Jitters
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Note moyenne :   3,8 pour 61 notes dont 20 critiques  | 
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Philippe FbPerso

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  4 - Très bien

Le plaisir, avec les premiers films, c'est que malgré leurs approximations, leurs tripes leur donnent une épaisseur que les réalisateurs perdent par la suite, gagnant en revanche en maturité. Ici, on sent que le cinéaste fait corps avec les histoires (parfois terribles) de ces adolescents islandais. Pas d’esbroufe, aucune sensiblerie facile, mais des comédiens empathiques et des dialogues très justes. Un film nécessaire à tous ceux qui se posent des questions sur cet âge si compliqué.

ezekielpunkangel

5 abonnés | Lire ses 134 critiques |

  4 - Très bien

Un premier effort islandais sur le thème maintes fois traité de l'adolescence, avec ses joies, ses peines, ses drames... rien d'extraordinaire, Jitters ne tente pas de révolutionner son sujet mais le tout est très honnête, très juste et porté par des jeunes acteurs à l'énergie communicative qui illumine d'une grace juvénile l'ensemble du film. Peut être eut-il été plus judicieux de décliner l'idée en série, d'en faire un Skins islandais, le format aurait surement été plus approprié pour avoir le temps de développer correctement l'ensemble des personnages. Une très agréable surprise.


Aurélien Baranger

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  5 - Chef d'oeuvre

Un film magnifique, très prenant, vraiment émouvant, très bien joué, très proche de nous adolescents. Bref, une perle rare qui malheureusement n'est pas assez connue =<

beubeu891

31 abonnés | Lire ses 1294 critiques |

  3 - Pas mal

Injustement non distribué en salle, surement du fait qu'il s'agisse d'une réalisation Islandaise. Il en ressort une petite production bien sympathique, sans prétention et qui se laisse apprécier. Plutôt divertissant donc. L4histoire est simple et le jeu d'acteurs s'avère crédible tout comme le scénario qui essaie de tenir la route et même si parfois il pourrait y avoir quelques hics ; cela passe bien. LA jeunesse Islandaise, ses expèriences et quelques dérives. Pas de morale, de surenchère (façon Projet X par exemple ou le maitre mot est "sexe, drogue, alcool à gogo"). Un film juste, qui même si l'on peut constater un peu trop de plan "serré" au niveau des soirées. Ou il aurait pu être pas mal de découvrir un peu le paysage (mais là on se serait éloigner du sujet. Mais cela donne ainsi l'occasion de se tourner vers ses productions trop méconnu par chez nous). Pas d'excès comme dans les films type "American Pie" et pourtant on traite de l'adolescence et le passage ou du moins, vouloir grandir un peu vite. Mais avec une certaine justesse, que l'on ne tombe pas dans pathétique. Et du coup, on est quand même surpris et cela nous change des grosses productions qui vise les ados avec le sexe et les nanas... (pour ne pas en dire plus^^). Bref, j'ai passé un agréable moment, même si j'aurais aimé en savoir un peu plus sur le passé des ou du moins de certains personnages ; avant le moment clé ou la trame se met correctement en route. Un bon film, que l'on peut conseiller à tout le monde. Et surtout à ceux, qui certes ; adhère aux teenages movies ; mais qui ne sont pas adepte du "pipi-caca" d'"American Pie" et compagnie... Donc pour ma part, une réussite dans le genre et dans la crédibilité.

DarioFulci

14 abonnés | Lire ses 1042 critiques |

  3 - Pas mal

Nouveau portrait d'une adolescence désordonnée presque par inadvertance venue cette fois de la mer Baltique. On s'attache aux personnages troublés par ce qu'ils n'avaient certainement pas anticipé. C'est plutôt bien fait, assez lucide, sans pathos inutile. Le film rappelle un peu "Beautiful thing", sorti en 1996 qui dressait un tableau à peu près similaire mais dans une veine sociale. Ici l'histoire va à l'essentiel et se concentre sur le vécu personnel des héros. Rien n'y est idéalisé ou a contrario noirci ni même outrageusement romancé. La simplicité de l'affaire est ce qui séduit le plus. Et les acteurs sont tous talentueux.

