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    Laurence Anyways
    note moyenne
    4,2
    2733 notes dont 300 critiques
    24% (72 critiques)
    41% (124 critiques)
    17% (52 critiques)
    8% (24 critiques)
    3% (9 critiques)
    6% (19 critiques)
    Votre avis sur Laurence Anyways ?

    300 critiques spectateurs

    Damien C.
    Damien C.

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    5,0
    Publiée le 24 septembre 2013
    On peut penser ce qu'on veut de Xavier Dolan, personnage un brin prétentieux et agaçant, mais force est de reconnaître que pour son troisième film (les deux premiers étaient déjà superbes) le jeune électron libre du cinéma québécois a réalisé un chef-d'oeuvre. A partir d'un thème qui fait régulièrement le bonheur des magazines racoleurs et voyeuristes de TF1 et consoeurs, il nous livre un bijou d'une rare intelligence et d'une grande sensiblité. C'est que "Laurence anyways" n'est pas un film sur le travestissement ou la transexualité, mais sur le non-conformisme et comment une histoire d'amour peut survivre à un tel désir de la part d'un des deux de suivre ses penchants (ses besoins, même) transgressifs, ainsi qu'aux épreuves intimes et sociales que cela amène à traverser. Bénéficiant d'un traitement esthétique qui va à l'encontre des codes actuels (avec l'utilisation du 4/3 qui donne parfois des plans à la Kubrick), le film se pare d'une bande-son eighties à se damner (rrhaaaa, "Fade to grey"...) et d'une garde-robe à l'avenant. En ce sens, on pourrait presque le qualifier de film d'époque, tant Dolan apporte de soins aux détails prompts à faire ressentir pleinement l'atmopshère d'une époque que lui-même n'a pas connu. Sans oublier les comédiens, magnifiques Melvil Poupaud et Suzanne Clément qui se donnent corps et âme. Tout cela donne un drame lyrique se doublant d'un véritable manifeste queer. Xavier Dolan confirme donc son statut de petit génie, et comme tout le monde le sait, les petits génies ont parfois le don d'agacer.
    Pierre L.
    Pierre L.

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    5,0
    Publiée le 9 octobre 2014
    On peut dit beaucoup de Xavier Dolan, on peut dire qu'il a des tics, on peut dire qu'il cite celui-ci ou celui-là, qu'il nous fait la leçon, qu'il se croit ceci ou celui-ci là... Qu'il est insupportable, bavard moralisateur (ou immoralisateur) : mais après avoir vu ce film, je ne pouvais penser qu'une chose et c'est que c'était beau. Dans ce film magnifique, Dolan film un femme qui devient femme, et qui en devenant femme vit, mais aussi l'amour et la liberté, la photographie du film est impeccable, d'une minutie qui n'est pas sans rappeler un certain Stanley Kubrick, les citations culturelles toujours à propos ne sont pas sans rappeler le film Pierrot le fou de l'illustre Jean-Luc Godard (dont la critique par Aragon est largement paraphrasé dans la première partie de cette critique), le ton du film est résolument sombre, mais sans jamais sombrer dans le fatalisme, l'amour s'oppose à la différence, l'humour n'est cependant pas absent de certaine lignes de dialogues, la psychologies des deux personnages est développés avec un grand brio par le jeune réalisateur. Dolan joue finement avec la temporalité du film, le montage, non content de simplement collés ensembles plusieurs époques de la vie des protagonistes, choisit de les emmêler, en effet, les personnages commentes à plusieurs reprises des événements passés, Dans ce flm, la musique est utilisée à la perfection, soulignes les bouleversement intérieurs des personnages. Dolan montre aussi dans certaines scènes une grande sensibilité poétique, et une capacité à joué sur le registre surréaliste. Avec ce film, Xavier Dolan se place comme un réalisateur à suivre, prometteur, qui pourrait, s'il ne l'est pas déjà un des plus grands réalisateur de son temps.
    Jean C.
    Jean C.

