Les Crimes de Snowtown
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86 critiques spectateurs

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pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 297 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2017
Film choc! Relatant de faits réels, le film retrace le parcours d'un des plus grand tueur en série d’Australie.Mais pour une fois , je me serais bien vu personnellement à ses coté pour chasser et éliminer ces pédophiles.L'ambiance est profonde et le réalisateur a mit beaucoup plus l'accent sur les dialogues et les scènes subjectives que sur les images violentes "gratuite". D’ailleurs, on assiste à une seule scène de torture et c'est tout.La musique du film est parfaite et colle très bien aux scènes d'angoisses et autres.Pas agressive, celle ci se marie parfaitement bien aux scènes subjectives et "lourde".
Les acteurs jouent très bien avec une mention particulière pour l'acteur qui incarne le gentil et justicier tueur de pédéraste et pédophile.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2012
Après « Animal Kingdom » voici la nouvelle perle venue du pays des kangourous (pardon pour le cliché !...). « Les crimes de Snowtown » relatent un fait divers qui défraya la chronique en Australie après la découverte dans une banque désaffectée de corps dans des barils, cette découverte amena les policiers à appréhender le plus grand tueur en série de l’histoire de ce pays avec 11 meurtres. Justin Kurzel et son scénariste après avoir lu le récit écrit par un journaliste dans un livre éponyme décidèrent de le transposer à l’écran, mais avec le parti pris de ne pas se concentrer sur les meurtres, mais sur la personnalité du tueur John Bunting et sur les personnes des environs qu’il entraîna dans sa croisade meurtrière. On se retrouve donc dans une famille monoparentale frappée par l’inceste et la pédophilie qui voit l’arriver de ce gaillard bonhomme qui après avoir chassé le pédophile d’en face va réveiller les consciences des gens du quartier contre un système qui ne les écouterait pas. D’abord fasciné par cet homme qui remplace une figure paternelle absente Jamie comprend très vite qu’il est au final un monstre. Le film ne montre jamais les meurtres du quatuor, seul l’assassinat du frère incestueux de Jamie est montré et uniquement pour montrer le basculement de ce dernier dans la folie meurtrière de son beau-père qu’il finit par aider tétanisé par la peur que ce dernier lui inspire. Les différents crimes ne sont signifiés que par les enregistrements vocaux de messages d’adieux que font faire les assassins aux victimes pour se couvrir. Néanmoins la tension ne quitte jamais l’écran et sous les airs de moments familiaux inoffensifs on perçoit la menace d’un homme et de sa bande sur Jaimie et sa mère. Les réunions des amis du quartier sont aussi un moment où la violence sous-jacente se manifeste à travers les propos décomplexés de gens ordinaires qui sous les encouragements de Bunting déversent leurs haines de tous ceux, et en particuliers des pédophiles et des homosexuels abusivement associés à ces derniers, qui menace leur quotidiens. Les acteurs sont presque tous des non-professionnels castés dans les environs même des faits et on est bluffé par leur qualité d’interprétation avec comme figure de proue Lucas Pittaway absolument fascinant en jeune garçon introverti qui d’abord fasciné Bunting va rapidement le suivre mû uniquement par la peur d’être une des victimes du serial killer. Un thriller qui arrive à générer une ambiance inquiétante et violente sans jamais avoir recours à des flots de sang et des scènes de barbarie, donnant au film de serial killer un aspect moins pop-corn que le cinéma américain (bien loin des camaïeux de gore que constituent par exemple les films de la saga « Saw »). Justin Kurtzel montre un talent de mise en scène très maîtrisé comme en témoigne le nombre de festival où son film a été sélectionné. À voir sans attendre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2012
Un film extrêmement difficile à supporter, parce qu'il est tellement réaliste que ça en fait froid dans le dos.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 juin 2012
Au regard des nombreuses critiques nettement favorables au film, je tends plus à contenir et comprendre ma déception. En effet, j'ai trouvé le casting complètement foiré, la violence particulièrement mal représentée, peut être par excès de réalisme. On reste sur notre faim sans avoir apprécié un seul acteur ni aucune scène.
eldarkstone

