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Le BGG – Le Bon Gros Géant
note moyenne
3,1
2271 notes dont 238 critiques
9% (22 critiques)
21% (50 critiques)
33% (79 critiques)
21% (49 critiques)
15% (35 critiques)
1% (3 critiques)
Votre avis sur Le BGG – Le Bon Gros Géant ?

238 critiques spectateurs

Post-xMoVie

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 64 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 23/07/2016

Ce qu’on apprécie chez certains cinéastes, c’est leur éclectisme, leur aptitude de passer d’un genre à son extrême opposé. Comme Martin Scorsese avait réalisé Hugo Cabret – qui tranche plutôt bien avec le reste de sa filmographie – Steven Spielberg, un de nos auteurs indémodables, signe Le BGG, dans la même veine qu’E.T. ou que Hook. Le roman de Roald Dahl était assurément parfait pour une belle œuvre toute poétique et délicate. Pourtant le film qu’en tire Spielberg témoigne de ses certaines « limites » à tout faire, trahissant ainsi une manière de faire des films presque obsolète. Explications. Adapté du roman de Roald Dahl, l’histoire suit les aventures de Sophie, une fillette solitaire qui se fait enlever de son orphelinat par un géant cagoulé. Arrivée au « Pays des Géants », elle découvre tout un univers imaginaire, poétique, dans lequel son ravisseur est le bouc émissaire de neuf gros autres géants pas gentils… Certes, on aurait pu se passer de cette mièvrerie mais bon… C’est Spielberg, alors on lui pardonne pas mal de trucs, comme la fin hyper cliché du Pont des Espions. Mais nous, on le connaît depuis notre enfance : tant de films cultes, de souvenirs, d’émotion, de divertissement qu’on a un rapport sentimental avec ce réalisateur. On n’a pas pour autant renoncé à être exigeant concernant chacun de ses nouveaux films et avec Le BGG, quelque chose ne vas pas. C’est bancal de bout en bout. Le scénario, les personnages simplets, le rapport manichéen aux évènements, il ne reste que certains dialogues émouvants et une séquence onirique à sauver. Quand Sophie amène son ami géant chez la reine d’Angleterre, on est ahuri ; c’est si ridicule, si mal amené et mal fait ! Concours de pets, discussion à l’anglaise, puis hop !on part capturer les vilains géants avec des avions de guerre. Franchement, où sont passés le rêve et sa délicatesse ? Spielberg semble avoir perdu en cours de route sa voix de conteur généreux. Les effets spéciaux rendent « faux » ce pays où on est sensé apprendre l’étendu de notre imagination. La relation entre Sophie et son nouvel ami n’est même pas un récit d’initiation sur la beauté du songe ou une acceptation de l’irréel. On renonce vite à trouver un quelconque message. Si le fond résonne creux, la forme est peut-être plus « esthétique », quoique toute cette synthèse fait pâtir le film d’un affreux manque de sincérité et de profondeur. Et pour cause la caméra joue habilement des effets de clair-obscur, de lumière, à un tel point que les « vraies » personnes dans les « vrais » décors paraissent sortir d’un jeu vidéo… De cette scène touchante – il y en a trois – où le BGG souffle un rêve dans la chambre d’un enfant à celle où il dévoile à Sophie qu’il faudra qu’elle se réveille, on ne saisit aucun cheminement propre, juste des racolages entre différentes séquences inégales. Cependant, si notre « tonton Spielberg » s’est converti – temporairement on l’espère – à ce cinéma guimauve, il n’a pas oublié de mentionner la puissance des rêves dans notre fonctionnement. D’autres l’ont déjà fait avant lui (on pense à Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles et bien d’autres) mais plus que tout, c’est une hymne à l’imaginaire, certes mal entonnée, qui nous redonne envie de voir les grands classiques du maître.

dominique P.

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4,5Excellent
Publiée le 22/07/2016

Avant d'aller voir ce film je pensais que je n'allais pas trop aimer. Finalement c'est tout le contraire, j'ai adoré. Cette histoire d'aventures fantastiques est magique, superbe, très intéressante. C'est une magnifique histoire entre un géant et une petite fille, tous deux très gentils et sensibles. Cette histoire a été écrite par celui qui a écrit "Charlie et la Chocolaterie". La première demi-heure et la dernière demi-heures sont particulièrement excellentes.

