Notez des films
Mon AlloCiné
    L'Apollonide - souvenirs de la maison close
    note moyenne
    3,2
    1890 notes dont 325 critiques
    répartition des 325 critiques par note
    33 critiques
    59 critiques
    84 critiques
    65 critiques
    43 critiques
    41 critiques
    Votre avis sur L'Apollonide - souvenirs de la maison close ?

    325 critiques spectateurs

    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 254 abonnés Lire ses 1 489 critiques

    3,5
    Publiée le 30 mai 2014
    Je sais pas bien quoi dire sur ce film, l'histoire est intéressante et prenante, l'univers est envoûtant et captivant, la vie dans une maison close, jamais dans le film on ne verra le monde extérieur, on est concentré sur les drames, joies, peines, malheurs de ces prostitués, prostitués toutes incarnés par des actrices impeccables, aucun reproche à leur faire, les décors et surtout costumes sont eux aussi irréprochables, la réalisation est soigné, la mise en scène maîtrisé et la bande son bah pas mieux, maîtrisé aussi. Je vais pas épiloguer, l'histoire est intéressante, les personnages sont bien travaillés et esthétiquement c'est très bon donc pourquoi se priver.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 251 abonnés Lire ses 1 353 critiques

    4,5
    Publiée le 10 avril 2017
    "Je pourrais dormir mille ans", dit une des prostituées de l'Apollonide au début du film. C'est bien de sommeil, et donc de rêve, dont il est en partie question dans ce film magistral signé Bertand Bonello. Il suffit de voir la façon dont est mise en scène la trajectoire de la prostituée défigurée, par des effets de répétitions inscrits dans des boucles temporelles - les parties "Au crépuscule du XXème siècle" et "À l'aube du XXème siècle" en sont peut-être la représentation - mélangeant les rêves et le réel, créant ainsi un vertigineux dérèglement des perceptions. Comme dans "Saint Laurent" où le protagoniste se projetait possiblement dans son futur, on peut ici penser que Clotilde (Céline Sallette), qui fume de l'opium (drogue qui permettrait de voir l'avenir), imagine qu'elle n'a aucune chance d'échapper à son destin quand on la voit propulsée un siècle plus tard dans un épilogue déroutant. À l'abstraction du film se joint une approche plus naturaliste qui retrace un quotidien singulier où sont évoqués la situation économique de la maison close, l'état moral des prostituées qui tend vers un désir de liberté et enfin une approche psychologico-médicale où l'on distingue deux scènes très crues dans leur représentation, celle du médecin et une autre où est détaillé le discours affirmant la déficience de ces femmes prisonnières, une idée métaphorisée par un splitscreen hallucinant et glacé. "L'Apollonide" - souvenirs de la maison close" est un grand film sur la condition féminine, hautement retors dans sa forme, à l'esthétique vénéneuse quasi viscontienne et à l'atmosphère languissante et sensuelle. Un moment de cinéma à part, stimulant et inspiré, où les corps fatigués dansent sur "Nights in White Satin" et où des larmes de sperme coulent sur un visage meurtri.
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

    Suivre son activité 232 abonnés Lire ses 450 critiques

    3,5
    Publiée le 21 juillet 2015
    Ça commence comme une pub de parfum. Des donzelles belles et élégantes qui se prélassent sur des fauteuils victoriens. A leur côté une panthère noire et quelques verres de cristal dans lesquels pétillent un peu de champagne. Pour un peu, on irait même jusqu'à se dire : "tiens, ça devait pas être trop mal d'être une prostituée à cette époque...". Puis une fille se fait lacérer la gueule. Cette introduction résume plutôt bien l'ensemble du film. "L'apollonide" décrit la vie des prostituées d'un bordel de luxe de Paris au début du XXème siècle. A part une courte séquence à l’extérieur, ce bordel sera le seul et unique décor du film. On ne peut pas dire que le film ait une trame scénaristique très poussée. Il se contente plus de nous décrire un univers. Tout y passe. Les passes bien évidement mais aussi les relations avec les clients, la toilette, les repas, la paye, la syphilis, les joies, les malheurs. En cela, le film est plutôt complet. Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. C'est un bon film, intéressant, avec de bonnes actrices et un sujet trop peu abordé au cinéma. Mais rien qui ne mérite que l'on en écrive des tartines.
    cinono1
    cinono1

