinéaste, qui raconte : "De l’extérieur, je pouvais voir des gens dont la personnalité changeait selon qu’ils étaient en groupe ou seuls. Cela me paraissait étrange, alors que chez nous, on se disait sans cesse qu’il fallait être soi-même". Il poursuit en affirmant que le groupe dissout totalement l'identité de chacun, comme il a eu l'occasion de l'observer à plusieurs reprises.

Un slasher movie suédé

En inventant, à l'occasion de son film Soyez sympas, rembobinez, le terme de films "suédés", le cinéaste Michel Gondry tient un nouveau concept : faire du neuf avec des vieux films ! Le mot désigne le fait de réaliser, avec de plus petits moyens, des remake de films célèbres. Pour The We and the I, le réalisateur met en pratique sa théorie pour la seconde fois, en mettant en scène des jeunes dans un bus qui descendent un par un, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Sortes de survivants d'un nouveau genre, ces jeunes ont remplacé les héros traditionnels des slashers au profit d'un film à l'univers iconoclaste et libertaire, que Gondry dit inspiré des Dix petits nègres d'Agatha Christie. Le cinéaste a donc créé une sorte de "slasher movie suédé" !

Le Bronx

Comme l'explique le cinéaste, si son film a été tourné dans le sud du Bronx, c'est en partie à cause des réticences dont ont fait preuve les différents établissements contactés dans les autres quartiers de la Grosse Pomme : "En fait, le film aurait pu se passer un peu partout autour de New York. Mais les écoles publiques qu’on a contactées étaient très inquiètes, trop prudentes. Finalement, cette partie sud du Bronx m’allait très bien", déclare Michel Gondry, qui apprécie particulièrement l'urbanisme du Bronx. Mais dans ce quartier défavorisé, Gondry a eu du mal à garder ses acteurs qui, pour la plupart, connaissent une situation financière et familiale difficile. Pour les faire rester, il a parfois dû leur confier des petits boulots à la production pour que les jeunes puissent continuer à gagner leur vie.
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