Le Quattro Volte
Note moyenne
2,8
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29 critiques spectateurs

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Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2026
Un berger mène ses chèvres dans la montagne calabraise avec son chien. Il tousse, mais se soigne avec une mystérieuse poudre glanée auprès de la gouvernante qui nettoie l'église du village. Un soir, il n'a plus de poudre, et ne parvient pas à se lever le lendemain, jour de procession. Ce n'est que le prologue d'un film qui, ne comportant aucun véritable dialogue et faisant la part belle aux plans larges, pourrait être considéré comme étant avare en action ; sauf que s'y jouent un nombre incroyable de choses, puisque Frammartino parvient à donner une importance égale aux humains, aux animaux, aux végétaux et aux minéraux, et, ce faisant, à donner à voir la transmutation d'une âme--rien de moins. Dans Le Quattro volte, tout est ainsi contenu dans tout. Par exemple, un petit chevreau est aussi intimement lié à notre vieux berger qu'à un arbre ou un monticule de bois amené à devenir du charbon. Mais ce n'est toutefois qu'un aspect parmi tant d'autres d'un film qui ne s'explique pas, ou mal : il faut le voir pour saisir son extraordinaire puissance de représentation et sa poésie. On gardera notamment en mémoire ce que je considère aisément comme l'un des plus beaux plans séquences jamais faits au cinéma, dans lequel un chien parfaitement entraîné est le protagoniste principal d'une scène clef qui voit les villageois quitter en procession leur village, pour être bientôt remplacés par un troupeau de chèvres.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juillet 2021
Un film contemplatif ou méditatif soyons sérieux vous pouvez utiliser ces termes pour le printemps, l'été, l'automne et l'hiver mais pas pour ce petit film prétentieux. Si vous le regardez en DVD vous devriez d'abord regarder l'interview du réalisateur afin d'éviter de penser qu'il s'agit d'une série de natures mortes. Je veux dire Monsieur le réalisateur je n'ai jamais vu un plan d'un arbre depuis le sol qui semble durer éternellement. Je n'ai jamais non plus vu un tel ciel de toute ma vie alors merci de nous en avoir donné un plan qui a duré environ une demi-heure. Il y a de jolis nuages c'est ce que j'appelle du cinéma peu imaginatif. Je vous suis également reconnaissant de ne pas nous faire savoir ce que le vieil homme mettait dans son verre d'eau. Peut-être qu'il s'agit d'un film policier intelligent et que j'ai manqué quelque chose de l'intrigue. Quant à la fourmi marchant sur le visage du vieil homme. Je ne savais pas que j'étais censé voir le visage comme étant représentatif du paysage de la fourmi. Je me suis demandé si vous aviez pensé à cela après avoir filmé le cliché ou si vous aviez une fourmi spécialement dressée qui suivait vos instructions. Je vous suis également redevable de toutes les prises de vue et je crois que j'en ai compté une vingtaine qui sont toutes identiques. J'aurais aimé que vous en fassiez plus pour que je puisse apprécier la qualité abstraite du bois brûlé mais vous ne l'avez pas fait...
SansCrierArt
SansCrierArt

59 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2013
Dans un village de montagnes en Calabre. Un vieux berger se soigne à la poussière d'église, un chevreau découvre la vie, un sapin centenaire est abattu pour la fête du village et est transformé en charbon de bois.

Le tout est présenté sans une parole. Tous, berger, chèvres et arbres, sont reliés les uns aux autres, représentant le cycle de la vie, la réincarnation...

A voir dans un moment propice à la contemplation.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 avril 2012
La Calabre, un éleveur de chèvre et ses chèvres, puis la nature, les villageois et les charbonniers ; observons la nature dans son cycle des 4 saisons à travers ses 4 éléments ; le minéral, l’humain, le végétal et l’animal.
Entre documentaire et fiction, mais toujours muet et néanmoins en couleurs ; poétique mais surtout imperméable ; la question qui me vient à la fin du film est : « mais qu’a voulu nous dire le réalisateur ? ». L’homme n’est pas au centre de tout mais à la périphérie tout comme l’animal qui lui semble par contre être même plutôt le personnage central… Singulier et inclassable en fait ; mais surtout très ennuyeux une fois le berger décédé. Bon, on y apprend comment se fabrique le charbon de bois, c’est déjà çà. D’une beauté formelle, certes, mais contrairement à la critique, je ne recommande pas.
Ah si, j’ai bien aimé quelques plans séquences autour du village et surtout celui où un chien retire la cale d’une camionnette : joli moment cocasse.
djeff17
djeff17

