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    No
    note moyenne
    3,9
    1832 notes dont 221 critiques
    répartition des 221 critiques par note
    22 critiques
    84 critiques
    72 critiques
    27 critiques
    8 critiques
    8 critiques
    Votre avis sur No ?

    221 critiques spectateurs

    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,0
    Publiée le 9 décembre 2013
    Au Chili en 1988, déjà 15 ans que le Général Pinochet a renversé Salvador Allende, soutenu à l’époque par l’occident. ’88, les mouches ont changé d’âne ; la pression internationale impose au dictateur coupable d’actes atroces sur des centaines de milliers de chiliens d’organiser un référendum pour son maintien ou non au pouvoir. Les règles du jeu sont alors clairement définies ; les deux camps auront 15 minutes de télé par jour durant un mois pour défendre leurs positions respectives. Le combat risque tout de même d’être inégal et ce pour deux raisons principales : les médias et la télé sont à la main de Pinochet, les 15 minutes dédiées à l’opposition se révèlent donc légères ; secondo, l’opposition historique est composée de plus de dix courants différents, comment trouver un plan comm’ sur lequel tous peuvent se retrouver. On peut dire que le « Non » part avec un sacré handicap. Mais un petit génie de la pub, le Séguéla local, va trouver un axe de campagne original fédérateur, non politique et optimiste. Il va très vite se heurter aux vieux opposants qui eux souhaitaient plus aborder tous les meurtres, disparitions et exactions du régime. Ce film montre bien comment un peuple peut prendre son destin en main malgré la contrinformation, car il s’agit avant tout d’un film profondément politique. Le régime en place use de tous les stratagèmes pour que la parole de l’opposition, prise à la légère au démarrage, soit la moins audible possible. Toute la force collective est bien incarnée ici. Mais le côté effrayant est l’utilisation qui peut être fait des médias à mauvais escient. Là, c’est pour la bonne cause, mais on peut tout aussi bien entraîner un peuple entier dans la mauvaise direction avec des messages simplistes bien enrobés. Le pouvoir des images et des slogans frappe fort ici. Une véritable guerre médiatique déjà moderne. De fait toute la réflexion sur le pouvoir des medias et des images dans le monde politique est très pointue à travers cet épisode de la vie politique chilienne. Mais l’enrobage fictionnel ne convainc guère. Le scénario, quelque fois répétitif, n’assume pas jusqu’au bout le cynisme du héros et lui invente une histoire familiale et personnelle très convenue. Ce qui fait écrire à François Bliet de : « Super-doc et petit film, "No" est une oeuvre fondamentalement utile, complice de vos neurones mais étrangère à vos tripes. ». Dommage, mieux valait peut être s’abstenir du volet vie privée. Ensuite, l’idée de vouloir tourner ce film comme un documentaire d’époque est pour moi un second ratage. En utilisant les vieilles caméras à tube reproduisant la texture des 80’s au format 4 : 3, on n’a l’impression de regarder une vieille VHS. Si on ajoute à çà des caméras épaule hasardeux (filmées comme un film amateur) et des surexpositions nombreuses et prononcées ; l’image est souvent cradingue sans intérêt artistique. Quelle idée aussi de filmer les TV Sony de l’époque en train de diffuser l’info : image moche filmée par une caméra filmant crade ; c’est insupportable. Mis à part un écueil dans le scénario et l’image pas non plus invisionnable ; ce film vaut par une question toujours d’actualité sur le pouvoir de l’image, des médias et la réelle marge de manœuvre des peuples dans leur auto détermination. Et à ce titre, il est indispensable.
    Charles R
    Charles R

