Sensibilisée au conflit israëlo-palestinien par des voyages dans la région, j'ai été déçue par ce film. Le contexte politique et social particulier semble être un simple cadre pour une histoire familiale assez bâteau. Malgré la sympathie que nous attire les jeunes, la psychologie des personnages reste assez superficielle ("je suis le mauvais, tu es le bon") et les catégorisations sont bien trop marquées. Je m'attendais à un film qui rentre plus au fond du problème et nous fasse réfléchir sur la situation. Au lieu de cela j'ai eu la mauvais impression d'être transportée sans trop de danger dans un scénario prévisible. La petite référence religieuse aux fils d'Abraham est intéressante et il est dommage que les symboles soient si peu nombreux.
En bref, un film sympa mais pouvant être frustrant si, comme moi, vous vous attendez à une plongée dans les méandre et la complexité du conflit.
Un beau film de vies parraleles et de décors d une région ternie par une guerre que les habitants tentent de mettre de côté lors de retrouvailles inattendues.
Un film très réussi ayant pour cadre le conflit israélo-palestinien, sujet habituellement traité à grands coups de larmes, de cris, de déclarations emphatiques et prises de positions enflammées.
Lorraine Levy fait le choix d'un traitement généreux, émouvant, d'où toute prétention et jugement politique sont absents. Une histoire d'hommes et pas de nations. Une véritable réussite, un film coup de coeur. J'ai souri, j'ai eu la larme à l'oeil, la réalisation est très réussie (si l'on excepte quelques plans en voitures où visiblement, l'équipe n'a pas eu les moyens de revenir sur place pour les tourner...).
Et puis, Télérama a détesté, ce qui est souvent la garantie d'un film excellent!
Une adaptation particulière de la trame du Long fleuve tranquille que Chatillez a donné vie il y a quelques années. Ce drame plein de bon sentiments est présenté pour amener tout un chacun à réfléchir. Il sera intéressant à la sortie du Dvd de connaître les motivations de Mme Levy pour réaliser ce film peut-être plein d'espoir mais un brin utopique. En tout cas "Ce fils de l'autre" mérite dêtre vu à plus d'un titre.
Le film à du mal à démarrer dans un premier temps, puis noie son spectateur sous une avalanche de clichés qui gâche une idée pourtant prometteuse. Les acteurs sont peu convaincant et ne parviennent pas à faire passer de messages. Finalement, seul les décors et les paysage sont vraiment réussis et parlent aux spectateurs, dommage.
Il y a des films qu'on voudrait réussis. C'est le cas du Fils de l'autre que j'aurais voulu aimer et qui malheureusement se contente de bons sentiments et de clichés sans, au final, nous dire grand chose.. Son seul intérêt réside dans les images d'Israel et de la Palestine qui nous parlent bien plus que les personnages.
Un peu cousu de fils blancs, prévisible, mais intéressant, les acteurs sont convaincants et bons. On aimerait croire à cette histoire, à cette fable, on se dit que c'est trop beau pour être vrai, mais en tout cas ça fait réfléchir surtout si on a vu à la télé cette saga sur la création d'Israel (le serment) qui montre ce pays sous un tout autre jour. A voir de toutes façons !
J'ai trouvé ce film absolument sublime, à la fois grave, dur, doux, une palète d'emotions, sur un fond de conflit vieux de plus de 60 ans... avec une fin extrement positive.
Un grand bravo à Lorraine Lévy pour nous avoir offert cette petite merveille de cinéma avec ce "Fils de l'autre" ! Sans pathos, cette tragédie de deux bébés involontairement échangés est considérablement accrue par le fait que les parents appartiennent aux deux communautés juive et arabe séparées par le mur, les barbelés, les check-points. Les deux mères interprétées magnifiquement par Emmanuelle Devos et Areen Omari sont éblouissantes de beauté (par exemple quand la mère palestinienne apprend par le directeur de l'hôpital qu'elle n'est pas la mère de Yacine). J'ai peine à croire que Lorraine Lévy a couru après son budget tellement le film est maitrisé de bout en bout. Les quelques critiques de presse qui l'ont descendu n'ont pas fait l'effort d'imaginer ce qu'on peut ressentir quand on apprend que le fils élevé dans l'amour n'est pas le sien et qui plus est, appartient au camp d'en face, celui de l'ennemi naturel depuis 60 ans ! A cet égard, le rapprochement des deux familles est un plaidoyer pour l'acceptation et l'ouverture vers l'autre. La distribution est sans faille et la recherche de l'exactitude apporte le cachet de l'authenticité. J'ai rarement été aussi bouleversé et ce n'est pas un hasard si le public a applaudi à la fin de la séance.