Les Communiants
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    Note moyenne :   3,8 pour 33 notes dont 10 critiques  | 
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    Arthur de Bussy
    Arthur de Bussy

    1 abonné | Lire ses 477 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Une fois de plus un Bergman incontournable! Plus que jamais, «Les Communiants» est le reflet mis à nu de l'angoisse existentielle du cinéaste suédois, de sa détresse face au « silence de Dieu ». «Le Septième Sceau» était encore plein de vie (malgré l'omniprésence de la Mort), la question de l'existence divine se fondant avec une multitude d'autre préoccupations. Ici Bergman ne s'embarrasse plus de chercher à camoufler sa peur, il l'explicite clairement, elle est au centre du long métrage et régit le comportement des personnages. Dieu est amour? «Les Communiants» est un film sans amour, car sans Dieu. C'est même un film qui commence là où s'achève l'amour que pouvaient se porter les personnages : on sent le vide de leur vie, qui serait peut-être tout autre si l'on était revenu un temps en arrière. Le problème du couple est aussi posé, comme toujours, traité lui aussi avec une sévérité glaciale. Justement en parlant de sévérité, évoquons l'esthétique du long métrage, absolument sublime! Je me répète mais «Les Communiants» est encore une fois une démonstration de force de la part du cinéaste et de son talentueux directeur de la photographie Sven Nykvist : les cadrages sont magistraux, le noir et blanc somptueux, Bergman se renouvelle même dans la continuité avec son austère mais belle mise en scène! Rarement l'alliance entre forme et fond n'aura trouvé un tel aboutissement que dans «Les Communiants»! Tous les éléments se font écho et participent de l'ambiance étouffante et désolée qui émane de ces êtres perdus et des lieux qu'ils traversent. A côté de Bergman, Haneke fait un peu pâle figure avec son dernier film pourtant grandement « inspiré » (je suis gentil) de celui-ci : au contraire de l'autrichien le cinéma de Bergman est en effet toujours caractérisé par l'alliance conjointe de la richesse du fond et de la forme. Et le résultat est sans ambiguïté, nous avons là affaire à un réel et grand chef-d'oeuvre du 7e art, un de plus pour Bergman. Impressionnant. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

    Ajoutée le 19 mai 2012 à 14h16
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    nekourouh
    nekourouh

    16 abonnés | Lire ses 720 critiques |

      3.5 - Bien

    Un bel ensemble. Réflexion interessante et passionnée sur la religion.

    Ajoutée le 31 mars 2012 à 18h30
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    il_Ricordo
    il_Ricordo

    73 abonnés | Lire ses 287 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Les Communiants d'Ingmar Bergman est le second volet de sa trilogie des "films de chambre". Abordant nouvelle fois le thème de la fois, ce film va plus loin encore qu'A travers le miroir : un pasteur subit depuis toujours une crise religieuse. Ayant perdu la foi, il se demande s'il n'est pas un imposteur, ou bien la foi chrétienne n'est pas elle-même le grand imposteur qui a aveuglé les hommes. Il en vient à conclure amèrement que l'existence serait plus vraisemblable et plus acceptable sans Dieu. Incroyablement noir, ce film s'enveloppe d'une aura mystique difficile à identifier. Le doute et la mort sont au coeur de la trame dramatique, ainsi que l'élément autobiographique qui opère une rupture dans la filmographie de Bergman : le cinéaste dit adieu à la religion par l'intermédiaire du pasteur dont la vocation a été imposée par ses parents. Le père de Bergman était en effet un pasteur rigoriste et le réalisateur gardera toujours en tête une austérité qu'il lie à la religion. Les Communiants d'Ingmar Bergman est le second volet de sa trilogie des "films de chambre". Abordant nouvelle fois le thème de la fois, ce film va plus loin encore qu'A travers le miroir : un pasteur subit depuis toujours une crise religieuse. Ayant perdu la foi, il se demande s'il n'est pas un imposteur, ou bien la foi chrétienne n'est pas elle-même le grand imposteur qui a aveuglé les hommes. Il en vient à conclure amèrement que l'existence serait plus vraisemblable et plus acceptable sans Dieu. Incroyablement noir, ce film s'enveloppe d'une aura mystique difficile à identifier. Le doute et la mort sont au coeur de la trame dramatique, ainsi que l'élément autobiographique qui opère une rupture dans la filmographie de Bergman : le cinéaste dit adieu à la religion par l'intermédiaire du pasteur dont la vocation a été imposée par ses parents. Le père de Bergman était en effet un pasteur rigoriste et le réalisateur gardera toujours en tête une austérité qu'il lie à la religion.