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    0,5
    Publiée le 19 août 2013
    Clip bavard et boursoufflé qui ne tient que par injection régulière de musique.
    Jean Pol Ged
    Jean Pol Ged

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    0,5
    Publiée le 23 juillet 2012
    Mais quelle hypocrisie .. Soit disant un film sur le transgenre, en fait une historiette hétéro bon teint .. Ca ne va nulle part . A part faire du scandale dans les lieux publics (deux ou trois scenes dans des cafes ou les personnages feraient mieux de fermer leur bouche ) , ce couple affligeant n'a rien à montrer . Melvil malgré sa boucle d'oreille et ses cheveux longs est l'archetype du macho dans sa manière de parler et d'agir .
    nikko60
    nikko60

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    2,0
    Publiée le 25 juillet 2012
    Sur un sujet rarement traité au cinéma, le transgenre, Dolan nous sert une soupe indigeste avec des vrais morceaux de drame qui surnagent dans un bouillon fadasse. Quelques moments forts, quelques passages oniriques appuyés, le tout noyé dans un flot de musiques qui ne parviennent pas à faire le liant. On est parfois dans un clip, parfois dans une pub de parfum, mais dieu que tout cela est long et bavard. La faiblesse apparaît surtout dans les scènes intimistes qui s'étirent jusqu'à perdre tout intérêt. Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour rendre le tout crédible, mais les spectateurs ne tiennent plus en place au bout d'une heure, consultent leur portable, changent de fesse sur leur fauteuil. Pour ton prochain film Xavier, pense à nous, fais plus court, par pitié.
    ptiverat
    ptiverat

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    2,0
    Publiée le 7 juin 2013
    Quel dommage on espérait peut-être trop du jeune cinéaste de chez nous! Bien sur il y a des moments oniriques merveilleux: la pluie de linge, les chutes d'eau dans le salon lors de la lecture du recueil, le papillon qui sort de la bouche malheureusement cela ne suffit pas à faire une histoire. Il ne faut pas se laisser leurrer par la thématique du film: cette histoire d'amour serait un insupportable mélo mal ficelé s'il racontait l'histoire d'un couple hétéro. Mais ici il s'agit d'un transexuel (en devenir) et d'une femme. Sujet rarement traité et qui peut faire illusion et cela malheureusement ne suffit pas à faire un grand film d'amour ou un grand film tout court; malgré quelques scènes bien écrites et le huis-clos mal maquillé. Et puis les affres de la co-production nous donnent des résultats plutôts cacas. Cet hétéro français est vraiment agaçant surtout quand il essaie de placer des expressions québécoises.(Y m'énerve avec son cheap shot!) Les dialogues sont soit bons soit mauvais soit de trop. Ceux de la serveuse sont forcés, faciles et non crédibles et Denise Filiatrault y est d'ailleurs très mauvaise dans ce rôle. Une chance Suzanne Clément sauve ladite scène! (par un bon texte et un super-jeu) Même le casting est fort douteux : Coquereau qui se veut sérieux et qui toutefois miraculeusement s'en sort, Yves Jacques qui beurre épais, Sophie Faucher insupportable lionne parachutée etc....Nathalie Baye est toutefois juste ,subtile et touchante. La musique, trop de musique, meuble des scènes complètement inutiles tout autant que ces histoires parallèles mal foutues de vieilles tantes felliniennes. Jacques Lavallée est toutefois superbe dans l'une d'elles! Ce rire! Le film aurait gagné en puissance et aurait été bien plus étonnant si cela avait été un bûcheron qui avait voulu changer de sexe dans le fond de l'Abitibi! Ici on a un écrivain talentueux qui télégraphie son histoire tant il respire la féminité. Règle de base: Une histoire extraordinaire qui arrive à des gens ordinaires est mille fois plus étonnante, riche et palpitante.( Mystic river,Forest Gump, Being there, Shawshank redemption, tout Chaplin Et puis transféré sur dvd le son est horrible , les 20 premières minutes sont à rien comprendre et scénaristiquement parlant l'attachement aux personnages n'est pas créé. On s'en fout de leur histoire .On s'en fout de leurs vies de petits contestataires dopés qui nagent dans le fric, on se fout de cela parce que le son est horrible et le tout respire un air scénaristique de déjà vu. Seul le traitement sublime de la réalisation fait illusion. À la 40ème minute on commence à s'attacher à Laurence. Pour le reste nous avons affaire aux hauts et aux bas d'un couple diva qui n'est attrayant que parce qu'il s'agit ici d'un changement de sexe et de l'amour inconditionnel qui va avec (?). Propos riche au départ mais finalement mal exploité, qui reste au bord de l'abîme possible et fait de ce sujet un Feydau-mélo-télé-réalité presque banal. Tout cela reste très petit. L'omniprésence vampirique de Dolan au générique nous révèle ses limites. Sortez de la salle de montage Monsieur Dolan, sortez des costumes, sortez de la “production excécutive” et travaillez votre scénario! allez demandez conseil à des vieux auteurs de théâtre ou à un scénariste chevronné. Mais, et c'est normal, on est si arrogant quand on est jeune! (Vos crises de Diva faîtes parce que vous n'avez pas été compris ont toutefois frisé le pathétique). L'échec de ce film en salle aurait du vous questionner et vous faire revenir les pieds sur terre (ça me rappelle une réplique de Laurence ça) et vous ôter un peu de vos couilles qui parfois avouons le sont très enflées dans le mauvais sens ! Combien d'échecs encore pour accepter vos limites et peaufiner ce qui fait votre force? Anyway espérons que vous ne gâchiez pas votre talent dans l'illusion de vos trouvailles qui flashent comme un changement de sexe!
    MrBlaisou
    MrBlaisou

