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    Le Vent se lève
    note moyenne
    4,1
    5276 notes dont 614 critiques
    26% (157 critiques)
    34% (211 critiques)
    20% (120 critiques)
    12% (76 critiques)
    4% (27 critiques)
    4% (23 critiques)
    Votre avis sur Le Vent se lève ?

    614 critiques spectateurs

    j e f
    j e f

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    4,5
    Publiée le 29 janvier 2015
    Ici, Hayao Miyazaki signe son dernier film appelé "Le Vent se lève", lui qui était habitué aux films assez loufoques contenant une animation somptueuse, il fait dedans un film plus humaniste, et c'est vraiment excellent. Les dessins, même si ceux de "Princesse Mononoké" ou "Le Voyage de Chihiro" étaient un peu plus aboutis, ça n'en reste quand même pas moins magnifique, l'animation est sublime et les personnages sont attachants et certains sont réellement émouvants et humains, il comporte aussi des scènes magnifiques, vraiment belles, j'ai aussi beaucoup aimé les séquences ou Jiro, le personnage principal, rêve et laisse échapper son imagination, c'est vraiment somptueux et poétique. Le film est aussi très bouleversant et touchant, il réussit facilement à émouvoir. On voit que Miyazaki est pleinement investi dedans, comme a son habitude, et donne un merveilleux "au revoir" avec ce film. Magnifique film qui montre que l'animation japonaise vit et vivra toujours, surtout qu'avec les films d'animation outre-atlantique sortant sans cesse et utilisant toujours l'animation 3D, tantôt en bien, tantôt en mal, mais je préférerais toujours l'animation 2D ou les dessins réellement écrits à la main, ce qui prouve que l'animation japonaise restera maître dans le domaine du film d'animation. Bref, regardez-le !
    cylon86
    cylon86

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    5,0
    Publiée le 22 janvier 2014
    Pour ce qui a été annoncé comme son dernier film, Hayao Miyazaki réalise un véritable petit bijou. Avec "Le vent se lève", le cinéaste signe son film le plus ambitieux et le plus mature. S'il ne renonce pas à son univers poétique, il inscrit ici son histoire dans un contexte bien précis (le Japon d'après la Dépression jusqu'à la seconde Guerre Mondiale) ce qui rend d'emblée son histoire moins accessible à un jeune public. Mais cela ne veut pas dire que ma magie n'est pas là, au contraire ! En abordant des thèmes qui lui sont chers et en se centrant sur l'ingénieur d'aviation Jiro Horikoshi, il nous raconte une histoire pleine d'émotions, de passion et de rêve. Même si Jiro construit des avions pour l'armée, le film ne le juge pas pour ça et délivre même un message profondément pacifiste. Malgré sa trame qui s'étend sur plus de vingt ans, le scénario reste dans la simplicité, celle des sentiments des personnages qui semblent tous gentils. Sublimé par une des plus belles partitions de Joe Hisaishi, le film conclut en beauté, et non sans émotions, la carrière du maître de l'animation japonaise.
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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    3,0
    Publiée le 28 janvier 2014
    Ce film d'animation commence d'une façon habituelle : l'enfance du personnage principal, et surtout ses rêves. Pour une fois, Hayao Miyazaki s'inspire d'une histoire vraie pour la recréer à sa façon, en ajoutant toute la beauté peint et ensuite en la retranscrivant numériquement. Mais si la partie artistique est de point de vue direct "in-critiquable", le scénario est, au final, décevant. Car à force de montrer le pacifisme énervant des paroles et des actes des personnages, le réalisateur ennuie le spectateur à force de le tremper dans un monde ou l'irrespect et la malveillance sont ignorés. La guerre est elle-aussi un peu oubliée, entre trois nazis croisés sur le pavé et deux avions explosés. On ne retiendra donc pas la puissance mémorable que dégage ce long-métrage d'animation, mais plutôt ses peintures et ses scènes bluffantes, chacune se renouvelant pour passer, au final, un assez bon moment.
