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Christian B.
20 abonnés
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0,5
Publiée le 24 mars 2013
Film existant par le fait de la violence et de la cruauté , je vois pas l'intêret de faire un film aussi nul , ou on fait un film d'horreur dans la lignée des Saws et on sait à quoi s'attendre , tiré d'une histoire vraie , ben celui là j'ai pas aimé , préféré d'autres du style Ted Bundy .. celui là ne crée rien d'intéressant , en plus je trouve très mal filmé et je l'ai vu en version anglaise sous titrage Français , je ne sais pas si il existe autre en version Française
La principale qualité de ce film est de nous faire découvrir un aspect peu connu de l'Australie, à savoir la misère matérielle et morale dans laquelle vivent certaines populations, loin des grands espaces er des kangourous. Il souffre cependant de certains défauts. D'une part il comporte quelques scènes d'une horreur insoutenable qui auraient gagné à être raccourcie ou suggérée. Ensuite, il ne nous dit pas grand chose du passé du gourou-psychopathe qui va entraîner un adolescent sur la voie du crime. Nous ne savons pas trop non plus de quoi vivent ces personnages, ni quels sont exactement leurs rapports familiaux. Enfin, même si ce n'est pas l'aspect qui a intéressé le réalisateur, on aurait aussi aimé savoir comment ces épouvantables tueurs se sont fait prendre. Le cinéaste s'est en effet concentré sur un seul aspect ou presque ; les rapports de séduction-domination qui s'établissent entre le gourou et son élève. Cette partie est d'ailleurs très réussie, d'autant que les comédiens sont excellents. On reste néanmoins, non seulement sur un malaise qui rappelle celui engendré par les films d'Haneke, mais sur une certaine insatisfaction. Aucun personnage positif n'apparait parmi cette galerie de misérables, ce qui laisse un sentiment de misanthropie et de mépris social.
Il faudrait arrêter de crier au génie chaque fois que l'ultra-violence est filmée de manière réaliste. Un artiste digne de ce nom eût raconté l'histoire de manière métaphorique, elliptique. Tandis que là, nous avons droit à une boucherie filmée avec une complaisance telle qu'elle en devient suspecte.
J'ai aimé la performance des acteurs, la manière dont a été traité le fait divers, la façon de filmer. Un peu moins les longueurs et me suis parfois un peu perdue dans le fil de l'histoire ... Le film comporte vraiment des moments insoutenables, atroces dans leur nature, dans leur intention, qui m'ont glacé le sang et tenue en haleine, jusqu'au bout. Dur mais nécessaire, Justin Kurzel a eu l'intelligence de ne pas basculer dans une démonstration inutile de la violence.
Insoutenable et douloureux, ce film est une avalanche de révélations : la première, c'est Justin Kurzel qu'il faut suivre de près. La deuxième, ce sont les acteurs, Daniel Henshall en tête, époustouflants de vérité. D'autres atouts comme la photographie et la musique finissent de classer ce premier film dans la catégorie chef d'oeuvre. Avant, il y avait Funny Games. Maintenant, il y a les Crimes de Snowtown.
Il faut rester attentif pour ne pas se perdre un peu dans les personnages. Un peu trop de longueurs aussi. A part ça, c'est un film fort et qui a sa raison d'être.