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    2,5
    Publiée le 16 avril 2013
    Il paraît que ce film est un chef-d'oeuvre, un pur joyau du cinéma sud-américain. On ne demande pas mieux que de le croire. Mais qu'est-ce qui fait que l'on s'est copieusement ennuyé à le regarder? Qu'est-ce qui fait que durant la première demi-heure on s'est demandé quand finirait le film? Certes force est de reconnaître l'originalité du thème - du bon usage des méthodes de la publicité au service d'une noble cause politique, à un moment où la dictature Pinochet se donnait des airs de liberté pour mieux étouffer son ennemie jurée, la démocratie. Pablo Larrain va même jusqu'à utiliser de vieilles caméras des années 80 pour donner aux images cette allure vieillotte qui rappelle quantité de films militants des années 70 et 80 où le spectateur devait avaler des images indigestes à la couleur incertaine mais qui sentaient sa cinéphilie pure et dure au service d'un militantisme de bon aloi. Mais nous ne sommes plus dans les années 80 et ce type d'images a de quoi lasser. Heureusement que Gael Garcia Bernal promène sa sympathique petite silhouette pleine d'énergie, même si on le préférait chez Almodovar ou chez Walter Salles. Et puis un film qui prône les vertus de la démocratie face aux dangers d'une extrême-droite toujours agressive, c'est toujours un bon point.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    3,5
    Publiée le 21 juillet 2013
    C'est un film politique intéressant et bien construit qui rappelle les œuvres de Costa Gavras des années 70 par exemple. C'est aussi un beau portrait social d'un homme qui vit avec ses contradictions. C'est même un film parfois drôle, contestant une dictature avec un sens de l'humour, c'est presque du Capra.
    Steph L
    Steph L

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    3,0
    Publiée le 13 avril 2013
    Le sujet est passionnant mais l'image façon 70's est désagréable et le rythme n'y est pas. La relation amoureuse du personnage n'apporte rien et j'aurais préféré que le film aille plus loin dans le parallèle dictature politique et dictature de la publicité.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 21 février 2015
    Pablo Larraín raconte avec humour, sérieux et ténacité une histoire exceptionnelle. Celle de Pinochet contraint de quitter le pouvoir suite à un référendum démocratique. C’est plutôt l’histoire derrière qu’il aborde. Comment les grands talents cachés font pour donner la meilleure image à un homme ou une idée politique. Le talentueux Gael García Bernal nous tient en haleine avec brillance. Dites oui à No, vous ne le regretterez pas. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
    7eme critique
    7eme critique

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    3,0
    Publiée le 28 mai 2014
    Filmé à l'ancienne pour une meilleure immersion, "No" nous fait découvrir un aspect de l'histoire chilienne, le renversement de la dictature Pinochet. Ce film se présente davantage comme un documentaire, par son coté historique bien entendu, et également par sa caméra ; la campagne "publicitaire" défendant le NON et les barrières rencontrées rendront la chose très intéressante en alimentant naturellement notre curiosité, durant cette année 1988 parfaitement retranscrite à l'écran.
    SuperMadara
    SuperMadara

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    4,0
    Publiée le 29 mars 2013
    Une comédie dramatique très sympathique et fraiche, un moment crucial de l'histoire du Chili retracé avec précision, sarcasme et émotion. A un moment clé de l'histoire chilienne, le scénario retrace la création de la campagne publicitaire pour soutenir le non au référendum pour maintenir le général et dictateur Pinochet au pouvoir pendant huit années de plus, une aventure publicitaire et humaine qui laisse le spectateur s'immiscer dans la vie de ce publiciste bosseur mais convaincu, et incarnation d'un Chili divisé et décrit avec autant d'humour fin que d'émotion pure. Star du cinéma indépendant de toute le continent américain, Gael Garcia Bernal incarne ce publiciste de l'ombre avec autant de détachement que de justesse, un équilibre qui lui donne le beau rôle mais il peut compter sur de bons seconds rôles, tous incarnant un visage d'un Chili divisé face a choix décisif pour leur avenir. En optant pour une esthétique rétro style VHS des 80's, Pablo Larrain nous permet de s'immiscer dans ce récit vu a échelle humaine et jamais en repoussant le spectateur dans son fauteuil, on est pris dans le suspense et le stress de ce moment d'histoire passionnant. Une très belle comédie dramatique, drôle, maline, émouvant et immersive du début a la fin.
    Don Keyser
    Don Keyser