DanielOceanAndCo

Suivre son activité 286 abonnés Lire ses 3 419 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 20/09/2016

A 32 ans, ça doit bien faire plus de 25 ans que Steven Spielberg est mon réalisateur préféré et avec "Le Bon Gros Géant" (et en excluant son segment vraiment nul de "La Quatrième dimension"), c'est la première fois que je n'aime pas une de ses œuvres à ce point. En effet, malgré le fait qu'il s'agisse de l'adaptation d'un roman de Roald Dahl ("Charlie et la Chocolaterie"), il ne se passe pas grand chose à part de longues conversations entre les deux protagonistes et une ou deux péripéties pas franchement prenantes, la thématique de deux solitaires qui deviennent très proches rappelle "E.T." mais il n'y a aucune magie, aucune émotion ne m'a touché mais ça, c'est surtout parce que j'ai trouvé les personnages extrêmement antipathiques et l'actrice principale m'a insupporté. Bref, toujours hâte de découvrir les prochains Spielberg, surtout que parmi eux il y a "Indiana Jones 5" et "Ready Player One", mais ce conte pour enfants ne m'aura pas convaincu une seconde!!

Galaise77

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4,0Très bien
Publiée le 03/07/2016

Malgré un début de carrière aux antipodes, Steven Spielberg a assis sa notoriété avec des films tels que « Rencontre du 3ème type », « E.T. » ou encore « Jurassik Park », une série de films que le rendirent maître des effets spéciaux et des effets de caméras en tout genre. Pourtant, avec « Duel » et surtout « les dents de la mer », on pouvait d’ores et déjà déceler un réalisateur de génie qui savait surtout manier l’art de la subjectivité pour créer une ambiance et faire réagir le spectateur. Depuis quelques années et notamment les déclics que furent « la couleur Pourpre » ou encore et surtout « La liste de Schindler », Spielberg s’était intéressé à un cinéma, tout aussi sinon plus complexe, mais surtout plus adulte. Avec « Le Bon Gros Géant », le réalisateur revient à un cinéma, plus léger, plus fantastique à destination du jeune public. Oubliée donc l’erreur de la revisite de Peter Pan dans « Hook » et la légèreté de traitement de « Tintin », le réalisateur adapte le roman préféré de Roal Dahl l’auteur de « BFG ». Alors on passera sur le titre français, certes plus fluide à dire, mais très en décalage avec le personnage lui-même : « Le Bon GROS Géant » pour traduire « The Big Friendly Giant ». Car dès les premières apparitions du personnage, on se rend compte qu’il n’est pas gros, et qu'il il en est même très loin. Mais cela n’est qu’accessoire, tant le film est réjouissant de bonheur, de subtilité et d’émotion. En effet en grand conteur d’histoire qu’est Steven Spielberg, « The BGG » est, avant tout, une aventure dans laquelle une petite fille, orpheline, insomniaque et solitaire s’associe avec un géant différent, timide et solitaire également. Leur association va aider, avant toute chose, le géant à ne plus être persécuté par une bande de cngénères mangeurs de Chair Fraîche. Evidemment, l’histoire de Roal Dahl est un support de taille qui correspond totalement à l’humanité constante qui se dégage de la filmographie d’un Steven Spielberg. Car l’homme n’est pas à asséner un discours moralisateur sans nuance, il n’est pas non plus de ceux qui donnent une leçon mais se pose plutôt comme un témoin d’une époque, et même dans une œuvre comme « le Bon Gros Géant », il parvient à faire passer un message de douceur et de tendresse auprès des futures générations qu’il invite à la tolérance et à la prise en main d’un destin. Avec une mise en scène toujours proche d’un ballet d’opéra, le réalisateur invente et ne fait jamais dans la surenchère d’effets spéciaux. Et même si ses géants sont en « Motion Capture », il n’oublie pas l’importance de doser les effets de caméra pour rendre sa narration plus fluide et jamais pesante. On ne s’ennuie donc pas et Spielberg va même jusqu’à réinventer le tellement pesant gag du pet magique, cher aux américains, pour le rendre réellement drôle. On l’aura vite compris, méticuleux dans sa mise en scène, précis et obsessionnel dans le moindre détail de son histoire, Steven Spielberg nous réjouit d’un film coloré, soyeux et magnifique. Alors que Robin Williams (Le Cercle des Poètes Disparus) avait travaillé sur le projet, dont l’adaptation date de 1991, sa disparition fut un coup au projet, autant que celle de Melissa Mathison, qui avait déjà signé le scénario de « E.T. ». Spielberg d’une certaine manière leur rend hommage en faisant de son film, une œuvre aboutie au scénario solide et bourré d’effets de langage renversants. Pour remplace la star décédée l’année précédente, Spielberg a confié le rôle du Géant à l’acteur Mark Rylance, avec qui il avait travaillé sur « Le pont des Espions ». L'acteur apporte une certaine douceur et une naïveté incomparable à ce géant, maladroit dans ses paroles, mais tellement doux avec les rêves des gens qu’il aimerait tant voir se réaliser. En cousin du « Marchand de Sable », « Le Bon Gros Géant » est avant tout un film, simple et complexe, dont le scénario inspiré vient faire la balance de la technologie de pointe utilisée pour donner corps à l’histoire. Steven Spielberg et distille toute sa maîtrise et toute son humanité pour rendre justice à l’œuvre de Roal Dahl dont la simplicité apparente rivalise le plus souvent avec une part sombre, proche de Dickens. Le film est une réussite par une mise en scène qui évite tous les pièges de la surenchère d’effets spéciaux et d’effets de caméras qui auraient donné soit un rythme trop lent soit un rythme trop hystérique pour être convaincant. Ici, le réalisateur réussit la subtile alchimie en narration moderne et mise en ambiance soignée.