305 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2012
Histoire sociale et glauque a souhait, suggérant plus la violence que la montrant en elle-même, quelques moments assez durs, pour au final un film peut-être pas assez dynamique, et des acteurs un peu trop froids ...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mai 2012
Envie d’aller en Australie ? Ne regarder pas ce film. Après Animal Kingdown, Les Crimes de Snowtown… je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Le réalisateur réussit à nous immerger dans cette tribu glauque, le film est très réaliste, Daniel Henshall est très bon avec son sourire en coin bien flippant mais je ne sais pas, j’ai dû louper un chapitre, certaines scènes m’ont lâchées…
floflo2204
floflo2204

98 abonnés 379 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2012
Un long-métrage d'un réalisme éprouvant que l'on savoure jusqu'à la toute dernière seconde. Les crimes de Snowtown bénéficie d'un casting évidemment peu connu de par chez nous mais néanmoins avec un talent plus que certain. Chaque membre de ce casting nous éblouit et nous projette dans ce film avec une telle force qu'on ne peut pas s'en sortir, tout est extrêmement bien joué et chaque acteur possède une palette d'émotions impressionnantes. Pour la musique, chaque morceau contribue à nous propulser dans ce film, de plus l'ambiance créée est parfaite et sait ajouter des sensations chez le spectateur que d'autres long-métrages ont tentés sans y parvenir. Niveau décors, on ne peut que saluer les choix faits par le réalisateur puisque chaque scène nous montre un décors tantôt magnifique tantôt sobre. Ce film possède également un excellent scénario sans tâches qui nous tient pendant toute la durée du long-métrage. Une histoire glauque, noire, violente mais sans aucun doute extraordinaire; on est donc aspirer par l'originalité de ce scénario qui nous ravit jusqu'à la fin. Justin Kurzel nous livre une oeuvre filmée étrangement puisqu'on hésite entre le found footage et la caméra fixe néanmoins les images nous embaument grâce à des photographies splendides. Le mot chef-d'oeuvre nous vient instinctivement aux lèvres quant on voit la qualité de ce film. Les crimes de Snowtown est donc un chef-d'oeuvre australien à ranger à côté d'Animal kingdom.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2012
(...) On pourra toujours débattre de la nécessité de montrer la violence au cinéma mais on ne pourra jamais nier que ce réalisateur n’a pas réussi de la manière la plus géniale qui soit à élever sa mise en scène à la hauteur de son sujet. Une très grosse claque comme nous en avait déjà procuré des films comme Submarino et Bullhead.
Critique complète sur : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-drame/critique-les-crimes-de-snowtown/
LUET M
LUET M

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2012
Après Sin City, la ville du vice, Snowtown : la ville enneigée. Ce titre original est loin d'être un signe avant-coureur du contenu du film. Dans cette ville morne où règne l'ennui sévit une terrible bande de tueurs. Pas très accueillante donc... surtout qu'il n'y a pas que des meurtres qui salissent cette banlieue australienne, mais également les pires actes de violence - incestes, viols. Kurzel n'y va pas de main morte pour nous narrer cette réelle affaire de meurtres en série, certaines scènes de violence sont à la limite du supportable et les dialogues de Shaun Grant ne sont pas destinés à tous les publics. Le réalisateur nous montre parfaitement l'apogée de "la cruauté des hommes ayant perdu toute dignité", comme le dit John Bunting (Daniel Henshall) à Jamie Vlassakis (Lucas Pittaway). La violence, présente ici sous toutes ses formes, est parfaitement mise en scène - elle est crue, chocante, dérangeante et accompagne une ambiance pesante durant la grande partie du film. Le portrait du sadique tueur en série est également très réussi. Daniel Henshall l'interprète à merveille en jouant très justement cette double facettes de sa personnalité - charismatique et protecteur d'un côté, sadique et manipulateur de l'autre. Les plans de transition de Snowtown - vastes panoramas ou gros plans sur certains objets - montrent quant à eux ce silence, cet ennui mortels... comme si la ville voulait cacher ses plus vils secrets.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2012
Le film Australien de l’année 2011 est sans hésitation celui-ci. Oublier le beau Animal Kingdom de David Michod. Les Crimes de Snowtown, le premier film de Justin Kurzel est supérieur encore.

