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Un visiteur
4,5
Publiée le 3 juillet 2011
Un magnifique et vrai western, l'inverse de True Grit un grand guignol sans âme, pas de flingue ou peu, pas de saloon mais en 1845 (quatre ans avant la terrible aventure des 49nienrs) trois familles qui essayent de trouver un raccourcie pour l'ouest et se perdent. Tout est dans la confiance: peut-on ou non croire en un "autre", l'indien...un jour il faut savoir choisir... je vous laisse déguster la fin...
Huis-clos en plein désert ? Quoiqu’il en soit, on voit ici que la peur est bien plus grande quand il ne se passe rien que dans l'action. L'attente, le doute, le désespoir de ne pas savoir où on est et où on va sont les pires ennemis que l'on puisse avoir dans le désert. Le rapport à l'étranger est également traité. Mettre sa vie dans les mains d'un inconnu complètement différent au lieu de la confier à un semblable clairement incompétent n'est pas aisé. Quelques longueurs malgré tout.
Kelly Reichardt atteint, avec "la dernière piste", l'essence même du Western, ne cédant pas aux attentes de l'imaginaire collectif fortement influencé par les films de Sergio Leon, mais flirtant avec le documentaire en nous transportant véritablement avec cette caravane perdue et livrée à elle même. Ce que la réalisatrice à voulu montrer avec ce film, ce sont des "héros ordinaires", des hommes et des femmes qui ont du traversé, au rythme lent de la marche à pied, des paysages désertiques et dangereux, ne faisant confiance qu'à leur instincts ou à la parole de cowboys faisant croire, à juste titre ou non, qu'ils connaissaient chaque recoin de l'ouest sauvage. Le rythme lent du récit nous emmène au plus proche de la réalité de ces longs voyages, les plans larges donnent leur force à la ligne de l'horizon et à ce sentiment d'immensité qui habite le film, et le jeu des acteurs révèle bien les préoccupations, les incertitudes et les peurs d'une génération d'explorateurs forcés. Un film qui ne peut pas plaire à tout le monde mais ceux qui aime les belles images et les histoires authentiques y trouveront 1h45 de pur bonheur!
J'avais beaucoup aimé "Wendy et Lucy" le précédent film de Kelly Reichardt. J'ai également apprécié cette "Dernière piste", voyage sans retour dans le désert. C'est lent mais sans que l'on ne s'ennuie. Les acteurs sont tous très bons. La fin peut surprendre car très ouverte.
Je ne me suis jamais autant ennuyé durant un film , le jeu des acteurs ne vaut rien et l'histoire des pionniers est vraiment mal interprète ... Une catastrophe ! Ne perdez pas votre temps ni votre argent !
Un film très déroutant mais passionnant,c'est une relecture et une refondation des mythes de la conquête de l'ouest et du western qui en est un .Une vision au plus près des hommes et de leur quotidien entre solitude ,angoisse de l inconnu,soif et fatigue. Un western qui redonne sa place aux femmes et adopte leur point de vue. On pense beaucoup aux westerns de Monte Hellmann par son esthétisme ,son sens de l'absurde,son étrangeté et son refus des conventions du western et puis par sa fin ouverte et abrupte. La mise en scène est superbe ,et les images sont d' une beauté a couper le souffle ! Les acteurs sont très bien et cette réflexion sur le destin et l'aventure humaine est passionnante et riche . A voir absolument pour sa beauté, son originalité,son humanité et sa profondeur philosophique !
Et si la limite de l'Homme était justement ce qu'il cherche, sans même y voir, à atteindre ? Et si le but était à la fois ce qu'il est et ce qu'il détruira ; la fin en somme ? .. 1 ) Ce film n'est pas un Western ! 2 ) Ce film est globalement ennuyant, les scènes à haute tension sont inexistantes, les face à face, propre au genre, quasiment insignifiants et le scénario tout à fait vide.. 3) Ce film est sauvé par la beauté de certains plans entrainant un sentiment d'insécurité toujours présent et ainsi une peur pour les personnages qui, peut-être, découle de ce que les Westerns spaghettis nous ont inculqués ; honneur, mort, gloire, peur, haine, vengeance.. Mais finalement, ici nous avons surtout le droit à de la lenteur.. Assez décevant sans être mauvais !
Des femmes traversent une rivière avec des paniers sur la tête. Une autre lit la bible. Un essieu casse, il faut le réparer. Un oiseau passe dans le ciel. Un chapeau s'envole, il faut courir pour le ramasser. Des nuages passent devant la lune. Dans le ciel il y a aussi le soleil. Un homme grave "LOST" sur un bois mort. Un indien apparaît, qui va tomber amoureux d'une boîte à couture. La nuit il fait noir. Les femmes ont des jolis bonnets. Une femme est gentille. Un homme est méchant. Il y a aussi un oiseau dans une cage et une horloge qu'il faut jeter. A la fin, il n'y a pas de fin.
Wouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Plus gros baillements. La critique s'extasie sur ce petit bout de film au format carré, sans que je m'en explique la raison. Si Le désert des Tartares au far west revu par Antonioni vous dit, le film est pour vous. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Dégageant un ennui profond au fur et à mesure que le film progresse (?). La cinéaste redécouvre l'eau tiède en utilisant le format (4/3) qui fut celui du cinéma jusqu'à l'apparition du cinémascope et de ses concurrents. Elle n'en fait rien. C'est lent et bête. On se fout de ce qu'il peut advenir.
Ceux qui essayent de vendre La dernière piste comme un western n'y sont pas, il s'agit d'un road movie passionnant, en costume. A travers des paysages magnifiques, des colons américains tentent de rejoindre l'Oregon. Une épopée magnifiquement filmée.
Le voyage de cette communauté s'avère langoureux, intriguant et est une habile métaphore du destin d'une poignée d'individu partagés entre les vertus d'un guide aux valeurs ancestrales mais redondant et l'inconnu representé par un étrange indien. Le récit pourtant se délite peu à peu et le scénario est aussi sec que le chemin parcouru. Et le film aurait pu au moins faire l'économie d'une fin ouverte
Attention, il s'agit là d'un pur film d'auteur, à voir donc pour le message et non pour le contenant. Parce que bon, quand on filme l'ouest sauvage en format 4:3, on comprend bien que le message sera philosophique et non contemplatif (surtout quand on sait qu'il s'agit d'une histoire vraie). Pourtant, du contemplatif, il y en a, entre plan fixe et séquence à rallonge, pour bien montrer l'étendue du désert et la solitude des pionniers dans cette immensité. Mais voilà, le message n'est pas toujours clair, et le point final, ou plutôt son absence, sans être surprenante d'ailleurs, laisse un goût d'inachevé.
Un film a voir, une vraie creation, un regard nouveau sur le western, loin des heros a la john wayne, avec des hommes et aussi des femmes ordinaires qui ont peur, qui ont soif, qui sont sales et ont faim. Une description nouvelle de la ruee vers l'or.
Difficile de se passionner pour ce western languissant et contemplatif. Les partis pris de mise en scène, l’économie de dialogues, le statisme des situations, tout cela aurait pu être jugé audacieux mais malheureusement la sauce ne prend pas et l’ennui domine. L’intervention du personnage de l’indien en milieu de film nous fait quitter partiellement notre torpeur mais les insuffisances scénaristiques nous empêchent toutefois de compatir au sort de cette poignée de migrants en quête d’un monde meilleur. Sans début, sans fin, le récit s’enlise inexorablement mais nous offre tout de même la possibilité de pouvoir goûter, le temps d’une séance de cinéma, aux effets d’un anxiolytique sans la délivrance d’une ordonnance de médecin.