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    Twixt
    note moyenne
    2,5
    1598 notes dont 308 critiques
    5% (16 critiques)
    16% (48 critiques)
    28% (87 critiques)
    25% (77 critiques)
    16% (49 critiques)
    10% (31 critiques)
    Votre avis sur Twixt ?

    308 critiques spectateurs

    Julien D
    Julien D

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    2,0
    Publiée le 18 avril 2012
    Pour son troisième et dernier film de sa trilogie intimiste (qu’il a commencé avec L’HOMME SANS AGE puis TETRO, et qu’il promet de faire suivre par une superproduction alléchante), Francis Ford Coppola a choisit de revenir au genre fantastique avec lequel il débuta difficilement sa carrière. Son scénario sert surtout à mettre en place les doutes d’un auteur en manque d’inspiration à travers lequel on reconnait aisément le cinéaste. Val Kilmer et son embonpoint incarnent donc cet auteur dont les doutes existentiels vont se mêler à une histoire fantomatique plein de clichés grotesques issus des pires séries Z jamais réalisés. Si cette autothérapie, faisant grossièrement référence à la mort de son jeune fils, de l’ancien maestro du Nouvel Hollywood a l’avantage de disposer d’images rendues effrayantes par un travail impressionnant sur les couleurs, sa construction abstraite et son intrigue diablement alambiquée font de cette œuvre singulière un ratage artistique rapidement oubliable.
    RENGER
    RENGER

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    1,0
    Publiée le 27 avril 2012
    Elle est décidément loin la belle époque où Francis Ford Coppola nous émerveillait avec des œuvres dignes de ce nom (Le Parrain - 1972/1974/1990 & Apocalypse Now - 1979). Avec Twixt (2012), un film à petit budget (7 millions de $), il se lance dans l’épouvante/horreur d’où il en tire une Série B d’une laideur à toute épreuve. Avec une esthétique très (trop) travaillée, rendant ses images tout simplement écœurantes et cheap (entre fantasmagorie & onirisme), Francis Ford Coppola ne tarde pas a créér un malaise entre le spectateur et son film. Pourtant ce dernier commençait plutôt bien, nous rappelant un certain David Lynch (Twin Peaks - 1990), mais le film finit rapidement par se perdre, entre rêve et réalité, où seul le cinéaste sait visiblement ce qu’il fait, laissant donc les spectateurs dans l’incompréhension. Une œuvre très personnelle (Francis Ford Coppola fait à de nombreuses reprises référence à lui et au drame qui le lie à son fils), l’ensemble étant par une histoire peu passionnante et des interprétations peu convaincantes (Val Kilmer & Elle Fanning), dans pareilles situations, on attend qu’une chose, que le film daigne enfin se terminer.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    3,0
    Publiée le 2 juillet 2014
