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    Le Vent se lève
    note moyenne
    4,1
    5298 notes dont 615 critiques
    26% (157 critiques)
    34% (212 critiques)
    20% (120 critiques)
    12% (76 critiques)
    4% (27 critiques)
    4% (23 critiques)
    Votre avis sur Le Vent se lève ?

    615 critiques spectateurs

    Thomas P.
    Thomas P.

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    3,0
    Publiée le 7 juillet 2016
    Miyazaki a dirigé parmi les meilleurs films d'animations de ces 30 dernières années. Pour un fan, bien qu'étant un film magnifiquement réalisé, "le vent se lève" laisse un peu sur sa faim : beaucoup de choses entamées qu'un amateur d'animation aurait aimé plus aboutis. Comme toujours avec Miyazaki, on a de magnifiques scènes d'actions (que ce soit avec les avions ou de façon plus pure de l'action de la vie courante), une très belle musique, et une histoire bien tissée qui cependant peut tourner à un pathétisme léger. Et au travers du travail du héros : un mécanicien Nippon d'avant guerre qui conçoit des avions, on approche, d'une façon élégante dans l'animation, la représentation des pensées avec des images. Mais au frustration !!! on ne fait qu'approcher ! Par exemple, Miyasaki nous fait sentir qu'au moment ou un avion se casse, le héro comprend et sens d'ou cela vient et on le sent presque sois même. Miyazaki nous montre le héro regardant les mécanismes d'un train a vapeur, mais ne nous fait pas sentir comment un train a vapeur fonctionne. Le film aurait pu répondre à ce plaisir que l'on peu avoir à regarder un belle mécanique fonctionner, et c'est ce que l'on attend en le regardant. Bref, on reste un peu sur sa faim. C'est aussi le premier film de Miyazaki presque totalement dédié au Japon, il semble même conçu comme un film de propagande visant un ingénieur à accepter sa vie : histoire du japon, longueur et patience quelquefois dans le film, référence indirecte à "la femme à l'ombrelle" de Claude Monet (qui est il faut le dire une référence pour de nombreuses femme Japonaise, Anglaise ..), assiduité dans le travail : le héros est un ingénieur mécanicien. Même si les rêves du héro ouvrent un monde de l'imaginaire attrayant ; la première scène de rêve est d'une très belle poésie qui appartient bien à la vie ; il manque peut-être dans la suite des rêves de Jin Ro un peu d’onirisme, et de trouver les images-animations qui pourraient montrer comment les rêves des hommes peuvent se rencontrer.
    Kalie
    Kalie

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2016
    "Le vent se lève" est à mes yeux le film d'animation le plus abouti de Miyazaki. Grâce à son réalisme, il s'agit d'une œuvre plus cohérente et accessible que les autres dessins animés du réalisateur. La poésie est toujours présente, notamment à travers les rêves de Jirō Horikoshi et sa rencontre avec spoiler: l'ingénieur italien en aéronautique Giovanni Caproni. Pour une fois, ces passages oniriques ne sont pas envahissants mais au contraire pertinents et drôles. Cependant, ce sont surtout les événements historiques marquants du Japon au début du vingtième siècle, entre catastrophe naturelle, crise économique, pauvreté et retard technologique (vingt ans de retard sur l'Allemagne, les avions japonais encore spoiler: tirés par des bœufs , etc.) qui sont mis en avant. Tout cela est passionnant et n'est pas pollué par les délires fantasmagoriques abscons propres aux précédentes réalisations de Miyazaki. Deux sujets m'intéressent ici : l'aviation et l'histoire de l'inventeur des célèbres Zero japonais engagés dans la guerre du Pacifique. Ainsi, le dessin animé est parsemé de données techniques captivantes sur la conception des avions. Le rendu visuel de ces derniers, notamment les avions allemands, est très réaliste. On voit bien dans "Le vent se lève" comment une invention née d'un rêve (ici celui de voler) est détournée par les militaires et le pouvoir pour en faire un usage néfaste. S'ajoute à cela une histoire d'amour typiquement asiatique, c'est-à-dire tout en délicatesse, qui plus est sur fond spoiler: de maladie ... Sortez vos mouchoirs ! Alors oui, les scènes sont souvent étirées au maximum. La musique est parfois larmoyante, le rythme lent. Mais l'ensemble n'est jamais ennuyeux. Visuellement, les dessins sont jolis, traditionnels pour les personnages ou proches de la photographie pour certains objets et décors.
    kub2010
    kub2010

