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J'ai rencontré le Diable
note moyenne
4,3
3678 notes dont 607 critiques
29% (179 critiques)
44% (269 critiques)
15% (94 critiques)
6% (39 critiques)
3% (16 critiques)
2% (10 critiques)
Votre avis sur J'ai rencontré le Diable ?

607 critiques spectateurs

skar n
skar n

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5,0
Publiée le 29/12/2014
Ce film est un chef d'oeuvre, le duel entre Choi MinSik (A bitter sweet life qui est aussi un chef d'oeuvre de film d'action) et Lee Byung-Hun est énorme, ils sont tous les deux aux sommets de leurs arts. Le scénario est sublime. C'est un film a voir et a revoir, le cinéma sud Coréen a encore réalisé un chef d'oeuvre.
Hyperioon
Hyperioon

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4,5
Publiée le 10/11/2014
J'ai rencontré le Diable... Détrompez-vous il n'est pas ici question d'un obscur film d'horreur teinté de figures satanistes et de vierges possédées. Non il est question d'un thriller sombre, poignant, très violent, émouvant, marquant. Nous sommes en présence d'une pépite coréenne, une histoire de vengeance qui n'a pour ainsi dire, rien à voir avec les schémas hollywoodiens habituels tant sa mise en scène, son cadrage, ses jeux d'acteurs sont atypiques. Choi Min Sik est époustouflant, épatant, grandiose. Il arrive à incarner ce qui se fait de plus abject chez l'homme, un psychopathe dans toute sa splendeur, dépourvue de remords, calculateurs, égocentrique, sadique, la liste est longue. Byung Hung Lee est quant à lui au sommet de son jeu, froid, renfermé sur lui même après le meurtre de son épouse (rassurez-vous je ne spoil rien), avide de vengeance, vengeance qui se tournera vers l'assassin de sa femme. On se surprendrai presque, je dis bien presque, à avoir de l'empathie pour Choi Min Sik, et c'est là tout le génie du réalisateur. Par ce scénario qu'on pourrait aisément qualifier "d'horrible", le chasseur devenant la proie, Jee Won kim, le réalisateur, arrive à réveiller nos plus bas instincts. Le final est très très poignant, aux antipodes d'une morale bienpensante que l'on retrouve trop souvent. La vengeance apaise-t-elle le deuil ? qui est le plus abominable finalement ? Le jeu en valait-il la chandelle ? Vous trouverez la réponse à ses questions au sein de ce thriller magistral, servit par une cadence lente par moment, effroyablement rapide à d'autres. J'ai rencontré un beau film, assurément.
Kloden
Kloden