    Bon, Coppola livre avec Twixt un film en demi-teinte, avec on le sent de bonnes choses, mais surement délivrée de manière peu claire et absconse. Le casting est convaincant. On retrouve un Val Kilmer très éloigné de ses débuts, mais il trouve de nouveaux rôles du coup, et il s’en empare avec un plaisir évident. Je l’ai trouvé sobre et juste dans ce métrage, et du coup peut-être pas assez exubérant compte tenu du ton du film, mais il livre vraiment une interprétation soignée. C’est le cas aussi de Bruce Dern, pour le coup plus excentrique, et qui amène justement ce qui manque au personnage de Kilmer, sans oublier Ben Chaplin, étonnant Edgar Allan Poe, très convaincant. Au-delà de cela Elle Fanning a une présence magnétique indéniable, même si pour le coup elle n’apparait pas tant que cela, et le film dispose aussi à son avantage de second rôle de belle tenue, notamment David Paymer. Le scénario est déjà moins attrayant. Comme dit en intro, il y a de bonnes idées, on le sent, mais elles sont mal développées. Certaines sont laissées au bord du chemin trop vite, d’autres s’intègrent mal à une narration fragmentée qui manque de fluidité, et le caractère trop souvent métaphysique du métrage finit par lui nuire quelque peu. Je comprends Coppola, je vois ce qu’il a essayé de faire, mais à mon avis il aurait mieux fait de s’orienter vers quelque chose de proche d’Arizona Dreams, où le conte et l’onirisme ne sont jamais loin, mais où l’on a bien les pieds sur terre un minimum. Le rythme en pâtit un peu aussi, car pour un film d’une heure vingt il parait tout de même assez long. Visuellement c’est en revanche très soigné pour voir le petit budget. Coppola livre une mise en scène très propre. S’il ne montre pas une grande ambition lui qui peut se montrer tout de même beaucoup plus audacieux, toutefois son travail est efficace et s’adapte bien au film, à sa tonalité. Les décors sont convaincants, mais l’ambiance et le travail sur la photographie sont nettement au-dessus, instaurant un climax particulier à ce métrage. Il y a certaines scènes qui sont d’une grande beauté, alternant parfois avec des morceaux qui pourrait presque rappeler Sin City (noir et blanc très stylisé, notamment lors de l’exécution), bref Twixt est un mélange d’expériences visuelles imaginatif. Sinon rien d’horrifique ici, en tout cas visuellement, et j’ai été déçu par la bande son. Compte tenu de l’ambiance du métrage j’attendais énormément plus que ce que Twixt propose. Dommage, vraiment. Au bout du compte on ne tient là un film pas déplaisant, avec des atouts certes, mais qui parait tout de même pas tout à fait abouti. Pas très à l’aise au niveau de sa narration et de l’exploitation de son potentiel, il a aussi des ratés notables coté bande son et il est dommage que les décors ne soient pas plus audacieux pour s’adapter au brillant travail sur l’image. J’accorde 3, et les amateurs d’expériences particulières pourront surement apprécier.
    PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile
    PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

