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Un visiteur
3,5
Publiée le 18 octobre 2025
Adaptation à l’ambiance macabre et mystique que j’ai beaucoup aimée. C’est tout ce que les films d’horreur du même style qui sortent aujourd’hui ne réussissent plus à faire. Poser une tension palpable et construire une base solide à une histoire qui gagne en intensité peu à peu jusqu’à exploser sans pour autant tomber dans le ridicule. C’est maîtrisé de bout en bout notamment grâce à un Roger Corman débordant d’idées. Une œuvre qui survit parfaitement à l’épreuve du temps sauf sur certains travellings assez saccadés et la direction du casting. J’ai toujours du mal avec ces acteurs qui en font des caisses trop souvent comme si chaque scène était la plus dramatique possible. Sinon, j’ai vraiment passé un super moment devant, j’aurais même voulu que cela dure plus longtemps. 14,5/20
✍️⬛️ On est très loin de mon enthousiasme après avoir vu la mini-série signée Netflix. Et pour cause, les personnages sont peu nombreux, le décor est limité, le scénario manque de rythme. Je regrette aussi l'absence du surnaturel, ce qui est à mes yeux, un gros point négatif 類 En ce qui concerne les points positifs : c'est Vincent Price qui sauve ce film du désastre. Son charisme et son talent font que l'on ne s'ennuie pas devant cette proposition d'une nouvelle signée Edgar Allan Poe. La musique nous permet de bien nous ancrer à l'histoire : à la fois douce, intrigante et inquiétante. La mise en scène est assez soignée. Ce n'est pas une ambiance à la Hitchcock, mais cette adaptation vaut tout de même le détour, pour le peu qu'on aime Edgar Allan Poe ou les films des années 60 ️⬛✍️
Je regarde les adaptations de Poe de Corman et voilà adapté une courte nouvelle qui est mise sur le devant de la scène par les éditeurs afin de faire une nouvelle jeunesse à l'édition des nouvelles de Poe par Gallimard et la traduction de Baudelaire.
L'histoire ici est assez différente ici de la nouvelle. Dans la nouvelle, Winthrop est l’ami de Roderick (Vincent Price), ce qui n’est pas le cas dans le film où Winthrop vient demander la main de Madeline. Roderick refuse car la famille serait hantée.
L’action se passe sur une terre lugubre ou plus rien ne pousse, dans une maison visiblement dessinée (aie aie aie). Seul un serviteur tient encore la maison qui semble ne plus tenir sur grand-chose et tombe en ruine.
L'atmosphère n’est pas mal rendue et on sent vraiment la maison qui tombe en poussière et qui semble habitée par autre chose. Les tableaux des ancêtres sont aussi très bien rendus dans un style pictural très avant-gardiste et le rêve de Winthrop est assez audacieux.
Mais je n’ai pas vraiment apprécié ce film. Pourquoi d’abord avoir déplacé l’intrigue de la nouvelle vers un principe charmant qui tente de sauver sa bien aimée ? C’est vraiment dommage. Ensuite le château en dessin est vraiment dommage et plombe tout de suite la suspension d’incrédulité. Price joue bien mais je trouve que les deux autres acteurs, Madeline (Myrna Fahey) et Winthrop (Mark Damon) sont plus anecdotiques. Le serviteur par contre est plus marquant (Harry Ellerbe).
Roger Corman, multipliant les séries Z à budget réduit, s’attaque à un projet plus ambitieux en adaptant une célèbre nouvelle d’Edgar Allan Poe. Il y construit un univers gothique élégant dans lequel surnage Vincent Price. Quatre acteurs, une maison glauque voire hantée voilà qui suffit à narrer une histoire angoissante de jalousie, de possession, de folie.
