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AdriBrody
16 abonnés
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3,5
Publiée le 8 mars 2026
Pas facile de faire un film sur l'homosexualité tout en racontant réellement quelque chose. Week-end fait les deux, de manière très crue avec des scènes de sexe, des dialogues réalistes et une image un peu amateur qui donne un vrai grain au film. Un gay qui vit dans l'ombre, par peur des représailles, et un autre qui enchaîne les coups d'un soir, persuadé que l'amour n'existe plus. Le temps d'un week-end, ils se rencontrent. Le début fait un peu peur, difficile de vraiment entrer dans le film avec un rythme assez lent, mais il finit par agripper doucement en posant son cadre et ses personnages. Et parce que c'est cru, parce que les dialogues sont réalistes que le film devient non seulement crédible, mais semble raconter quelque chose de sincère.
Une rencontre brève peut parfois dévoiler plus qu’une longue histoire. "Week-end" suit deux inconnus réunis par le hasard et observe leur rapprochement avec une délicatesse rare. Andrew Haigh, encore au début de son parcours de cinéaste (et à qui l'on devra le bouleversant "Sans jamais nous connaître"), construit un récit intime où Tom Cullen et Chris New donnent un relief touchant à ce duo suspendu. La mise en scène reste discrète, voire amateure, mais dans cette simplicité se glisse tout l’art britannique pour raconter l’universel à travers l’infime.
"Week-end" de Andrew Haigh, se déploie une véritable fresque intimiste, scrutant avec une délicatesse inouïe la complexité labyrinthique des liens humains, à travers le prisme d'un interlude éphémère entre Russell, un âme romantique en quête effrénée d'intimité, et Glen, fervent adepte des liaisons passagères, armure contre les assauts de la vulnérabilité. Leur ballet émotionnel, tissé d'une soif ardente de connexion profonde mêlée à une crainte viscérale de l'engagement, se révèle être un écrin fertile, propice à une méditation profonde sur les thèmes de l'amour, du sexe, et de l'identité au cœur même de la communauté LGBTQ+. La mise en scène, d'une subtilité raffinée, conjointement aux interprétations transcendantales de Tom Cullen et Chris New, capture avec une précision chirurgicale l'authenticité émotionnelle de ce week-end métamorphique. Malgré une cadence qui, par moments, semble s'attarder dans les méandres de la contemplation, le film éclaire par son habileté à universaliser des expériences singulières.
C’est vraiment un film que j’ai apprécié, notamment avec sa thématique, mais aussi les personnages qui évoluent au fil du film. Le scénario est bien écrit et on entre dans une bonne atmosphère générale. J’aime beaucoup.
Chronique d’un rencontre amoureuse entre deux hommes. Un récit intimiste sensible et touchant qui saisit les mystères de l'attirance, un peu trop cru et bavard, et au final pas d'un grand intérêt, même si les deux comédiens principaux sont convaincants.
Sexe, drogue, parlotte & alcool, voilà le slogan du film. Peut-être cela se veut-il authentique, vrai, c'est authentiquement creux. S'ils sont amoureux, ils le cachent bien. Le synopsis laisse croire à plus qu'on a droit, c'est presque une arnaque. La réalisation style content pour rien avec des plans grotesques comme filmé le reflet flou sur un mur d'une conversation, les bisous bisous vu de l'immeuble d'en face, un rendez-vous depuis le coin opposé de la salle caché par d'autres personnes... Ceux qui pouvaient légitiment attendre la vue satellite d'une promenade, un monopoly vu d'un micro-onde ou le brossage de dents vu du fond des toilettes auront été déçu de voir le réalisateur s'arrêter en si bon chemin.
Weekend fait le choix de pénétrer dans l’intimité de la chambre à coucher, d’enregistrer les confidences sur l’oreiller comme autant de signes d’une vie homosexuelle susceptibles un jour d’être exposés, révélés au grand jour. Néanmoins – et c’est là l’intérêt essentiel du long métrage –tout point de vue a priori triomphant se voit contrebalancé par un autre point de vue, souvent inverse ou plus nuancé, ce qui permet aux diatribes ou aux plaidoyers de se heurter jusqu’à l’éclatement devant l’amour, seul vainqueur. Comme le fera Matthias & Maxime, le film d’Andrew Haigh plonge son personnage principal dans le chaos des relations sentimentales, amicales et professionnelles afin d’en tirer un brouillard affectif qui tend à se dissiper à mesure que les cloisons se percent, que les espaces intérieurs se ventilent au contact d’autrui, que le dialogue s’installe. Œuvre sur la parole, Weekend est aussi une œuvre sur le corps et ses représentations : un corps nu que la caméra érotise avec sensualité et discrétion, un corps habillé et chaussé de baskets à la mode, soigneusement sorties de leurs boîtes, dans l’optique de se faire remarquer. Le réalisateur joue ainsi sur la complexité de son protagoniste, tiraillé entre un désir d’expression et une retenue angoissée, dilemme que résoudra le voyageur Glen sur le quai de la gare. Aussi le long métrage mute-t-il à mi-parcours : il passe des égarements de son personnage à une course contre la montre au terme de laquelle il faudra dire adieu à celui que l’on aime ou essayer de le retenir par tous les moyens. De cet ultimatum, Haigh tire une détresse émotionnelle qui va crescendo et qu’incarne l’excellent Tom Cullen, jusqu’à la clausule très touchante. Une belle réussite.
