15 abonnés | Lire ses 701 critiques |
« Baby-sitter malgré lui » est encore une comédie avec Jonah Hill où ce dernier joue encore un loser qui a du mal avec les filles. Le seul élément un peu inédit du film est la présence des trois enfants qui donnent la seule touche d’humour et d’émotion un tant soit peu réussie. Les scènes où ces derniers ne sont pas présents, ne sont que l’habituelle collection de vulgarité à caractère sexuel niveau adolescent attardé censées être drôles, mais qui au final se vautre seulement dans une vulgarité consommée. Non pas que les scènes avec les enfants soient exemptes de ça, mais leur présence amène une touche sinon d’innocence, au moins d’une certaine fraîcheur, qui rend les saillies humoristiques, même limites, drôle et les séquences émotions un peu touchantes. Le film prétend à un humour subversif alors qu’il n’est qu’un enchaînement de saillies d’une vulgarité crasse. Jonah Hill fait du Jonah Hill et n’apporte à son personnage rien qui ne soit basé sur son physique atypique à Hollywood, en d’autres termes : n’importe quel acteur comique aurait pu prendre sa place sans qu’on y perde au change. Le scénario se tient sur une intrigue limite qui une fois encore ne doit sa relative réussite qu’aux scènes où les mioches sont présents, en dehors on pourrait être dans n’importe quelles comédies de l’équipe Apatow. Bref un film sans vraiment d’intérêt hors des personnages d’enfants assez drôles, mais pas non plus ultra-désopilants, qui permet, à la rigueur si on n’est pas trop difficile dans son humour, de passer un moment pas trop désagréable, mais qui peut-être évité sans regret.
Ajoutée le 18 mai 2013 à 15h28
Chargement...