    Ajoutée le 23 juin 2011 à 15h16
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    Plume231
    Plume231

    305 abonnés | Lire ses 2451 critiques |

      4 - Très bien

    C'est surtout pas avec ce film qu'il faut lâcher les confettis et sortir les langues de belle-mère. Il était pas gai le père Bergman quand il a fait ce film. D'habitude, il y a toujours une toute petite touche d'espoir ou de fraîcheur mais là rien. C'est une oeuvre totalement désespérante. Il suffit d'entendre le pasteur interprété par Gunnar Björnstrand dire d'un ton sec ses quatre vérités à une Ingrid Thulin les mains bouffés par l'eczéma et des hublots devant les yeux (je l'ai vu beaucoup plus sexy la Ingrid!) pour s'en apercevoir. Pour tout dire, cela donne envie de faire comme le personnage de Max Von Sydow en se tirant une balle dans la tête. Et pourtant, on sent bien que ça bouillonne derrière ce ton sec et cette mise en scène belle mais épurée. Et émotionnellement, ça fait son effet. Plus on en apprend sur le personnage principal dont on ne voit à peine une journée de sa vie au cours du film, plus on est ému. Gunnar Björnstrand et Ingrid Thulin sont parfaits je tiens à le dire tout de suite et le film leur doit une partie de sa force. L'autre partie vient de l'épurement et de la beauté visuelle de la mise en scène d'Ingmar Bergman qui arrive vraiment à nous faire entrer dans le coeur des êtres. C'est ça la grande force de sa mise en scène. C'est noir, c'est désespérant mais qu'est que c'est beau.

    Ajoutée le 15 janv. 2011 à 14h11
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    Ancien utilisateur
    Ancien utilisateur

      5 - Chef d'oeuvre

    Une fois de plus un Bergman incontournable! Plus que jamais, «Les Communiants» est le reflet mis à nu de l'angoisse existentielle du cinéaste suédois, de sa détresse face au "silence de Dieu". «Le Septième Sceau» était encore plein de vie (malgré l'omniprésence de la Mort), la question de l'existence divine se fondant avec une multitude d'autre préoccupations. Ici Bergman ne s'embarrasse plus de chercher à camoufler sa peur, il l'explicite clairement, elle est au centre du long métrage et régit le comportement des personnages. Dieu est amour? «Les Communiants» est un film sans amour, car sans Dieu. C'est même un film qui commence là où s'achève l'amour que pouvaient se porter les personnages : on sent le vide de leur vie, qui serait peut-être tout autre si l'on était revenu un temps en arrière. Le problème du couple est aussi posé, comme toujours, traité lui aussi avec une sévérité glaciale. Justement en parlant de sévérité, évoquons l'esthétique du long métrage, absolument sublime! Je me répète mais «Les Communiants» est encore une fois une démonstration de force de la part du cinéaste et de son talentueux directeur de la photographie Sven Nykvist : les cadrages sont magistraux, le noir et blanc somptueux, Bergman se renouvelle même dans la continuité avec son austère mais belle mise en scène! Rarement l'alliance entre forme et fond n'aura trouvé un tel aboutissement que dans «Les Communiants»! Tous les éléments se font écho et participent de l'ambiance étouffante et désolée qui émane de ces êtres perdus et des lieux qu'ils traversent. A côté de Bergman, Haneke fait un peu pâle figure avec son dernier film pourtant grandement "inspiré" (je suis gentil) de celui-ci : au contraire de l'autrichien le cinéma de Bergman est en effet toujours caractérisé par l'alliance conjointe de la richesse du fond et de la forme. Et le résultat est sans ambiguïté, nous avons là affaire à un réel et grand chef-d'oeuvre du 7e art, un de plus pour Bergman. Impressionnant. [4/4]

    Ajoutée le 07 mars 2010 à 08h48
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    beni
    beni