    Suivre son activité 97 abonnés Lire ses 1 460 critiques

    4,0
    Publiée le 15 août 2012
    Bertrand Bonello peint par touches impressionnistes et en utilisant toute sa grammaire du cinéma -du long plan serré au lents panoramique- le quotidien d'une maison close à l'aube du 20e siècle. Ne s'attardant sur aucune fille mais faisant entre des scènes anodines, durement ressentir leurs conditions, C'est un témoignage immersif qu'une certaine lenteur pourra toutefois rebuter. La caméra déambule dans les couloirs, se pose sur des visages, fait ressortir la tristesse d'un monde faussement joyeux et terriblement sclérosé...Très bien mis en scène, le film est plutot chiche en émotion mais sait montrer derrière ce monde de faux-semblants les danger de la drogue, la maladie ou la perte d'estime de soi. Impressionniste, ouaté, une description brillante.
    rogerwaters
    rogerwaters

    Suivre son activité 80 abonnés Lire ses 1 085 critiques

    4,0
    Publiée le 26 novembre 2015
    Accusé (souvent à raison) de pratiquer un art cérébral qui peine à s’incarner, Bertrand Bonello franchit une étape décisive avec cette Apollonide qui parle bien moins à l’intellect qu’aux sens du spectateur. En nous plongeant au cœur de ce véritable gynécée, le cinéaste rend à la fois hommage à toutes ces femmes, sans oublier la dimension puissamment érotique d'un tel lieu, ni son corollaire, à savoir des destins souvent tragiques, et accessoirement sordides. Dans des décors superbes, nimbés d’une lumière travaillée qui fait ressembler chaque plan à une toile de maître, le film parvient à étonner et même à se renouveler, alors même que le scénario tient en peu de choses. Tout ceci est soutenu par un casting exceptionnel mené par l’excellente Noémie Lvovsky. On a ici tout le gratin des jeunes espoirs de demain en matière d’interprétation féminine. Et puis, tout en s’éloignant d’un certain réalisme, Bonello n’en décrit pas moins parfaitement les maisons de tolérance de cette époque. Un bien beau film, parfois dur, mais fort.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 650 critiques

    5,0
    Publiée le 27 mai 2014
    Le sujet de "L’Apollonide : Souvenirs de la maison close" a beau être très glauque, le film ne l’est jamais et cherche au contraire à dénicher la vérité et la beauté dissimulées dans un tel endroit. Bertrand Bonello refuse ainsi tout misérabilisme sans pour autant éluder les bas de l’existence. Il y a en effet beaucoup de tristesse entre les murs de l’Apollonide, mais aussi des moments de joie qui surviennent grâce à l’entraide sincère entre les prostituées. Ce monde cloisonné devient de ce fait presque agréable alors même qu’il constitue en vérité une prison : la magnificence des lieux et la beauté des costumes feraient presque oublier la terrible condition des femmes y logeant, mais la mélancolie résidant dans leurs regards et leurs sourires se charge de la rappeler. Les cicatrices de Madeleine forment d’ailleurs un sourire ironique et terrifiant faisant de cette femme l’allégorie même de la prostitution, cette pratique consistant à simuler l’amabilité et le plaisir alors que tristesse et fatalisme sont les seuls vrais sentiments éprouvés. Malgré tout, la sympathie entre putes et clients émerge de temps à autres, mais on s’aperçoit finalement que seule l’amitié entre prostituées compte, lors d’une scène bouleversante les montrant entourer de leurs bras l’une d’entre elles, spoiler: vaincue par la syphilis . La musique, utilisée avec parcimonie mais judicieusement, prolonge le regard du cinéaste en accompagnant ces âmes dans leurs moments de détresse. Quant à la fin, elle est aussi inattendue que parfaite.
    nekourouh
    nekourouh

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 689 critiques

    3,0
    Publiée le 18 mai 2013
    Œuvre ambitieuse voire audacieuse qui, évitant soigneusement la lourdeur historique et un exhibitionnisme gênant, dérive habillement vers une poétique inattendue. Il me semble important de souligner qu'avant de présenter, en effet, un intérêt social, historique, culturel etc. l'Apollonide est avant tout une œuvre artistique. Et si certains défauts sont bien présents, ils n'en demeurent pas moins noyés dans une cruauté qui s'accomplie au sein d'une tendresse et d'une délicatesse prégnantes. Si le parfum de la décadence, presque incroyablement, se perçoit, jusque dans la dernière image, c'est finalement une grâce suprême qui émane, sous la forme merveilleuse d'une jouissance renouvelée, inespérée, et d'un torrent de larmes fécondes.
    maxime ...
    maxime ...

