NicoMyers
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4 - Très bien
Etonnante incursion de Claude Chabrol dans le genre épouvante-fantastique, Alice ou la dernière fugue est une réecriture pour adulte d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (l'héroïne se nomme Alice Carroll). Cette rêverie insensée d'une femme entre la vie et la mort donne lieu à un film assez audacieux, qu'il se faut d'interpreter comme on le ferait aujourd'hui avec un Lynch, en comparant la réalité avec son rendu dans le monde du rêve (*). Une rêverie souvent mise en scène excellemment, d'autre fois la réalisation se fait bancale, mais en tout cas toujours originale et prenante. Chabrol maîtrise le suspense et parvient à angoisser ses spectateurs, parfois juste en jouant avec les sons - arrivée au château : le tic-tac de l'horloge, les sons effrayants au-dehors, le chant des oiseaux/le silence, etc. Apparitions mémorables de Charles Vanel, Jean Carmet ou André Dussollier, autour de la belle Sylvia Kristel. En bref, un Chabrol méconnu à connaître, car même si Alice ou la dernière fugue n'est pas un chef d'oeuvre en tous points, c'est une oeuvre unique, un 'o.v.n.i.' à découvrir au moins par curiosité et pour se faire sa propre idée.
*
SPOILERS :
mon intérprétation, A NE PAS LIRE SI VOUS NE L'AVEZ PAS VU
réalité : Alice se sent coupable d'avoir abandonné son mari
rêve : le maître des lieux lui dit venir des enfers, et le pompiste lui jette au visage cet évenement quand il raconte sa propre séparation
réalité : elle ne rêve probablement que quelques secondes avant de mourir
rêve : son rêve semble infini, la pendule s'arrête et le valet déclare qu'ici "le temps n'a pas d'importance"...
Ajoutée le 14 févr. 2009 à 23h13
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