    Lara c 28
    Lara c 28

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    4,0
    Publiée le 1 mai 2018
    Malgré un genre que je n'affectionne pas tellement, on ne peut que louer la dimension lyrique qui émerge de ce chaos. Autre atout de ce dessin-animé : il est lisible à tous les niveaux. Chaque âge peut y suivre sa propre histoire.
    DanielOceanAndCo
    DanielOceanAndCo

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    2,0
    Publiée le 16 février 2014
    Le chant du cygne d'Hayao Miyazaki se révèle, ô malheur, une grande déception. En effet, "Le Vent se lève" a été un enchantement sur sa première heure qui mélangeait drame historique vraiment passionnant entrecoupé de petits passages oniriques propres à l'univers du maître japonais. Malheureusement, le film dure deux heures et la seconde partie fut consacrée à dépeindre un drame romantique d'un ennui mortel et surtout en total décalage avec la première dans ses thèmes. D'un film passionnant sur un être ambigu créateur d'armes mortelles, on se retrouve face à un drame conjugal où le protagoniste devient antipathique au possible. Dommage maître, c'est avec tristesse que je réalise que vous n'aurez plus de films à nous faire découvrir mais c'est avec un sourire aux lèvres que je me dis que je pourrais toujours voir les chefs d'œuvre que vous nous avez déjà offert!!
    Akamaru
    Akamaru

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    4,0
    Publiée le 23 janvier 2014
    Hayao Miyazaki,le maître parmi les maîtres de l'animation japonaise(de l'animation tout court en fait...),se sera finalement arrêté à 11 longs-métrages. 11 chefs d'oeuvre,pas la peine de peser ses mots. Pour sa sortie,il nous offre son œuvre la plus apaisée,la plus mélodramatique,la plus réaliste,et par extension la plus ambitieuse. "Le vent se lève" raconte l'histoire de Jiro Horikoshi,ingénieur aéronautique de génie,qui construisit le fameux avion Zéro,pour la seconde guerre mondiale. Anti-militariste convaincu,Miyazaki montre touche après touche,comme l'idéalisme et l'application de Jiro sont détournés en faveur de l'effort de guerre... Graphiquement,le film tutoie le sublime. Pourtant ancré dans une période dure et cruelle,il émerveille constamment rien qu'en présentant des hangars où les mécaniciens s'agitent,une nature balayée par le vent ou en matérialisant les rêves de Jiro sous formes d'avions extravagants et de leçons de vie par la légende Caproni. On a aussi l'impression de pénétrer le quotidien des Japonais du début de 20ème siècle,et de partager leurs drames(tremblement de terre,Grande dépression...). Enfin,et ce n'est pas le moindre des éléments,le film est profondément et durablement émouvant,lorsqu'il raconte l'amour condamné de Jiro et de l'humble Nahoko. Onirique,mature,audacieux. Miyazaki sera dans nos cœurs pour toujours...
    marco Polo 73.
    marco Polo 73.

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    5,0
    Publiée le 31 janvier 2014
    Chef d'oeuvre, un film poignant, touchant, esthétique, historique... Le rythme est lent, contemplatif, japonais... Les paysages sont sublimes. L'histoire vous tire des larmes. Du très grand cinéma. Bien sur, film a ne pas recommander aux incultes, aux gens pressés, aux adeptes de l'immédiat, aux habitués des films américains, aux enfants de moins de 8-9 ans, aux enfants et ados nourris à l'action et aux dénouements prévisibles ou manichéens. Les autres, allez, sans hésiter.