Au début des années 1960, American International Pictures, société de production créée en 1950 par Samuel Z. Arkoff et James H. Nicholson s’associe avec le réalisateur/producteur Roger Corman pour relancer à Hollywood le genre épouvante revenu à la mode en Europe grâce à la Hammer qui a ressuscité tout en les actualisant, les monstres de la Universal. C’est donc un cycle consacré très librement à l’œuvre d’Edgar Allan Poe qui s'engage, voyant Roger Corman collaborer étroitement avec Vincent Price qui timidement en 1953 avec « L’homme au masque de cire » d’André de Toth et beaucoup plus franchement depuis le succès populaire de « La mouche noire » (Kurt Neumann en 1958), entame une reconversion dans le film de genre de série B. « La chute de la maison Usher » sera le premier d’une série de huit fims (dont sept avec Vincent Price). Roger Corman a la bonne idée de confier le scénario à Richard Matheson, auteur prolifique et créateur de la fameuse série télévisée « La quatrième dimension ». La nouvelle de Poe étant essentiellement basée autour du portrait psychologique de Roderick Usher, châtelain hypocondriaque vivant reclus avec sa sœur réellement malade auquel le narrateur vient rendre visite, Matheson la modifie adroitement pour lui insuffler tous les ingrédients propres à la rendre attractive pour les spectateurs adeptes des films d’épouvante. Ainsi, en lieu et place du narrateur, c’est un jeune homme (Mark Damon) amoureux de Madeline Usher (Mirna Fahey) qui force les portes du château au sein duquel un Roderick Usher en plein délire mystique et paranoïaque lui fait part de la malédiction qui frappe sa famille. Vincent Price qui se rode à l’univers d’Edgar Poe et à la mise en scène de Corman commence tout de même assez gaillardement son périple, coiffé d’une coupe crantée, d’un blond peroxydé du meilleur effet. Le cabotinage grandiloquent qui fera tout le sel de cette série de sept films commence petitement même si l’on sent que le grand Vincent Price est prêt à lâcher les chevaux dès que Corman lui en laissera l’occasion. « La chambre des tortures » qui suivra, sera le début du grand numéro de "cabot" de Vincent Price qui deviendra dès lors le prince incontesté de l’épouvante jusqu’à sa disparition en 1993. Il faut donc considérer cette honnête mais un peu poussive « Maison Usher » comme le hors d’œuvre d’un festin pantagruélique dont le spectateur amateur du genre sortira repus mais heureux.
Nouvelle incursion de Roger Corman dans l'oeuvre mythique d'Edgar Allan Poe. "La chute de la maison Usher", avec en vedette rien moins que Vincent Price, est fidéle à la nouvelle du maitre. Un saut dans le fantastique agréable à voir même si Corman a, pour moi, fait mieux dans la genre. 3 / 5
Un film exemple de son époque : inspiré du théâtre, il contient beaucoup de scènes/séquences surcadrées, avec un jeu d'acteurs un peu exagéré mais juste, et une mise en scène classique et propre. En regardant le film, on voit le livre aussi ! Dommage pour la place de la femme, très secondaire...
Post-gothique. Roger Corman est le Terence Fisher de son époque. Donnez-lui trois bouts de ficelle et un peu de ketchup, il vous fait un film fantastique qui sent bon le homemade. Dans les début des 60’s, il s’est lancé dans l’adaptation en série de nouvelles de Poe. Dans celle-ci, un homme va voir sa chérie avec qui il est supposé se marier. Son futur beau-frère lui apprend qu’elle est malade et le congédie du manoir familial. Sauf que le gars reste et va découvrir l’étrange malédiction qui frappe la famille. Les décors (de studio) sont très beaux et l’ambiance est toute en brume épaisse et en orages de machinistes. L’intrigue avance efficacement, sans temps mort et c’est ça aussi le style Corman. On ne s’embarrasse pas des chichis et on va là où on doit aller. On appréciera un crescendo menant à une fin épique et on en redemandera, sans autre forme de politesse.