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3,5
Publiée le 30/10/2014
Depuis sa récente explosion, notamment due à la transition progressive de son pays vers une démocratie fonctionnelle dans les années 1990, le cinéma sud-coréen n'a cessé de creuser plus avant le thème de la vengeance avec toute la fougue, la créativité et la percussion caractéristique des milieux artistiques nouvellement libérés après avoir été trop longtemps maintenus sous camisole. A tel point que s'en est suivie la création d'un sous-genre du polar, dérivé du vigilante, presque exclusivement axé sur la vendetta personnelle. Devenue marque de fabrique, cette obsession fut même le ticket d'entrée des réalisateurs de ce mouvement neuf vers une exportation et un succès à l'international. Si le billet fut validé par Park-Chan Wook et son chef-d'oeuvre Old Boy, le polyvalent Kim Ji-Won avait lui aussi surfé sur la vague nationale en signant A bittersweet life, que je me rend compte avoir peut-être un peu sous-estimé sur le coup. Pourtant, quelques années plus tard et probablement conscient que le filon du film vengeur, presque devenu passage obligé pour tout cinéaste coréen, s'était considérablement épuisé, celui qui est devenu le fer de lance du septième art dans son pays décidait de signer une approche censée condenser de façon exponentielle les thématiques du genre. Une manière à la fois de s'en détacher, d'en signaler les défauts, mais aussi pourquoi pas d'en dessiner un chant du cygne en signifiant sa mort tout en célébrant sa beauté morbide. Il est vrai qu'on retrouve quelque chose de crépusculaire dans cette photo au spectre ponctuel, presque kaléidoscopique mais sans trop de nuances et dans des tons généralement sombres. L'image est froide, la lumière manifestement artificielle, mécanique, et l'ambiance glauque ne se départit jamais d'une beauté inhumaine. Sans contrecarrer la noirceur de son scénario, Ji-Won signe à nouveau quelque chose de profondément cinématographique, avec tout ce que cela signifie de pouvoir de fascination et d'impressions sensorielles. L'entreprise globale, celle d'un corpus filmique complété par une tentative de conclusion, pouvait paraître prétentieuse mais dans les mains de Kim Ji-Won, artiste habitué à se saisir d'un genre pour le décliner avec l'emphase fascinée qui le caractérise, elle semblait avoir tout pour réussir. C'est le cas, à en juger par l'accueil dithyrambique reçu par le film, mais de mon côté, je suis un peu resté à quai. Moi qui m'attendais à voir revivre sous un jour nouveau mais non moins marquant la radicalité surpuissante de Old Boy (je me suis sans doute, une nouvelle fois, trop projeté le film intérieurement avant de le lancer), je suis vraiment resté sur ma faim face à l'emprise trop légère qu'I saw the devil a eue sur moi. Pourtant, le parti pris dénote une absence de concessions qui lance à fond le long-métrage sur la voie de l'expérience totale. Mettant à la fois le genre face à ses limites et le spectateur face à lui-même, le scénario (peut-être un peu étiré, mais bon, là n'est pas vraiment le problème), tient vraiment du génie. Sa conclusion, peut-être un peu trop lisible dans ses intentions, demeure quand même marquante, au-delà du simple rappel à David Fincher que Jee-Won cite parmi ses trois ou quatre réalisateurs contemporains préférés. Le problème, c'est que dans les faits, je n'ai pas été retourné. La violence physique m'a pratiquement laissé de marbre, alors qu'elle est précisément, au-delà du simple argument de vente, la véritable voie d'entrée vers le trivial de ce récit animal et de sa remise en perspective décapante de la nature des pulsions humaines. Dans la même ligne d'idées, je n'ai pas ressenti avec la force escomptée le dégoût, la rage coupable et la jubilation malsaine qui sont visiblement les points d'ancrage sur lesquels le film cherche à s'amarrer. Le problème ne vient surtout pas de Lee Byung-Hun, plein de classe et de violence froide, ni même du world-class talent Choi Min-Sik totalement investi en tueur animal lourd de symbolique. La glace et le feu, qui s'éteignent et se liquéfient pour mêler leurs essences, dans une entreprise d'autodestruction au-delà de tout contrôle. Mais non, ma gêne vient d'ailleurs, sans doute des choix de mise en scène. Dans un premier temps, j'ai adoré la lenteur détachée des cadrages, qui semblaient vouloir banaliser les scènes de dinguerie de Min-Sik pour appeler à un dégoût encore plus prononcé. Ça, ainsi que la découverte rapide de l'identité du tueur, m'ont rapidement porté à espérer un processus filmique original en forme de jeu vis à vis des codes, de détournement des attentes. Mais in fine, l'impression prolongée de voir Kim Jee-Won se refuser à appuyer trop fortement son bagage dramatique (par exemple par une utilisation trop ponctuelles de la bande-son) a handicapé le film à mes yeux. Pour un sujet si jusqu'au-boutiste, j'aurais tellement préféré voir I saw the devil s'abandonner à un baroque sans limite, qui lui aurait donné une assise d'un autre acabit. Terriblement frustrant, I saw the devil est donc un de ces films avec lesquels je n'ai pas réussi à entrer en connexion (un peu comme Memories of Murder), sans doute aussi parce que je ne lui ai pas laissé assez de libertés a priori. Cela ne doit bien entendu surtout pas remettre en question son statut et l'urgence qu'il y a à le voir, qu'on soit rompu ou non au polar coréen. Une oeuvre radicale et majeure.
BlueSkull
BlueSkull