    fyrosand
    fyrosand

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    3,5
    Publiée le 21 juin 2014
    J'en attendais énormément de ce film, soit disant le dernier Miyazaki ! Et j'ai été légèrement déçu par rapport à mes attentes ... Le vent se lève reste quand même un beau film sur l'aviation, qui conte une belle histoire d'amour . Le problème, c'est qu'il ne se passe pas grand chose et que ce film est assez décousu ( ce n'est pas une mauvaise chose en soi, mais la lenteur combiné à un scénario décousu, ça ne rend pas quelque chose de bon pour ce film ) . Pour parler des points positifs, ce sont souvent les mêmes que dans les autres Ghibli : l'animation est magnifique, combinée à des décors splendides, la musique de Joe Hisaishi ( dont le début d'un thème au piano rappelle énormément l'introduction du voyage de Chihiro ) est très réussie, bien que ça ne soit pas ma préférée de lui , la mise en scène est, comme toujours avec le grand Miyazaki, soignée et efficace ! Nous avons aussi des personnages sympathiques . Par contre, quelques passages sont prévisibles mais non de manière flagrante . Le vent se lève est donc un bon film de Hayao Miyazaki, dont j'en attendais énormément et que je n'ai pas su apprécier en entier, malgré ses nombreuses qualités ! Réussite quand même du studio Ghibli .
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    1,0
    Publiée le 25 janvier 2014
    Mmmmh... Miyazaki qui se risque à traiter l’histoire de l’inventeur du Zéro... Culotté... Du moins c’est ce que je me disais en apprenant le sujet de ce film. Je me demandais comment ce réalisateur connu pour sa légèreté et son humanisme allait faire pour s’en sortir avec un sujet aussi lourd. Parce qu’après tout, s’il avait su s’en tirer brillamment avec "Porco Rosso" qui prenait pourtant pied en pleine Europe fasciste, ce dernier n’allait pas jusqu’à raconter l’histoire de l’inventeur du Reggiane... La tâche était donc peu évidente, et la solution trouvée par Miyazaki pour s’en sortir de ce jeu d’équilibriste fut finalement la plus simple qui soit : tout fuir et éviter tout sujet polémique. Alors, certes, c’est simple, mais le problème, c’est qu’en contre partie, ça donne un film atrocement chiant. Il y a bien des tentatives opérées au début du film avec quelques rêveries qui permettent la création d’un monde décalé qui marche plutôt pas mal. Mais bon, voilà, le problème c’est que toutes les bonnes idées sont épuisées dès le premier quart d’heure ! Après ce ne sont que quelques répétitions sporadiques qui surviennent au milieu d’un biopic sous anesthésiant et sans aucun intérêt véritable. Autant dans des mondes atypiques, la bonhomie et la sérénité des personnages ne me dérangent pas et apportent même un peu de fraîcheur, autant dans le monde de ce « vent se lève » cela donne à l’ensemble un aspect mou, pas convaincant pour un sou, pour ne pas dire totalement what-the-fuckesque. C’est bien simple, ces personnages sont totalement mous et enchaînent les dialogues plats et les situations sans enjeu. De temps en temps on nous glisse une apparition onirique de quelques secondes, d’autre fois on nous fait décoller un avion... Et ça finit avec spoiler: des Zéros qui décollent en se disant que c’est bien dommage que de ci beaux avions doivent se faire détruire... Pfffff... Non mais à quoi bon franchement ?!! Deux heures juste pour ça ?!! Alors si le but avait été de montrer qu’il y a des destins de vie qui se jouent dans des situations historiques particulières mais sans que forcément la petite histoire soit liée à la grande, moi je veux bien, mais dans ce cas-là il faut que cette petite histoire ait quelque-chose à dire ! Là c’est juste deux heures passées en compagnie d’un mec totalement dans les vapes et qu’en plus on nous présente en permanence comme un type bien alors qu’en fait il est le roi des connards spoiler: (Le mec se fout de savoir pour quoi et pour qui il fabrique ses avions ; il contraint sa femme à ne pas suivre son traitement pour qu’elle puisse être à ses côtés pendant qu’il réalise sa passion (ce qui causera accessoirement sa mort) ; il FUME en sa présence alors qu’elle a la tuberculose et – comble du comble – son subconscient la fait apparaître à la fin pour lui dire « c’est bon, tu m’as délaissé comme une grosse merde mais vis ta vie ! ») Enfin bref... Je ne sais pas ce qu’est pour vous la magie de Miyazaki, mais pour i, ce truc tout plat et tout chiant, ce n’en est pas. Alors après, libre à un auteur de se renouveler, mais qu’il prenne au moins la peine de proposer quelque-chose de neuf, et ne pas se limiter qu’à quelques resucées de ses précédents films au milieu d’une sorte d’album photo nostalgique d’une jeunesse qui ne nous concerne pas. C’est triste à dire mais c’est assez navrant pour une sortie de scène...