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    2,0
    Publiée le 18 juin 2016
    Ayant apprécié tous les Miyazaki jusqu'à présent j'étais assez curieux de ce dernier film... et je fus bien déçu... une 1ere partie où le maître nous fait regretter de ne pas partager une telle passion pour l'aviation, mais une 2eme partie calamiteuse... où on oublie les avions et nous endort avec une histoire d'amour toute japonaise, entre frustration et retenu convenue, où on ne rentre pas, au propre comme au figuré. spoiler: Et c'est fini, au revoir. Tu l'as vu mon film? ben c'est fini.
    rogerwaters
    rogerwaters

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    2,0
    Publiée le 15 juin 2016
    N’en déplaise aux critiques qui ont surtout vu qu’il s’agissait de l’œuvre testamentaire du génial Hayao Miyazaki, Le vent se lève est très loin de posséder les qualités des grands chefs d’œuvre du maître. Non seulement celui-ci nous livre une illustration plate d’une vie dont on se contrefiche dès les premières minutes, mais il ne fait quasiment rien du formidable contexte historique qui s’offrait à lui. Au lieu de cela, il se concentre sur des personnages insipides et une histoire d’amour qui tient du mélo le plus éculé. Alors, oui bien entendu l’animation est très belle et tout ceci respire la beauté esthétique, mais mon Dieu que tout ceci est long, et finalement lourd dans sa symbolique évidente. On est vraiment loin du compte dans ce film laborieux et terriblement ennuyeux.
    Alice d
    Alice d

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    4,5
    Publiée le 14 juin 2016
    Doublage français vraiment réussi qui rend l'histoire d'amour très touchante et très juste, alors qu'en VO elle aurait été bien niaise. J'ai été un poil déçue, je m'attendais à quelque chose de plus grandiose pour le dernier film de Miyazaki. Cependant ce film intimiste et plus terre à terre lui convient tout à fait et il nous laisse sur une jolie note. J'aurais aimé que le long métrage dure plus longtemps et j'ai été très surprise quand le générique est arrivé. L'œuvre n'en est pas moins belle et touchante.
    Critik D
    Critik D

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    5,0
    Publiée le 13 juin 2016
    J'avais hâte de découvrir le dernier film d'animation d'Hayao Miazaki, que j'avais malheureusement loupé lors de sa diffusion au cinéma. Ce qui m'attire chez Miazaki c'est en premier lieu ma nostalgie de l'animation en 2D et la beauté avec laquelle il travail cette animation. Finalement avec ses quelques phrases j'ai déjà résumé ma critique. Si je n'ai pas aimé toutes les œuvres de Miazaki j'ai toutefois beaucoup d'affection pour certaines. "Le vent se lève" est un magnifique récit historique, dans lequel on s'identifie assez facilement, l'histoire du jeune Jiro est intéressante et captivante. Mais le point fort, comme souvent, reste l'animation de génie ! Je pense notamment à cette scène où Jiro part pour Berlin, et les graphismes font penser à des tableaux d'art. C'est juste magnifique ! Toute la durée du film, j'étais comme une gamine de cinq ans, à m’émerveiller sur chaque plan. Pour moi, ce dernier film est un chef d’œuvre, tout est beau, tout fait rêver. Les couleurs utilisées sont également porteuse et cette symbolique du vent intéressante. Vraiment si vous n'avez pas encore vu ce film, si vous n'avez jamais vu d’œuvres de Miazaki, je vous invite à découvrir ce film, vous pourriez très vite devenir accro.
    The Claw
    The Claw