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    3,0
    Publiée le 7 avril 2019
    Création originale de la part d’un grand monsieur du genre épouvante/fantastique. Originale de part sa mise en scène parfois complexe, ses exercices de style, et l’orientation de son récit, scindé entre le monde des vivants et celui des morts. Francis Ford Coppola fait directement appel à des pionniers de la littérature tels que Charles Baudelaire ou Edgar Allan Poe, afin d’apporter une touche macabre à sa verve poétique. Au milieu de cette intrigue d’outre tombe, un écrivain de seconde zone, campé par Val Kilmer, bouffi et gnangnan. Le fait que le film tienne tout entier sur ses épaules était un risque assumé, mais était-ce un choix judicieux ?! L’acteur manque affreusement de prestance. Un étrange voyage entre rêves et réalité, teinté de nuances claires obscures et de questions sans réponse. Mitigé dans son ensemble. 3/5
    CeeSnipes
    CeeSnipes

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    3,5
    Publiée le 23 avril 2012
    Depuis 5 ans, Francis Ford Coppola essaie de revenir au cinéma avec des films assez originaux, dans leur forme et dans leur thème. Après le rétro Youth Without Youth et le film en noir et blanc Tetro, Twixt est un film en 3D, avec des passages semi-colorisés. Comédie d’horreur méta textuelle, Twixt est un film formellement très original, allant chercher Sin City pour l’intrusion de la couleur rouge dans le noir et blanc et une nouvelle mode de films d’horreur pour le côté vampire et méta textuel. Le tout est orchestré par un Francis Ford Coppola qu’on imagine heureux de nous piéger pendant tout le film sans ne nous donner aucun indice bien précis sur la fin du film, nous laissant dans le doute complet quelques heures après la fin. Le film ne marcherait guère s’il n’était interprété par le génial Val Kilmer, sur qui repose tout le côté comique du film, de presque tous les plans, toujours parfait, avec la dose de second degré adéquate. Il est aidé par un supporting cast fabuleux, Elle Fanning, Alden Eirenreich et Bruce Dern en tête. Le film est quand même assez loin d’être parfait, tant il est lent et parfois un peu maladroit, quand Coppola parle de la mort de son fils, ou quand il mêle le rêve à la réalité… Néanmoins, Twixt reste un bon film, une alternative à ce que le cinema nous offre aujourd'hui en matière de meta textualité (Scream par exemple).
    this is my movies
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    2,5
    Publiée le 27 juillet 2014
    Depuis son retour, F. F. Coppola s'est éloigné des grosses productions ruineuses sur lesquelles il n'exerce plus le même contrôle qu'auparavant. Le voilà donc de retour au cinéma de la bricole, celui de ses débuts dans l'écurie Corman sauf que si faire des films rempli d'effets kitschs, tourné avec 3$50, avec des acteurs en roue libre et un propos mal maîtrisé c'est plutôt cool quand on a 30 ans, les faire quand on en a 70 c'est plus problématique. Film de vampires ? Pas vraiment. Film fantastique ? Assurément. Film personnel ? Complètement. Içi, Coppola parle surtout de la culpabilité de la perte d'un enfant et cette perte hante le personnage principal. Coppola exorcise donc la mort de son film et trouve en V. Kilmer un alter ego plutôt convaincant, parfois trop libre de faire ce qu'il veut et qui rappelle aussi le M. Brando de "Apocalypse now". Le casting est par ailleurs assez sympa et l'ambiance happe le spectateur assez vite sauf que la fin est complètement à l'ouest et que son histoire captive moyennement au fur et à mesure, les artifices ne fonctionnant pas et Coppola peinant à tenir son propos. Visuellement, c'est splendide au niveau de la photo, Coppola étant toujours un grand esthète sauf que ce dernier le dit dans les interviews sans fard : il ne s'intéresse plus à la mise en scène, le spectateur moderne, selon lui, ne s'y intéressant pas non plus. C'est bien là la triste vérité sur cet ancien grand du 7ème art : c'est devenu une feignasse, qui n'invente plus (par manque de force intérieure probablement, le feu sacré s'étant éteint il y a quelques temps déjà) qui se contente du strict minimum et qui vit sur sa gloire passée et sa réputation, toujours intacte dans certains cercles cinéphiliques. Sauf qu'il faut ouvrir les yeux, le grand Coppola ne reviendra probablement jamais. Reste donc un film au fort potentiel mais plombé par son rythme, ses effets démodés et un manque d'implication dans la mise en scène ce qui occasionne une trop grande distance avec le spectateur qui aurait eu besoin de plus d'implication pour s'immerger. D'autres critiques sur
    Lucas N.
    Lucas N.

    Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 38 critiques

    1,0
    Publiée le 2 septembre 2012
    Monsieur Coppola me déçoit énormément avec ce gros navet. Le passage à l'ère numérique n'a pas du tout marché chez lui. Il y a une succession voire une accumulation d'effets numériques horribles qui pourrissent toute l'image. Le scénario est bancal, ennuyeux et vide. Des idées qui ne servent à rien, et un Val Kilmer vraiment minable en écrivain à la dérive. Une aventure bien grotesque sans intérêt. Passez votre chemin si vous voulez toujours apprécier "Le Parrain" ou "Apocalypse Now".
    Requiemovies
    Requiemovies