    Walter Mouse
    Walter Mouse

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    4,5
    Publiée le 24 mars 2015
    Le Vent se lève mériterait 5/5 juste pour son affiche. Non mais sérieux quelle affiche! Je pense qu'elle mériterait de figurer dans le top 10 des meilleures affiches de films de ces dernières années! C'est de la poésie à l'était pur là! C'est magnifique! C'est.. ouais enfin bon il vaut mieux attribuer cette note au film plutôt qu'à son poster. Et donc nous y voilà enfin les gens! On y est! Le Vent se lève! Le dernier film de Hayao Miyazaki! La conclusion du maître! Le testament du barbu! La fin de tout un cycle d'animation japonaise unique qui nous a tant bluffé, ému et profondément marqué. J'ai découvert la filmographie du réalisateur très tard (il y a plusieurs mois c'est pour vous dire!) et je pense que j'ai bien fait car c'est de cette manière que j'ai pu contempler le génie du metteur en scène. À l'heure actuelle où je fais cette critique, je n'ai pas encore vu tous ses long-métrages mais j'en ai quand même vu un assez bon nombre pour pouvoir comparer ce dernier film avec les précédents et voir en quoi il n'est pas comme les autres. Mais il faut noter qu'étrangement, Le Vent se lève a malgré tout créé deux catégories chez les fans lors de sa sortie en salles: Ceux le considérant comme un magnifique hommage à toute la carrière de Miyazaki et ceux se plaignant du fait que le film est trop lent et pas intéressant. Cela n'a pas du tout gêné les critiques qui ont vite fait d'acclamer le film qui s'est vite retrouvé aux Oscars mais qui ne l'aura bizarrement pas gagné (Vous voulez que je parle du film qui lui a pris la statuette hein niark niark!). Donc que dire au final sur ce film? Eh bien, je comprends les deux catégories. Car le film est à la fois unique dans la carrière de Miyazaki, mais est aussi imparfait. Et afin de mieux voir en quoi ce film est fidèle à un Miyazaki traditionnel tout en s'en éloignant, étudions un peu la galerie de personnages du film. Et..... étonnamment, les personnages doivent être le seul véritable reproche que je pourrai faire au film. Assez étonnant de la part du réalisateur qui d'habitude nous gâte. Le héros se nomme Jiro, depuis toujours il admire le domaine de l'aviation et souhaite créer lui-même ses propres avions. Et c'est à travers lui que le metteur en scène reprend ce que j'aime appeler "le héros parfait". Tous les héros des Miyazaki sont des personnages avec de bonnes intentions, qui feront toujours les bons choix, qui auront toujours la bonne attitude à avoir etc... mais ce qui rendait ces personnages si bons, c'était qu'ils étaient confrontés à de multiples dangers ou décisions difficiles, on s'attachait à eux car ils étaient nos modèles et lorsqu'ils étaient donc embarqués dans des aventures dangereuses, nous nous identifiions à ces héros. Et c'est étrangement ce que Miyazaki n'arrive pas à faire avec Jiro. Le personnage devra quand même spoiler: attendre les deux dernières minutes du film pour avoir une difficulté à surmonter . Ce qui veut donc dire que pendant les deux précédentes heures, Jiro est resté le même et n'a fait que vivre sa vie sans qu'il n'y ait eu de véritable dilemme. Le personnage paraît alors malheureusement bien plat pour porter le film. Surtout si on doit le comparer aux autres héros/héroïnes créé(e)s par le réalisateur. Vu que Le Vent se lève est presque fait telle une chronique, l'aspect de la vie normale d'un être humain normal racontée pendant 2 heures prend tout son sens mais cela fait qu'il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent concernant Jiro. Mais il a heureusement une solution de dernière heure (oui oui heure car là c'est le terme à employer!) pour se montrer un peu plus intéressant, cette solution s'appelle: Nahoko. Elle est la love interest de Jiro et bien qu'elle aussi soit presque unidimensionnelle, elle permet de lancer dans la deuxième heure du film une romance qui spoiler: tournera vite en drame et qui relancera notre intérêt pour le héros. Nahoko restera également du début à la fin la fille toute mignonne, toute gentille mais ça jouera à son avantage vu la situation dans laquelle elle va se retrouver. L'émotion finit quand même par gagner. Mais excepté eux, le reste des personnages secondaires est étrangement assez oubliable. Que ce soit du côté d'Honjo qui est très présent mais qui pourtant n'est pas extrêmement utile à l'histoire, Kayo qui n'apparaît que très peu de temps à l'écran ou Kurokawa (même si la scène où il finit par fondre en larmes au "mariage" fait sourire). Caproni autant sera plus mémorable de ce point de vue mais j'en reparlerai plus-bas. Donc oui, il n'y a finalement que du côté des personnages que je saurai trouver de vrais défauts. En ce qui concerne la musique, c'est à nouveau Joe Hisaishi qui est à la baguette. Autant le dire tout de suite, ce compositeur nous a créé durant plus de 20 ans de vraies merveilles musicales (je retiens avant tout et comme beaucoup de monde Princesse Mononoké qui est d'une beauté exceptionnelle) et tout naturellement je l'adore. Pour Le Vent se lève, il a décidé comme Miyazaki de changer d'optique, un nouveau style se dégage des morceaux avec un ton très années 30's et ne faisant par vraiment penser à la culture japonaise, ce qui est une bonne idée. Les mélodies qu'il a composé pour le film sont pour la plupart assez bonnes et se marient bien à l'ambiance plus particulière qu'un Miyazaki normal, mais elles restent beaucoup moins en tête qu'auparavant. Il n'y en aura pas une en particulier qu'on aura retenu une fois le film fini. Mais ça reste du bon boulot. Je ne sais pas si, apparemment, il a vraiment recopié quelques uns de ses anciens thèmes pour d'autres films vu que je ne les ai pas tous vu mais en tant que pure composition, je trouve ça assez bien foutu. Et du côté de l'animation, on n'a pas à se plaindre! Avec les moyens modernes et un budget aussi énorme que celui du Vent se lève, les images se révèlent vraiment magnifiques. Il n'y a pas de grand décor ou de panorama incroyable comme avant mais en même temps ce n'est pas le but du film, les paysages de forêts ou de villes sont très soignés avec comme toujours un sens du détail qui fait vraiment plaisir. L'utilisation des couleurs est elle aussi splendide, elle semble même plus poussé que dans les anciens Miyazaki, quand on se retrouve face à des décors avec une couleur verte ou bleue dominante, cela donne l'impression d'avoir un tableau en face de soi, ça ne fait qu'aider encore plus notre immersion. De même pour toute la séquence au début du film où spoiler: les japonais fuient le séisme , la couleur grise prend le dessus tout en laissant quelques objets ou personnages plus colorés, que dire à part que c'est beau? Et ce que j'adore par dessus tout, le fait que Miyazaki ne se dise jamais que si c'est un film d'animation, il faut laisser plusieurs plans avec le même cadrage. Ici, la plupart des angles sont, encore une fois, faits comme s'il s'agissait d'un film en images réelles. Il en est de même pour le rythme ou la longueur des scènes. Miyazaki ne se donne aucune contrainte car il n'y a pas de raison pour qu'il s'en donne. Il fait son film comme si c'était un long-métrage normal. Mais parlons pour achever cette critique du point qui nous a tous étonner et spécialement pour un film d'Hayao Miyazaki: Le scénario du Vent se Lève. Étonner est vraiment le mot car ici, il n'y a aucun élément fantastique qui est introduit dans l'histoire. Le Vent se lève est presque une biographie animée, d'ailleurs on peut dire qu'il