Un paysage filmé à perte de vue, entre ombre et lumière. Un paysage enfantant un cauchemar, celui de toute une vie. La première scène est saisissante. L’atmosphère est dors et déjà installée grâce au sentiment d’infini, de boucle que produit la vision de ce paysage à la fois fantastique, glaçant et artificiel. Le décors est accompagné d’une musique, créée par le frère du réalisateur, qui colle parfaitement aux images et au sujet, elle ne sera jamais utilisée abusivement.

Dans les “bas-fonds” de l’Australie, une mère, Elisabeth (Louise Harris), tente d’élever ses quatre fils dans la pauvreté. Elle passe d’un homme à l’autre et finit par trouver John Bunting (interprété par un acteur inconnu mais superbe Daniel Henshall). Grâce à lui le voisin aux tendances pédophiles qui avait abusé des garçons est chassé. Grâce à lui les gamins trouvent un père. Grâce à lui aussi la famille découvre le Mal.

Le second fils James Vlassakis, joué par Lucas Pittaway, est un gars paumé qui ne parvient pas à se défendre contre les viols de son grand frère Troy (Anthony Groves). Lorsque John arrive, il est peu à peu happé par son apparente joie de vie et son caractère de battant. John s’exhibe lors de réunions où les gens du quartier s’esclaffent contre les pédophiles et les homosexuels. James découvre que pour John et son ami Robert, la haine ne s’arrête pas aux mots.
James vit alors une descente aux enfers au sens propre. Il devient le Mal.
John effectue sur lui une autre forme de viol, celle de sa conscience. John est un pédophile de l’esprit. Il entraîne avec lui le jeune James qui tente de se débattre contre l’horreur et son propre sadisme. Mais en fermant les yeux lorsqu’il est pour la première fois confronté aux atrocités de son beau père, il entre dans une spirale qu’il n’ose pas arrêter. Peu à peu, sous le regard du spectateur impuissant, James devient le complice des meurtriers. Et le spectateur a véritablement envie de hurler et dire “maintenant arrête toi, il est encore temps, tu as 20 ans, va vivre au lieu de tuer” mais pour ce gamin des rues, ce gosse qui ne va pas à l’école, qui n’a pas d’amis, tuer c’est vivre.

Ce film n’est pas l’apologie de la violence, ne la justifie pas mais tente de l’expliquer, ou du moins d’expliquer comment un jeune de 20ans devient un meurtrier. Lors des réunions la population autorise d’une certaine manière les meurtres puisque tout le quartier promet la torture aux pédophiles. John réalise les mots. Il “n’est pas un lâche” et c’est surement comme cela qu’il apparaît aux yeux de James. Un mec qui a des tripes, un leader auquel il veut ressembler. John est son seul modèle. John et James sont les piliers du film. Le premier (la tête du groupe) initie véritablement le second. Son discours permet de relativiser les meurtres qu’il commet “ce sont des déchets” “je le fais pour vous protéger”. Aveuglement James le croit. Car en vérité il ne s’agit pas de meurtres de pédophiles. Il s’agit de pur sadisme sur des “déchets” désignés par John. Parfois James est à la limite de devenir lui même ce que John considère un déchet : prétendue lâcheté, addiction à la drogue… Mais tout comme James est passionné par John celui-ci l’est de James. Il voit en lui son successeur. John est fou, James est malade. Tous deux à la dérive. Et le spectateur ne peut s’empêcher de se demander “pourquoi” “où est l’origine” ? Car si James est embarqué par John, aucune explication n’est donnée pour clarifier le comportement de ce géniteur du mal à la recherche de disciples.