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    2,0
    Publiée le 13 juin 2016
    Visuellement, c'est sublime. Côté bande son, c'est fabuleux. La petite histoire d'amour, même si c'est très classique, et qu'on a déjà l'impression d'avoir vu cela des tas de fois dans d'autres films, ça a tout de même son charme, et ça parvient à nous émouvoir. Pour le reste, c'est à dire hélas la grande majorité du film, c'est d'un ennui abyssal. Bref, tout dans la forme, et pas grand chose dans le fond.
    Hedi H.
    Hedi H.

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    5,0
    Publiée le 13 juin 2016
    Une splendeur, ce film. Ce n'est évidemment pas un film pour enfants, mais c'est merveilleux de romantisme onirique. Digne de Jules Verne, il parvient à nous faire rêver avec l'aeronautique. Une musique splendide.
    zinv
    zinv

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    3,5
    Publiée le 11 juin 2016
    A l'instar des autres productions Ghibli, Le vent se lève est fortement teinté de mélancolie et se pare d'une touche d'onirisme. Mais contrairement aux autres œuvres du studio japonais, celle-ci développe une thématique très ancrée dans la réalité, logique pour une biographie. Elle ne s'appuie pas sur une multiplicité des niveaux de lecture qui permettrait d'adapter son contenu aux petits comme aux grands. Ainsi, il n'évoquera rien pour les enfants qui ne seront pas sensibles aux obstacles rencontrés et ne saisiront pas l'importance des enjeux dramatiques.
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