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3,5
Publiée le 30/07/2014
Dur de formuler une critique pour ce film. Étant régulièrement cité parmi les meilleurs films asiatiques, j'en attendais forcément énormément. Si sur la forme je n'ai absolument rien à reprocher à J'ai rencontré le diable, je n'ai cependant pas réussi à m'immerger complètement dans cette histoire de vengeance. Malgré des cadrages et une photographie impeccables, le long métrage n'a pas eu l'impact émotionnel que j'attendais. Je suis resté hermétique à cette intrigue, qui potentiellement pouvait se révéler éprouvante psychologiquement. Mais étrangement, en dépit des scènes gore et de baston indéniablement parfaitement réalisées, je n'ai pas accroché. Et pourtant l'antagoniste principal avait de la gueule. Peut-être est-ce dû à des personnages pas assez développés, en plus d'une bande son assez fade et banale ? Je ne sais pas. En tout cas, au bout de ces 2h20 de film, j'ai certes assisté à un bon thriller, pourvu d'un scénario extrêmement bien ficelé, d'excellentes performances de l'ensemble du casting et beau visuellement parlant, mais pour ma part, il manquait ce côté poignant qui fait le charme des grands films du genre.
Béatrice G.
Béatrice G.

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3,5
Publiée le 16/01/2014
Duel au sommet entre psychopathes de compet', J'ai Rencontré... se caractérise logiquement par une brutalité et une cruauté exacerbées, avec des scènes glauques et crues (je ne m'attendais nullement à du Winnie L'Ourson mais je dois avouer que j'ai été un peu prise au dépourvu). Mon principal problème avec ce film, le seul en fait, c'est que pour un tel déferlement de violence, la vengeance semble être une bien piètre justification; bien sur j'aime à imaginer qu'une interprétation possible est que le diable que le héros rencontre c'est lui même alors qu'il sombre dans la folie meurtrière, mais tout de même 2h15 de torture et de petits jeux sadiques c'est long. Cependant, J'ai Rencontré... est loin d'être un bête slasher. Tout d'abord, la mise en scène est travaillée et efficace (je repense par exemple à la scène où la fiancée se fait attaquer dans sa voiture) et il se dégage un certain esthétisme macabre certes, mais soigné; on appréciera également la présence d'une petite pointe d'humour, très noir, bien plaisante. La bande son m'a également fait forte impression: la musique, pourtant pas omniprésente, est puissante et surtout évite de tomber dans le cliché. Enfin, il faut noter les prestations, aux antipodes mais également impressionnantes, des acteurs Min-Sik Choi (que je découvre) et Byung-Hun Lee (dont je n'attendais pas moins). Un très bon film de genre, encore faut il aimer le genre.
harry karamanlis
harry karamanlis

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4,0
Publiée le 15/01/2014
Puissant et remarquablement réalisé et interprété. La violence est aussi bien filmée que dans un Cronenberg au meilleur de sa forme, et c'est donc aussi insoutenable que fascinant. Genre de film qu'on est tout de même un poil gêné d'apprécier, tant il réveille en nous de bas instincts. On ne s'embarrasse d'ailleurs pas trop avec la morale, mais point de complaisance également. Redoutablement efficace. Le thriller coréen est en pleine forme (à ne pas louper également dans le même style : The Chaser, de Hong-jin Na).
Boomster
Boomster

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4,5
Publiée le 01/01/2014
Je dis souvent "ce film aurait du être une série", et vous savez quoi ? Je suis sûr que vous avez deviné. On est ici devant un EXCELLENT film avec un scénario sans cesse en évolution, une réalisation dantesque, des acteurs et personnages parfaits, des dialogues intelligents et sincères, sans oublier une morale implacable. J'ai rencontré le Diable nous emmène avec lui dans un déluge de violence de vengeance et de pulsions profondes... A ne rater sous aucun prétexte !
Benjamin Picard
Benjamin Picard