croquenaine

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/07/2016

Quel film magnifique, magique, touchant et drôlissime ! Quelle franche rigolade dans le cinéma quand Spoiler: le BBG fait goûter aux hommes sa boisson à bulles !! Quelle beauté quand Spoiler: le BBG va avec la petite Sophie attraper les rêves Ce film ne laisse pas indifférent, je le recommande.

Pierre Pelmoine

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3,5Bien
Publiée le 20/07/2016

Ce BGG nous balade entre deux univers, l'un réel, l'autre imaginaire, sans parvenir à nous y plonger tout à fait, saupoudré d'un humour un brin potache, désamorcé par de trop rares fulgurances poétiques. Reste, malgré tout, un bon gros divertissement.

allocine*

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3,0Pas mal
Publiée le 30/07/2016

J'attendais du rêve et encore du rêve... De belles images, un sacré travail à la Spielberg, mais pas la magie attendue. Lle language de BGG fait sourire et rire, mais le scénario est pour moi un peu confus, l'entrée pas amenée comme il faut à mon gré. Décue, j'attendais autre chose. Mais reconnaissons le un bien beau travail

nadège P.

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4,5Excellent
Publiée le 22/07/2016

J'ai la quarantaine et je peux vous dire que mon âme d'enfant a été bouleversée par ce conte sensible et drôle. La partie avec la reine d'Angleterre est vraiment amusante. Roald Dahl Steven Spielberg = cela donne film qui est un chef d'oeuvre tout simplement.

Silou P.

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3,5Bien
Publiée le 10/07/2016

Animation très bien faite. et puis l'histoire part dans l'étrange drôlerie incompréhensible niveau scénario... dommage...

hanson-blonde

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3,0Pas mal
Publiée le 11/08/2016

Beaucoup de longueurs au début du film, ce qui lui fait perdre ses étoiles. La fin est nettement plus rythmée et entraînante. Je trouve à la petite fille un air de Matilda, elle aussi héroïne de Roald Dahl.

