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A 2 heures de Paris
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "A 2 heures de Paris" et de son tournage !

Naissance du projet

Avec A deux heures de ParisVirginie Verrier avait envie de dresser le portrait d’une femme singulière, libre et "libérée", un peu différente, qui après une enfance passée en province dans un milieu plutôt étriqué a muté en esprit libre. Un personnage qui est récurrent dans les écrits de la réalisatrice. Cette dernière explique : 

"J’ai voulu lui écrire une histoire grand format. Sidonie est un personnage peu encombré par le regard et le jugement des autres. Certainement qu’une forme d’individualisme l’en protège. Elle a des aspérités, des défauts, des fêlures, des sentiments auxquels elle ne donne pas facilement accès. J’aime ces personnages peu faciles à décoder qui voilent leurs émotions. Ils me passionnent, m’attirent. Cette femme roule pour elle et pour sa fille, simplement, traverse la vie avec détachement, sans pression sociale, sans renoncer à ses envies, ses plaisirs. Il me semble que c’est assez rare et que c’est spécifiquement dans cet état d’esprit que réside sa liberté. Une liberté prise dès l’âge de 15 ans, lorsqu’elle décide contre son entourage, de garder son enfant."

Portrait de femme

Virginie Verrier voit A deux heures de Paris comme un portrait d'une femme décomplexée hautement ancrée dans son époque et qui reste encore malgré tout en décalage avec les mœurs actuels en matière de couple, d’amour, de maternité, de schéma familial et de façon de vivre. "Puis, j’ai eu envie de la confronter à son passé, en apprendre un peu plus sur elle à travers le regard de ses anciennes amours, sa famille, sa fille qu’elle accompagne, avec toute la légèreté qui la caractérise, dans ce périple essentiel et qui est un acte d’amour maternel. J’avais également fortement envie de poser ma caméra dans cet écrin cinégénique qu’est la Baie de Somme", ajoute la cinéaste.

Le choix du cadre spatial

Virginie Verrier a choisi de tourner A deux heures de Paris dans la région des Hauts de France. Etant originaire de l’Oise, la réalisatrice allait souvent à la Baie de Somme lorsqu'elle était enfant. Elle se souvient plus particulièrement de l’émotion que procurait sur elle la lumière en hiver et les couchers soleil irréels qui embrasaient la baie. La réalisatrice se rappelle :

"J’ai toujours su que je ferai ici mon premier film. J’y suis venue saisir la lumière des peintres. Cette lumière incomparable, douce et unique, qui a inspirée Henri de Toulouse-Lautrec, Georges Seurat, Edgar Degas... Ces paysages qui ont ému des écrivains comme Colette, Victor Hugo ou Jules Vernes. C’est une région peu filmée au cinéma. Je trouve qu’il y a là-bas une richesse et une diversité de décors incroyables – la mer, la forêt, la nature, les plages de galets ou de sable, ces villages de briques rouges, ces bâtissent superbes, manoirs anglo-normands érigés en plein coeur de la Belle époque. L’objectif a été de réussir à restituer cette lumière, le grandiose de ces paysages en les inscrivant comme un personnage à part entière dans le récit. L’action de voyager, le road movie par essence, nous invite à découvrir la région où se déroule une histoire d’une manière toute particulière. Plus que dans n’importe quel autre genre cinématographique, les décors naturels jouent ici un rôle primordial."

Production difficile

Il y a quelques années, Virginie Verrier avait à ses côtés une production solide pour produire A deux heures de Paris. Mais à 15 jours de la préparation du film, elle a été stoppée brutalement parce qu’un diffuseur s'est retiré du projet au dernier moment. Un coup d’arrêt cruel et difficile qui a donné envie à la cinéaste de relancer son projet de façon totalement indépendante pour ne plus subir ce genre de revers. Elle confie :

"Je souhaitais être indépendante mais je n’avais pas d’apport. J’ai alors lancé une campagne de crowdfunding sur le site Ulule. Durant cette opération, j’ai vécu une aventure unique pour un réalisateur, celle d’être au contact de son potentiel public avant même que le film existe. Sentir l’envie que pouvait susciter mon projet m’a extrêmement motivé. Des centaines d’anonymes m’ont soutenu quotidiennement et continuent toujours. Par le bais des réseaux sociaux, une communauté s’est créée, j’ai même recruté des techniciens parmi elle. Certains Ululeurs m’ont aidé à trouver des décors, sont venus faire de la figuration, c’était incroyable... Les comédiens du film se sont également fortement engagés. Au terme de la campagne, j’ai récolté 52 000 € et ainsi pu commencer le financement. Puis, j’ai reçu le soutien de la région des Hauts-de-France grâce à Xavier Bertrand et des investisseurs privés m’ont rejoint. Les grandes industries du cinéma m’ont soutenu, les comédiens et les techniciens ont accepté d’être payés au minimum syndical. Et nous avons pu partir en tournage même si le budget n’était pas entièrement bouclé. Ce qui était assez insensé."
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