38 témoins
Note moyenne
2,6
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303 critiques spectateurs

5
7 critiques
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54 critiques
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ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2012
Dommage que le Havre n'ai pas été plus mis en valeur pour une fois en dehors de cette rue de Paris.
Une belle mise en abime que cette lacheté ordinaire d'un peuple grégaire dans l'immobilisme...chacun pour soi et que l'on se bouche les oreilles plutot que d'intervenir.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2012
38 témoins est assez déceptif. Une déception relative mais au vu de la réussite de tous ses films précédents, on ne peut recevoir le film, très plat, qu'avec ennui. Lucas Belvaux semble hésiter entre plusieurs thèmes (la culpabilité, le remord, la ville, l'intrigue policière, la vie de couple, les failles de la presse, celles de la justice) sans en approfondir un seul. Le film reste toujours en surface, trop distancié dans son propos, sans la moindre altérité. Certes, les interprétations sont bonnes (soulignons celles de Natacha Régnier très lumineuse qu'on aurait pu mettre à la place de Sophie Quinton) mais on ressent une certaine gêne, un manque d'investissement. La mise en scène, avec la répétition de ces facades d'immeubles, tourne à vide. On reconnaît d'ailleurs bien le style de Lucas Belvaux mais les gros plans sont trop présents malgré les impressionnants bâteaux... Une scène sublime cependant : celle de la reconstitution du meurtre qui est d'un grand impact émotionnel. C'est très peu pour un film si ambitieux dont la volonté de montrer le remords par les seules visions de l'homme à la fenêtre et celle de la reconstitution est un peu juste. 38 témoins est juste moyen, sans vértiable originalité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 mars 2012
Un drame sociétal qui fait froid dans le dos et force à l'introspection... La force du sujet est amoindrie tout au long du film par manque de rythme, des dialogues trop écrits, le jeu maladroit des acteurs principaux embarqués dans une invraisemblable histoire de couple.
Un film sur la lâcheté, le devoir, le couple ? Trop de thèmes satellites viennent polluer une histoire pourtant forte et magnifiquement réalisée.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 mars 2012
Le Havre. Impossible de rater ces immenses paquebots qui débarquent chaque jour dans l'espace portuaire. Inévitables, ils le sont, impressionnants aussi. Tout aussi impressionnants que ce crime ayant eu lieu en pleine nuit dans une rue d'un quartier réputé tranquille. Pourtant, l'inévitable semble être devenu évitable, et personne parmi tout le voisinnage n'a vu ou entendu quelque chose. C'est dans ce quartier sous le choc et voué au silence que Louise rentre le matin du drame, revenue d'un voyage en Chine.

Commence alors l'ambiance post-drame, entre paranoïa, cauchemars et enquête policière, personne ne semble pouvoir expliquer l'inexplicable. Suivront un enchaînement de séquences où les thèmes du remord, de la lâcheté et de la conséquence de nos actes prendront une part prépondérante dans le discours filmique. Après un démarrage assez lent mais toutefois prometteur, le film tombe dans un enlisement de jugements et d'exagérations qui finissent, à mon sens, par le rendre indigeste.

La première chose qui choc est cette continuité dialoguée, toujours dans la surenchère et qui déforme les émotions pour leur enlever toute crédibilité. Cette situation est plus surprenante encore avec le personnage d'Yvan Attal (Pierre). Tapis dans sa terreur, dans sa honte, on pourrait s'attendre à découvrir un personnage à la fois mystérieux, retranché sur lui-même et peu expressif. Ce qui serait la suite logique d'un tel évènement. Au contraire, il est l'un des personnages qui étaye le plus ses pensées, qui les livre comme on commanderait une baguette de pain. Que ce soit dans le phrasé même ou dans les intonnations, il en perd toute profondeur et toute empathie.

Il en sera de même pour la direction des acteurs dans leur globalité, au point qu'on fini par se demander quel est le but de cette exagération théâtrale. Cela enlève tout intérêt de notre part, aussi mince fût-il, après quelques minutes. Pourtant, certaines idées esthétiques ne sont pas mauvaises, certains plans se révèlent même intéressants, tout comme l'importance accordé aux sons est agréable. La transformation de la victime en une espèce de sanctuaire de la honte, porté vers l'inconnu et condamné à disparaître, a aussi des atouts certains. Malheureusement, à côté de ça, nous avons un discours assez grossier, qui, tant dans la forme que dans le fond, devient de plus en plus détestable.

