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    Twixt
    note moyenne
    2,5
    1602 notes dont 308 critiques
    répartition des 308 critiques par note
    16 critiques
    48 critiques
    87 critiques
    77 critiques
    49 critiques
    31 critiques
    Votre avis sur Twixt ?

    308 critiques spectateurs

    Mayinsa
    Mayinsa

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    4,5
    Publiée le 18 juin 2012
    Val Kilmer ne m'a jamais attirée. Je peux même dire que le Saint est l'un des deux films où je suis sortie avant la fin. En revanche, je gardais un souvenir grandiose du Dracula de Coppola. J'ai donc regardé la bande annonce de Twixt par curiosité. L'attraction s'est immédiatement produite et Val Kilmer bouffi m'est apparu séduisant et jouant juste comme jamais auparavant. Le film a dépassé mes attentes: poétique et baroque dans son récit et son image, terrible dans l'évocation de l'enfance qui se corrompt, poignant dans la prise de conscience de la perte d'un être cher et de sa propre culpabilité....Un moment de sensations pures de beauté, de vibration, où l'on frôle l'indicible...Un film magnifique qui aurait mérité plus que quelques misérables copies.
    Fred M.
    Fred M.

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    4,0
    Publiée le 20 décembre 2012
    la tragedie de la beauté, va ravir les fans, je suis un fan, je suis ravi !
    Starwealther
    Starwealther

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    4,0
    Publiée le 8 mai 2012
    Encore du bon pour Coppola, un film particulièrement esthétique et singulier.
    Akamaru
    Akamaru

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    1,0
    Publiée le 4 mars 2013
    Depuis quelques films,Francis Ford Coppola semble retomber en enfance,et se remettre à expérimenter les formes kafaïennes et oniriques qu'il affectionne tant. Mais son "Twixt" confine à l'abstraction. Image kitsch de spuermarché,références littéraires pataudes et plombantes,imagerie rassis de la vierge,du prêtre et du vampire et un Val Kilmer plus ridicule que jamais en écrivain bouffi et sans talent,sauf celui d'être un racontard. Le film est un immense foutoir,qui accuse de surcroît un rythme cahin-caha. Que dire de plus si ce n'est qu'il est consternant de voir FFC perdre son temps(il ne lui en reste plus tellement)et son talent dans ces âneries absconses et fermées à double tour.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 18 février 2017
    L'émotion qui traverse "Twixt" de bout en bout vient assurément du geste de Coppola, immense cinéaste connu pour ses fresques ambitieuses, qui réalise ici un "petit" film (dans son budget), dont le fond tragique est extrêmement confidentiel : la mort de son fils, Gian-Carlo, décédé en 1986 dans un accident de speedboat. La prouesse du film est d'aborder de front cet événement, rejoué dans une scène déchirante dans la dernière partie, en substituant au lien entre le cinéaste et son fils celui d'un écrivain raté à sa fille, mais de savoir dépasser la question du deuil par une drôlerie irrésistible et un ludisme incarné dans les multiples expérimentations formelles avec, entre autres, un superbe travail sur la distinction entre noir et blanc et couleur qui permet également celle entre le rêve et le réel. Sans se prendre au sérieux, l'air de rien, le film livre une magnifique méditation sur les affres de la création littéraire et un hommage à la littérature fantastique d'Edgar Allan Poe, nourri par les discussions entre ce dernier et Hall Baltimore (excellent Val Kilmer). Même s'il rate quelques scènes et qu'on aurait aimé voir certaines pistes plus élaborées (le personnage de Flamingo), le film réjouit par son audace et sa liberté, sa capacité à mêler comédie, conte macabre et thriller tout en gardant une cohérence d'ensemble. C'est aussi un modèle d'écriture dans la mesure où il n'essaye jamais de "faire récit" mais préfère avancer en ruptures et en nuances, jusqu'à une fin abrupte qui rend bien compte de ce qu'est "Twixt" : une oeuvre certes imparfaite, mais légère et surprenante, portée par ses acteurs, Val Kilmer bien sûr mais aussi le déroutant Bruce Dern et la jeune Elle Fanning, meilleure actrice de sa génération.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    0,5
    Publiée le 24 avril 2012
    Faut-il donc le répéter: le cinéma est le grand art populaire et comme le football il peut côtoyer le sublime ou sombrer dans la pire des médiocrités. Mais si au football cette médiocrité ne se cache jamais, au cinéma elle peut facilement se dissimuler derrières de belles photographies et quelques esbroufes à la Picasso en fin de vie. Heureusement le grand public ne s'y trompe jamais et si le snobisme du moment permet aux adeptes d'en propager le bruit de sortie, le temps qui passe remet les choses en place. Coppola peut se permettre de filmer ses cauchemars, qu'il prévienne alors et si certains aiment cela: ''why not?'' mais les imposer de cette manière au spectateur comblé du Parrain 1 ou de Dracula n'est pas respectable. Mélanger ainsi pèle mêle les rêves, la réalité, les fantasmes, les désirs, les regrets, les mythes sans qu'on ait la moindre chance de comprendre ou de s'attacher à toutes les marionnettes qui défilent, c'est vraiment très proche du mépris. En plus choisir Val Kilmer inexpressif et douloureux à regarder, Bruce Dern l'assassin de ''John Wayne'' des ''Cow-boys'' sans jamais le diriger, le tout cautionné par Edgar Poe sans sa permission et pour cause; trop c'est trop. Sept millions de dollars perdus alors que tant de jeunes réalisateurs qui ont tant à offrir ne peuvent même pas tourner un court métrage, je sors vraiment mécontent de mon petit cinéma de quartier.
    Cluny
    Cluny