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    2,0
    Publiée le 28 juillet 2012
    Le film peine à se rendre intéressant et multiplie les longueurs. Xavier Dolan jeune réalisateur aurait-il vu trop grand ? On ne lui boudera pas sa justesse dans certains plans et son aisance à manier la caméra. On subit le film plus qu'il nous emporte, on préférera ses anciens, dommage.
    jthuil
    jthuil

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    1,5
    Publiée le 16 août 2012
    Laurence Anyways passe complètement à côté de son sujet pour se raccrocher à l'évolution du couple que forment Melvil Poupaud et Suzanne Clément. Leur interprétation est catastrophique, pas moins que celle de Nathalie Baye, ce qui fait qu'on ne croit pas à la moitié des scènes, voire - pour mon voisin de fauteuil - à la relation toute entière. Je prendrais pour exemple la scène où Suzanne Clément insulte une serveuse pendant dix minutes. On a beaucoup de mal à s'attacher à ces personnages, malgré le fait qu'ils sortent de la norme, y compris à Laurence. En dépit de deux ou trois fulgurances cinématographiques, le film est interminable et truffé de scènes et de personnages inutiles. Il est bien loin d'être à la hauteur de ses ambitions. Xavier Dolan a intérêt à redescendre rapidement sur terre, sous peine que les critiques cessent de lui pardonner sa prétention démesurée.
    jamesluctor
    jamesluctor

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    2,5
    Publiée le 6 février 2013
    Si il cite trop Kubrick formellement et que le film finit par être lassant sur sa longueur, Laurence anyways présente une remarquable direction d'acteurs et une beauté formelle de tous les instants plutôt appréciable, quoique vaguement prétentieuse. Le propos sentimental est également bien exploité, et se cantonne à la stricte expérience des protagonistes, loin de tout propos militant qu'on aurait pu voir. Toutefois, il est bon de prendre de la distance vis à vis des personnages (c'est bien d'être soi même, mais ce n'est en aucun cas étonnant que le monde y réagisse, et ce n'est pas toujours par jalousie (ah, Laurence et son problème sur la société...)). Un peu mitigé donc, et encore une fois, il faut accepter de voir un film d'auteur (sans rythme et assez m'as-tu-vu).
    Francois L.
    Francois L.