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5,0
Publiée le 06/12/2013
Dans la thématique de la vengeance, rarement cinéma n'a autant brillé que le cinéma coréen. Old Boy, Sympathy for Mr Vengeance, The Chaser, voilà bien des films qui sont devenus de véritables standards du genre. Mais comme disait l'autre, ça c'était avant. C'était sans compter sur l'arrivée de ce nouveau monstre qu'est le bébé de Kim Jee Woon, cinéaste très inspiré d’œuvres telles que Deux Soeurs, A Bittersweet Life, The Good The Bad and The Weird.. Ici pas la peine de prendre des gants pour éviter les éclaboussures, nous sommes immédiatement plongés dans un monde noir, sale, puant le sang et le désenchantement. Et l'émotion aussi. L'émotion de personnages vivant quotidiennement dans un monde déshumanisé. Cet endroit sera le théâtre d'un des plus grands duels auquel on n'a jamais assisté au cinéma. Celui de deux hommes dégoulinant de sang et de haine à l'égard de l'autre. L'un simple psychopathe jouant de diverses armes blanches amateur de chair fraîche, l'autre agent secret dont la femme a été sauvagement assassiné par le premier. Là où plein de films hollywoodiens auraient pu prendre une tournure des plus prévisibles, un héros plein d'honneur, s'appuyant sur ses amis pour surmonter ses douleurs et venger sa bien aimée blablabla.. Non ici, nous ne sommes pas à Hollywood. Ici la vengeance n'a plus de limite. Et l'homme désireux de venger la mort de sa bien aimée n'en a pas non plus. Il retrouvera très vite sa cible. Mais au lieu de la tuer, il la laissera s'enfuir, pour la rattraper encore encore et encore pour lui faire subir les actes les plus sadiques qui soient. Le jeu du chat et de la souris n'aura jamais été aussi pervers. Lee Byung Hun incarne à la perfection cet homme qui pourra évoquer le Driver de Ryan Gosling à certains mais en dix fois plus violent, barbare et émotif. Plusieurs fois il laissera apparaître la douleur qui se cache derrière toute cette rage, toujours de manière très pudique. Face à lui, Choi Min Sik est simplement effrayant, ses réactions toujours totalement imprévisibles et souffrant d'une maladie incurable: le besoin d'infliger de la douleur. Loin, très loin de son rôle dans Old Boy.. Pendant toute sa durée, le film se veut être un véritable ascenseur émotionnel, nous passerons ainsi de l'effroi lors de scènes de crimes justifiant largement l'interdiction aux moins de 16 ans à la jubilation lors d'affrontement physiques d'une adrénaline jamais vue avant de passer par les larmes devant un tel mélange de violence et de tristesse. Au final, le film ne nous aura pas menti, nous avons bel et bien rencontré le diable. Mais cette fois il se trouvait dans les deux camps. Ainsi que dans le plaisir que cette perle nous aura procuré.
Simon R.
Simon R.

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3,5
Publiée le 07/11/2013
Un Thriller plutôt sanglant avec une très bonne histoire, pas mal de suspens on sait pas vraiment ce qui va se passer. L'acteur qui joue Kyung-Chul, integre son rôle de psychopathe a la perfection. Je n'ai pas été déçu, la BO est elle aussi franchement pas mal. Globalement j'ai bien aimé ce film.
halou
halou

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4,0
Publiée le 25/07/2013
Exemple typique des belles réussites cinématographiques venant de la Corée du sud (comme "The Chaser"). La mise en scène rigoureuse, le scénario bétonné avec les acteurs transcendés offrent aux spectateurs une tension sans temps mort et sans excès de violence et de sang inutile. A découvrir.
Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

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4,5
Publiée le 22/05/2013
Le cinéma coréen vient encore une fois de frapper un grand coup avec ce film, et bien que l'heure ne soit pas à la dentelle, J'ai rencontré le Diable n'est pas seulement un film ultra violent lambda, et se demarque grace à une excellente BO, un scénario impeccable ( bien ficelé et aucun temps mort ) et un jeu d'acteur tout aussi resplendissant. Avis aux amateurs.
Guimzy
Guimzy