    5 abonnés | Lire ses 233 critiques |

      4 - Très bien

    "Les Communiants" est un excellent film, cela ne fait pas de doute. Malgré tout, je trouve que Bergman se répète un petit peu avec le second volet de sa trilogie en huis clos. Bien que l'interprétation, une fois de plus toute en retenue et en attitude, sa mise en scène et son scénario soit de haute facture, le réalisateur suédois retrouve un peu des thèmes et des questions semblables à celles du "Septième Sceau"... Bien entendu, cela n'a rien de la reprise ou du "remake", mais des similitudes troublantes nous poussent à rapprocher les deux films: Block le chevalier devient le prêtre, l'écuyer devient l'institutrice et la jeune fille brûlée est remplacée par un fermier apeuré par les menaces communistes. Cependant, Bergman parvient, avec une astuce admirable, à offrir un film fort. Le fait que tout se déroule en huis-clos, dans un espace constamment fermé alors que les lieux choisis sont des lieux d'ouverture (l'école, l'église) épaissit la psychologie complexe des personnages qui se retrouvent face à eux-mêmes, à leurs phobies, leurs peurs et leur désarroi. Le pasteur (magnétique Gunnar Björnstrand), fantôme au pays du divin, l'institutrice, femme révoltée par l'aveuglement volontaire de son amant, le fermier qui refuse de croire que son mal ne vient que de ce qu'il pense être une menace. "Les Communiants" est peut-être ce que Bergman a fait de plus radical dans son exploration du silence de Dieu. Approche peut-être positiviste, mais d'une étonnante violence.

    Ajoutée le 05 sept. 2008 à 17h52
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    Anaxagore
    Anaxagore

    49 abonnés | Lire ses 215 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Un chef-d'oeuvre immense! Second volet de la trilogie sur Dieu, «Les communiants» (1962) fournit ce qui est peut-être la clef d'élucidation de tout l'édifice bergmanien. On la trouve dans la scène centrale de l'ouvrage, quand le pasteur médite les paroles du Christ: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné»? Bergman, fils de pasteur, les comprend à la lumière de l'interprétation de Luther. Celui-ci, à l'encontre de la tradition exégétique médiévale, les entendait littéralement comme d'un abandon du Fils par le Père lequel, pour se venger du péché des hommes, retournait sa colère contre son propre Fils incarné en le broyant sur le bois de la Croix (ce qui explique le caractère particulièrement cruel des crucifixions allemandes du XVIème siècle). Le réalisateur suédois étend en réalité l'interprétation luthérienne à toute l'humanité. Son oeuvre, quoi qu'on ait dit, n'est dès lors pas l'évocation d'une émancipation de l'homme à l'égard de Dieu, mais plutôt le tableau d'une humanité qui, suite au péché, est abandonnée par Dieu dans les affres de la souffrance et de la mort. «Le silence», troisième volet de la trilogie, évoque bien sûr le silence terrible de Dieu face à la souffrance de l'être humain, et la déréliction consécutive de celui-ci. On met en réalité ici le doigt sur la source du pessimisme bergmanien qui n'est autre que celui de Luther. Par ailleurs, la mise en forme de ce contenu théologique est opérée magistralement, avec une économie de moyens stupéfiante et une intensité bouleversante. La scène de méditation déjà citée est tout particulièrement impressionnante. Bergman, par une simple surexposition lumineuse du visage de Björnstrand, arrive à suggérer toute la désespérance du pasteur qui se fait ici l'interprète de l'humanité toute entière. Celui qui veut comprendre le réalisateur suédois doit méditer «Les communiants». Un film d'une profondeur abyssale. Immense!

    Ajoutée le 02 avr. 2006 à 03h48
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    humphrey-bogart
    humphrey-bogart

    1 abonné | Lire ses 38 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Deuxième volet de la "trilogie de chambre" (1961-1963), Les communiants est une magnifique réflexion sur la foi religieuse, la responsabilité et le renoncement. Les acteurs sont admirables.

    Ajoutée le 26 août 2005 à 11h47
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    VodkaMartini
    VodkaMartini

    13 abonnés | Lire ses 504 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Peu de films, si ce n'est aucun, sont allés si profondément au coeur du phénoméne de la foi. Loin d'un pamphlet politique contre la religion, Bergman scrute, questionne, doute et provoque Dieu lui-même. L'absence, le silence, l'impossibilité de croire, la nature terrible de Dieu, comme d'habitude Bergman crée une oeuvre d'une richesse extraordinaire qui ne saurait perdre de sa force avec le temps.

    Ajoutée le 27 mai 2005 à 13h59
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    litan
    litan

    2 abonnés | Lire ses 64 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Bergman évoque les incertitudes liées à la foi religieuse. Le résultat est grandiose : un magnifique drame psychologique fortement nourri de la sensibilité de son auteur. A la fois sombre, glacial, pur et profond, ce film s'appuie par ailleurs sur les prestations remarquables de ses acteurs : Ingrid Thulin, Gunnar Björnstrand, Max Von Sydow... tous sont remarquables, tant leur jeu d'acteur est poussé à son paroxysme. Un film majeur dans la filmographie d'un des maîtres du cinéma mondial.

    Ajoutée le 22 avr. 2005 à 22h47
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