l'est! C'est un genre tout nouveau pour le réalisateur, lui qui nous a habitués à choisir des registres totalement surréalistes avec des univers uniques en leur genre. Le voir décider pour son tout dernier film de s'attaquer à un genre qu'il n'avait jamais fait avant, c'était casse-gueule, et en même temps intriguant. Et c'est sûrement sur ce point que les fans ont été le plus divisés. Certains considèrent qu'il a complètement réussi son passage à l'univers réel et d'autres déplorent le fait qu'il ait abandonné le fantastique pour un film moins créatif et plus long. Une fois de plus, je comprends les deux camps. Car une chose est sûre, il ne faut pas s'attendre à retrouver beaucoup d'éléments vus dans les précédents films du metteur en scène tant Le Vent se lève est différent sur tous les points. Le meilleur exemple étant les séquences rêvées! Si Miyazaki avait créé ce type de scènes dans un film comme par exemple (tout à fait au hasard) Le Château Ambulant, cela aurait débordé de couleurs, de créatures imaginaires et d'inventions très farfelues, mais pas dans Le Vent se lève! Dans le film, spoiler: Jiro se contente de parler avec son idole Caproni sur des avions révolutionnaires mais qui ne sont pas dotés de systèmes bizarroïdes, c'est juste deux personnes la plupart du temps en altitude qui se parlent et partagent leurs passions sur les avions. Ça ne va pas plus loin et pourtant c'est tout ce dont on a besoin. J'en reviens d'ailleurs à ma remarque sur Caproni. La fameuse idée que j'ai trouvé véritablement excellente est que Jiro ne rencontre jamais Caproni dans la réalité, il ne doit en voir que quelques photos et rien de plus. Et pourtant c'est cette sorte de bonne conscience qu'est sa vision de Caproni qui va lui servir de guide et de moralisateur, chose confirmée à la toute fin du film se terminant dans un rêve. La romance, il est assez étonnant de voir qu'elle finisse par fonctionner dans la dernière heure alors que pourtant quand on y pense, elle est limite bâclée. spoiler: Jiro et Nahoko se sont échangés quelques conversations plutôt courtes et pourtant sont ensemble très rapidement. Mais je pense encore une fois que c'est grâce aux péripéties qui s'enchaînent par la suite qu'on accepte ça et qu'on s'attache à ce couple. La scène de leur mariage improvisé étant d'ailleurs très belle. Et puis, il faut le dire, le film est fait avec passion. Cela se ressent constamment. Énormément de scènes ne font que montrer les ingénieurs dessiner des plans d'avions ou tenter de trouver de nouveaux modèles aptes à la guerre ou aux transports, mais ils sont très honnêtes dans leur description et leur narration. Et si au final, les personnages sont plus faibles que dans les anciens Miyazaki, le tout est néanmoins très bien écrit avec certaines idées juste excellentes et quelques passages très marquants, le tout fait avec bien entendu une honnêteté digne de Miyazaki. En conclusion, Le Vent se lève était un pari très risqué pour Hayao Miyazaki, et encore plus pour un dernier film. Mais il s'en sort au final avec les honneurs. Il explore un nouveau terrain et nous créé donc quelque chose que nous n'avons pas l'habitude de voir dans l'animation. Juste pour dire un grand merci à tous ses fans et les remercier de lui avoir permis d'être ce qu'il est aujourd'hui, il a réalisé avec Le Vent se lève un film que nous ne nous attendions pas à avoir et qui est une conclusion plus que satisfaisante d'un tel génie. Je ne comprends toujours pas le choix des Oscars de ne pas avoir décerné l'Oscar à Miyazaki, ne serait-ce que pour l'ensemble de sa carrière. Mais ce n'est pas si important, le plus important est que nous avons vu le film comme beaucoup de monde et que nous ne sommes pas près de l'oublier. À Hayao Miyazaki, je dis "Bravo et merci pour tout."