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    4,0
    Publiée le 11 octobre 2012
    En reprenant la réalisation en 2006 avec "L'Homme sans âge" après un arrêt de 8 ans, Francis Ford Coppola s’imposa trois règles : il devait lui-même écrire le scénario ; le film devait nécessairement avoir un écho personnel - un aspect de lui-même ou de sa vie qu’il n’aurait pas compris - et devait être autofinancé afin d’en limiter le budget et de garder le contrôle absolu de sa liberté artistique. Plus encore que dans les deux premiers films de sa nouvelle carrière, ces trois conditions sont scrupuleusement respectées : le scénario est entièrement orginal, contrairement à "L'Homme sans âge" qui était adapté d'un roman de Micea Eliade ; le point nodal de l'histoire de "Twixt" est la culpabilité de Hall Baltimore qui n'a pas su empêcher l'accident de speed boat où a péri sa fille, exactement dans les mêmes conditions que celles de la mort de Gian Carlo Coppola en 1986 ; et enfin, le budget de 7 millions de dollars a permis un total contrôle du réalisateur sur tout le processus de création, et ça se voit. "Twixt" signifie entre deux, et c'est exactement de ça dont il s'agit. Tout le film se situe entre deux choses, l'une et son contraire : entre deux temporalités, entre deux niveaux de réalité, entre la beauté revendiquée et un kitsch tranquillement assumé, entre l'hyper-référence littéraire et l'exorcisme des fractures intimes, entre Meliès et 3D. Le film se présente sous la forme d'un labyrinthe où se perd très vite le héros, et avec lui le spectateur. Ouvert sur le ton du conte "Once upon a time..." par un narrateur qui n'est autre que Tom Waits, il nous montre d'abord la banalité légèrement inquiétante d'un petite bourgade américaine, où l'épicerie vend quelques livres et où le motel ressemble à celui de "Psychose" ; le shériff fabrique aussi des nichoirs à oiseaux et se pique de prétentions littéraires. L'écrivain forcément en panne d'inspiration, forcément sur le déclin et forcément porté sur la bouteille va se laisser entraîner dans une forme de somnambulisme, avec une opposition d'abord marquée entre ce qu'il vit (couleurs chaudes) et ce qu'il rêve (nuit américaine avec quelques taches de couleur comme les rumble fishs de "Rusty James"). Il se trouve vite confronté à un double défi : démêler en quoi le passé, à savoir le massacre d'une dizaine d'enfants dans les années cinquante, explique le présent, c'est-à-dire la découverte du corps d'une jeune fille transpercé par un pieu, mais aussi parvenir à écrire une histoire. Dans cette quête, il va progressivement découvrir que la solution à ces deux difficultés se trouve autant dans sa propre histoire que dans les outils de la création qu'Edgar Poe en personne lui propose dans ses séquences rêvées. Coppola a raconté que le point de départ de son scénario est un rêve qu'il a fait à Istanbul en 2009, et qu'il a noté comme Fellini dessinait les siens. Ayant lu récemment les oeuvres complètes d'Edgar Poe, il ne s'étonna pas de le voir apparaître dans son rêve : "Je me suis demandé s’il y avait un point commun entre ma vie et celle de Poe. Manifestement nous étions tous deux hantés par un fantôme. J’ai rapidement compris que pour Poe il s’agissait de sa femme Virginia, disparue jeune, et je m’interrogeais : qui était donc le mien ?» Edgar Poe est donc présent sous les traits de Ben Chaplin, mais aussi par de nombnreux autres indices : le nom de Baltimore, qui est celui de la ville où vécut et mourut l'auteur des "Histoires extraordinaires", le nom du pasteur, Allan Floyd, le poème de Beaudelaire, Spleen, déclamé phonétiquement en français par Alden Erhenreich qui joue Flamingo, mais encore le prénom du spectre de la jeune fille jouée par Elle Fanning, Victoria, prénom de sa femme épousée à 13 ans et morte à 25, et qui prit dans son oeuvre les traits de Lenore, Annabel Lee ou Ligeia. Edgar Poe guide donc Hall Baltimore pour la construction narrative de son livre, mais nul besoin à Coppola de mentor pour son écriture filmique. Il assume là encore le twixt, la contradiction entre la simplicité ("J’ai décidé d’arrêter presque entièrement de faire des mouvements de caméra. Dans Twixt, elle ne bouge pratiquement pas, sauf pour cinq panoramiques. J’utilise une technique visuelle où la scène s’élabore à partir d’unités de construction filmique en partant du principe que les spectateurs ne s’intéressent pas particulièrement à la mise en scène") et la complexité, voire la surcharge, multipliant les effets comme ce ciel où on distingue le mouvement des étoiles, comme quand on le photographie avec un long temps de pose. Il y a d'ailleurs beaucoup de choses autour du temps, dont un des personnages dit qu'il s'écoule autrement : le clocher de l'église avec ses sept horloges, qui indiquent toutes une heure différente, la cohabitation d'Edgar Poe, des personnages du massacre de 1955 et de Hall Baltimore, ou l'Hotel abandonné qui revit comme l'Hôtel Overlook. Il est intéressant de noter le grand écart entre les avis des différents critiques, du "merveilleux état de grâce" des Cahiers à la "plaisanterie de carabin indigne du cinéaste" de l'Express, Télérama publiant bien sûr un pour (Jacques Morice) et un contre (Cécile Mury). Intéressant, et pas étonnant, car c'est le résultat de la démarche de Coppola, qui s'en contrefiche totalement de plaire, à la différence de tous les films de studios. C'est cette liberté absolue, perceptible à tout instant, qui donne toute sa valeur à "Twixt" et qui en justifie les excès et les boursouflures, offrant à ce film d'étudiant réalisé à 70 ans une place légitime dans la très belle filmographie du réalisateur aux six oscars et aux deux palmes d'or. http://www.critiquesclunysiennes.com/
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 3 mai 2013
    bien sure c'est loin d'être le meilleur Coppola mais j'ai adorer l’ambiance flippante de ce twixt, le scénario accrochent et la mise en scène. Pour moi c'est un très bon film d’épouvante (comme il y en a assé peu dans le monde) a voir même si vous ne supporter pas les films d’épouvantes.
    Cinemax77
    Cinemax77

