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Le réalisateur renouvelle le road-movie en réussissant le tour de force d’annuler l’espace. Alors que ce genre cinématographique tire son essence de la confrontation entre l’homme et le monde qui l’entoure, Giorgelli ne montre rien des paysages traversés par les trois personnages, si ce n’est quelques panneaux d’indication, un poste de frontière entre le Paraguay et l’Argentine, et plusieurs aires de repos. Le seul lien des hommes avec le monde s’aperçoit dans les quelques coups d’œil jetés au rétroviseur, sortes de lumières projetées vers le passé. Mais le chemin parcouru n’est que psychologico-social : la progression des deux personnages n’est pas physique, elle est sentimentale. Le temps semblant suspendu, l’espace annulé, cette avancée prend la forme d’une illusion, comme si les deux personnages avaient dans leur essence toutes les raisons de s’apprécier. Ce n’est peut-être pas le voyage qui les amène, la promiscuité aidant, à nouer des liens sentimentaux. Ces derniers étaient déjà noués, dès le commencement, dans leur physionomie. Il ne fallait pas pour les faire éclore le temps d’un voyage, mais celui d’un film. La critique complète sur le blog Ecran Total: http://ecran-total.over-blog.com/article-les-acacias-un-faux-road-movie-99499424.html
Ajoutée le 18 mars 2012 à 23h12 Signaler un abus
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