MickJagger

2 abonnés | Lire ses 64 critiques |

  2.5 - Moyen

Premier film de Baldvin Zophoníasson, Jitters relate les bouleversements qui vont émailler la vie d'un groupe d'adolescents islandais. En cette fin d'été, l'éveil sexuel est la principale préoccupation du cercle d'amis de Gabriel, 16 ans. Celui-ci recueille leurs confidences mais conserve les siennes. Pas moyen de savoir ce qu'il s'est passé durant son séjour linguistique en Angleterre mais, depuis sa mère et ses amis le trouvent changé. Désireux de s'affranchir de tout encadrement ces jeunes vont s'expérimenter rapidement, quitte à aller même trop loin. La jeunesse islandaise se retrouve dans des soirées fortement arrosées afin de briser plus facilement les tabous et devenir, ou plutôt faire comme, les adultes. A ce jeu, on ne gagne pas à tous les coups, et il va falloir choisir son partenaire si l'on veut durer, et ne pas ressembler à ses parents. L'héritage culturel finlandais n'est pas abordé. Ce qui compte ici c'est réussir sa vie amoureuse et affective, et par voie de conséquence choisir son devenir social. Pas de parti pris, ni de morale sur les agissements sociaux des personnages mais une discrète mise en garde sur les conséquences des actes amoureux. Les scènes, souvent en intérieur, sont assez bien réalisées et les personnages, quoiqu'un peu typés restent crédibles. Le ton est léger, certaines situations sont assez drôles, les moments tragiques ne sont pas forcés car le scénario tient bien la route et la réalisation reste sobre. Seule reproche : l'emploi un peu répétitif de plans serrés pour décrire les soirées, mais cela capte bien l'ambiance. J'aurai aussi souhaité un peu plus de plans d'ensemble sur les paysages et décors finlandais pour mieux situer l'action. Bon premier film, sur un sujet délicat habilement abordé.

RENGER

183 abonnés | Lire ses 5429 critiques |

  3 - Pas mal

Jitters (2010) est le premier long-métrage de l’islandais Baldvin Zophoníasson qui dresse ici un portrait touchant et très réaliste sur les adolescents d’aujourd’hui. Un film choral où plusieurs thèmes et histoires y sont traités avec différents protagonistes qui ont tous un lien entre eux, celui de faire partie de la même bande et de tous se côtoyer lors de beuveries où l’alcool coule à flot. On y fait la connaissance de Gabriel 16 ans, qui se lie d’amitié (voir plus) avec son colocataire Markus. Tous deux se découvrant des affinités (une relation homosexuelle nait entre eux), c’est donc en toute pudeur qu’ils vont tenter de vivre leur histoire. En parallèle, on suit aussi les mésaventures de la bande de potes de Gabriel, entre leurs soucis d’ordre financier, la difficile entente avec leurs parents ou encore cette grand-mère (trop protectrice) qui élève une des ados du groupe. Une fresque adolescente parfaitement interprétée par l’ensemble de la (jeune) distribution (mention spéciale au tandem Atli Oskar Fjalarsson & Haraldur Ari Stefánsson). Si Baldvin Zophoníasson ne révolutionne pas le genre, il nous offre cependant un très beau film avec une direction artistique sans faille.

nikolazh

2 abonnés | Lire ses 633 critiques |

  3 - Pas mal

Un drame qui se prend trop au sérieux, sur la jeunesse islandaise, génération un peu paumée qui se cherche. Rien de nouveau donc, mais a défaut d’être surpris, on se laisse porter par une bande d'acteur tous très justes dans ce film sympathique mais sans originalité.