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    2,5
    Publiée le 20 avril 2012
    Le dernier Coppola pose en soit deux questions. Un film est-il jugé de la même manière selon le passif du metteur en scène ? et quelle est la résonance de certaines critiques dans le jugement d’un film ? Le fait même de poser ces deux questions implique les réponses. Difficile d’être objectif avec Francis Ford Coppola à la vue de la filmographie du metteur en scène, comprendre, si le film avait été réalisé par un sombre inconnu, l’avis aurait été forcément moins indulgent (ou plus après tout !). De même, voir le film après une fusillade classique et facile de certains médias, rehausse le métrage. Quand on nous annonce une purge sans nom, on découvre alors un curieux objet. Twixt est tout cela à la fois, un film hypnotisant et maladroit, bien cadré mais mal monté, suffisant mais touchant. À titre purement subjectif, on préférera y voir un hommage personnel à un certain cinéma (Roger Corman), des clins d’œil de l’affect (au fils de Coppola, à l’ancienne relation entre Val Kilmer et son ex-femme, Joanne Whallley, interprétant ici le rôle de sa femme). Et ce n’est pas l’apparition d’Edgar Allan Poe qui apporte la teneur poétique dont le film avait vraiment besoin. Tout n’est qu’étrangeté dans Twixt, Coppola se fout de tout et c’est presque ici qu’on lui pardonne le plus. À la vue de ses trois derniers longs (L’homme sans âge et Tetro) c’est avec celui-ci qu’on accepte le plus ses excuses. Autoportrait foutraque d’un auteur se jouant du système, il reste hélas à la frontière de l’outrancier, comme-ci il n’assumait pas pleinement de revenir à ce genre (Dementia 13). Ce qu’on pourra moins lui pardonner par contre c’est de ne pas avoir assumer le film en tant que tel et en livrer une promo sérieuse, une réalisation non aboutie et ciselante, entre deux mondes, deux directions. Et si Coppola plein de doutes, ayant connu un cinéma artistique, créatif, ne savait plus ce qu’était le 7ème art ? difficile reflet d’une « industrie » changeante ! http://requiemovies.over-blog.com/
    7eme critique
    7eme critique

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    2,0
    Publiée le 19 août 2012
    Le nouveau projet de Coppola que j'attendais de voir avec impatience, et bien c'est loupé. Je me suis mortellement ennuyé. Du mystère à l'état pur, de la glauquitude qui ne mène pourtant pas à grand chose. Des couleurs limitées au noir & blanc & rouge pour une atmosphère pesante et oppressante qui nous endormiront. Beaucoup vont analyser les scènes et la vision du réalisateur dans les moindres détails, car il y en a bien évidement à décrypter, mais on ne ressent nullement l'envie de s'intégrer d'avantage dans ce film qui n'en vaut pas la peine. Je vois ce long-métrage comme un essai de Coppola qui s'exerce à un nouveau style...dont je ne suis pas particulièrement friand. Inutile de vous préciser que le Francis de l'époque est décédé, nous n'assisterons plus à du travail dans la lignée de "Dracula", "Le parrain" ou encore "Apocalypse now" et nous serons plutôt confronté à du "L'homme sans âge". Une promenade entre réalité et subconscient, amené par un Val Kilmer (plus du tout charismatique comme à l'époque) qui nous laissera un goût amer. Tellement habitué à mieux de la part de ce géant de la réalisation qu'on ne peut être que déçu. En attente du prochain Coppola pour savoir s'il persiste dans cet univers...en espérant que non.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

    Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 1 642 critiques

    0,5
    Publiée le 18 avril 2012
    Coppola nous pond ici un film de série B doté d'une histoire de revenants digne d'un film d'horreur de la fin des 70's (Carpenter en tête), d'un léger aspect gothique propre à Tim Burton avec le délire barré d'un David Lynch (sur la fin du film notamment). Le problème pour l'auteur de la trilogie du Parrain est que sa volonté de jouer sur tous ces tableaux à la fois, en partant dans tous les sens, ne donne absolument rien et rend son "Twixt" bordélique et incompréhensible dans sa démarche. C'est lent, vide d'ambiances, plat et les acteurs ne relève pas le niveau. Selon moi, "Twixt" ne doit sa publicité et son exposition médiatique qu'au simple nom de son réalisateur et non en raison de sa qualité.
    Sebmagic
    Sebmagic