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    5,0
    Publiée le 17 août 2018
    Il y a des films qui vous tamponne le nerf optique et ripaille les tympans. Laurence Anyways en fait partie. On suit les atermoiements de Laurence et Fred à contrôler une passion qui les détruit autant qu’elle leur donne vie, puis les anéantis, ensuite les ressuscitent et ainsi de suite. L’opposition entre les héro(ïne)s, alimente une vraie énergie romanesque, et cristallise nos (re)sentiments : L’indifférence légitime à l’égard de Laurence (brillamment interprété par Melvil Poulpeau, bluffant d’égocentrisme, dans son genre) et l’empathie pour le courage de Fred (jouée par une Suzanne Clément d’une force incroyable), nous faisant continuellement expérimenter de nouvelles émotions. Constitué comme une série de tableaux anachroniques, le film n’en finit pas de se sublimer. Certains morceaux qu’on pensait avoir trop entendu (Fade to Gray - Visage, The Chauffeur - Duran Duran), par la force des images qu'y superpose magistralement Dolan, prennent un sens nouveau. On se délecte des créations synesthésiques du chef d'orchestre… du pur génie! Alors d’accord, parfois l’arôme eau de rose et quelques facéties formelles écœurent un peu, pour autant la virtuosité et le souffle de vie de l’oeuvre prend le dessus. A la façon du marc de café, le film laisse une signature indélébile sur l’émail de notre imaginaire amoureux. Une impression étrange de déjà éprouvé mais jamais visionné, autant de réminiscences propre à chacun, mais étrangement universelles. La preuve d’un talent non-commun, chez Dolan, pour saisir et imager ce qui fait le sel d’une passion véritable. Forcé donc, de souligner la maestria de Dolan, certainement son meilleur film avec Mommy, probablement le plus riche.
    Otakool-Ciné
    Otakool-Ciné

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    4,5
    Publiée le 17 mai 2014
    Avec un sujet aussi casse-gueule, il est très facile de tomber dans le piège du film tire-larme. Xavier Dolan fait tout sauf s'apitoyer sur le sort de Laurence. Il pose un regard sans complaisance sur sa vie, mais sans en faire un drame non plus. On suit l'itinéraire d'un gars comme les autres finalement à une "petite" différence près. Le film est une comédie romantique en quelque sorte, mais il ne s'agit pas de rentrer dans un cinéma populaire sans prise de risque. Dolan va beaucoup plus loin comme l'indique le format (2h45, il a le temps de s'en passer des choses). Sa capacité à renouveler sa mise en scène assez dingue nous fait chavirer de bout en bout, sans oublier que c'est aussi un clippeur! Et il vient nous le rappeler à quelques reprises, ce qui à défaut de faire "fourre-tout" insuffle un vrai rythme au film. Il serait honteux de se limiter à la mise en scène sans parler des acteurs, Melvil Poupaud (bluffant(e)?) en tête, et locaux pour la plupart. Une vrai claque pour moi, qui l'ai découvert avec ce film, vraiment maitrisée et vraiment surprenant sur bien des aspects.
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 30 juillet 2012
    2h39 ! Voila qui aurait dû m'alerter, surtout après avoir lu le bref résumé du scénario sur "Allociné". On a donc ici affaire à la dilution extrême d'une histoire, pourquoi pas vraisemblable, encore que... Mais c'est la mode : il est chic de s'extasier sur le talent "incroyable" du jeune génie Xavier Dolan. Malheureusement, il ne m'a pas du tout convaincu. Les acteurs sont plus ou moins bons : Suzanne Clément fait un très bon numéro. Je n'en dirais pas autant de Melvil Poupaud qui m'a semblé à côté de ses hauts talons. Pour le reste, que dire ? Laurence (Melvil Poupaud) est un immense égoïste qui ne pense qu'à son nombril et se fout pas mal de son entourage qu'il sait pourtant bien manipuler et tromper à son propre avantage chaque fois que c'est nécessaire. Regardez le traitement qu'il réserve à Charlotte... Fred(érique), au milieu de tout ça, perd un peu les pédales et c'est plus son sort qui est ici émouvant. Bon, globalement, il n'y pas de quoi fouetter un chat en dépit des salamalecs que j'ai lu en abondance çà et là. Pour faire un bon film, il faut un bon scénario et on est ici (très) loin du compte ! Avec une heure et demie de moins, on aurait peut-être eu quelque chose de potable, mais ce n'est pas sûr...
    SansCrierArt
    SansCrierArt