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    4,0
    Publiée le 18 août 2016
    Le Vent se lève...dernier film du grand magicien de l'animation Japonaise Hayao Miyazaki...rien qu'en se disant ça on est ému à l'idée que s'achève 30 ans de rêve et de cette poésie nippone vraiment unique. Sortie en 2014 chez nous avec un retard de 6 mois par rapport à nos amis les Japonais, j'ai raté l'occasion de le voir au cinéma au moment de son passage en salle et c'est avec 2 ans et demi de retard que je découvre cette ultime perle. Evidemment pour cette "révérence" finale du maître, étant un grand fan de la grande majorité de ses oeuvres j'avais de grandes exigences quand au Vent se lève, ce que la presse a qualifiée "d'ultime chef d'oeuvre de Miyazaki". L'histoire du vent se lève nous fait faire un bond dans le passé pour nous ramener dans le Japon des années 1920 en pleine air des grands chamboulements économiques et politiques du monde. Jiro Horikoshi passionné par l'idée de voler rêve de construire des avions à l'instar de son idole, le célèbre concepteur d'avions Italien Giovanni Caproni, hélas, Jiro, à cause de ses problèmes de vue ne peut prétendre devenir pilote. Il s'oriente alors vers des études d'aéronautique à la poursuite de son rêve: construire un prototype aérien assez grand et performant pour transporter le plus de monde dans les aires. Néanmoins au beau milieu de cette époque de guerre ou les allemands ont la main mise sur les moyens technologiques, ce ne sera pas chose facile. Voilà à peu près pour le pitch global. Qu'est ce que j'en ai pensé ?? Eh bien c'est un sentiment assez dur à définir que je ressent à terme de mon visionnage. Premièrement je suis bien évidemment triste de me dire qu'il s'agit du dernier film de Miyazaki (et je lui adresse un immense merci pour tous les joyaux qu'il nous a pondu !) mais je suis quand même partagé, je m'attendais à un chouilla meilleur. N'allez pas me faire dire ce que j'ai pas dis, ce Ghibli est très bon assurément, mais à mes yeux n'égale pas les pépites que sont Mononoké, Chihiro, Nausicaä, le château dans le ciel ou Kiki. Des hauts et des bas dans ce film. Voyons ça par étape. Déjà premier point le scénario, sur ce plan, indéniablement le vent se lève tient toutes ses promesses, l'histoire est forte intéressante, un jeune homme à la poursuite de son rêve, tournée sous un angle biopic et autobiographique avec une touche minime de romance. On suit le quotidiens de Jiro, personnage commun qui se fond dans la masse; personnage fictif mais inspiré d'une figure du même nom ayant belle et bien existé: le célèbre inventeur du "Mitsubishi A6M zero" ayant vécu de 1903 à 1982. La société Japonaise à droit à un bon portrait, illustrant bien ses difficultés et sa métamorphose du XXème siècle. Ainsi le film aborde les tremblements de terre, la grande dépression financière liée aux Krachs boursiers de l'époque, les épidémies et la guerre dans toute son ampleur avec les relations entre les Japonais et les allemands avares de leurs connaissances technologiques,la course à l'armement, l'urbanisation du Japon avec les machines à vapeur et la fabrication des engins aériens repoussants toujours plus loin les lois et les calculs. On suit tout ça avec attention mais malgré ça l'histoire se voit dotée de trop grosses longueurs qui finissent par nous ennuyer et l'impatience de voir la fin arriver prend le dessus par moments. C'est assez mal rythmés, certains passages font progresser l'histoire tandis qu'à d'autres moments c'est plus du surplace qu'autre chose. Du coup certaines séquences qui auraient due êtres émouvantes n'arrivent pas à l'être, ça casse l'émotion potentielle. De plus les séquences se suivent et se ressemblent trop; on suit toujours Jiro à son travail, penché sur ses plans, dans ses calculs...