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    2,5
    Publiée le 16 juillet 2013
    Doté d'un scénario intéressant adapté de l'Histoire du Chili, "No" entraîne le spectateur dans une histoire bien écrite mais pas assez entraînante. Par ailleurs, la réalisation montre un travail juste en reflétant l'époque mais la mise en scène n'est pas assez exceptionnelle. D'autre part, les acteurs jouent correctement. Ainsi, le film est quelque peu divertissant mais sans plus car on a beaucoup de mal à être captivé et ne pas ressentir de l'ennui.
    Unc-Scrooge
    Unc-Scrooge

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    4,0
    Publiée le 5 septembre 2013
    On pense beaucoup à l’oscarisé Argo (Ben Affleck) en regardant No !. D’abord par le sujet, ce petit fait divers d’un pays au bout du monde qui rentra dans l’Histoire grâce à une poignée d’hommes. Ensuite de par l’utilisation de techniques de films « à l’ancienne ». En ressortant les vieilles caméras technicolor, Pablo Larrain prend un véritable risque, celui de lasser un spectateur qui baigne dans la 3D depuis quelques années déjà, et pour qui l’utilisation d’une telle technologie apparait désormais comme archaïque et cheap. Miracle, l’effet du réalisateur réussit au-delà de toute espérance, donne une impression de documentaire (marqué par la quasi-absence de musique) et un véritable réalisme au film, sentiment renforcé par l’utilisation d’image d’archives ainsi que par les décors et costumes. Pour le reste, on retiendra une histoire poignante jusqu’au bout et un Gael Garcia Bernal (La science des rêves) magistral, dont le rôle peu loquace rappelle quelques grands acteurs américains actuels, mais qui réussit (lui) sans aucune difficulté à transmettre ses émotions. Bref, No ! scotche le spectateur du début à la fin et le laisse grandi, avec des idéaux de liberté et de combat dans un coin de la tête. S’il se rapproche d’Argo sur de nombreux points, No ! dépasse largement la production de Ben Affleck en qualité…
    Piwi47
    Piwi47

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    2,5
    Publiée le 14 mars 2013
    Les films politiques ont décidément la côte depuis quelque temps au cinéma. Décliné dans tous les genres possibles et inimaginables – du documentaire sur Obama à la comédie potache « Moi, député » avec Will Ferrell & Zach Galifianakis, en passant par le thriller « Les Marches du Pouvoir », voire le thriller d’action « Argo », la politique impressionne, interroge l’opinion publique et poursuit donc son bonhomme de chemin au cinéma avec la sortie de « No », un drame chilo-mexicano-américain co-produit et réalisé par Pablo Larrain. Adapté d’un scénario de Pedro Peirano, lui-même transposé d’après la pièce d’Antonio Skarmeta, « No » fut nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère lors de la dernière cérémonie en date. Pour obtenir une certaine cohérence dans la narration entre ses propres images, et celles d’archives, Pablo Larrain choisit de filmer avec des caméras d’époque, et particulièrement la caméra à tube Ikegami 1983, avec son image carrée, ses couleurs dénaturées et ses visages filmés en plans serrés. Si l’illusion d’homogénéité fonctionne plutôt bien sur le spectateur, en créant ce style « docu », nous sommes dubitatifs quant à cette solution de facilité et l’intérêt d’avoir fait de « No » une œuvre de fiction. « No » est certes un drame historique et social fort, mais pourquoi ne pas avoir carrément inclus les slogans arrivistes, les spots publicitaires propagandistes, le message anti-totalitarisme dans un documentaire (calibré Arte) plus global, dont la percussion et la force auraient frappé davantage ? Le procédé de mise en scène rend certes compte du pouvoir des images et plus largement des médias, mais la campagne électorale n’étant pas un sujet très bandant cinématographiquement parlant, on en arrive à regarder sa montre toutes les quinze minutes et prier pour que l’hymne redondant scandé par tous « Chili, la joie approche » s’arrête une bonne fois pour toutes. Rendons hommage tout de même à l’incroyable travail réalisé sur les décors & costumes du long métrage, qui offrent grâce au réalisme du passé. De même, le talent de Pablo Larrain pour distiller habilement tension psychologique (le calendrier du référendum, les intimidations et menaces proférées par les détracteurs du mouvement du NO) et sympathiques moments de détente (l’humour à travers les formats publicitaires de 15 minutes). Côté casting, saluons la remarquable et salutaire prestation de Gael Garcia Bernal, révélé dans « Amours chiennes » d’Alejandro Gonzalez Inarritu, puis dans « Y tu mama tambien » d’Alfonso Cuaron et « Carnets de voyage » de Walter Salles. Le jeune acteur se construit au fil des âges une filmographie éclectique et étincelante, à saveur internationale. Gael Garcia Bernal est entouré dans « No » de comédiens au cordeau, à l’image d’Alfredo Castro, acteur fétiche du metteur en scène. Bilan : Après « Tony Manero » en 2008 et « Santiago 73, Post Mortem » en 2010, Pablo Larrain poursuit son cinéma vérité en livrant le troisième volet de sa trilogie descriptive des combats versus le régime Pinochet. Dommage de ne pas avoir mis en boîte celui-ci sous la forme d'un documentaire.
    Livenlor
    Livenlor

    Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 34 critiques

    4,0
    Publiée le 7 mars 2013
    Film intelligent et parfois drôle. C'est une chronique intéressante du renversement du Général Pinochet. Si la photographie peut dérouter, elle ne dessert en rien le film bien au contraire. A voir.
    Tony L'Ambassadeur
    Tony L'Ambassadeur

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    3,5
    Publiée le 6 février 2015
    Comment gagner la liberté à coups de publicité?! Une véritable bataille est engagée entre la dictature menée par Pinochet et ses fervents opposants, les partisans du « NO ». Le savant mélange de scènes reconstituées, de vidéos d’archives ou de scènes pleinement fictives apporte une véritable crédibilité au film. En revanche, celui-ci peine à démarrer et je n’ai pas réellement compris l’impact ou l’intérêt d’intégrer la vie privée de René Saavedra. Heureusement, Pablo Larraín reconstitue avec brio le Chile de 1988 et nous entraine avec intérêt dans cette bataille pour la liberté. Je dois avouer que je suis curieux de voir les films précédents de P. Larraín et de plonger dans les origines de cette période de l'histoire du Chili. Voici un film qui devrait figurer dans la liste des documents pédagogiques de l’éducation nationale. Cette bataille historique est exemplaire et permettrait aussi de donner lieu à des réflexions sur la place que l’on accorde aux médias de nos jours...
    Thierry B
    Thierry B

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    4,0
    Publiée le 9 mai 2013
    Filmé à la manière d'un documentaire-fiction, j'étais septique au départ mais l'histoire m'a captivé jusqu'au bout. Une bonne surprise.
    Xavi_de_Paris
    Xavi_de_Paris

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    4,0
    Publiée le 12 juin 2013
    "No" est une brillante évocation de la campagne référendaire sur le sort réservé au Chili, à savoir la fin ou la continuation du règne autoritaire de Augusto Pinochet. Filmé avec un grain très particulier, volontairement vieillot, "No" est une réussite à tous les niveaux. Intéressant du point de vue de la narration, il constitue un bon film documentaire, au plus près de la campagne en faveur du "Non", sans omettre les protagonistes souhaitant la poursuite du régime en place. Jusqu'au bout, le spectateur est transporté par cette vague enthousiasmante, s'identifiant sans problème au héros René Saavedra, interprété avec brio par Gael Garcia Bernal. Même si la situation réelle quotidienne du pays à ce moment là est passée au second plan, le réalisateur préférant un discours plus politique, le film permet d'en savoir plus sur l'une des dictatures sud-américaines les plus sanglantes de la seconde moitié du XXème siècle. Tous les thèmes inhérents à cela sont traversés avec réussite : la censure, l'intimidation, le contrôle des médias,etc. Indispensable.
    janus72
    janus72

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    3,0
    Publiée le 2 juillet 2019
    Filmé 16mm...35mm façon vintage crade :-( L'histoire est belle et la distribution fait le job mais, à mon avis, pas le meilleur P. Larraín � " Positif, signalait déjà "l'admirable trouvaille" consistant à Uniformiser toutes les images, archives et récit historique, en utilisant matériels de tournage et mode de prise de vue d'époque : plastiquement, c'est plutôt laid, mais d'une efficacité redoutable.... Oui c'est très et finalement assez pénible à suivre..... "
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