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    2,0
    Publiée le 25 janvier 2013
    Laurence, professeur de littérature à Montréal, annonce à Fred, sa petite amie, qu’il veut devenir une femme. Dans un premier temps, Fred tente d’accompagner Laurence dans cette transformation. Face aux préjugés de leur entourage et au rejet de la société, leur couple se débat et se déchire. Vous l'aurez compris le sujet, complexe et intriguant, n'est pas forcément des plus légers. Il aurait demandé un peu plus d'approfondissement, de finesse, de modestie et de maturité dans son traitement. Car Dolan n'échappe pas à son goût pour une mise en scène de film de pub ou de vidéo clip. Son "Laurence Anyways" est fait d'une succession de "coups esthétiques" pour sonner branché, ou créer une émotion pour le moins préfabriquée.Tout est très artificiel, jusqu'aux dialogues souvent lourdingues.A tel point qu'on perd vite tout intérêt et sympathie pour les personnages (Melvil Poupaud et Suzanne Clément). Aussi, autre faiblesse du film, dont la durée (2h39) laissait pourtant largement le temps d'aborder le sujet à fond, est que Dolan ne traite (et encore le verbe "traiter" est ambitieux...) que de l'impact psychologique et sentimental sur l'histoire d'amour des deux héros. Les effets physiques qu'engendre cette transformation ne sont pas évoqués ou sont expédiés en une réplique. Comme si les changements anatomiques ne créaient aucune difficulté chez le héros et n'avaient pas vraiment de conséquence sur sa vie de couple. En revanche, Dolan s'appesantit sur les jupes, les talons hauts et le maquillage, sur l'apparence donc comme la société qui rejette Laurence. http://zabouille.over-blog.com
    Januzaz
    Januzaz

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    4,0
    Publiée le 22 juillet 2018
    Original de par sa thématique frileuse que bien des cinéastes n’osent s’aventurer par peur de mal le traiter, Laurence Anyways oscille entre le très bon et le trop caricatural, parfois. Une brillante écriture et mise en scène de la condition d’un être qui ne s’est jamais senti exister sous son sexe premier, et qui respire ses premiers instants une fois la métamorphose débutée. Une esthétique kitsch et bohème, mais au service d’une narration ou le cadrage intime et rapprochée après des personnages fonctionnent à merveille. Mention spéciale au jeu de Melvin Poupaud, excellentissime dans son rôle, juste et sobre. Suzanne Clément l’accompagne avec une émotion fascinante. Xavier Nolan pêche parfois dans des défauts d’écriture, jeune expérience et fougue oblige. On assiste parfois à des longueurs qui cassent la dynamique du récit (2h47 c’est long), et des dialogues parfois « too much » et un peu trop théâtrales. Mais le fantasque assumé de Laurence Anyways ne pose réellement pas un problème tant le film est une réussite et un film incontournable d’une société à l’aube de changements identitaires majeures. Une référence loin d’être un chef d’oeuvre à mon sens mais une référence du genre à observer avec attention.
    MC4815162342
    MC4815162342