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1,5
Publiée le 26 octobre 2012
Une oeuvre brute, sans concession, où des sujets comme la barbarie ou les abus sexuels sont montrès sans fard! Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce film perturbant nous vient de la belle Australie! Un pays superbe qui rassemble des paysages divers - la brousse, le dèsert, les formations rocheuses, les eucalyptus - et une faune ètonnante! Rien de tout ça ici, c'est un film chaotique qui nous plonge dans une violence inouïe où l'extrême brutalitè qui se dègage du mètrage vient de cette capacitè propre à Justin Kurzel de ne jamais essayer de magnifier l'univers qu'il dècrit! Le jeune Lucas Pittaway comme le tueur en sèrie Daniel Henshall, totalement impliquès dans leurs rôles, imposent le respect car ils jouent des personnages plus vrais que nature dont il est difficile de se dèfaire après la projection! Certaines scènes font froid dans le dos et il est impossible d'oublier par exemple le meurtre de ce pauvre type dans une baignoire, filmè en gros plan! Sans parler de ce final tout en suspens, si beau visuellement et plastiquement, qu'il en devient impressionnant! Tellement glauque, tellement insoutenable que "Snowtown" en devient finalement repoussant et rèpugnant dans sa violence! Mais on ne peut nier le talent du metteur en scène qui pousse ses acteurs dans leurs derniers retranchements! A regarder avec beaucoup de prècaution car c’est un film inspirè d’une histoire vraie, ce qui multiplie par deux l'authenticitè du mètrage...
La trame narrative manque de force et de cohérence. Le film est un peu dur à suivre, pas toujours évident de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Cependant, la puissance du personnage principale est juste incroyable. Protecteur, manipulateur, sympathique, justicier et criminel…superbement interprété par Daniel Henshall une performance digne d’un oscar.
Nerveux, brutal, ultra-réaliste, ce film choc dissèque l'horreur dans son expression la plus ordinaire. Celle d'une misère sociale et affective qui fragilise la frontière entre le bien et le mal. Caméra au poing, Justin Kurzel filme sans filtre, sans hiérarchie, la violence, les viols, l'inceste, les crimes pédophiles et les meurtres en série. Les mouvements sont hésitants, convulsifs, éprouvants. La manipulation serpente. Contraints à soutenir l'insoutenable, domptés jusqu'à la troublante docilité des victimes, le réalisateur nous plonge volontairement dans une forme de sidération complice, entretenue par une musique binaire, rythme respiratoire qui pousse à l'asphyxie. On sort de ce film hors d'haleine !
Plus qu’un énième film de serial killer, ce film tire sa force - mais aussi sa faiblesse - du malaise permanent qu’il instaure dès les premières minutes. En choisissant d’ancrer son histoire dans un contexte particulièrement dur (abus sexuels pédophiles et homophobie violente), KURZEL s’éloigne résolument du genre tout en lui empruntant ses aspects réalistes les plus rebutants (comme la scène spoiler: insoutenable du meurtre du frère violeur dans la baignoire ). Parfois même trop rebutants, comme si la mise en scène s’effaçait volontairement face à la descente inexorable de ses personnages - par ailleurs tous borderline et pas vraiment sympathiques (même les victimes, et c’est là aussi que le bât blesse) - vers un probable enfer terrestre. Un long-métrage dur d’où n’émerge pas l’ombre d’un espoir. A ne pas regarder par mauvais temps…
Un thriller social qui peu à peu se transforme en quasi-film d’horreur. Dur et intrigant. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/08/31/les-crimes-de-snowtown-critique/
Pour son premier film, Justin Kurzel plante son action dans une Australie que l'on voit finalement peu au cinéma. Loin des plages et des grandes métropoles, nous sommes ici dans une petite banlieue défavorisé. Parmi eux, Jamie vit avec sa mère et ses frères dans une petite maison. Sa rencontre avec John, un homme qui l'impressionne, va définitivement changer sa vie. Le film se montre assez bien foutu lorsqu'il s'agit de montrer comment le mal peut s'implanter lentement et progressivement pour pourrir complètement un individu. Mais pour son premier film, Justin Kurzel semble avoir voulu remplir son petit contrat du film indé de façon bien sage - plus sage qu'il ne semble y croire -. Mise en scène proche de son sujet avec une caméra souvent à l'épaule, scènes de violence, de sexe, tout y passe, parfois de manière grossière, si bien que le film coup de poing annoncé au départ n'est plus qu'un film déjà vu et assez peu intéressant.