(de quoi filer la migraines aux non matheux comme moi XD ^^). Heureusement les quelques passages romantiques entre Jiro et Nahoko à la campagne compensent la lourdeur de ce côté militaire pessimiste omniprésent. L'autre très gros et indiscutable point fort du vent se lève et de proposer une réflexion argumentée très profonde (à la limite de la thèse philosophique, j'exagère pas lol !) sur le rôle de l'avion. Doit il servir uniquement à des fins militaires et être réduit au rôle d'arme de destruction massive ? Ou bien devrait il servir les rêves artistiques des hommes en leur permettant de réaliser leur plus grand désir: voler ? Ce sont les 2 grandes questions du débat sur l'aviation qu'on trouve dans ce film. Outre ça force et de constater que sur ce point on atteint les sommets du rêves Miyazakien, jamais le magicien n'avait traité aussi directement de sa passion pour les avions (qu'il a littéralement légué à Jiro....ou alors c'est le contraire qui sait ?! ^^), passé sous tous les angles, l'avion est au coeur du film, entouré de philosophie et de métaphore, il symbolise les rêves et le temps qui passe. On trouve également un très grand nombre de symboliques à propos du vent comme le laisse entendre le titre comme le vent du changement, le caractère éphémère de la vie, la tempête et d'autres; mais ce qu'on retiendra surtout c'est dessus tout la citation phare du film: "le vent se lève, il faut tenter de vivre", tirée du poème de Paul Valéry et qui constitue toute la morale du film. Au niveau du dessin, les graphismes sont soignés et aucun détail n'est négligé. Les couleurs varient en fonction du ton et de l'environnement du récit et parviennent à refléter fidèlement l'ambiance et le caractère allègre/inquiétant que doit adopter telle ou telle séquence. On n'en sera pas ébloui mais ce n'est pas la qualité visuelle qui est si importante, c'est ce qu'on en conclura. Les personnages sont bien travaillés, on y prête une attention particulière lorsqu'on sait que certains comme Jiro et Nahoko sont inspirés de modèles ayants existés. - Jiro Horikoshi, héros du film, sont personnage nous apparaît comme on ne peu plus normal, bien qu'il soit au centre du récit il est "modérément" mis en valeur, c'est un homme à l'apparence physique normal, un peu gringalet avec des lunettes mais qui cache un vrai génie d'une grande intelligence. Calme et serein, son personnage ne communique pas beaucoup ses émotions qu'il cache la plupart du temps. C'est ce que je lui reprocherais car selon moi c'est ça qui nous empêche de complètement s'y attacher. Son histoire mouvementé et les épreuves qu'il traversera toujours la tête haute susciteront notre admiration. - Nahoko Satomi, le seul personnage qui a réussi à vraiment m'émouvoir, on s'y attache tout de suite bien que selon moi son arrivée dans l'histoire soit trop tardive. On est pris de compassion à cause de spoiler: ses problèmes de santé et sa fragilités due à la Tuberculose, c'est par elle qu'est véhiculée la thématique du temps qui passe et emporte tout ce à quoi on tient. Comme pour Jiro, nous spectateurs, ne perdons pas une miette de tous les moments de bonheur qu'ils partagent. Sinon on a pas mal de personnages secondaires comme Honjo, ami fidèle et collègue de Jiro ou Kayo, la petite soeur de Jiro diplômée en médecine. On regrettera qu'ils ne prennent jamais une véritable épaisseur dans les événements du récit. Enfin, on notera aussi la présence direct de l'ingénieur Italien Giovanni Caproni, lui aussi a réellement existé (1886-1957), qui accompagnera Jiro dans ses rêves (ce qui n'est pas sans rappeler le principe du héros qui discute en tête à tête avec sa conscience comme Rémi avec Gusto dans Ratatouille de Pixar). Pas grand chose de plus, je crois que j'ai à peu près fait le tour; donc, en conclusion, avec le Vent se lève, Hayao Miyazaki nous livre ici son ultime oeuvre, véritable déclaration d'amour à l'aviation et l'univers aérien, tout en poésie avec en plus une belle relecture de la vie de l'ingénieur Horikoshi, à défaut d'être vraiment émouvant et de manquer de vraiment marquer comme ont pu le faire beaucoup d'autres productions de chez Ghibli, le vent se lève reste une fois de plus une grande réussite qui montre que jusqu'au bout, Miyazaki nous aura fait rêver. Avec beaucoup d'émotion, arigato gozaïmasu pour tout Miyazaki sensei !! 15/20
    Kytetiger
    Kytetiger