5 abonnés 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2012
Une certitude, le réalisateur s'est fait plaisir en tournant ce film. Il n'est cependant pas sûr que ce plaisir soit partagé par les spectateurs, car raconter laborieusement quelques anecdotes sur un mode essentiellement contemplatif ne risque pas de retenir l'intérêt du plus grand nombre. Mais le pire dans ce film est la peinture désastreuse qui est faite des habitants de Calabre, région réputée pour ses enlèvements avec demande de rançon et l'omniprésence de la mafia locale, la N'drangheta (crimes et délits en tous genres). La population locale y est présentée - à tort ou à raison - comme une tribu d'attardés mentaux, aux superstitions innombrables et aux distractions infantiles. Point n'était besoin de cela pour la déconsidérer aux yeux des Italiens du Nord et des nations européennes en général...
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2019
On se pose une ou deux questions en regardant "Le quattro volte". A quoi sert la poussière d'èglise ? Comment fabrique t-on le charbon de bois ? il n'y a bien que dans ce faux documentaire ètrange et envoûtant, où l'on suit un vieux berger, que l'on peut trouver les rèponses! Sur le cycle des quatre saisons, cette chronique de Michelangelo Frammartino bènèficie de nombreux plans sèquences rendant ce village perchè sur une colline dans le sud de l'Italie plus contemplatif! Même si "Le quattro volte" ne suscite guère l'enthousiasme, c'est un film à voir parce qu'il y a quelques belles scènes (la naissance d'un chevreau), parfois drôles (le chien qui enlève la cale d'une camionnette) et souvent instructives...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 octobre 2011
Bouleversant, ça me rappelle mes vacances dans le village Calabrais de mon père ... voyons à quel point la société oublie et délaisse les fondamentaux de la vie, qui paraissent si lointain, mais en réalité tellement proche dans l'espace et dans le temps ! Magnifique !!!
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 août 2011
D'un ennui total bien que fan de Saint François d'Assise et de l'esprit du cantique des créatures. Ultra soporifique. Il ne suffit pas de faire images belles sans dialogue et sans musique pour être/faire intello. L'une des critique parle "d'escroquerie pseudo intellectuelle..." et je suis plutôt d'accord : trop facile de faire dire n'importe quoi à un non-dit. Exactement aussi idiot que ces peintres abstraits plaquant sur leurs toiles vides n'importe quel concept fumeux symbolique. C'est finalement juste un zoom sur un immense néant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 février 2011
Un film sur la vie, la mort, la nature, le tout rythmé par les saisons, le temps d'une année... la quasi totale absence de dialogue peut se révèler déconcertente au début, mais c'est pour mieux nous apprendre à regarder et à écouter. Nul ne restera insenslble à l'incroyable plan séquence à la grue pendant la scène de la procession... A voir absolument!
lionelb30

536 abonnés 2 908 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 février 2011
De longs plans sur de la fumee , sur des arbres , sur de la poussiere , sur une brebis , pas de dialogues , pas de musique , pas de scenario , pas de montage ,ce sont certainement les rush d'un film... ou une escroquerie pseudo intellectuelle...
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 janvier 2011
Globalement ennuyeux,il faut bien le dire. Certes, ça pense, mais ça prend surtout la pose.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2011
Le Quattro Volte (2010) est un documentaire qui risque d'en dérouter plus d'un (si on a pas pris la peine de se renseigner sur le film avant de le découvrir) car ce dernier, d'une durée de 90 minutes, est totalement dénué de dialogue (donc d'une quelconque narration) et de musique (seul le bruit de la nature, des animaux et des véhicules viennent rompre ce silence monotone). Découpé en trois parties bien distinctes, Michelangelo Frammartino nous emmène à la découverte d'un vieux berger mourant avec ses chèvres, puis on assiste à une cérémonie (religieuse ?) au centre d'un village et enfin, on découvre une technique pour transformer du bois en charbon. Si l'ennui prédomine, il faut tout de même reconnaître que le film dépayse et envoute à la fois, avec son côté poétique et mystique. Un documentaire amorphe et aux plans fixes interminables où la beauté des images et cette contemplation forcée devrait en ravir (ou en rebuter) plus d'un.
voirien2
voirien2

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2012
Un ovni poétique dans ce monde de brute. Film maitrisé de bout en bout, mise en scène des personnage du sonore et de l'image parfaite qui fait quelque fois penser à Tati. C'est souvent drôle, émouvant et on suit cette histoire dont les héros sont humains, animaux ou végétaux avec grand plaisir. Courez vite voir ce film.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2011
Cycle de vie complet à la campagne. L'Homme, les bêtes, la nature. Vie & mort. Renaissance. Le tout dans une succession de (magnifiques) plans-séquences poétiques. On en sort comme après une ballade dominicale en famille. Revigoré. Toutefois, si la première partie est de très bonne facture, la seconde apparaît plus fade, et la troisième, bien que magnifique visuellement, tourne davantage du côté documentaire.
Zio84
Zio84

44 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2011
Ou comment un agneau sublime les prestations de beaucoup d'acteurs. A voir
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