Mon AlloCiné
Un Week-end en famille
note moyenne
3,0
44 notes dont 10 critiques
0% (0 critique)
20% (2 critiques)
50% (5 critiques)
30% (3 critiques)
0% (0 critique)
0% (0 critique)
Votre avis sur Un Week-end en famille ?

10 critiques spectateurs

Denis Z.
Denis Z.

Suivre son activité 77 abonnés Lire ses 12 critiques

4,0
Publiée le 25/02/2013
Après le thriller politico-judiciaire La Révélation, l’Allemand Hans-Christian Schmid se recentre sur l’intime à travers l’étude d’une cellule familiale en voie d’implosion. Le sens du suspense et l’ambivalence de point de vue demeurent. Le week-end s’annonce calme à défaut d’être passionnant. Une famille – milieu aisé d’intellectuels campagnards – doit se réunir. L’occasion est finalement assez rare pour Gunther et Gitte, jeunes sexagénaires, de recevoir à la fois Marko, l’aîné de leur fils parti vivre à Berlin, et Jakob, le plus jeune resté vivre à proximité. Le premier est venu avec son fils, le second avec sa fiancée. Le couple de parent est à un tournant de sa vie : le père prend sa retraite en vendant sa maison d’édition. Mais la vraie nouvelle qui va bouleverser ce week-end pépère est ailleurs : Gitte- la mère – annonce que depuis deux mois, elle a décidé d’arrêter les médicaments qui la traitaient depuis trente ans pour sa maniaco-dépression. Et tout le monde plonge bel et bien la famille dans le doute. Chez Schmid, tout est dans la nuance et dans le refus du sensationnel : pas de lourds secrets à la Festen, pas de perversion cachée à la Pingpong de son compatriote Matthias Luthard ; le regard de Schmid est subtil et ne juge trop durement aucun de ses protagonistes. Par quelques allusions et par quelques regards gênés, Schmid nous explique que père et fils ont beaucoup « encaissé » pendant les moments de crise de Gitte et ont dès lors fabriqué des réflexes d’auto-protections passant aussi par la dissimulation, le non-dit et le masque social. La maladie de Gitte a faussé les rapports entre chaque membre de la famille : trouvant son salut dans les médicaments, la « mère » a été dès lors préservée, ménagée voire ignorée. Elle n’est même plus appelée » « maman » comme si elle ne représentait plus totalement une figure maternelle affectueuse et réconfortante. Elle n’est plus qu’une malade en suspens. Dans cet univers atrophié, chacun garde pour lui ses problèmes (d’argent, de coeur, de couple), car la peur de voir le démon de la maniaco-dépression se réveiller justifie cette parole non-dite, cette fausseté des sentiments. Et c’est là que le clash survient, mesuré, diffus mais bel et bien prégnant. Par son choix d’abandonner cette ceinture chimique qui la contraint, Gitte s’émancipe et redistribue malgré elle les cartes. Elle fait même évoluer le genre du film. Schmid s’intéresse à la psychologie de l’individu et du collectif – la famille et « ce qu’il en reste » (le titre original) après 30 ans mais il est aussi un cinéaste de l’action et du mouvement et on n’est pas étonné que la chronique amère se mue en film de suspense et même en conte lorsque l’action bouge de la maison design chic vers une forêt touffue digne du Petit Poucet. Gitte disparaît et parti à sa recherche, Marko vit une drôle d’expérience nocturne qui le voit enfin appeler Gitte « maman », la mère a symboliquement recouvert son rôle. Hans-Christian Schmid choisit une fin ouverte ne scellant pas le sort de Gitte. Mais fort de cette expérience douloureuse et de ces paroles enfin libérées, les survivants seront plus enclins à vivre leur nouvelle vie et leurs vrais sentiments. Meurtris mais en pleine lumière.
xavierch
xavierch

Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 1 166 critiques

3,0
Publiée le 23/08/2014
Un film sur la dépression, et la vie de famille. Les acteurs sont très bons, mais il manque un petit quelque chose pour ce soit réellement passionnant.
I'm A Rocket Man
I'm A Rocket Man

Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 1 588 critiques

2,0
Publiée le 21/12/2018
Alors là c'est la désillusion ! Je pensais que ce film était une valeur sûre et bien je me suis bien planté. C'est froid, c'est inintéressant, les personnages sont antipathiques, le rythme spécial et le pompon c'est cette BO qui m'a irrité de A à Z ! Je raffole pourtant du cinéma allemand habituellement mais là non ! Une horreur ! Quatsch !
mazou31
mazou31

Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 841 critiques

3,5
Publiée le 02/07/2014
Film tout en retenue sur un drame familial, ses non-dits, ses secrets. L’auteur ménage un certain suspense, méritoire dans le genre, sans nous éviter de frôler l’ennui, par manque de souffle. Il transparaît un côté télé-réalité chez des bobos que j’ai trouvé, pour ma part, un peu agaçant. Mais la qualité de la mise en scène, l’interprétation sobre et réussie, la tension évoquée plus haut permettent de le savourer comme un bon plat sans sel ni poivre.
traversay1
traversay1

Suivre son activité 422 abonnés Lire ses 2 972 critiques

2,5
Publiée le 13/03/2013
Avec La révélation, Hans-Christian Schmid s'était attaqué à un grand sujet (le jugement des crimes de guerre en ex-Yougoslavie) traité avec une force et une sensibilité impressionnantes. Avec Un week-end en famille, qui pourrait s'intituler d'ailleurs La révélation (Was bleibt en V.O), le réalisateur allemand revient à un cinéma intime, entre quatre murs, lequel, malgré des efforts pour lui donner une âme, reste un mélodrame familial relativement mou dans sa mise en place, lorgnant sans conviction vers le Festen de Vinterberg dont il est loin d'avoir l'envergure. Dans ce cinéma à peu de personnages, l'épaisseur psychologique est une donnée fondamentale. Malheureusement, Schmid échoue dans cette tentative et même son essai de donner un tour tragique à son récit ne parvient pas à lui insuffler une véritable émotion.
Madrox2000
Madrox2000

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 15 critiques

3,0
Publiée le 10/03/2013
Histoire intéressante mais cela valait-il le coup d'être diffusé au cinéma plutôt qu'à la télé ?
Yves G.
Yves G.

Suivre son activité 254 abonnés Lire ses 1 545 critiques

2,0
Publiée le 20/02/2013
N'est pas Vinterberg qui veut ! "Festen" constituait un idealtype difficilement dépassable de la réunion de famille qui dégénère par la révélation de secrets glaçants. Hans-Christian Schmidt avait réalisé en 2010 un bijou : "La révélation" sur la justice pénale en ex-Yougoslavie. Son nouveau film repose lui aussi sur une révélation, mais se replie sur la sphère familiale. A l'occasion d'un week-end printanier, une famille allemande se reforme. L'aîné vient de Berlin jusqu'à Bonn avec son fils et sans son épouse dont il est en train de se séparer. Le cadet, qui est en train d'installer son cabinet dentaire tout proche, est rejoint par sa fiancée. La mère atteinte d'une longue maladie annonce solennellement qu'elle va interrompre son traitement - sans qu'on comprenne clairement les conséquences d'un tel geste. Va-t-elle mourir ? sombrer dans la folie ? Le père, éditeur à succès, vient de prendre sa retraite et souhaite enfin commencer à vivre. Comme l'exprime fort bien la critique de Critikat, on aurait aimé aimer ce film sensible et attachant. Mais, faute à son manque de rythme, à ses décors trop lêchés et à ses caractères parfois trop manichéens, jamais ne jaillit l'étincelle qui aurait transformé la lueur d'intérêt en coup de foudre.
jidefan
jidefan

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 29 critiques

4,0
Publiée le 06/02/2013
excellent film.. Dans la veine des films allemands vus précédemment.. A voir avant qu'il ne quitte l'affiche. Excellente interprétation et malaise assuré
Xavier G.
Xavier G.

Suivre son activité Lire ses 3 critiques

3,0
Publiée le 03/02/2013
Un film plutôt réussi sur les fractures familiales. Il ne se passe pas grand chose, tout est dans les gestes, les sentiments. Un film à voir si l'on aime la psychologie familiale. Sommes-nous prêts à tout accepter de la part de nos parents?
arnaud1972
arnaud1972

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 102 critiques

3,5
Publiée le 01/02/2013
un bon film avec une seconde partie très étonnante où les déambulations champêtres d'un des fils (à la recherche de sa mère) prennent des airs de conte filiale de toute beauté, le reste décrit un milieu très lisse comme un certain monde petit bourgeois européen où les émotions les plus intenses doivent être intériorisées et où la femme de maison doit souffrir en silence quoi qu'il arrive (à moins de lui faire payer les cas contraire), glaçant!!!!du Aneke en moins pompeux...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top