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    4,5
    Publiée le 9 mai 2016
    Kaze tachinu (2013) (The wind rises) (Le vent se lève 1918, malgré sa myopie, le jeune Jiro Horikoshi aspire à l’aviation. Les années passent et Jiro est étudiant en ingénierie aéronautique et rêve de créer le meilleur avion qui ait existé. Jiro est un personnage atypique, nourrit par une passion qui se transforme en une énergie et une motivation pure. Il a un désir, celui d’arriver à concevoir l’avion à la courbe la plus harmonieuse possible. À certains moment, je voyais Jiro comme étant de la trempe des visionnaires, ceux dont la figure, la personnalité est celle dont le regard semblent toujours voir plus loin que l’horizon, dont les intérêts sont sur un autre plan, désintéressé des problèmes quotidien et poursuivant un but vertueux. Je ne ressentais qu’une touche philosophique qui s’en dégageait et que les tourments ne faisaient que renforcer cette attitude détachée de Jiro. Cette passion est également en décalage avec les objectifs économiques de l’entreprise et politique du pays. Dans ce film, il y a des intrigues liées à l’armée, au secret de conception, au lien entre le Japon et l’Allemagne. Le conflit, les risques ou les divergences d’opinion, que ce soit dans le choix d’investir ou de faire confiance à Jiro, sont autant d’élément pertinent, et les administrateurs ou employés verront heureusement son talent et lui accorderont la confiance et les moyens nécessaires. En prenant du recul, je vois que ce film met en relation les tensions et l’avidité des humains face à la poursuite de la pureté, et comment la nature humaine, les querelles et les guerres déstabilisent l’équilibre de la vie, mais j’ai cependant trouvé dérangeant que d’éprouver un attachement ou de la compassion à ce personnage, connaissant les répercussions de ces actes et l’Histoire de la seconde guerre mondiale. Un autre problème est le rapport aux problèmes humains. Jiro aura beau se donner corps et âme à son rêve, il souffrira également face aux embuches et aux conséquences, que ce soit suite à une malchance ou dans sa relation avec ses compagnons, ou surtout avec spoiler: sa femme, avec laquelle il a une relation particulière et touchante mais dont le film dépeint la liaison avec beaucoup de subtilité, de non-dit et avec une approche légère et innocente. Par contre, les personnages secondaires spoiler: n’avaient pas assez de développement à mon goût. Certains changements dans l’attitude de l’un ou de relation avec un autre m’avaient étonnées et j’aurai aimé plus les connaitre, mais le film se concentre finalement exclusivement sur le personnage de Jiro. J’ai trouvé que c’était une belle histoire, au parcours éreintant et épuisant, surtout vis-à-vis de ma passion et de mon pathos. Concernant le doublage, la voix légèrement fluette de Jiro m’avait interpelée au début. Je me posais des questions sur cette décision, mais plus le film progressait, plus ça voix et sa tonalité calme et douce mais stable traduisait de manière juste la personnalité du personnage, celle d’une personne équilibré et concentré. Visuellement, c’est simple : c’est le plus beau dessin animé que j’ai pu voir. Les décors sont remplit de détails, on ressent l’attention aux nombreux détails, que ce soit pour les plantes ou bien la verdure, mais aussi pour le bois des planches des bâtiments, des intérieurs et particulièrement aux véhicules volants. Les couleurs sont vives et riches en variation, en tonalité et en contrastes. La qualité des nuages est hallucinante de réalisme, avec une profondeur et des couleurs variées, me faisant penser à mes voyages en avions. Et chaque plan peut être encadré, tel un tableau ou un fond d’écran. C’est magnifique. L’animation des personnages, que ce soit par exemple lorsqu’ils sont occupés à travailler ou lorsqu’ils sont doivent interagir, est complémentée par de nombreux petits détails tels que la manière dont ils agissent ou bien la position de leurs mains. Et lorsqu’ils se déplacent, les créateurs arrivent à retranscrire sublimement les mouvements naturels des adultes mais aussi bien celui des enfants. Le style particulier de Hayao Miyazaki est toujours présent mais utilisé durant les scènes de rêves et durant les envolées. C’est particulier car cette identité unique, où tout, même des objets solides ont l’impression d’être malléable, et cela délimite fortement ces visions et ajoute un sentiment de légèreté et de souplesse, comme si ces avions n’étaient pas simplement des êtres de métal, mais plutôt des engins semi-organiques, vivant le souffle et les masses d’airs, glissant dans les courants tels d’élégants oiseaux. Les bruitages sont de très bonne qualité, mais il y a quelque chose de très particulier. À chaque fois qu’il y avait une atrocité ou une catastrophe (tremblement de terre, explosion, incendie), ce sont des voix humaine, des lamentations et des plaintes qui sont utilisées. Cela donne étrangement beaucoup de force aux situations mais me mettait en même temps mal à l’aise. La musique est toujours magique, mais j’ai trouvé que les thèmes, typiquement marquant pour les films du studio Ghilbi, étaient absent et qu’ils ressemblaient bien fort aux précédentes compositions de Joe Hisaishi, par exemple à ceux de Porco Rosso. J’ai trouvé que ce film était poignant et touchant, beau mais mélancolique. 8,5/10
    Ninjaw P
    Ninjaw P