    Suivre son activité 114 abonnés Lire ses 1 120 critiques

    3,5
    Publiée le 26 mai 2012
    J'avais vraiment peur d'aller voir ce film ; peur d'être déçu et de me retrouver face à un film plat, sans originalité ni saveur. Et pourtant, c'est exactement le contraire. Francis Ford Coppola nous sort encore une magnifique petite oeuvre d'1h30 qu'il est nécessaire de voir plusieurs fois pour bien comprendre. Je ne l'ai vu qu'une fois donc mon ressenti sera uniquement basé sur ce visionnage, mais franchement je m'attendais à bien pire, surtout au vu du casting. Twixt, contrairement aux apparences, est finalement bien loin du film de vampires. C'est une histoire complexe, parfois difficile à suivre car elle se base sur un principe de tiroirs superposés qui rendent l'intrigue assez floue. Enfin, je dis "l'intrigue", mais je pense que je devrais plutôt dire "les intrigues", car le film traite d'au moins 3 intrigues différentes. On a l'intrigue "principale" : celle de l'écrivain (Val Kilmer) inspiré par la ville qu'il vient de découvrir et les événements qui s'y trament (intrigue qui contient plusieurs intrigues secondaires, mais toutefois importantes à savoir les meurtres qui se produisent dans la bourgade et le passé de l'écrivain/sa fille), l'intrigue "romanesque" : c'est le sujet du nouveau livre de Hall Baltimore, et enfin l'intrigue "fantastique" qui est vécue par Baltimore au travers de plusieurs rêves. Toutes les intrigues sont reliées entre elles, certaines se superposent même, mais je ne vais pas tenter d'expliquer ce film (d'autant que je ne l'ai pas entièrement compris). Toujours est-il que l'ambiance du film est très particulière, notamment au niveau des rêves de l'écrivain. Une ambiance très sombre, très vampiresque qui met parfois mal à l'aise. Coppola nous offre des séquences qu'il n'est pas coutumier de voir au cinéma, rien que par le traitement des couleurs qui s'approche d'un noir et blanc bleuté, de la photographie hallucinante (les premières images dans la forêt sont éblouissantes), et enfin de l'ambiance dérangeante et malsaine qui en découle. A de nombreuses reprises, Twixt m'a fait penser à du David Lynch, mêlé à un poil de Lars von Trier pour certaines images et à beaucoup de Tim Burton (Sweeney Todd/Sleepy Hollow). L'effet Lynch est très présent (les rideaux rouges dans le premier rêve, la trame à tiroirs très énigmatique, le rapport au fantastique et au diable, etc.). Au niveau du scénario, Twixt souffre un peu de la comparaison avec des films comme Mulholland Drive (même si l'idée de la tour à 7 horloges entraînant des espaces-temps différents est plutôt bonne), mais au niveau des images, le film est une beauté (rappellant également Sin City par moments - cf le passage où Flamingo se déplace à moto, ou encore les bribes de couleurs vives au milieu du noir et blanc). Qui plus est, le film traite de nombreux thèmes assez amusants (l'intrigue avec Edgar Allan Poe est intéressante - même si parfois incompréhensible - et installe une sorte de mise en abyme). En plus de l'ambiance parfois glauque et angoissante, le film se permet quelques moments d'humour bienvenu, comme le passage où Hall Baltimore, complètement bourré, tente d'écrire la première phrase de son roman (hilarant). Bref, Twixt regorge d'excellentes idées, d'un casting vraiment très correct (Bruce Dern en flic déjanté, Val Kilmer qui m'a surpris là où je ne l'attendais pas, et enfin Elle Fanning promise à une grande carrière) et d'une photographie irréprochable, mais à la fin on ne peut que se demander "WHAT ?", parce que l'intrigue est tellement floue qu'on s'y perd, ce qui donne une conclusion est assez déroutante et presque frustrante.
    vidalger
    vidalger

    Suivre son activité 109 abonnés Lire ses 600 critiques

    1,0
    Publiée le 17 avril 2012
    Coppola à fumé la moquette! On ne veut pas croire que le réalisateur du Parrain et de Cotton club soit le même que celui de cette fable gothique sans queue ni tête, superposition de tous les poncifs de films de diablerie, de revenants et de vampires. L'effroi du beffroi, la sorcellerie de pacotille nous gavent rapidement et le soin donné au traitement de l'image et au grimage des personnages ne suffisent pas à nous extirper du profond ennui dans lequel on est rapidement immergé.
    annastarnomberon
    annastarnomberon