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 22 janvier 2014
    Le Vent se lève est un chef d'oeuvre bouleversant et étonnant, une perle de vérité. Un film incontournable qui clot la filmographie du maître dans une modernité éclatante.
    will9159
    will9159

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    3,0
    Publiée le 22 janvier 2014
    « Le Vent se Lève » est sans aucun doute le plus noir des films de Miyazaki car traitant de sujets comme la Seconde Guerre Mondiale, les tremblements de terre, la maladie… On s’éloigne donc beaucoup de la fantaisie dont il nous avait donné l’habitude de voir. La première partie du film est ennuyeuse du fait du peu de choses qui s’y passent à part bien sûr une catastrophe naturelle qui y met un peu de rythme. Car le problème est bien là, « Le Vent se Lève » relate des événements de l’histoire japonaise, ce qui est donc clairement pas adapté au public occidental qui a dû mal à se projeter dans le film. La deuxième partie, est en revanche plus intéressante et plus intense en émotion car l’on suit la belle histoire d’amour entre le héros Jiro et la belle Nahoko, avec des scènes adorable. La plus belle réussite du film. Parlons maintenant des personnages auxquels le spectateur à bien du mal à s’attacher car ils sont beaucoup trop lisses et surtout, il leur manque de la personnalité. Les personnages traversent l’histoire sans trop se poser de questions. Nahoko est peut-être le personnage le plus intéressant, elle porte en elle-même toute l’émotion du film et elle saura à coup sûr toucher le public. La technique d’animation y est splendide tant pour les décors que pour les personnages principaux. Les nombreux modèles d’avions présenté dans ce film sont tout autant réaliste et détaillé. Par contre, pour ce qui est des bruitages (tremblements de terre, bruits des avions…) le résultat est vraiment bizarre car fait uniquement avec des voix humaines. La musique est quant à elle très poétique et nous reste en tête après le film. « Le Vent se Lève » est donc un film d’animation difficile d’accès car les évènements qui s’y passe n’implique pas le spectateur occidental et, noir, par la gravité des sujets dont il traite. Une histoire longue, qui s’essouffle, des personnages trop lisses. Dommage que Miyazaki nous ai pas emporté dans son film comme il l’a fait depuis toujours. On retiendra seulement l’histoire d’amour des deux héros toute en émotion qu’ils nous font partager. Nous reste donc plus qu’à revoir les chefs-d’œuvre précédant et de féliciter ce grand maitre de l’animation pour sa magnifique carrière.