Le film a une certaine tendresse pour ses personnages qui ne croient en rien et qui trouvent par hasard et a corps défendant pour l'un, un espoir dans l'autre. Le film ne cherche pas à émouvoir mais fait le constat de la possibilité d'un amour auquel on ne croyait pas. Les discussions sont aussi très intéressantes.
un petit film sans prétention, qui raconte en toute simplicité une rencontre puis un attachement imprévu qui se créait. c'est aussi l'évocation des éternelles thématiques comme le couple, le coming out, être soi dans un monde hétéro, le regard des autres etc. au milieu d'un récit qui tourne un peu en rond, certains aspects auraient pu être davantage développés. pour autant, les acteurs sont criant de naturel.
« La rencontre avec un inconnu est une page blanche sur laquelle tu peux projeter ce que tu veux être. Ce vide qui se dévoile entre ce que tu voudrais être et ce que tu es vraiment te montre ce qui t'empêche de devenir ce que tu veux être. » Expérience philosophique entre Glen, un artiste extraverti en quête de liberté et de réinvention du monde et Russell, jeune travailleur désirant trouver l'amour vrai dans une société aux relations superficielles et éphémères. Belle mise en abîme existentielle dans deux conceptions de la vie, de l'amour et de la libre-expression au sein d'un univers intolérant et méprisant la différence.
Le film "gay" qui m'a le plus marqué avec l'incontournable (et magnifique) "Secret de Brokemack Mountain". Ici, nous ne somme pas au même niveau : on est dans l'époque actuelle, dans sa pure réalité, du plan d''un soir à la naissance d'une histoire d'amour spoiler: malheureusement vite écourtée . Le ton est cru, mais très vite on part sur des discussions sociologiques et philosophiques qui donnent son épaisseur au film (oui, on peut trouver ça long, mais il faut prendre le temps d'écouter). Pas de grande thématique sur l'homophobie, ici nous sommes face à des gay qui vivent leur vie, avec leurs amis, leur famille, une vie que l'on pourrait transposer à tout célibataire hétérosexuel : celui (celle) qui cherche la grande histoire d'amour, celui (celle) qui ne veut pas s'engager et passe de rencontres en rencontres. Derrière cette rencontre et ces longues discussions, reste toujours tapie dans l'ombre une grande mélancolie, lancinante, qui va crescendo pour nous émouvoirspoiler: jusqu'à une fin sublime, mais d'une tristesse....
Très beau film, criant de vérité, les acteurs jouent avec justesse, on sent une complicité qui naît entre ces deux hommes et ce qui devait n'être qu'une rencontre d'un soir se transforme, et des sentiments plus profonds se tissent entre eux d'eux. De la sincérité et de l'authenticité émanent de ce film, très très belle surprise.
Week-end est une œuvre minimaliste, subtile, moderne et plutôt juste. La seule erreur du scénario, à mon avis, est l'abondance de drogue dans certaines scènes (je parle bien d'abondance et non de présence). Je ne suis pas certain que cet aspect ait apporté un nouvel élément à l'histoire, si ce n'est qu'ils aimeraient que cette nuit ne s'arrête pas. Un tantinet maladroit ou à la limite cliché à mon avis! Mis à part cela, j’ai été complètement séduit par le long métrage d’Andrew Haigh, car il a réussi à donner à son film cette lenteur envoutante qui nous tient jusqu’à la fin et les deux charmants acteurs nous livrent une performance d'une justesse déstabilisante et finalement comme leur personnage Russell et Glen, on redoute la fin de ce week-end, de cette rencontre inattendue.
Rien de bien surprenant hélas. Toujours les mêmes clichés sur les homosexuels, sexe, drogue, questionnements autour de la fidélité, etc... Ce n'est parce que l'histoire en elle-même se veut émouvante et que l'on souhaite un rendu "authentique" que le résultat est forcément au rendez-vous. En tant que gay, j'ai même eu du mal à supporter certaines scènes trop intimes, pour lesquelles on peut se demander l'intérêt de leur présence et de leur intensité. En tout cas, de ce côté là, j'ai trouvé que l'on manquait cruellement de finesse et de subtilité. Si l'on souhaitait faire un film capable de faire évoluer les mentalités, toujours aurait-il fallu qu'il puisse s'adresser au grand public. Néanmoins, j'ai trouvé les jeux d'acteurs vraiment très bons, et je salue la place laissée aux dialogues, bien que je n'ai pas trouvé ces derniers très profonds ni intéressants.