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Goodbye Mister Christie
note moyenne
3,1
14 notes dont 4 critiques
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4 critiques spectateurs

flechouille

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4,0
Publiée le 15/01/2012
excellent animation de phil Mulloy so british! le texte est remarquable et truffée de clin d'oeil. Sans fard ni couronnes! le découpage très sobre est original. Bravo
Pascal H.

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3,5
Publiée le 15/01/2012
La bande annonce m'a fait craindre un film incompréhensible et peut-être un peu trop envolé pour moi mais c'est au final, passé outre le "dessin" qui plaira ou non, une histoire totalement déjantée que l'on suit avec délectation. C'est barré et en même temps foisonnant de messages concernant les relations parents enfants, la célébrité, le christianisme, les envies, le monde, nous, dieu... Énormément de craintes pour au final un film d'animation vraiment intéressant. J'ai même été étonné par les enchaînements graphiques sur le troisième tiers du film qui démontre le soin apporté par le réalisateur à la mise en scène. On était quatre dans la salle, un couple est parti au bout de 15 minutes. On a terminé à deux la séance. Cela ne sera pas longtemps à l'affiche, si on peut parler d'affiche... Une seule salle sur Paris en deuxième semaine d'exploitation... Mais ça peut se comprendre... Pour les curieux donc !
tof44

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3,5
Publiée le 08/01/2012
Mr. Christie, Mrs. Christie, leurs fils ado rebelle, sa petite amie tout aussi ado et encore plus rebelle, leur chien Buster, le pasteur du village, le marin français séducteur Ramon (oui, bon, on ne rit pas !), des journalistes, Dieu, Adolf Hitler..., voilà les principaux personnages de cette fable (prémonitoire ?) animée de Phil Mulloy. Autant le dire tout de suite, on est plus proche ici de l'art contemporain que de Walt Disney ou du studio Ghibli ! La musique en sourdine, les images et l'animation minimalistes (visages noirs aux yeux et aux bouches vides, littéralement, et sur fond de tapisserie psyché des années 70), les voix métalliques, les accents des personnages non-anglophones à la limite du compréhensible, les mêmes mots répétés sur le même ton mais collés dans différents dialogues (un peu comme les annonces dans les gares SNCF...)..., tout est hypnotique dans "Goodbye Mister Christie". Mais la force du film tient autant dans cette expérience sensorielle que dans la radicalité de son histoire. Toutes les "valeurs" de notre époque sont passées en revue et à la moulinette à des degrés divers : famille, amour, sexe, célébrité, religion, argent... Même chose pour les comportements "pervers" qui en découlent : convoitise, égoïsme, exhibitionnisme, soif de réussite quels que soient les moyens employés... Tout ça avec une bonne grosse critique des médias (mais également du public, c'est-à-dire nous, quoi !) que n'auraient pas reniée un Bourdieu ou un Debord : la célébrité médiatique de Mr. Christie découle d'une humiliation mais, à part lui, tout le monde semble trouver ça cool et se met qui à l'admirer, qui à l'envier. Bienvenue dans la télé-réalité ! Au final, ce n'est pas juste à l'effondrement de la société moderne que nous confronte Mulloy mais à l'effondrement de la vie elle-même. L'expérience du néant. Dans le genre barré et inventif, "Goodbye Mister Christie" n'atteint pas les sommets du japonais "Mindgame" et il peut rebuter par son minimalisme extrême et son austérité mais il n'en reste pas moins un film d'animation à part et d'une grande force. Et puis, un film où le personnage principal à la fois héros et anti-héros tue Dieu en l'écrasant du talon ne peut pas être complètement mauvais. Une expérience, en tous cas. Et peut-être à découvrir sous substances...
JiMorrison27