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4,0
Publiée le 30/03/2013
Ce nouveau long-métrage de Kim Jee-Woon fait partie de ces oeuvres qui marquent durablement les rétines des spectateurs. J'ai rencontré le diable est sans doute le meilleur thriller asiatique qu'il m'ait été donné de voir. Mais pourtant il est doté sans cesse d'un gore extrême, alors pourquoi mettrais-je 4 à ce film et 0.5 à Martyrs ? Tout simplement car les deux ne sont pas comparables en matière de scénario, de jeu d'acteur et du gore lui-même, Martyrs étant une véritable bouse qui avait pour unique but de faire vomir le spectateur. Porté par une ambiance malsaine et une photo crasseuse, J'ai rencontré le diable joue avec le spectateur autant que ses personnages s'enfoncent, pas à pas, dans les abîmes de la psyché humaine. Le metteur en scène prend son temps et pose les pièces de son puzzle avec une extrême précaution. Alternant instants de consternation gênée quant aux psychopathes peuplant la campagne coréenne et une empathie grandissante pour un héros qui n'en est pas un, le spectateur se voit souvent contraint à certains choix moraux, et devra, au fil du film, choisir s'il vivra l'aventure avec distanciation ou marchant sur les pas du bras vengeur. Avec un excellent jeu d'acteur, Kim Jee-Woon allie horreur physique et horreur psychédélique dans cette éprouvante descente aux enfers qui ne se contente heureusement pas du minimum syndical vu dans nombre de « vigilante movies » et tente de dépasser son statut de simple film de genre. Culminant lors d'un climax inoubliable, J'ai rencontré le diable laisse un goût amer au fond de la bouche. De celui qui vous fait dire que ce n'est pas forcément la vérité qui importe mais plutôt le voyage pour y parvenir. Un film dur, mais qui ne vous laissera pas indifférent, car derrière ces images se cache une vraie portée philosophique. C'était comme si le Diable en personne - ainsi que son disciple - se tenait face à vous. Un très bon thriller, gore et prenant, qui est peut-être un peu pénalisé par sa longueur. Mais cela reste tout de même un vrai petit bijou.
Terreurvision
Terreurvision

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5,0
Publiée le 16/09/2012
Malgré trois prix à Fantastic'arts, J'ai rencontré le diable n'est nullement fantastique. Il est en revanche la claque artistique et stylistique dont le cinéma avait bien besoin... Lire notre critique complète sur le site terreurvision !
Caine78
Caine78

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4,0
Publiée le 19/08/2012
Je me rappelle distinctement avoir dit à mes parents avant le début du film : « Il paraît que c'est assez violent ». J'étais encore très loin de la réalité... « J'ai rencontre le Diable » est sans doute l'un des films les plus violents de l'Histoire du cinéma, ce qui n'est pas un reproche, loin s'en faut. Ce déferlement de fureur n'est en effet pas gratuit, et sert au contraire un propos particulièrement gonflé et étonnant. Loin des schémas policiers classiques, l'œuvre prend rapidement une voie originale allant toujours plus loin dans la surenchère et la cruauté, ce qui ne s'arrêtera qu'à la toute dernière scène, sidérante. Mais si cela fonctionne aussi bien, c'est également parce qu'en plus d'avoir un scénario foutrement retors, le film peut compter sur l'incroyable talent de Kim Jee-woon pour nous offrir un spectacle totalement barré, tellement brutal et sordide qu'il en devient parfois drôle, quasi-burlesque, cela toujours de façon extrêmement maîtrisée. Rarement voyage au bout de l'enfer aura été aussi loin dans l'excès, le malsain, le tout dans une ambiance très sombre et un peu dingue, une expérience macabre dont on sort lessivé, abasourdi et franchement impressionné. Un film sur le Mal absolu et sur jusqu'où on peut aller dans le sadisme par vengeance ou pur plaisir : un affrontement inoubliable.
The Claw
The Claw

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5,0
Publiée le 08/07/2012
Après le film de gun fights (a bittersweet life), le film d'épouvante (2 soeurs) et le western (le bon, la brute, le cinglé), Kim Jee-Woon frappe une fois de plus en s'attaquant au vigilante-movie, et autant le dire tout de suite, ce film est une bombe! Holàlà, un film de vengeance aussi extrême, j'avais encore jamais vu, et c'est vraiment génial de bout en bout. On est pris dans l'histoire du début à la fin, y'a rien qui dépasse, rien d'inutile, 100% efficace. 2h22 scotché devant l'écran! La mise en scène est parfaite, les scènes d'actions réglées au millimètre, la musique accompagne parfaitement les différentes scènes et les acteurs sont absolument géniaux. Dérangeant, sanglant, violent, triste, malsain... Déjà un classique. A voir absolument ! (Ames sensibles s'abstenir!!!)
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