Grâce au jeu du merveilleux Daniel Henshall, John Bunting, qui a réellement existé, n’est plus un Homme mais une substance, une drogue, qui sévit dans une Australie isolée. Il devient Le cauchemar. Celui dont on ne parvient pas à se débarrasser, qui fascine, horrifie, avale…
Le Mal incarné.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2012
Surpuissant et profondément révoltant, le premier long métrage de Justin Kurzel est un choc absolu. C'est un film qu'il faudrait presque voir vierge de toute information pour pouvoir le vivre comme une expérience de cinéma unique, radicale et bouleversante... quand bien même les derniers intertitres nous informeraient de la terrible réalité ! Les Crimes de Snowtown sont tout simplement inimaginables en dehors du contexte d'une salle de cinéma, cauchemar imprécatoire sans retour ni réveil, hallucination suffocante, improbable serpentin glissant le long d'un ru croupi, pollué de part et d'autres jusqu'à un dénouement absolument foudroyant, comme de ceux que l'on voit très rarement : une fin horrible, intense et tout en suspens, calfeutrant ses quelques personnages dans cette interminable malédiction donnant son titre au film de Kurzel... Une fin qui - facile à dire mais foutrement difficile à avaler - n'en est pas une. Ca prend juste physiquement, tout d'un bloc : les tripes, le coeur et le cerveau ; ca donne envie de pleurer, de hurler, de secouer ou de rager jusqu'à plus soif. Allez le voir, absolument : une oeuvre dangereuse, délétère, détestable... mais indispensable !
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2012
Après le très bon Animal Kingdom, je me suis déplacé au cinéma pour voir ce nouveau polar australien qui semblait bénéficier de similtudes avec son illustre prédécesseur. Bon j'en ressors un petit peu déçu mais le film fait quand même preuve de qualité. Son ambiance est globalement très satisfaisante. Malsaine, glauque mais aussi oppressante. La tension y est quand même permanente et elle est bien gérée. Le personnage de John en est d'ailleurs la cause et son écriture et que son interprétation restent géniales. Daniel Henshall livre une performance étonnante, à la fois rassurant et inquiétant, un visage doux qui renferme une noirceur insondable.
Les faits qui nous sont racontés sont quand même assez stupéfiants, surtout si l'on prend en compte que c'es basé sur des faits réels. Le personnage principal, Jamie, est un ado perturbé, victime de sévices sexuels et de brimades perpétuels. C'est une victime qui se retrouvera embrigadée dans quelque chose qu'il rejette, qui le dépasse mais qu'il rejoindra de peur de subir le sort des personnes se mettant en travers du chemin de John. La psychologie des personnages est développé et ça reste relativement fin. Après j'ai trouvé que le film pêchait un peu sur un plan visuel et dans sa narration, la photographie donne un aspect très froid au film. Même si ça s'avère pertinent au vu du sujet traité je n'ai pas tellement aimé, Animal Kingdom qui était bien sombre aussi avait une photographie de meilleure qualité tout de même, ce qui ne nuisait pas à l'atmosphère globale du film.
La narration est un peu décousue, ça manque de clarté par moments et ça ne m'a pas paru totalement maîtrisé. Ceci dit ce film est plutôt bon dans l'ensemble. Glaçant, tendu mais manquant un peu de finesse, ça reste cependant un film à découvrir
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2012
Une sacrée claque! J'adhère totalement à ce cinéma! je ne suis absolument pas d'accord quand certains écrivent que c'est malsain..... C'est la vie surtout! il faut parfois montrer les faits pour qu'elles marquent et fassent comprendre et pour le coup, elles marquent et longtemps! une scène est très dure à supporter mais c'est dans celle-ci que l'on remarque la sauvagerie humaine... Ne faire que la suggérer n'aurait pas eu le même impact sur tout le film qui de manière générale dégage bien cette ambiance malsaine et nous fait découvrir que là où on pense l'environnement magnifique, l'horreur de ce monde, la misère etc.. existe aussi. A voir, âmes sensibles vous êtes prévenus!