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4,5
Publiée le 06/01/2012
LA FIN DU MONDE... DES HOMMES : Jetant un regard acide, acerbe et justifié sur notre civilisation occidentale et contemporaine, « Goodbye Mister Christie » s'impose dès les premières répliques comme un film hors norme, ne suivant aucun des sentiers battus, ne s'inscrivant dans aucune lignée tant sa puissance oratoire, réflexive et critique dépasse de loin tout ce qui est peut-être proposé en ce moment, quasiment tout. Ainsi, dès le début, l'on se rend compte que nous avons affaire à un objet non-identifié, d'une liberté totale dans son propos, ne souhaitant séduire personne, seulement dire ce qu'il a à dire ; et c'est déjà assez rare pour être souligné. Ce film d'animation déborde de toute part, il explose littéralement à la gueule du spectateur, lui impose son discours et ne peut le laisser insensible ; cet engagement intense ne peut laisser de marbre sinon sommes-nous simplement venus nous divertir dans la grande salle noir des désillusions ? Avec ses graphismes simplistes, efficaces, ses marques noirs sans yeux, déjà la prescience d'une fatalité à venir, d'un vide absolu, ses seconds plans ridicules, ironiques, ses mouvements lents, redondants, répétitifs ; visuellement, l'œuvre est d'ors et déjà d'une puissance évocatoire rare et unique. Cette relative simplicité, loin de desservir la cohérence et la force de la paroles, s'inscrit dans une lignée qui vise le dépouillement pour atteindre un sens illimité, un non-sens parfois, une plongée dans l'absurde. Car, oui, que sont-ils ces visages, ces masques pantominiques, découpés, emprisonnés dans leur mouvement, leur immobilité, si ce n'est la préfiguration d'une sombre destinée, sans espoir aucun ? Aspect marquant de l'animation, les fioritures ne sont pas de mise, c'est presque du Beckett au niveau du décor, il n'y a rien, un ciel sans étoiles et sans lune et chaque soleil est inventé, rien n'existe. Mais ne nous arrêtons pas à cela, Phil Mulloy va beaucoup plus loin à travers les propos et les thèmes qu'ils développent, toujours avec une amertume, une ironie graveleuse, qui peine à passer tant elle vise des vérités sur nos pauvres vies d'humaine en décomposition. Toutes nos belles valeurs, fondations de la civilisation et de la survie humaine, sont jetées sous les flammes de la persécution et de la dénonciation : la déchéance de la famille et de ce qui la constitue ( l'enfant répétant à son père 'hypocrite, hypocrite, hypocrite' comme premier grand symbole d'une autorité parentale débordée, du fait de son laxisme certes mais également de la prise de conscience de l'enfant qui sent bien qu'il n'y a de vérité nulle part dans ce que sont ses parents ), la sexualité en tant qu'instrument de plaisir déshumanisé, dénaturé de sa jouissance première ( car si les protagonistes font des 'va et vient' pour reprendre les termes du film, jamais ils ne paraissent jouir de leur corps, ils s'enfilent comme des bêtes et encore, il y a ce néant rôdeur toujours prêt à bondir ), le décadence de l'esprit religieux ( qui s'incarne ici jusque dans l'homme d'église lui-même, mille fois plus coupable, perfide et mauvais que ceux qu'ils conseillent, vainement ), la lâcheté et la fuite devant la diversité ( avec Mister Christie qui se creuse un trou pour demeurer 'tranquille', qui fuit ses responsabilités et pourtant qui n'atteint en aucun cas la paix espérer, le monde est partout, dominant, accablant, destructeur ), l'impossibilité de communiquer ( bien sur lorsque les personnages ne se comprennent guère, faute à la langue et aux accents mais surtout lorsqu'ils pensent se comprendre mais n'entendent rien de ce que l'autre dit, trop ancrés qu'ils sont sur leur position sclérosée et vouée à mourir avec eux-mêmes ), la mort, la violence, l'amour, le ridicule surtout avec cette phrase : « Le ridicule est une des conditions de l'existence », pleine d'une lucidité perçante appuyée par le fait que Mister Christie se trouve propulser sur le devant de la scène mondiale parce qu'il a été 'filmé avec le pantalon sur les chevilles'... Bref, à trop en dire nous perdons de la substance et de l'impact, il faut courir aller voir ce « Goodbye Mister Christie » ; pessimiste, noir, implacable, brillant, remarquable, un premier pas vers le néant et ce « Dieu est mort » Nietzschéen.
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