    Suivre son activité 105 abonnés Lire ses 238 critiques

    3,5
    Publiée le 11 avril 2012
    Au cinéma, Twixt était diffusé dans le cadre de "l'absurde séance". Et je comprends pourquoi ! Coppola, qui ne s'était pas attelé à la réalisation depuis quelques années, s'est fait plaisir et nous a concocté un film assez hallucinatoire. On oscille toujours entre rêve et réalité, et alors qu'on pense que l'on a cerné la frontière entre les deux (car l'esthétique du rêve -où (presque) seule la couleur rouge est teintée, le reste étant en noir et blanc- et celle de la réalité sont très distinctes, du moins c'est ce que l'on pense), on se retrouve à la fin perplexe : qu'est-ce qui s'est réellement passé ? En prenant comme personnage principal un écrivain en mal d'inspiration et en quête de rédemption, Coppola se livre à une mise en abyme du travail de celui qui crée. Dans le film il y a l'écrivain qui tire les ficelles de ses personnages, et au-dessus de lui, "sur" le film, il y a le réalisateur, le scénariste, qui tire lui aussi les ficelles de ses personnages. C'est pour ça que la fin est assez mystique et intrigante, toutes les échelles de la création semblent être confondues. Le scénario est donc assez intéressant, tout en restant plutôt abordable : on ne part pas non plus dans un délire impossible à suivre. On retrouve en fait un peu une ambiance à la Tim Burton, une ambiance onirique. Certaines scènes disposent d'une vraie ambiance, comme celles avec Edgar Allan Poe, celles avec Elle Fanning et celles avec les jeunes près du lac (la musique, les costumes, sont parfaits dans ce passage). L'esthétique est vraiment soignée et agréable, bien qu'étant assez originale voir déroutante (certains plans ressemblent à une photo mal cadrée). Ce qui déroute aussi, c'est de voir cette masse de Val Kilmer interpréter un écrivain grand public. Au vu de son physique, l'acteur ne semble pas être la personne la plus appropriée pour un tel rôle. Mais cela prend très bien et il est parfaitement convainquant (tout comme Elle Fanning, terrifiante en morte vivante ensanglantée). J'aime bien comment est amenée la fin, si on est un minium perspicace on peut s'en douter plus tôt (la scène de l'appel aux esprits ou la scène où Val Kilmer se fait assommer) mais elle n'est pas non plus "donnée", bref, ce n'est pas une fin facile. Et puis il plane toujours ce doute entre ce qui relève du vrai ou pas (mais finalement rien n'est réel, puisque l'on est au cinéma !). Enfin malgré tout ça, cela reste un "petit film" anecdotique dans la filmo de Coppola. Bref, un film très intéressant et sympathique, étonnamment peu médiatisé.
    Jean-françois Passé
    Jean-françois Passé

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    3,0
    Publiée le 16 avril 2012
    Coppola nous promène dans un patelin perdu , entre rêve et réalité , à suivre un écrivain de seconde zone , essayant de vendre ses livres et hanté par un drame personnel ....et je me suis mis à rêver aussi et me réveiller au milieu du film sans avoir perdu grand chose d'une intrigue qui n'existe guère . Les scènes en noir et blanc sont magnifiques de beauté d'éclairage .Coppola arrive à surprendre après avoir tout fait ou presque : une originalité onirique que l-on peut se permettre d'apprécier
    elriad
    elriad

    Suivre son activité 103 abonnés Lire ses 470 critiques

    3,0
    Publiée le 28 janvier 2013
    Même si l’œuvre ne séduit pas en permanence, force est de constater ici un vrai travail esthétique entre le cinéma expressionniste de Murnau et la poésie sombre d'Edgae Allan Poe, dont le fantôme hante littéralement au sens propre le fil de Coppola. Jouant sur la couleur et le noir et blanc, sur le rêve et la réalité, cette danse trouble ou s'immisce la culpabilité d'un auteur qui se sent responsable de la mort de sa fille reste un objet cinématographique ambitieux qui remplit bien son rôle fascinant pour les passionnés du 7eme art.
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