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    4h44 Dernier jour sur terre
    note moyenne
    2,2
    369 notes dont 78 critiques
    1% (1 critique)
    5% (4 critiques)
    23% (18 critiques)
    24% (19 critiques)
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    78 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 23 novembre 2012
    Je n'avais vu qu'un seul Ferrara jusqu'à présent, mais quel Ferrara ! Son premier film un bon gros porno ! Et c'était pas mal. Et je poursuis sa filmo avec son dernier film donc : 4:44 Last Day on Earth. Ouais je ne fais pas les choses chronologiquement, mais bon est-ce un mal ? C'était le dernier numéro des cahiers du cinéma qui m'avaient donné envie de le voir, je pensais que c'était assez pourri, en tous cas le titre que je trouve assez parlant et beau pouvait facilement sonner comme un bon gros nanar, la récurrence du nombre 4 et la promesse de fin des temps. La première chose qui m'a frappé c'est que c'est un cinéma que j'aime et que j'aime défendre. Le mec ça se voit que son film est fauché et pourtant il a des couilles pour se dire je fais un film catastrophe sans budget dans un appartement avec deux acteurs (enfin un peu plus). Rien que pour ça le film mérite notre attention. On dirait que Ferrara a compris que sans budget on va à l'essentiel (enfin c'est peut-être pas de son fait), son film est simple et ne va pas multiplier les effets spectaculaires pour faire diversion, ici on parle d'amour. Alors je dois dire que quelques petites choses m'ont gênées dans le film. Ces séquences sur skype, toutes ces tablettes, téléphones portables, je sais pas, ça fait "too much", c'est tout sauf sexy à regarder. Filmer un écran d'ordinateur sur skype je trouve que c'est dommage d'avoir cette idée merdique. Surtout qu'on y va souvent. Si le film n'était pas aussi fauché j'aurai cru à un chèque de Skype pour qu'on mentionne son logiciel. Je pense que ce côté très technologique empêche le film d'être encore plus centré sur l'amour. Un autre défaut serait la photo numérique qui ne rend pas forcément hommage à certains plans. C'est pas forcément ce qu'on a fait de plus beau. Et même certains plans sont pas top, lorsqu'on film Dafoe sur un ordi qu'on fait un pano sur l'ordinateur et qui refait un pano sur Dafoe, mouais, c'est très plat. Et parfois le montage en fondu enchaîné ne rend pas forcément très bien (et à d'autres moment c'est très beau). Il y a aussi quelques dialogues, quelques scènes qui paraissent surécritent. Mais finalement, à la fin, au bout du film, lorsque la fin du monde survient, comme pour Melancholia on s'accroche à son siège et on retient son souffle. Seulement, contrairement à Melancholia à la fin du film on a juste envie de dire : "je t'aime". Et rien que pour ça c'est beau, même si le film n'est pas parfait, il arrive à faire ceci : faire passer un message beau et universel sur l'amour. Un autre aspect douteux, auquel j'accorde le bénéfice du doute à Ferrara serait tout le passage où à la télé Dafoe entend qu'Al Gore avait raison, blablabla. Genre ce mec est un vrai défenseur de l'environnement, faites-moi rire. Tocard. Mais bon si le scénario du film se réalisait, on le présenterait certainement en Nostradamus. Donc c'est énervant, mais réaliste. Bon film, intéressant et prenant, surtout sur son final.
    Sebmagic
    Sebmagic

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    2,0
    Publiée le 20 décembre 2012
    Terriblement décevant, ce film n'a pratiquement de positif que le nom de son réalisateur. Bon, j'exagère un peu mais il est clair que dans la lignée des films de fin du monde intimistes à la mode (Melancholia, Take Shelter, Perfect Sense), celui-ci fait un peu tâche et je trouve que l'essai de Ferrara est raté. Là où les films suscités ont su trouver leur subtilité, 4h44 semble vouloir passer en force pour, finalement, accuser le spectateur pendant 1h20. Il est évident que le climat actuel est propice à ce style de films et le thème de la fin du monde est devenu un sujet plus sérieux, un sujet sur lequel il faut se pencher avec plus de sensibilité. Ce genre qui semblait associé à du simple bon gros divertissement riche en popcorn pourrait finalement faire place à des films aux propos subtils et sensibles, sans être nécessairement engagés, par ailleurs. Les réalisateurs ne jouent plus la carte du gros spectacle fade, mais s'interrogent vraiment sur l'être humain au travers, à chaque fois, d'un simple petit groupe de personnes. La fin du monde n'apparait plus comme un problème mondial, mais comme un problème individuel, et c'est vraiment beau. Surtout quand les émotions sont sublimées par du Max Richter, David Wingo ou Wagner. 