Montfort-l'Amaury

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3,0Pas mal
Publiée le 06/08/2016

Les bons points du film : il est fidèle au livre de Roald Dahl, l'histoire n'a pas été modifiée et nombre de détails sont bien présents à l'écran. Ca donne envie de relire le livre ! Visuellement, c'est vraiment beau, le BGG est tel que je l'imaginais, le pays des géants aussi. Et puis le doublage de Danny Boon est réussi, en fait. Bon, passons à ce qui me dérange : cet humour très enfantin, la façon de parler du BGG qui devient agaçante plutôt qu'amusante, les dialogues qui sont simplistes. Je sens qu'on va me répondre : « c'est normal, c'est un film pour enfant ». Mais dans ce cas-là, le rythme un peu lent pourrait les ennuyer. Tandis que les adultes risquent de lui reprocher les défauts que je viens de citer. Spielberg sait-il à quel public il destine son œuvre ?

jeff21

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1,5Mauvais
Publiée le 22/07/2016

Hélas, je m'attendais à mieux. Film au rythme trop lent sans réel suspense, sans trop d'action, sans rebondissement. j'ai failli quitter la séance tellement je m ennuyais.dommage.

orlandolove

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1,5Mauvais
Publiée le 23/07/2016

"Le Bon Gros Géant" s'adresse avant tout aux enfants, on est bien d'accord. Mais même, pourquoi un scénario aussi confus, aux enjeux peu évidents ? Pourquoi ce manque de souffle, de magie ? Pourquoi ces effets spéciaux imparfaits ? Pourquoi ce film trop bavard ? Et les émotions qui peinent à émerger ? Malgré quelques bons moments parsemés ça et là, "Le Bon Gros Géant" est un tout petit Spielberg...

traversay1

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3,0Pas mal
Publiée le 24/07/2016

Spielberg est-il encore capable de réaliser des films pour enfants lui dont le statut de cinéaste "sérieux" est désormais établi ? Adaptation de Roald Dahl, Le Bon Gros Géant est une tentative assez maladroite et gavée d'effets numériques qui ne peut cacher un scénario d'une infinie minceur dénuée de tout suspense. Le film, très bavard, reposant sur la seule idée du danger représenté par de mauvais géants cannibales (monstres en toc) ne peut prétendre à d'autres rebondissements qu'à ceux imposés par le minimum syndical. Il y a un bon démarrage "à la Dickens", deux ou trois scènes un peu poétiques et des instants de pure comédie avec la reine d'Angleterre, mais l'ensemble se traîne trop, figé dans un univers de bons sentiments. Pas vraiment géant, tout ça. Anecdotique et oubliable dans la longue carrière de Spielberg.

Sally Ecran et toile

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3,0Pas mal
Publiée le 23/07/2016