Je comprends le souhait de vouloir pointer du doigt la " lâcheté humaine ". Et l'idée de partir d'un meurtre en ne se concentrant pas sur la victime ou sur le meurtrier est plutôt rafraîchissante. Cependant, le thème aurait mérité d'être traité avec plus de finesse, et à la place d'être poussé dans l'irréalisme, rester crédible pour s'avérer marquant. Le problème majeur se dévoile dans les dernières minutes du long-métrage, puisqu'on se rend compte qu'on n'est pas ici pour essayer de comprendre cette lâcheté, mais qu'on veut la juger. Le réalisateur veut inclure le spectateur dans sa subjectivité et enlève toute place à la réflexion, pour livrer un message banal et méprisant.

L'idée du double-regard intrige, au départ, mais ici il se transforme en un regard unique, celui du réalisateur, qui s'enfonce toujours plus dans la condamnation précipitée et dérangeante (cf vingt dernières minutes). Il ne reste donc de ce 38 témoins qu'un amer goût d'être pris pour un pantin, que ce soit dans le partage d'émotions (grossier) et dans le message global (grossier). Rien ne vient sauver le travail de Lucas Belveaux, qui disparaîtra bientôt sous la surface de l'eau, à la manière d'un certain paquebot...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 mars 2012
Qualité des répliques proche du néant . Un univers glauquissime entre la ville du havre et le décor grisâtre des appartements. On s ennuie beaucoup. Seule Nicole Garcia et Natacha Regnier tirent leur épingle du jeu en étant assez justes ds leur rôle.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 mars 2012
Film dérangeant qui nous oblige à s'interroger sur notre propre comportement. Aurions nous eu une réaction différente de cette de cas 38 témoins qui laissent un crime se dérouler au pied de leur immeuble sans intervenir ni même décrocher un téléphone pour appeler des secours?
Quelle est le sentiment qui dicte cette conduite impardonnable : la peur, l'apathie, l'indifférence ? chacun s'abrite derrière un alibi douteux mais rien de bien glorieux dans tout ça...et pourtant ce fait divers a existé et il ne s'agit pas d'une fiction hélas.
Malgré des dialogues un peu pesants parfois et des personnages assez stéréotypés le film se regarde bien
ardeo
ardeo

11 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
Lucas Belvaux s’affirme de plus en plus comme une valeur sûre du cinéma belge et du cinéma européen. Son dernier film tourné au Havre est encore une œuvre très personnelle et très affirmée. Pour moi, la force du film réside dans sa bande sonore admirable avec ces sons sortis de la ville et du port (bruits de la vie courante, voix, sirènes, claquements, moteurs, cris) et au moment opportun la musique. En parallèle, les dialogues peuvent parfois sembler un peu trop « dramatiques » même si le sujet l’est certainement. Côté acteurs, comme à l’accoutumée, Attal est excellent et les actrices qui lui donnent la « réplique » (même si le dialogue entre les personnages n’existe pas toujours) sont également très crédibles dans leur rôle. L’histoire donne un sentiment mitigé de stupeur, d’horreur, d’incompréhension et d’interrogation : « Et si nous avions habité ce quartier du Havre, cette nuit-là ? ». A voir et à entendre !
norman06