4h44 s'inscrit un peu dans cette lignée car il nous présente la fin du monde à travers un simple couple. L'intention est louable mais le film accumule les erreurs. Dès le départ, le ton est donné : la fin du monde a lieu pour des raisons écologiques et c'est l'Homme qui est en cause. Pour l'originalité, on repassera. Bon, je n'aurais pas critiqué ce choix - qui est plutôt logique en ce moment - si ce thème avait été traité avec plus de finesse, plus de subtilité. Dans ce film, on a droit à une accumulation de citations et de paroles (parfois sorties de nulle part !) qui ne cessent d'étayer une moralisation extrêmement poussive à l'égard des spectateurs. Abel Ferrara propose un joli panel de propos accusateurs pour rendre le spectateur coupable, ou au moins réactif. Le seul problème, c'est que ça en devient tellement présent que j'ai été agacé. Certaines scènes sont même ridicules, comme lorsque Willem Dafoe sort de chez lui pour contempler la ville, lever les yeux au ciel et balancer tout un tas d'états d'âme sur les Hommes, à base de "Comment ont-ils pu faire ça ? Pourquoi ces idiots n'ont-ils pas réagi ?" et j'en passe. Plus que la moralisation omniprésente, c'est le moyen de moraliser qui m'a énervé. Le personnage principal a constamment sa télé allumée et des témoignages passent en boucle : les paroles du Dalaï Lama, d'Al Gore, qui soutiennent ce propos un peu lourd. Je n'ai pas vu grand chose de Ferrara, mais je vais lui faire ici le même reproche que pour The Addiction : on a droit à une avalanche de citations - provenant de personnes connues - qui forment le discours global du réalisateur. Mais bon dieu, n'est-il pas capable de créer ce discours lui-même, au lieu de simplement se servir des paroles des autres ? Qui plus est, la méthode est incohérente. En effet, si je me mets quelques minutes à la place de l'humanité le dernier jour sur Terre, je ne vois aucune raison pour que les télévisions fassent défiler de telles images (juste histoire de faire souffir un peu plus les téléspectateurs et leur rappeler qu'on a fait que de la merde ?). Non, ce petit artifice n'a pour unique but que de s'adresser au spectateur dans la salle de ciné, et absolument pas aux protagonistes du film. Du coup, cette impression flagrante est gênante parce que tout ça manque cruellement de subtilité et d'implicite. Bref, à part ça, les acteurs sont excellents (Dafoe en tête), et on a quand même droit à quelques passages réussis. Je les compte malheureusement sur les doigts d'une seule main car on a également des scènes incompréhensibles (Skye qui pète un câble et fait une crise d'hystérie). Parmi les bons moments on peut notamment citer la discussion de Cisco avec sa fille sur Skype (les adieux sont émouvants), ou encore la scène qui précède la fin du film. Mais là encore, j'ai trouvé la fin ratée. spoiler: Non pas que les bondieuseries sont à blâmer, mais Ferrara nous sort ici le classique baratin sur la lumière blanche et Dieu, l'amour infini qui nous accueille, les images de la Vierge Marie, c'est lourdingue. Pourquoi ne pas laisser le spectateur se faire sa propre idée sur cette lumière blanche ? Autre chose que Ferrara impose au spectateur et qui témoigne d'un manque flagrant de subtilité : les images superposées sur les personnages à la toute fin, pour nous montrer ce à quoi ils pensent. Quelle faute de taille ! Filmer uniquement les yeux des personnages en nous laissant imaginer leurs pensées aurait été tellement plus fort, plus puissant. Les images superposées sont de trop... D'ailleurs, de manière générale la réalisation est plutôt faiblarde (sauf quelques plans brillants) avec de nombreuses superpositions d'images sans grand intérêt. Bref, ce film est pour moi à éviter.
    cinevore5012
    cinevore5012

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    3,5
    Publiée le 31 mars 2012
    Le thème est intéressant. Que feriez-vous, que ferait le monde si nous savions précisément que nous allions mourir tous à une heure bien précise ? Beaucoup de relations, les liens sociaux sont les plus importants, l'amour, le sexe, la peinture, la musique, et pour d'autre l'alcool, la drogue... sont autant de moyens de vivre cette mort programmée. L'atelier de Skye où elle peint des peintures ying et yang est très grand dans New York, avec sur une étagère de livres, une statue birmane de Bouddha blanc, quelques dharma talks d'un moine tibétain, un passage du Dalaï Lama. Ces artistes méditent même un quart d'heure. Pour autant, c'est plus le désespoir qui règne. Je pense que si je vivais la même chose, j'aimerais être lié aux autres en tant qu'individu, ressentir cela du point de vue de toute l'humanité, de toute la vie terrestre car c'est bien un événement cosmique. Pourquoi pas une grande méditation collective dans un espace public immense ? Le concept est donc vraiment intéressant mais j'avoue que le film peut paraître ennuyeux si on le voit en salle. J'étais dans mon canapé à jouer un peu de guitare, donc c'était un bon moment.
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