C'est le premier long métrage que je vois du réalisateur et producteur Roger Corman et il a du talent le gaillard !! "La chute de la maison Usher" est une adaptation d'un livre d'Edgard Poe et le fait de voir une icone du cinéma fantastique Vincent Price m'a donné envie de découvrir ce film. L'histoire se passe essentiellement dans un chateau ou les alentours sont assez sinistres et l'on voit un jeune homme y arrivait pour rendre visite à sa petite amie auquel ils ont pour projet de se marier. Il voit à l'entrés un serviteur qui lui dit qu'elle est malade mais ne peut pas la voir. Il insiste et la voit ainsi que son frère qui lui disent qu'ils ne peuvent pas quitter le manoir qui est en faite hantée. L'ambiance est glaçante et énigmatique dans cette maison géante. Le metteur en scène Roger Corman signe une oeuvre mystérieuse et envoutante dont certains passages ont été copiés par Francis Ford Coppola pour 'Dracula"en 1992 (je crois mème que Corman a lancé la carrière de Coppola mais j'en suis pas sure). "La chute de la maison Usher" vieillit bien avec le temps avec quatre acteurs durant tout le film a commencer par Vincent Price excellent tout comme ses partenaires Mark Damon, Myrna Fahey et Harry Ellerbe. A découvrir.
Malgré la présence d'un budget semble t'il bien mince, Roger Corman arrive sans aucun problème à créer un climat bien morbide concernant cette adaptation de la célèbre nouvelle d'Allan Edgar Poe. La mise en scène fait preuve d'une certaine richesse, car on peut y trouver pas mal de suspense et aussi certains moments bien effrayants. Le scénario concocté par l'écrivain Richard Matheson est en plus particulièrement bien écrit, les décors bien lugubres sont très bien conçus et nous avons le droit en plus a une performance majuscule du grand Vincent Price qui s'avère brillant dans le rôle de Roderick Usher. Petite déception, par contre, concernant la performance assez moyenne de Mark Damon, mais cela n'empêche évidemment pas de prendre beaucoup de plaisir à suivre "La Chute de la Maison Usher".
Contrairement à la Chambre des Tortures on a là une véritable montée en intensité, partant d’un rêve (quelle séquence ! Esthétiquement folle !) jusqu’au plan final illustrant à merveille la symbolique même du film; alors il y a certes dans la première partie 2-3 scènes qui trainassent un peu mais sinon le mystère autour de la malédiction des Usher est préservé de manière à rester totalement en haleine. Et évidemment l’ambiance fait le boulot, en plus d’acteurs impliqués quant à rendre cette adaptation de Poe lyrique, dramatique et angoissante, avec un Vincent Price en grande forme pour orchestrer la cérémonie, bref sans doute le meilleur Corman que j’ai pu voir pour le moment avec Le Masque de la mort rouge.
Cette adaptation de l'effrayante nouvelle de Poe parvient, dans l'ensemble, à convaincre le spectateur, bien celle-ci a terriblement vieillie. En effet, le film bénéficie de certaines longueurs et d'une histoire assez différente de la nouvelle originale. La prestance extraordinaire de Vincent Price, maître absolu de la Hammer et le final réussissent malgré tout à maintenir le spectateur en haleine.
Premier film du fameux cycle Poe, La chute de la maison Usher n’est pas le meilleur opus de ce corpus mémorable, mais il présente déjà de nombreuses qualités. Tout d’abord, Corman utilise de manière assez audacieuse la couleur, prenant ainsi la suite de la firme anglaise Hammer. Le risque est de tomber dans le kitsch, totalement assumé ici, notamment lors d’une séquence de rêve assez surréaliste. Ensuite, le cinéaste s’est entouré d’un auteur de renom, l’excellent Richard Matheson pour signer un scénario qui s’éloigne volontairement de l’œuvre de Poe pour trouver sa propre logique. Enfin, conscient de l’étroitesse de son budget, le réalisateur décide de dénoncer l’artificialité de son film en ne dissimulant aucunement les effets spéciaux, ni l’origine picturale des décors (de superbes toiles peintes). Evidemment, le film est symptomatique de l’épouvante old school avec son intrigue qui tire en longueur et un manque de suspense qui est compensé par une ambiance gothique du meilleur effet et l'abattage de Vincent Price, impérial. Le résultat est donc sympathique, mais loin de la maestria du Masque de la mort rouge, meilleur film du cycle.
Ca devait faire son petit effet en son temps, c'est totalement inefficace aujourd'hui. Et encore... pour le suspense, on est loin d'un Hitchcock, pour l'épouvante on peut repasser. Tous les effets scénaristiques attendus sont là, la réalisation est insipide et le jeu d'acteurs à la limite du risible.