    Gaetan Desrois
    Gaetan Desrois

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    5,0
    Publiée le 22 janvier 2014
    Onzième film de Hayao Miyazaki, et onzième chef d'oeuvre. Cependant, ce nouvel opus résonne différemment dans nos coeurs que ses précédents films. Annoncé comme l'ultime merveille de Miyazaki, ce "Vent se lève", qui respecte toutes les attentes qui flottaient dans nos esprits de fans impatients, est non seulement le film le plus réaliste et le plus mélancolique de la filmographie parfaite du réalisateur japonais, mais aussi, et surtout, celui qui annonce la fin de notre enfance. Miyazaki sensei abandonne le merveilleux de ses films pour un réalisme d'une grande beauté. En nous racontant la vie Jiro Horikoshi, Miyazaki nous parle de sa vie et de sa relation au rêve : comme le concepteur des avions Zero, Miyazaki s'est focalisé sur son art, ce qui a fragilisé sa relation avec son fils Goro, relation aujourd'hui très complexe. Jiro Horikoshi a passé sa vie à dessiner les plans de ces avions qui ont fait tant de mort pendant la Seconde Guerre Mondiale. S'il savait que son avion allait faire des victimes inutiles, son ambition n'était pas politique : seulement artistique. "Ce que nous voulons faire, c'est des beaux avions." Un des plus grands intérêts de cette nouvelle pépite miyazakienne (le meilleur film du maître de l'animation depuis 2001) reste la relation amoureuse entre ce grand enfant égoïste qu'est Jiro Horikoshi, mais qui n'en demeure pas moins très attachant (c'est un euphémisme !) et sa femme Naoko, sublime et adorable jeune femme atteinte de la tuberculose. Je ne remercierai jamais assez le créateur des studios Ghibli pour ce chef d'oeuvre absolu, que j'ai pu voir en avant première, avec un concert génial du Neko Light Orchestra. ありがとうございました
    StanKubri34
    StanKubri34

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    4,5
    Publiée le 15 février 2014
    Hayao Miyazaki, 73 ans, signe son onzième et dernier film, Le vent se lève. Il s’en va officiellement à la retraite après une carrière de cinéaste exceptionnelle et une filmographie garnie de bijoux sensationnels tels que Princesse Mononoké et Le voyage de Chihiro. Cet ultime film choisi pourtant de ne pas adopter la même structure narrative, comme il avait pu le faire lors de ces précédentes œuvres, c’est-à-dire des récits fantastiques à l’imaginaire riche et grandiose dans lesquels il réussissait à chaque fois à nous emporter, nous faire rêver et nous émouvoir. Non, Miyazaki tire sa révérence sur une histoire simple, ancrée dans le réel, celle d’un homme, Jirô Horikoshi et de son temps, le Japon dans l’entre deux-guerres, dont le rêve d’enfant – voler – sera au départ durement brisé du fait de ses problèmes de vues, mais le jeune garçon accroché à son rêve trouvera l’épanouissement et l’alternative dans sa fonction d’ingénieur aéronautique qu’il obtiendra dans l’entreprise Mitsubitshi afin de pouvoir concevoir les engins qu’il rêvait de piloter. Son génie l’amènera au sommet avec la conception du Chasseur Zero, bourreau kamikaze de la seconde guerre mondiale. Le film retrace une grande partie de sa vie à travers les évènements historiques qui ont frappé le Japon dans l’entre-deux guerres et qui ont influencé le cours de sa vie et de son amour pour Nahoko. Le cinéaste Japonais explore une nouvelle fois son rapport au vent et son attrait pour l’aviation, comme il avait pu le faire avec Porco Rosso, l’un de ses premiers films. Ce vent va être la trame principale et va sceller son avenir, notamment la rencontre avec Nahoko, sublime séquence, ponctuée par un vers de Paul Valéry : « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Œuvre incontestablement la plus réaliste du cinéaste, mais aussi la plus personnelle, Le vent se lève frappe par sa maturité, grande force du film, mais également avec sa douce poésie toujours présente, dont Miyazaki a le secret. Ceci ne l’empêche pas de nous gratifier, une nouvelle fois, de séquences oniriques grandioses. Il nous livre un questionnement, sur la vie, la passion - qui peut être destructrice - l’amour et la complexité des sentiments, dans une humanité bouleversante. Une œuvre empreint de mélancolie et servie par une animation toujours exquise. Cet immense artiste nous dit au revoir de la plus belle des manières. Merci Monsieur Miyazaki et bon vent !
    Christophe T.
    Christophe T.

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    5,0
    Publiée le 9 février 2014
    Thèmes innattendus et gonflés pour un dessin animé. Miyazaki nous surprend a chaque fois. La magie opère malgre la gravite du scenario meme pour les plus petits (mon fils a 6 ans). La beaute graphique et les emotions font du film un des meilleurs du maître. Chapeau bas et repos mérité pour une des figures les plus importantes du cinema.
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