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    Confession d'un commissaire de police au procureur de la république
    note moyenne
    3,2
    14 notes dont 4 critiques
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    4 critiques spectateurs

    benoitparis
    benoitparis

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    4,5
    Publiée le 21 septembre 2011
    Un polar politique italien des années 70 de très haute volée. Il ne manque pas grand-chose pour que sa portée morale atteigne celle d’un film comme « Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon ». Le scénario déroule la logique de la corruption avec le maximum de rigueur et de vraisemblance, grâce à une observation implacable du fonctionnement des institutions judiciaire et policière. La réalisation de Damiano Damiani est d’une fluidité et d’un tempo parfaits, sans un gramme de graisse inutile. Les affrontements du policier et du juge, de la vengeance et de la justice, la séquence de l’asile d’aliénés, rattachent le film au grandes œuvres hallucinées et pessimistes.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 7 octobre 2016
    Un des premiers films italiens à traiter le thème de la corruption dans les milieux policiers et politiques! Dans la voie ouverte par Petri, Damiano Damiani exploite la recette qui consiste à aborder un sujet engagè, scandaleux s'il le faut, puis à utiliser les dèmêlès avec la censure à des fins publicitaires et à intimider la critique par une rèputation d'artiste courageux! Ce processus tend à faire oublier certains effets lourds de la mise en scène des films de Damiani. "Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica" n'est pourtant pas de cela! C'est une oeuvre courageuse où le commissaire Martin Balsam et le magistrat Franco Nero traquent un mafieux sanguinaire! Mais pourquoi est-il libre alors ? Faute de preuves sans doute! Faute de tout! Plus on a peur, plus le loup est dangereux! Votre frousse est sa force, c'est ça sa puissance! Si vous renoncez à demander tout vos droits, qui donc ira les exiger à cet homme sans coeur ? A l'instar du western spaghetti, le thriller de ce pays est excessivement violent, preuve en est avec le film de Damiani! On signalera enfin que la musique de Riz Ortolani colle parfaitement avec le pessimisme de l'histoire...
    Peter Franckson
    Peter Franckson

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2017
    L’histoire se déroule en Sicile où deux hommes s’affrontent, l’un, commissaire de police [Martin BALSAM, connu, notamment pour avoir joué le détective Arbogast dans « Psychose » (1960) d’Alfred Hitchcock] et l’autre, un jeune juge (Franco NERO). Le commissaire ne pouvant, faute de preuves, faire condamner un agent immobilier corrompu, emploie des moyens à la frontière de la légalité mais efficaces ; cela lui vaut la réprobation du juge qui décide de le mettre sur écoute et de respecter la loi à la lettre…C’était déjà le sujet du film d’Orson Welles, « La soif du mal » (1958) où un flic mexicain intègre (Charlton Heston) se heurtait aux méthodes peu orthodoxes d’un flic américain (Orson Welles) mais qui avait raison. Le film italien est moins noir, moins poisseux que celui de Welles mais tout aussi pessimiste sur la situation en Sicile (corruption généralisée du monde des affaires, de la police et de la justice, disparition de témoins gênants dont le corps est recouvert de béton à la faveur de constructions d’immeubles, etc.). L’avenir, malheureusement, lui donnera raison sur le diagnostic. L’opération « Mains propres » (« Mani pulite ») ne démarrera qu’en 1992….
    this is my movies
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    4,0
    Publiée le 14 juin 2019
    Un film assez solide, bien écrit, plutôt bien rythmé, qui met en lumière les pratiques de la Mafia dans cette Sicile oubliée par l’État, avec des magouilles immobilières dans lesquelles trempent inévitablement les politiques. Mais rien de bien neuf depuis "Main basse sur la ville" (avec Rod Steiger !), et jusqu'à aujourd'hui, comme le démontre le génial film espagnol "El Reino". Quelques scènes fortes émaillent le film, comme la construction de ce pilier, avec un corps à l'intérieur, métaphore du fait que les meubles de la ville sont construit avec le sang de ses habitants. Un film pour ouvrir les yeux, même si la morale pourrait paraître un poil douteuse à certains aujourd'hui. Une autre époque.
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