tixou0

29 abonnés | Lire ses 850 critiques |

  3.5 - Bien

Petites considérations sur le titre tout d’abord. « To have the jitters » : “avoir les chocottes”, ou encore « avoir le trac » dans notre langue… En fait, dans le contexte du film, « Jitters » signifie plutôt « secousses », celles ressenties par Gabríel pour la première fois quand il embrasse Markús, son premier émoi sensuel. Ce « Jitters » est le premier long métrage de Baldvin Zophoníasson, dit « Baldvin Z » (ainsi indiqué au générique), « pubard » polyvalent et auteur de clips, après un « court » en 2009 (Hótel Jörð). Outre une diffusion internationale plus facile (l’islandais est plutôt hermétique et n’est parlé que par 300.000 locuteurs environ) le titre se justifie aussi par un début de récit en Angleterre – mais la traduction française d’ « Órói », le titre d’origine, semble bien être « tourmente », ce que l’histoire justifie également. « Ils disent que l’adolescence est le plus bel âge de la vie, que l’on n’a aucun souci, que l’on n’a pas à penser à l’avenir ». Cette citation empruntée au célèbre réquisitoire de Victor Hugo contre la peine capitale « Le dernier Jour d’un Condamné à mort » (1829) est toujours d’actualité, qui a tout de l’antiphrase en mode amer sous la plume supposée d’un jeune homme à quelques instants de monter à l’échafaud. Ce n’est pas toujours facile d‘avoir 16 ans (même dans une configuration heureusement plus anodine !). Que d’inquiétudes, de mal-être, de questionnements.... Voyez donc Gréta (Birna Rún Eiríksdóttir) qui cherche son père, Stella (Hreindis Ylva Garðarsdóttir) qui cherche l’amour, et bien sûr Gabríel, qui se cherche tout court depuis son coup de foudre anglais pour Markús. Ces trois quêtes majeures vont faire l’ossature du film, chacune rendant indispensable une remise en cause de l’entourage familial : Gréta trouve une colocation et identifie rapidement grâce à Internet Haraldur (Gísli Örn Garðarsson) comme géniteur probable quand sa mère alcoolique et volage qu’elle veut fuir ainsi lui confie enfin une photo et un nom, Stella fuit de son côté la grand-mère ultra protectrice chez qui elle vit depuis la mort de sa mère (Gabríel, et pour cause, ne pouvant passer du stade de « meilleur » ami à celui de « petit » ami selon ses souhaits, quid de l’option Mitrovik, son collègue russe ?) et Gabríel ne pourra affirmer son orientation sexuelle qu’en affrontant sa mère qui veut tout régenter, jusqu’au ridicule (voir pour illustration les simulacres de « dialogue familial » avec son ex-mari et l’actuel, convoqués régulièrement pour statuer sur la conduite du garçon). On ne peut que remarquer que le monde adulte proche se réduit pour les trois adolescents, ou à la caricature (les figures maternelles sont démissionnaires ou abusives) ou à l’absence (Stella est née de père inconnu, Gréta se heurte au peu d’enthousiasme de celui qu’elle s’est trouvé, quant à Gabríel, les deux à sa disposition sont des plus effacés). Pas facile de se construire dans de telles conditions : sans modèles solides, ni soutien des aînés ! D’autant que les jeunes Islandais grandissent au sein d’une société très permissive : ils sont autonomes très jeunes, ayant l’habitude de se prendre en charge financièrement si nécessaire, ont majoritairement des relations intimes dès les premières années de collège, et s’adonnent sans complexe au « binge drinking » à la première occasion. Rien que de comparable avec les autres pays occidentaux sans doute, mais cette tonalité du « cool » généralisé semble cependant un rien trop accentuée dans cette communauté nationale-là, et réalité « documentaire » ou pas, toujours est-il que nos trois jeunes héros ne semblent pas vraiment s’y épanouir ! Le cas le plus dramatique à cet égard est évidemment celui de Stella, que la perte accélérée de fragiles repères (au premier rang desquels l’attention de Gabríel qui lui fait défaut), le stress amplifiant du hold-up à la supérette où elle est caissière, et des sentiments malmenés, vont pousser à toute extrémité. Voilà les causes possibles du suicide de la jeune fille, mais on pourra regretter que le metteur en scène néglige d’expliciter la maturation psychologique ayant conduit à un geste fatal qui paraît, ce faisant, trop brutalement asséné au spectateur. Isolons maintenant