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Crazy Joe
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Crazy Joe" et de son tournage !

Premier film

Steven Knight est surtout connu pour ses scénarios, notamment ceux de Loin de chez eux et Les Promesses de l'Ombre. Crazy Joe est sa première réalisation pour le cinéma. Le film marque le point final à une sorte de trilogie qui explore les bas-fonds de la capitale britannique et les mésaventures de personnages marginalisés.

Retrouvailles

Steven Knight a su créer une relation de confiance avec le producteur Paul Webster au moment du tournage des Promesses de l'ombre. Il lui a fait part de ses envies de réalisation et c'est tout naturellement que les deux hommes ont travaillé ensemble sur Crazy Joe.

De la réalité à la fiction

Joey Jones alias Crazy Joe, interprété par Jason Statham, est un ancien militaire qui vit désormais dans la rue. Steven Knight a effectué quelques recherches sur les SDF pour rendre son film plus crédible : "Si l’on se penche un peu sur l’histoire de ces gens [les sans-abris] et sur la manière dont ils ont atterri dans la rue, on découvre que 10 % d’entre eux sont d’anciens soldats. Cela m’a semblé complètement aberrant que des gens aussi carrés que les militaires sur le plan de l’hygiène ou de l’organisation se retrouvent à la rue, mais j’ai appris qu’il n’y avait qu’un pas entre l’armée et la rue. Je me suis dit que ces gens devaient avoir des histoires à raconter, qu’ils avaient forcément un passé. J’ai donc poursuivi mes recherches et discuté avec de nombreux anciens militaires sans-abris, et j’ai commencé à imaginer la trame de l’histoire", explique le metteur en scène.

"Monsieur Tout-le-Monde"

Steven Knight a volontairement baptisé son personnage principal avec un nom assez commun (Joey Jones) pour signifier que son histoire n'est pas si éloignée du citoyen ordinaire : "Il représente Monsieur Tout-le-Monde. C’est un homme ordinaire, un Anglais de la classe ouvrière comme il en existe tant, qui s’est engagé dans l’armée et a combattu comme des milliers d’autres avant lui. À son retour, il a été incapable de retrouver une vie normale, comme c’est si souvent le cas pour les soldats. Il s’est sacrifié pour son pays mais est revenu complètement perdu."

Le choix Statham

Spécialiste des films d'action, Jason Statham interprète Crazy Joe : "Jason est un athlète complet, ce qui a grandement facilité le tournage des scènes d’action. D’ordinaire, on doit faire des pieds et des mains pour que les acteurs réalisent une partie de leurs cascades ou apparaissent en personne dans les scènes de course-poursuite. Avec Jason, c’est tout le contraire : il fait tout lui-même", commente le producteur Guy Heeley.

Casting

Le personnage de Cristina n'est pas si éloigné de celui de Crazy Joe, puisqu'elle cherche elle aussi à oublier son passé. Pour l'incarner, Steven Knight avait une idée bien précise : "Je cherchais quelqu’un dont on pouvait deviner les qualités au premier regard. Je souhaitais aussi faire appel à une actrice réellement originaire d’Europe de l’Est, et non pas à quelqu’un qui en imiterait l’accent. Nous avons donc pris le temps nécessaire pour auditionner de nombreuses actrices venant de Russie, d’Ukraine ou encore de Pologne. Et lorsque j’ai rencontré Agata Buzek, je suis immédiatement tombé sous le charme."

"Hummingbird"

"Hummingbird" est le titre original de Crazy Joe. Il fait référence à un drone spécifique utilisé en Afghanistan notamment, et est symbolisé dans le film par un colibri : "Le colibri symbolise une sorte d’observateur omniprésent qui voit tout ce que l’on fait, comme un drone de surveillance. (...) Il existe un mythe chez les militaires selon lequel il existerait des drones miniatures de la taille d’insectes capables de tout voir – on peut imaginer l’ampleur que peut prendre une telle rumeur. J’ai aimé l’idée de raconter l’histoire de quelqu’un qui se pense sans cesse observé, alors qu’en réalité le seul juge de ses actions, c’est lui-même. Dans mon esprit, le colibri symbolise le regard que Joey porte sur lui-même et sur ses actions passées, et comment il y fait face", selon Steven Knight.

Le tournage

Il a fallu huit semaines pour tourner Crazy Joe. Un tournage effectué au coeur de trois quartiers de Londres, de nuit la majeure partie du temps, Covent Garden, Chinatown et Soho : "Je n’avais jamais tourné de nuit pendant quatre semaines de suite, et cela a évidemment influencé l’esthétique du film et son atmosphère", raconte le producteur Guy Heeley, qui poursuit : "Nous avons filmé un Londres désert, ce qui est plutôt rare."

La Tamise comme personnage

Si la ville de Londres occupe une place importante dans l'histoire, il en va de même pour la Tamise : "Dans le scénario, le fleuve est là pour emporter les cadavres des filles comme Isabel. J’aime l’idée qu’il fasse disparaître les secrets les plus sombres et les plus sinistres à l’ombre des lumières de la ville. La Tamise a une influence néfaste dans le film", explique Steven Knight.

Les décors

Crazy Joe joue énormément sur le contraste du clair-obscur : "Joey atterrit dans l’appartement élégant d’un homosexuel, un lieu aux lignes épurées, plein de photos d’hommes nus, meublé et décoré avec goût, où il découvre des vêtements à sa taille, et il endosse tout simplement son identité. Et c’est précisément le contraste entre ces deux mondes qui est intéressant. Nous avons donc opposé ces univers autant que possible, avec d’un côté la soupe populaire et les quartiers pauvres de Chinatown, sombres et illuminés de petites de lanternes colorées, et de l’autre, cet appartement immaculé dans les tons froids de gris", raconte Michael Carlin, le chef décorateur.

Caméra adéquat

Pour les besoins du tournage, l'équipe technique de Crazy Joe a utilisé une caméra spécifique : un prototype d'Alexa capable de filmer avec un faible degré de luminosité. Très maniable, elle permet également de filmer caméra à l'épaule. Un atout majeur pour les nombreuses scènes qui se déroulent dans les ruelles sombres et étroites des bas-fonds de Londres.

Préparation au rôle

Par un souci de crédibilité, Steven Knight a effectué de nombreuses recherches sur le fonctionnement des associations caritatives. Jason Statham et Agata Buzek ont à ce sujet rencontré les bénévoles de la "Connection at St. Martin-in-the Fields".

Jason Statham SDF !

Ce n'est pas la première fois que Jason Statham incarne un sans domicile fixe, puisque dans le récent Safe, l'acteur s'était aussi glissé dans la peau d'un personnage se retrouvant dans la rue (mais de New York cette fois-ci).
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