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    4,0
    Publiée le 28 avril 2013
    Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais on sent encore une fois tout le talent de Coppola. L'une de ses marques de fabrique : les jeux de couleurs. Là, il nous plonge dans une atmosphère assez pale, assez sinistre. La façon dont il met ça en scène que ce soit grâce à la couleur ou grâce à la musique apporte une touche poétique. C'est aussi un film personnel pour Coppola. Il a commencé le cinéma en explorant ce genre, il revient aux sources. C'est aussi un film dans lequel il évoque un extrait de sa vie privée : la mort de son fils au cours d'un accident de bateau. En fait, le personnage principal est identifié à Coppola. La principale différence étant que le personnage principal est écrivain alors que Coppola est cinéaste.
    YsMelmoth
    YsMelmoth

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 3 critiques

    4,0
    Publiée le 25 janvier 2013
    Une ambiance gothique jusqu'au bout des ongles, des tas de clichés, mais traités avec un mélange d'esthétisme très réussi et de second degré désarmant, qui survient souvent aux moments les plus inattendus. Beaucoup d'humour aussi, et une continuelle ambiguïté entre gravité et dérision, une déconstruction progressive des structures traditionnelles du récit et une fin en queue de poisson : Twixt est un film étrange. Très étrange. Un film où l'on se demande toujours plus ou moins où l'on se trouve, dont la beauté ne peut que conquérir mais dont les défauts et la tendance à trop brouiller les frontières - toutes les frontières - peuvent aussi rebuter. A vouloir rompre et morceler son récit, Coppola obtient en effet un résultat parfois un peu trop déstructuré, et qui finit par perdre en cohérence. Certaines scènes se juxtaposent au reste sans réellement s'y enchaîner, et donnent l'impression d'avoir été posées là un peu au hasard, trop vite. Le film aurait peut-être gagné à une vingtaine de minutes en plus, pour étoffer un peu mieux sa dernière partie. Malgré cela, je me suis laissée conquérir avec un très grand plaisir et une fascination indubitable. Je ne le conseillerais pas à grand monde, ce film, sinon à ceux qui comme moi aiment se perdre sur des chemins insolites, possèdent un solide sens du second degré et aiment sortir d'une salle avec des questions plein la tête, un mélange d'émerveillement esthétique, d'amusement et d'incertitude sur la nature exacte de ce qu'ils viennent de voir.
    anonyme
    Un visiteur
    1,0
    Publiée le 8 mars 2013
    Un gloubi-boulga horrifique dont la réelle teneur restera à jamais secrète… Les seules idées intéressantes de ce film sont liées à la clé des songes et à l’introduction fantasmée d’Edgar Allan Poe. Pour le reste, on sent un réalisateur qui ressasse nombre de ses films d’antan ("Rusty James" ; "Outsiders" ; "Apocalypse Now" notamment) mais le brio n’y est pas, l’aspect génial non plus. Le rôle de Val Kilmer n’est pas sans accointances caractéristiques (production matérialiste (Autos/Livres) vouée à l’échec = Perdant) avec celui du héros de «Tucker » (un autre de ses films) mais là non plus, le jeu de l’acteur a minima et engoncé au sens propre comme au sens figuré, gêne aux encoignures. Tout a l’air de se construire, de se mettre en place mais l’incohérence, le flou, l’abscons voire le ridicule règnent sur et autour de cet hôtel damné. Si l’idée de départ naît véritablement lors d’une nuit d’hôtel en Grèce, on notera que c’est plutôt le pays visité qui a depuis sombré dans l’horreur. La tourmente horlogère, c’est le temps qui passe selon le sens que l’on donne à la vie et les aiguilles en sont les dards impitoyables qui s’enfoncent dans la chair, le cœur et l'âme du réalisateur. Cette œuvre est symptomatique des souffrances intériorisées de Coppola. Reste à savoir si cela aura été, pour lui, libératoire… Pour l’écriture du scénario en tous cas, n’est pas Roald Dahl qui veut.
    Michel Bezbakh
    Michel Bezbakh