425 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
Lucas Belvaux frappe encore fort dans cette chronique judiciaire et sociale, synthèse de ses
précédents films. Le faux semblant de la réalité fait écho à sa trilogie, et on retrouve tant le naturalisme stylisé de "La raison du plus faible" que la trame policière subtile de "Rapt".
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2017
Pas beaucoup de héros, l'homme entre la peur et le courage. Lucas Belvaux interroge l'apathie, la lacheté, l'indifférence...Sur un sujet en or, rare, et hélas plausible (inspirée d'une histoire vraie, pas sur que les francais de 2010 soient plus courageux que les américains des sixties), Il sait installer une ambiance à la fois pesante et chaleureuse. Quel dommage alors d'avoir laisser son récit dévier en présentant le fait divers sous l'angle d'un couple auquel on croit pas, Yvan Attal et Sophie Quinton. C'est pas aidé par des dialogues de plombs. Le caractère libératoire de la vérité rejaillit dans la partie finale. Une oeuvre accusatrice, inconfortable qui interroge avec vigueur -et parfois lourdeur-, la responsabilité individuelle et collective.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 mars 2012
Je me suis ennuyée, mais pas d'un ennuie anodin, passager plutôt un véritable ennui profond celui qui vous donne l'envie de vous lever et de hurler à tous les gens assis dans la salle : "Eh les Gârs, vous appréciez quoi sincèrement là-dedans?". La bande annonce était pas mal, et j'apprécie pour ma part ce genre de film, lent où les émotions se lisent dans des gestes, se sentent dans les voix et se découvrent dans des regards. Mais là rien de tout ça, juste des mots, trop légers. Les dialogues me rappellent ceux des mauvaises séries, où justement il n’y a pas de dialogues, ou tout du moins pas de dialogues construit. On nous ressorts des clichés hallucinants, limite dégoutants sur une histoire d’amour qui ne tient pas la route, plutôt bidon, et je suppose ajoutée à l’histoire pour combler des vides. J’ai trouvé le personnage de Pierre Morvand pathétique, il m’a donné l’impression de se laisser porter par les évènements dans la première partie du film, et puis, dans la seconde, où il récupère un peu de son autonomie, il m’a paru absent, las, exténué. Alors bien sûr, il se décrit lui-même comme un fantôme, mais il y a des limites à tout, et là, j’ai trouvé ça réellement exagéré.
Pourtant ce qui m’étonne c’est que je comprends le film, je comprends les émotions pour les avoir étudiés. Mais je ne les y ai pas vu, elles ne m’ont pas traversé, elles ne m’ont pas touché. Je suis ressortie de la séance aussi vide qu’en y rentrant. Cependant, certains plans m’ont marqué, le début, sur le cargo, il est évident que les plans d’ensembles ne sont pas exceptionnels, mais ils sont réellement agréables à regarder (surtout lorsque pendant une heure et demie après vous avec le droit à des pauvres champ/contre champ).
Ça aurait vraiment pu faire un bon film, l’idée était prometteuse, mais hélas le réalisateur s’est trop reposé sur ses acteurs qui n’ont pas joué leur rôle à fond. Je suis déçue, effroyablement déçue.
Alors, évidemment ceci est mon point de vue, j’ai essayé de discuter avec des gens qui l’avaient apprécié, mais je n’ai pas réussi à voir dans ce film tout ce que ces personnes ont ressenti.
mexico03
mexico03

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
C est boulversant..... La reconstitution du crime est limite soutenable. Yvan Attal et Sophie Quinton sont magnifiques !!! A VOIR
Dg75
Dg75

12 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2012
Doit-on aller jusqu'au bout ? Peut-on vivre avec un tel poids sur la conscience. A la première question la réponse est oui, parce que tout simplement à la deuxième interrogation la réponse est non. Enfin pour certain seulement qui ne se pardonne pas sa lâcheté. Alors, bien qu'il sache qu'il va tout perdre, il va aller témoigner. A partir de là, tous vont lui tourner le dos, certains franchement, d'autre brutalement (sa voisine qui vient le giffler), un autre encore se doublera d'un corbeau puisqu'il n'aura même pas le courage de venir l'affronter. La reconstitution deviendra pour certains insupportables car ils vont devoir ouvrir les yeux et mettre un mot sur leur attitue. Le film pose aussi la question du devoir du journaliste qui va se servir de ses sources cachées pour obliger le Procureur à poursuivre. Excellent Yvon ATTAL qui nous plonge dans son remord. Des seconds rôles parfaits. Si seulement ce film avait le pouvoir de faire réagir notre société invidualiste et indifférente à tout, pourvu que nous soyons épargné !
Fontaine Eric
Fontaine Eric

78 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2012
Lucas Belvaux évoque la lâcheté, il tourne son film dans une ville "Le Havre" où l'atmosphère est glauque, Yvan Attal soutenu par Nicole Garcia sont un peu les seuls à faire passer l'histoire, qui au final prend corps qu'à partir de la reconstitution du meurtre...en savoir plus de notre critique :

http://www.cinephiletv.com/actualites_cine.ws
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 mars 2012
un film très réussi tant au niveau de l'histoire racontée, très prenante, avec un formidable suspense, que de la prise de vue qui ravira les amateurs de vues maritimes, encore plus s'ils sont havrais.
Une reflexion passionnante sur la vie d'un quartier, au prise avec un fait divers tragique.
RolandL
RolandL

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2012
Une photographie du port du Havre, surtout de nuit, absolument magique....les mouvements des portiques de Port 2000, et le labyrinthe des containers....tout cela tranche avec la belle lenteur calculée du reste du film....J'ai adoré....!
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