Plus de trente ans après sa sortie littéraire, « Le bon gros géant » se voit adapter à l’écran par le talentueux Steven Spielberg. La rencontre entre l’univers de Roald Dahl et celui du cinéaste américain est-elle réussie ? En partie oui. Mais le dernier ne tient pas non plus toutes ses promesses. On vous explique pourquoi : Avec sa bande annonce intrigante, « Le bon gros géant » dévoilait bien peu de chose. Si l’on sait que l’histoire est tirée de l’univers de Roald Dahl (le même auteur que « Charlie et la Chocolaterie », « Sacrées sorcières » ou encore « Matilda ») et que la mise en scène est signée par le génial Steven Spielberg, on ne sait par contre pas vraiment à quoi s’attendre et cela à forcément piqué à vif bon nombre de spectateurs dont faisions partie. Le film (et le roman) raconte l'histoire de la jeune Sophie qui se fait enlever par BGG, un géant bien plus gentil que tous ses comparses, mangeurs de chair fraîche. BGG voyage la nuit dans Londres pour souffler des rêves qu’il a confectionné dans son atelier. Mais puisque Sophie l’a repéré, il n’a pas d’autre solution que d’emmener la fillette avec lui, dans le pays des géants. Risée de la communauté, BGG est maltraité et encore plus depuis que les autres géants ont découvert qu’il gardait un être humain chez lui… Traque, suspense, amitié, magie, douceur, bravoure,… le film oscille entre différentes valeurs et offre une action tantôt prenante, tantôt calme. Cette inconstance est d’ailleurs responsable d’un sentiment de longueur (et parfois de lenteur) peu agréable surtout si on voit le film le soir. C’est vrai, le long métrage fait presque deux heures, mais contrairement à d’autres films du genre, ici, on sent le poids du temps, preuve que tout n’est pas réussi. Le scénario parfois absurde (mea culpa, ce serait la faute de Roald Dahl) risque de laisser certains adultes sur le bas-côté. Spielberg s’est permis quelques libertés (l’atelier de BGG est caché derreière une cascade et non pas dans la cave de son logis, par exemple) mais dans l’ensemble, le metteur a scène a tâché de rester au plus près de la féerie de l’univers de l’écrivain. Certaines scènes, facilement dispensables, auraient pu être raccourcies ou sucrées au montage pour dynamiser un peu plus le film mais qu’importe, les enfants trouvent leur compte c’est le principal ! Pourquoi cette adaptation après tout ? Le cinéaste a découverte le roman de Roald Dahl lorsqu’un de ses enfants avait quatre ans. Il lui lisait quelques chapitres le soir et a fait de même avec les suivants quelques années plus tard. Pas étonnant donc que le papa de « Hook » ou d’ « E.T. » se soit lancé dans ce beau projet. Moins abouti que d’autres de ses films, « BGG » garde une touche de fantaisie qui fait plaisir à voir sans non plus laisser un souvenir impérissable. En ce qui concerne la réalisation, Spielberg a fait le choix d’utiliser des images de synthèse pour donner vie à ses géants. Le savoir-faire déployé pour son équipe technique est certainement l’atout du film : elles sont soignées et tellement bien travaillées que Buveur de Sang, Avaleur de Chair Fraîche, Garçon Boucher et surtout BGG, prennent vie sous nos yeux comme par magie (et en particulier de BGG) ! Pour que le résultat soit optimal, le travail s’est fait en prises de vues réelles et en performance capture. Le réalisateur a d’ailleurs filmé les acteurs dans leur combinaison sur le même plateau que les personnages réels, afin que l’échange soit optimal et le plus réaliste possible : mission réussie ! Si nous n’avons pas eu sa voix (nous avons vu le film en VF), nous avons eu une interprétation époustouflante de Mark Rylance : BGG lui ressemble d’ailleurs presque trait pour trait (les oreilles exagérément grandes en moins). L’excellent acteur britannique a travaillé dernièrement avec Spielberg sur « Le pont des espions » pour lequel il avait d'ailleurs remporté l'Oscar du meilleur second rôle. Cantonné pendant longtemps dans des seconds rôles, le comédien sort de sa réserve et nous prenons à chaque fois un grand plaisir à le découvrir sur nos écrans. En VF, c’est Dany Boon qui se retrouve au doublage, et il est très convaincant dans ce rôle! Sa voix est presque méconnaissable, tant le ton et le vocabulaire propre à BGG prennent le dessus. Exit l’accent ch’ti : on est touché par la maladresse de ce géant attendrissant, preuve que le travail du Français est réussi haut la main. C’est par contre moins le cas en ce qui concerne le doublage de Sophie qui est lui, bien moins performant... Parlons justement de Sophie, cette petite fille interprétée par Ruby Barnhill. La toute jeune comédienne n’a que 9 ans et réalise sa première prestation au cinéma … plutôt concluante ! On lui souhaite d’ailleurs le même parcours que Drew Barrimore, qui avait crevé l’écran du haut de ses 7 ans dans « E.T l’extraterrestre ». D’autres figures célèbres du cinéma viennent s’ajouter au casting : Penelope Wiltan (« Indian Palace », « Downton Abbey ») ou encore Rebecca Hall (« The gift », « Vicky Cristina Barcelona ») Spoiler: sont locataires de Buckingham Palace et viendront en aide à Sophie et BGG. Notre regret vient sans doute du jeu outrancier de ces comédiens adultes « physiquement présents », qui donne un ton décalé voire kitsch au film. On ne sait plus si nous sommes dans l’autodérision ou dans l’exagération mais on ressent une gêne dans ces quelques scènes « too much » qui ne dont là que pour arracher des rires aux spectateurs petits ou grands. Agrémenté des musiques toujours magistrales de John Williams, « Le bon gros géants » est un film familial plaisant offrant une jolie histoire et de bons effets spéciaux mais que nous ne reverrons sans doute jamais plus : un beau Spielberg oui, un bon Spielberg, non…

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