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2012
Une meute de chiens en quête d'hémoglobine, la bave au museau, continuellement recouverts d'une fumée nauséabonde, ça et là, quelques gamelles crasseuses remplies de pâtes froides, des animaux crevés clignotent, bienvenue à Snowtown, la ville où il ne neige pas en surface, mais en profondeur. Les chiots sont un peu idiots, ankylosés par l'ennui abyssal de la morne city, surveillés de loin par leur mère camée à la nicotine et aux histoires sans lendemain, à peine capable d'aboyer seuls, bâtards pour la plupart, de véritables sacs à puces bon à piquer. Débarque un beau matin le maître chien. Les habitudes sont bousculées d'un coup d'épaule, les plats sans saveurs remplacés par de la grande cuisine, la vie revêt -enfin- ses habits de fêtes, même le bonheur pointe son museau. Mais nous sommes à Snowtown, un territoire barbare, où les carnassiers règnent en maîtres, les kangourous en savent quelque chose.. -bouillie- Snowtown, immense réserve naturelle habitée d'animaux cruels, n'hésitera pas un instant à laisser le Mâl(e) s'installer dans la niche familiale. Petit à petit, plan par plan, le maître creuse son terrier, immense grotte béante sous la voie lactée, seul lieu finalement où le chiot pleureur ressentira un peu de paix. Courte durée. Plans cinglants, plans sanglants, léger tremblement du corps et décors crasseux, le prédateur rôde et renifle ton sang, tout n'est que question de temps.. ça manque un peu de consistance, c'est beau mais trop exagéré..
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2012
Le cinéma Australien nous aura réservé de très belles perles cinématographiques en 2011, après Animal Kingdom (2011) & Sleeping Beauty (2011), c’est au tour de Justin Kurzel de nous prouver ses talents avec un premier long-métrage d’une rare intensité. Les Crimes de Snowtown (2011) relate un sordide fait divers survenu en Australie dans les années 90 où un serial killer a sévit (assassinant brutalement une dizaine de personnes). On y découvre une famille défavorisée, où une mère célibataire tente d’élever seule ses enfants dont l’un est victime de viols répétés par l’un de ses voisins (et par son propre frère !). Leur vie va alors changer lorsqu’ils feront la rencontre de John Bunting, un homme charismatique, véritable gourou où tous absorbent ses paroles comme si elles étaient divines alors que ce dernier cache en réalité une toute autre facette. Jamie, l’adolescent victime de viols répétés va alors voir en lui un père de substitution, se prenant d’affection pour lui, ce dernier va se retrouver aspirer dans une spirale infernale, mais hélas pour lui, lorsqu’il s’en rendra compte, il sera déjà trop tard. Justin Kurzel nous bluffe littéralement avec son premier film, il parvient à nous immiscer dans cette famille, au cœur d’une société laissée à l’abandon, au cœur des laissés pour compte, où l’impressionnant Daniel Henshall en impose dans le rôle du serial-killer charismatique qui d’un simple regard, nous hypnotise en retenant notre attention quoi qu’il puisse se passer. Tout est dans le regard, que ce soit avec Daniel Henshall ou Lucas Pittaway (l’adolescent), Justin Kurzel est parvenu à nous restituer avec une telle véracité et une telle vigueur ce terrible fait divers, que ce premier film est assurément à ne pas laisser entre toutes les mains (le film y traite à la fois de la pédophilie, de l’homophobie et n’hésite pas à insister sur les quelques scènes de violences rarement suggérées, rendant l’atmosphère pesante).
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