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    0,5
    Publiée le 8 mai 2016
    Complètement raté, formidablement ennuyeux, scénario ridicule, lenteur exaspérante, personnage grotesques très mal dessinés. Histoire d'amour niaise et navrante. Thème inintéressant au possible. Le tableau est bien triste, notes de la presse hautement inexplicables comme d'habitude. Donc 0.5/5
    LeMagduCiné
    LeMagduCiné

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    4,0
    Publiée le 7 avril 2016
    Le Vent de la Vie Le onzième et dernier long métrage du Maître Miyazaki peint le Japon des années 20-40, une période lourde de significations (crise économique, mutation de l’urbanisme, fièvre militariste, désastres naturels…). Les séquences du grand tremblement de terre du Kanto en 1923 sont d’un réalisme confondant, retranscrit dans les moindres détails avec une précision chirurgicale, on s’y croirait… Cette ultime fresque se détache de sa filmographie par sa maturité, moins fantastique que “Princesse Mononoké” ou “Les contes de terremer”, mais tout aussi beau, « Le vent se lève » raconte l’ascension de Jirô Horikoshi (Hideaki Anno) amoureux d’aviation depuis son enfance, qui mit au point le Zèro, célèbre chasseur de la seconde guerre mondiale ! Une animation plus ancrée dans le réel, que ses précédents réalisations, mais toute aussi poétique, le vent se lève embrasse des thèmes comme la famille, l’amour, la nature, l’ambition, la violence, sans doute l’œuvre la plus émouvante du maître de l’animation japonaise. Une animation mélancolique, lyrique, sans doute la plus intimiste du vieux maître japonais, son héros est un artiste du vent, il n’aspire qu’à créer des machines volantes pour leurs beautés que la guerre détourne pour en faire des vaisseaux de morts. Comme nous dit Jikô dans Princesse Mononoké : « C’est ce monde qui est maudit« , la passion pour l’aviation de Jirô Horikoshi, tout comme Caproni, son idole, son rêve, sa création se transforme en cauchemar.
    this is my movies
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    Suivre son activité 161 abonnés Lire ses 1 944 critiques

    5,0
    Publiée le 23 janvier 2016
    Dur de se dire que ce film est le dernier de la carrière du grand H. Miyazaki. Non pas que le film soit décevant bien au contraire mais il est certain que son talent de conteur nous manquera tout comme sa maestria visuelle. Attention, le film en question n'est pas vraiment un film pour enfants, loin de là, mais plutôt un biopic animé sur un homme qui a marqué l'imaginaire de l'auteur et qui lui permet de délivrer encore quelques belles leçons de vie empruntes d'une sagesse qui force le respect. Autant le dire d'entrée de jeu également, l'animation est splendide et se révèle même carrément virtuose par instants, rendant le mouvement avec une fluidité sans pareille. Les décors et les détails sont d'une précision extrême tout comme le savant découpage du réalisateur qui ne laisse rien au hasard. Une histoire qui trouve beaucoup d'échos chez Miyazaki, abordant quelques thèmes comme la filiation, la création, la frustration de manière très frontale, livrant ainsi un testament artistique d'une immense élégance. Un film ample, dense,majestueux bref, un chef d'oeuvre incontournable pour tous les fans de cinéma, un grand film abordant plein de sujets et qui émeut comme rarement. Il ne faut passer à côté de ce film. D'autres critiques sur
    sou in ghinié
    sou in ghinié

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    5,0
    Publiée le 14 janvier 2016
    C'est le premier film des studios Ghibli que je découvre, et surtout le premier film d'Hayao Miyazaki. Et je l'ai trouvé d'une poésie époustouflante. Guerre, amour, tous les thèmes se mêlent avec beauté, autour de l'aviation. L'animation est magnifiques, les dessins superbes. Rien que l'affiche me donnait envie de découvrir ce dessin animé nippon. J'en suis ressorti transporté. Il nous fait ressentir des émotions fortes et douces à la fois ; et dans son réalisme il réussit à nous faire rêver. La musique n'y est pas pour rien, la bande-originale étant sublime. La réunion de tous ces éléments fait du Vent se lève un de ces films qui nous habitent longtemps après être sorti de la salle. Après l'avoir vu, j'ai envie de dire à mon tour, selon les mots de Paul Valéry : Le vent se lève !... Il faut tenter de vivre !
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