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Avec « Summertime » Matthew Gordon, réalisateur de documentaires, s’essaye à la fiction et comme il arrive parfois pour une première réalisation nous sort une petite pépite pétrie d’humanité. Sélectionnée dans de nombreux festivals dont La Berminale, Les Independent Spirit Awards ou Le Festival du Cinéma Américain de Deauville (qui lui a décerné le Prix du Jury), ce film indépendant réalisée avec peu de moyens et des acteurs totalement amateurs trouvés dans les environs des lieux du tournage, montre qu’avec une bonne histoire et un réalisateur talentueux il n’est nul besoin de sommes faramineuses pour accoucher d’une œuvre forte. Les péripéties de ce jeune garçon, qui fait partie de cette minorité blanche pauvre du fond de l’Amérique oubliée du rêve américain, sont tout bonnement prenantes et avec une économie de moyens et sans tomber dans le misérabilisme ni dans le sentimentalisme lacrymal génère une empathie incroyable pour ce personnage de battant idéaliste. Le jeune acteur qui l’incarne, William Patrick Ruffin, possède un charisme incroyable et un talent bluffant lui permettant de littéralement habiter l’écran chaque fois qu’il apparaît à l’image. Le reste du casting est également surprenant de naturel et nous permet de croire sans difficulté aux personnages qu’ils incarnent. Bref « Summertime » est une vraie perle de sincérité et de sobriété qui nous donnerait presque l’envie de visiter ce Sud pauvre et méconnu, tant les habitants paraissent sympathiques malgré leur situation, et pour ces paysages vraiment lumineux. Un film peu connu, comme le sont souvent les productions indépendantes hors du circuit des grands studios, mais qui mérite amplement qu’on le découvre et je ne saurais trop insister pour vous convaincre de voir ce film qui mérite sans réserve qu’on lui consacre une heure dix de sa vie
Ajoutée le 07 mai 2013 à 11h45
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