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    4,0
    Publiée le 25 mai 2012
    Le temps, fameux concept impitoyablement flexible et immuable, universel et intériorisé à la fois – et dont l’une des particularités, le vieillissement, s’est souvent située au cœur des films de Coppola – se trouve au centre de ce Twixt gothique, fantastique, onirique, un brin alcoolique. Dans cette suite de rêves dont Baltimore parvient à conserver la continuité, c’est un univers gothique glaçant à défaut d’être effrayant qui accueille l’endormi : noir et blanc parsemé de rouge, petite fille mystérieuse ayant échappé au massacre infanticide d’un prêtre, Edgar Poe en guide et maître à penser créatif. La petite fille, c’est Virginia. Et tout est là. Elle porte le nom de la cousine de Poe, morte de la tuberculose, et de cette virginité symbole de pureté dont Coppola regrette le caractère éphémère. L’enfance, ce paradis vaincu par le temps, abritait l’innocence que Coppola souhaiterait conserver. Et c’est vrai que c’est un peu mieux de rechercher l’innovation plutôt que de tuer tout le monde, comme a fait le prêtre. Car cette tuerie, présente dans le rêve, a existé. Tout comme la fiction, l’œuvre cinématographique est liée au réel. La critique complète sur le blog Ecran Total: http://ecran-total.over-blog.com/article-twixt-splendeur-gothique-104997956.html
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 9 juin 2012
    Twixt est un bon film de Francis Ford Coppola . En effet , ce quipeut déjà satisfaire le spectateur au premier abord est son scénario alléchant où l'on sent un véritable et évident travail de l'écriture avec l'histoire de cet écrivain Hall Baltimore , qui , arrivé dans une ville inquiétante , va avec l'aide du shérif de la ville , se plonger dans l'écriture d'un ouvrage à propos d'un fait divers affreux et dramatique , à savoir une série de meurtres commis dans le passé sur plusieurs enfants . On sent en effet , de ce synopsis , la volonté relatives à certains cinéastes à créer une atmosphère sombre , mystérieuse et angoissante très ancrée dans le passé . Et en effet , c'est le passé qui hante Twixt . La mise en scène de ce film est vraiment extraordinaire et fabuleuse . Chaque plan relève du cinéma tant l'image est précise , impeccable . Sur ce point , nos attentes de spectateur peuvent déjà être satisfaites mais Francis Ford Coppola va plus loin et ce , dans le fond du sujet : en effet , le thème de la transmission et de l'inspiration littéraire sont admirablement traités . Pourquoi ? spoiler: Parce que l'auteur se permet déjà de prendre comme protagoniste l'écrivain Edgar Allan Poe qui guide chaque nuit , le protagoniste vers la résolution de l'enquête et plus précisément ( parce qu'il s'agit en vérité d'une mise en abîme géniale ) vers la conclusion de l'histoire . Prendre comme figure Edgar Allan Poe trouve encore une autre raison . En effet , entre Francis Ford Coppola , Hall Baltimore et Edgar Allan Poe , il y a quelque chose qui les rapproche : c'est leur côté tragique . spoiler: En effet , c'est ça qui est fort chez ses personnes qui ont tous un point commun : la perte de leurs proches puisque Francis Ford Coppola et Hall Baltimore ont tout