le cas de Gabríel (Atli Oskar Fjalarsson). Un certain malaise s’installe à son retour d’Angleterre, tout le monde le trouve changé. Que s’est-il passé là-bas ? Sa mère pense à la drogue, ses copains notent aussi une différence d’attitude, même si impossible à qualifier. Lui, le confident de tous, est-il aussi disponible et à l’écoute qu’à l’accoutumée ? Obnubilé par une orientation sexuelle à laquelle il tente de résister, épuisé autant que frustré par son jeu de cache-cache avec Markús (Haraldur Ari Stefánsson), il va passer comme indiqué plus haut à côté de la souffrance de Stella. Il comprend qu’il doit s’avouer (et avouer) ce qu’il est. Cependant, on peut s’étonner de ses réticences en la matière. Condamnation sociale de l’homosexualité ? L’Islande est au contraire très tolérante à ce sujet. En effet le 27 juin 2010 entrait en vigueur la légalisation du « mariage gay » après un vote unanime de l’Althing (le Parlement islandais) et le même jour la Première ministre du pays s’unissait à sa compagne ! La circonstance que le film ait été tourné un peu avant ne change évidemment rien à la donne. Alors comment expliquer ce « coming-out » dans la douleur ? On doit en chercher les raisons dans le vécu du jeune homme. L’hostilité prévisible de sa mère d’abord, qui paraît cadrer avec la volonté de cette dernière de piloter la vie de son fils à sa guise (on peut douter qu’un rejeton « gay » corresponde à l’avenir qu’elle lui imagine). Mais aussi une confusion des sentiments, entretenue par le coït de Markús avec une fille dont il est le témoin embarrassé lors d’une de ces fêtes alcoolisées dont la jeunesse islandaise est si friande. Ebloui par sa découverte sensuelle (les fameux « Jitters ») dans les bras d’un garçon (alors que l’on croit surprendre au détour d’un dialogue qu’il n’a bien jusque-là goûté au sexe qu’en version « straight »), il est déboussolé quand il constate de visu que l’objet de sa flamme apparemment aime aussi les filles. Aussi ? Peut-être même uniquement - l’épisode mancunien étant dû alors à l’égarement d’une soirée trop arrosée, voire à une simple curiosité malsaine de la part de Markús. Cette « analyse » paraît vraisemblable quand on se rappelle que Gabríel ne refuse pas tout contact avec ce dernier dès leur retour en Islande, mais seulement après la fête. Markús l’apprenti-coiffeur a eu d’abord le loisir d’exercer ses talents sur lui : après l’avoir « relooké » éphémèrement en Angleterre en l’ébouriffant avec art, il fait à Gabríel une nouvelle coupe et le « mèche » (métaphore visuelle de leur rapprochement : des touches du blond de Markús le déluré dans la chevelure « déconstruite » du brun et réservé Gabríel, accentuant d’ailleurs l’aspect lunaire du garçon, façon « oisillon tombé du nid », comme s’en amuse Heddi). De nombreux SMS plus tard, et l’équivoque de la passade hétéro levée, Gabríel prendra enfin son envol, reconnaissant en présence de ses amis qu’il est bien « gay » comme Markús vient de le claironner. Reste à aviser sa famille (enfin, sa mère surtout) : le film s’achève sur la présentation de «Markús, mon ami ». Gabríel a ainsi accompli une étape décisive de sa jeune vie. Cette petite chronique d’apprentissage à l’islandaise, à la sobre mise en scène, est à la fois attachante par les caractères présentés et exemplaire de questions universelles, douloureuses comme le mal-être (y compris au prix de la vie-même) ou plus légères, comme les premiers émois amoureux (la « variable » homo ne changeant rien au fond de ce genre de tourments). Quelques réserves cependant : le jeu inégal des jeunes interprètes (les filles en particulier moins convaincantes), alors que les adultes sont parfaits (Þorsteinn Bachmann dans le rôle de Benedikt le père de Gabríel a d’ailleurs reçu l’équivalent islandais du César du Meilleur Second rôle masculin), et la caméra s’attardant un peu trop sur les scènes de beuveries, dans le même temps où le maillage psychologique mériterait d’être plus resserré. Imperfections sans doute d’une première réalisation.

guitouna

3 abonnés | Lire ses 601 critiques |

  1.5 - Mauvais

Un film qui manque cruellement de tension et d'un scénario vraiment passionnant. Rien de neuf pour ce sujet, pourtant très exploitable.

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