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    4,5
    Publiée le 25 octobre 2014
    Laurence Anyways, quatrième film de Dolan et son plus long, surement car son plus travaillé, je ne veux pas dire par là que les autres sont bâclés, non du tout, mais ici il signe un scénario tout simplement magique et profond, porté par un sujet rarement aussi bien traité, "l'envie de changer de sexe", j'ai tout simplement jamais vu de film avec un sujet comme celui ci aussi bien traité et aussi complet, voir même complexe, puisque l'histoire première n'est même pas le changement de sexe du personnage de Laurence, mais sa relation avec Fred, son grand amour, car bien qu'il veuille devenir femme il n'est pas pour autant un homosexuel, il veut devenir et femme et garder la sienne, mais elle dans tout ça, comment va t'elle réagir à cela ? Comment les relations de travail, sa famille et autres de Laurence vont prendre ça ? Tout cela nous sera livré par une mise en scène remarquable, surtout quand ça vient d'un jeune réalisateur de même pas 25 ans, je vois bien les gens face à cette phrase, "Et alors, les jeunes n'ont pas le droit d'être talentueux ?", c'est vrai que c'est étonnant de dire ça, que pour un jeune c'est une prouesse, d'habitude on dit ça car c'est en grandissant qu'on prend de la graine, qu'on soigne de plus en plus ses projets, on évolue etc..., donc voilà pourquoi on a vite tendance à être surpris qu'un jeune sorte des films aussi complexes et réalistes, mais au final on ne devrait même pas considérer Dolan comme un jeune, tellement ce gars a un recul et un œil sur la vie très mature. Laurence Anyways est une preuve de plus de son incroyable maturité et vision des gens, ses personnages ne sont jamais des personnages mais carrément de vraies personnes, il saisi tellement les gens que ses films pourrait passer pour des documentaires. Pendant près d'un peu moins de trois heures nous allons suivre la relation épique donc entre Laurence Alia et Fred Belair, une romance impossible comme souvent dans les films romantiques mais là c'est à un niveau bien plus spécial, et pour le moins original, un changement de sexe qui bouscule un amour unique, c'est une histoire belle, triste, émouvante et tout bonnement magnifique, je ne veux pas trop en dire sur le film donc je me contente de citer des compliments je sais, mais bon comment citer autre chose, il est impossible de descendre ce film, on ne peut que le saluer, et puis cette mise en scène quoi, là franchement Dolan est un pro, j'ai pas d'autres mots, il sait parfaitement comment livrer son histoire et présenter ses personnages, et sa réalisation m'épate toujours, on le sent toujours au plus proche de son histoire, ce qui fait que le spectateur peut pratiquement se sentir concerner par l'histoire, et il utilise pour la première fois le format 4:3, ce qui ne nuis pas du tout à l'histoire, ça lui fait même l'effet inverse, ça colle parfaitement avec le film, et puis ce que j'adore chez Dolan, c'est sa maîtrise de la bande son, il sait toujours placer ses musiques, et toujours des musiques miraculeuse dont je suis fan, rien que dans celui ci il m'offre "Fade to Grey" de Visage, et en plus il nous la balance sur une scène excise, la scène du bal où d'ailleurs il apparaît le temps d'un plan de quelques secondes, où il a une classe folle. En parlant de musique, celle de l'intro est époustouflante, je l'ai entendu pour la première fois dans la série "Breaking Bad", et bon sang quelle va trop bien sur l'intro du film, surtout juste après un monologue plus que parfait du personnage de Laurence, personnage joué par un Melvil Poupaud incroyable, sa transition d'homme en femme est transcendante, il adopte à merveille les petites gestes féminins, la démarche et tout le reste, et ce qui est bien c'est qu'on suit cette évolution, on retrouve ensuite une habitué de Dolan, Suzanne Clément, qui est tout simplement superbe, elle est naturelle, sincère et ne surjoue jamais, le duo est vraiment formidable, on croirait voir un vrai couple et leur histoire est passionnante, sinon nous avons également Nathalie Baye et évidement Anne Dorval même si c'est pour une petite apparition. Pour résumer, je dois dire que je ne savais pas du tout quoi écrire à la base, et j'ai finalement réussi à m'épater, oh oh oh, calme les gars, arrêtez les applaudissements c'est bon ça va. Bref^^, film exceptionnel à voir absolument, un sujet fascinant, écrit et travaillé avec un soin irréprochable, un casting impeccable, une mise en scène grandiose et une bande son démente, du pur Dolan donc.
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