deux perdu un enfant ( un fils pour l'un , et une fille pour l'autre ) et Edgar Allan Poe sa femme . Ce mal et cette faille se retrouvent , ce mal qui les inspire ( Edgar Allan Poe qui a la réputation qu'on lui connait , Hall Baltimore et Francis Ford Coppola qui écrivent pour se libérer ) . Dans le film , on cite également une autre figure : Baudelaire qui lui aussi a été un poète maudit , habité par le Spleen . Faire le lien écrivain actuel et écrivain romantique est passionnant et il est intéressant d'établir les ressemblances entre l'auteur du film et ses personnages et ce qui le pousse à atteindre cette perfection . Il y a l'idée du modèle dans le film et c'est donc en Allan Poe que Baltimore trouve cette inspiration de l'écriture . On peut se demander qui pousse Coppola vers cette recherche de la réussite . Qui est son inspirateur ? Twixt se révèle donc une réussite bien plus complexe et intéressante qu'il n'y paraît . Et malgré ces multiples qualités , on peut trouver comme petit bémol ( qui est minime , bien évidément ) le fait de quelques petites longueurs au début avec la petite scène de ménage du protagoniste avec sa femme via Internet , pas très intéressante et qui n'apporte pas grand-chose au propos . Un bon long-métrage et qui n'est pas ridicule comme on a pu tant le dire même s'il est vrai que le résultat n'atteint pas ce que Coppola a pu faire de mieux .
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,0
    Publiée le 26 avril 2013
    Dans ce film fantastico-horrifique de Francis Ford Coppola, Val Kilmer est loin d’être excellent dans le rôle de cet écrivain en mal d’inspiration qui se fait entraîner par un shérif (le très bon Bruce Dern) dans une mystérieuse affaire de meurtre. L’intrigue tient bien la route et la mise en scène de la part du réalisateur de Dracula s’avère bien envoûtante – notamment lors des séquences où le personnage principal fait ses rêves. On notera d’ailleurs que ces séquences possèdent une photographie des plus soignée. Dommage, tout de même, que l’ensemble ne s’avèrent pas plus terrifiants que cela et c’est ce qui me manque à mon sens à cette série B, qui s’inspire ouvertement de Stephen King et d’Allan Edgar Poe (son personnage est présent dans le film sous les traits de Ben Chaplin), pour être vraiment marquante.
    Plume231
    Plume231

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    1,0
    Publiée le 2 mars 2013
    Avec Francis Ford Coppola c'est bien simple, autant le roi des années 70 -4 films 4 chefs d'oeuvre- a toute mon admiration, autant celui d'après au mieux me laisse indifférent au pire m'ennuie. Là avec "Twixt", il me laisse indifférent, il m'ennuie mais en plus il est franchement médiocre. De bonnes idées, comme l'utilisation d'Edgar Allan Poe comme guide dans les rêves, mais totalement engluées dans un scénario hyper-confus, dans un mauvais goût très vite lassant et des effets spéciaux aussi laids que kitschs. Le peu qui aurait pu être bouleversant, à savoir la mort d'un enfant, est entièrement desservi par Val Kilmer qui ne se donne même pas la peine de faire au moins le minimum syndical. Bref, le roi Coppola est définitivement mort.
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