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 1 524 critiques

    5,0
    Publiée le 19 octobre 2019
    Magnifique. L’esthétique mis au service du cinéma ! La beauté y est omniprésente, dans les décors, costumes, musique ( en apothéose Bad Girl de Lee Moses, rien que ça ! ), mais surtout, dans cette mise en scène des plus enthousiasmante que le cinéma d'auteur français nous est offert depuis bien longtemps ... Ces femmes sont incroyablement belles, la sensualité qui émane d'elles est très perturbante, fascinant et intriguant à la fois et ce à maintes reprises. Hasfia Herzi, Adèle Haenel, Céline Sallette, Jasmine Trinca, Noémie Lvovsky et les autres m'ont littéralement conquis. Le contraste entre la douceur et la violence est saisissant, un travail d'orfèvre et une oeuvre poétique à part entière. On est plongé à l'intérieur de cette maison close et on ne souhaite pas en sortir ... Pendant longtemps L'Appollonide a été le seul long métrage connu de mes services parmi la filmographie de Bertrand Bonello ... C'était il y'a cinq ans, depuis Saint Laurent, Le Pornographe, Tiresia et Quelque chose d'organique sont passés par là. La vu de ces autres films ne me fait aimer celui-ci que d'autant plus ! Une immense contribution au Cinéma.
    soulman
    soulman

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 672 critiques

    5,0
    Publiée le 23 juillet 2014
    Un très beau film, admirablement mis en scène et joué avec beaucoup de sensibilité par l'ensemble des actrices, mais aussi par des comédiens remarquables (Nolot en tête). La vie comme elle pouvait être à cette époque, avec ses joies et sa cruauté. L'utilisation d'une musique moderne, loin de rebuter le spectateur, permet de créer une proximité émouvante entre les personnages (la chanson-phare de Mighty Hannibal est sublime).
    schemaman
    schemaman

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 256 critiques

    2,0
    Publiée le 1 juin 2014
    Mais qu'est-ce qui peut plaire à un public cinéphile dans ce film ? Le sujet genre porno-soft ? L'atmosphère bourgeois-de-province en mal de sensation nouvelle ? Le son est mauvais voire très mauvais, la musique des années 70 est à contre courant de scènes sensées se passer au début du 20ème siècle, une fausse intrigue, un scénario indigent, un montage approximatif, une réalisation lente, lourde. Passant, passe ton chemin, il n'y a pas grand chose à voir dans cette maison close. Heureusement que je suis un inconditionnel de Céline Sellette : c'est elle qui m'a fait rester jusqu'au bout de la projection...
    Antonin G.
    Antonin G.

    Suivre son activité 10 abonnés Lire sa critique

    5,0
    Publiée le 20 mai 2014
    Très bon film. Une belle plongée dans le monde des bordels du début du XX ème. Une belle découverte. Les actrices sont brillantes. Il n'y a rien à redire. J'ai lu les critiques négatives. Je les trouve infondées et parfois même stupide. Je conseille ce film. Il est émouvant.
    Romain Z
    Romain Z

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 145 critiques

    5,0
    Publiée le 6 décembre 2012
    La singularité du film réside à la fois dans le refus du cinéaste de porter un regard sommairement moralisateur sur la prostitution et dans celui de verser dans la célébration nostalgique et pittoresque des-maisons-closes- d'antan- avec tout ce que cette vision charrie de relents nauséabonds. Le regard de Bonnelo s'attache - et c'est l'extraordinaire puissance du film - à mettre en scène dans le même mouvement,le ballet des rituels raffinés et feutrés qui masquent à peine la violence des rapports de classes et de genres . Comme en echo à cette circulation unilatérale du désir Le film saisit également très bien les liens de solidarité et d'amour que cette communauté de femmes tisse à l'intérieur d'elle meme. l'Appolonide est un eblouissant poème léthargique et funèbre
    chacha93
    chacha93

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 21 critiques

    5,0
    Publiée le 13 octobre 2011
    film dramatiquement magnifique. Les comédiennes sont sublimes avec chacune leur petit "truc" qui font qu'elles sont toutes différentes, tel un bouquet de fleur avec des roses qui piquent, des coquelicots rouge vifs, des hibiscus exotiques, des pensées fragiles... on y sentirait presque les effluvent sortir du film. Un huit clos enivrant
    MrTheBird
    MrTheBird

    Suivre son activité Lire ses 4 critiques

    5,0
    Publiée le 19 janvier 2013
    Bertrand Bonello nous donne à voir le meilleur du cinéma français grâce à une réalisation précise, une image élégante, une musique pertinente et un casting intelligent. Le propos du film est ambitieux et courageux, et les actrices sont toutes formidables. Le film ne tombe jamais dans le vulgaire, loin de là: tout ici n'est qu'humanité, espoir et poésie. Une grande oeuvre.
    francechapron
    francechapron

    Suivre son activité Lire sa critique

    5,0
    Publiée le 15 mai 2014
    Voilà un vrai film de cinéma, qui fait ressentir toute la tristesse du monde cachée derrière ses beaux tissus et qui fait réflêchir à nos pauvres existences. Heureusement, ce type de Cinéma est là pour nous élever!
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top