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Flying_Dutch
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5,0
Publiée le 21 mars 2012
Construit comme un véritable objet d'art, Un Chien andalou est le manifeste du mouvement surréaliste du cinéma et marque par la finesse de ses plans, le culot du montage et surtout par cette capacité à captiver le spectateur tout en le perdant. Il marque aussi les débuts d'un très grand, Luis Bunuel.
Tout commence sur un balcon où un homme aiguise un rasoir, sectionne l'œil d'une jeune fille. Un nuage passe devant la lune. Huit ans après. Un cycliste tombe accidenté dans la rue...
Une étrange suite de métamorphoses irrationnelles écarquille notre sensation rétinienne en symbolisant l'insolite si anodin.
Le cinéma Buñuelien explore le surréalisme : l'écriture automatique décrit l'inconscient de la pensée, le cadavres exquis compose sans logique une filiation thématique, et la technique du collage réunit des réalités contradictoires au sien d'un plan unique.
Ce courant artistique d'avant-garde nous montre au reflet de la scène initiale comment voir d'un œil différent le monde abandonné au hasard et au rêve infini. La lecture de l'imagerie poétique est une modernité illusoire s'éprouvant à sa lecture psychanalytique.
Sous un désir lunaire tranché par Buñuel lui-même Un chien andalou opère une révolution cinématographique audacieuse et sidérante.
Un duo Luis Buñuel-Salvador Dalí, ça ne peut faire que des étincelles. Ce fût en 1929 que le célèbre peintre accompagné du tout jeune cinéaste réalisèrent ce classique de la cinématographie hispanique inspiré de leurs rêves. Le tableau est en effet fantasque : un œil tranché au rasoir, un homme enfermé dans une pièce avec son double, un curieux individu tirant deux pianos remplis d’ânes morts ou encore deux amants dévorés sur une plage par des insectes ; succession d’images hallucinées et hallucinantes pour ce chef d’œuvre du surréalisme qui n’a rien perdu de sa superbe.
Avant de commencer ma critique, j'ai entendu dire qu'il y avait plusieurs versions de ce film, dont une muette et une avec de la musique tango. La version que j'ai vue est la seconde, avec aussi la musique de Wagner. Un Chien Andalou m'avait été fort recommandé il y a quelques temps. Je ne suis déjà pas fan du surréalisme en peinture, inutile de préciser que je n'ai pas été comblé par ce film. Les idées sont bonnes (les fourmis qui sortent de la main, les ralentis, ...) mais personnellement, ce n'est pas trop mon genre. On dirait du gros WTF à l'ancienne. Salvador Dalí à co-écrit le scénario de ce film. Pour être franc, je préfère ses peintures, que je trouve plus attrayantes. Néanmoins, les fans de surréalisme ne bouderont pas ce court-métrage de 1928.
C'est vieux, c'est en noir et blanc, c'est en quatre-tiers, c'est culte. Si tout cela ne vous a pas démotivé, vous pouvez toujours essayer de le regarder.
"Un Chien Andalou", c'est surement le plus magnifiquement fascinant court-métrage de l'histoire du cinéma ! Pour son premier film, Luis Bunuel frappe tres tres fort, des les premiers instants, on assiste a un effroyable spectacle, une femme se fait trancher l'oeil avec un rasoir, une image se transformant soudain en celle d'un nuage coupant la lune... Un symbole des plus forts, qui nous montre qu'on a pas affaire a n'importe quel film, et qu'il faut bien choisir le regard avec lequel on l'observe... Se succèderont alors des images toutes plus fascinantes et plus intrigantes les unes que les autres, une mise en scène magistrale et une mise en musique qui l'est également (attention, a l'origine le film était parfaitement muet, il y a eu une version mise en musique avec un tango argentin et du Wagner, et une troisième version, plus populaire, avec une bande-originale signée Mauricio Kagel, c'est de cette dernière version dont je parle...). Un chef d'oeuvre, malheureusement trop court, d'un surréalisme bluffant, d'une virtuosité impressionnante...
"Un chien andalou" se savoure plus comme un tableau surréaliste, si bien même que l'on comprend l'intêret que Salvador Dali a eu a s'associer avec Luis Bunuel pour réaliser un film, c'est sans doute un formidable support pour exprimer une dimension surréaliste car forcement lié à l'image et à ses mouvements, donc a un moyen d'expression quasi parfait pour exprimer ses rêves par exemples. Dans une certaine ligné de Georges Méliès d'ailleurs ce Chien Andalou : ici, on est clairement dans l'expression des rêves, avec par exemple cette scène récurrente des fourmis qui sortent de la main de Pierre Batcheff. En 17 minutes, il y a beaucoup de symbolique, beaucoup de scène aussi dont j'ai la conviction qu'elle ne veulent pas dirent grand chose, tandis que d'autres sans aucun doute nous échappe au niveau du sens. Mais finalement, un chien andalou se révèle assez novateur sur plusieurs points. On ne peut pas dire qu'il soit l'inventeur du trash ni du gore mais il est vrai que dans ce domaine, il est pionnier - a l'image de la scène d'intro, où Luis Bunuel tranche l'oeil de la femme, scène qui est resté comme l'une des plus mythiques du cinéma et qui lui avait valu à l'époque la censure dans de nombreux pays -, tout comme une certaine esthétique dans les scènes d'"actions" qui pour certains passages seront repris dans des films modernes. En résumé "Un chien andalou" c'est du pain bénit pour les adeptes du surréalismes, pour les non adeptes ca risque d'être un grand moment de solitude, mais ca reste une portion de cinéma (17 minutes seulement, faites un effort!) absolument unique en son genre.
Soit on adore soit on déteste, j'ai lu cette phrase je ne sais plus ou, je ne vais pas dire que je déteste, mais que le quart d'heure que j'ai passé à regarder Un chien andalou m'a paru interminable. Le noir et blanc m'a en plus fait mal aux yeux, bref je ne veux plus voir de choses semblables. Je pense quand même m'en inspirer pour réaliser mon propre film, qui durera aussi environ un quart d'heure, ça montrera un type qui épluche une pomme et qui la mange avant d'aller boire un verre d'eau, dans quelques années j'espère que les gens diront « mais quel chef-d'œuvre » comme pour ce film de Luis Buñuel.
Scénarisé par l'un des plus grands peintres au monde, Salvador Dali , ce court métrage considéré comme l'un des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma car c'est le premier en matière de surréalisme, n'est ni plus ni moins qu'un rêve incompréhensble. Ca saute de huit à seize ans, ça saute d'une chambre à une plage , le personnage principal tire 2 pianos avec un ane mort dessus, une fille est poursuivie par un grand avec une main trouée ou des fourmis sortent... Un univers caractéristique du surréalisme bordé par une musique détonante typiquement espagnole.Désormais célèbre pour sa séquence d'ouverture, ce court ne m'a en aucun cas intéressé. Vraiment très spécial, pour spectateurs avertis qui prouve que même dans le monde cinématographique des usurpateurs idéalisent un objet filmique et n'ont tellement rien à dire qu'ils en parlent comme de la huitième merveille du monde.
Une œuvre majeure à l'histoire du 7ème art !! Un Chien Andalou n'est pas un film à regarder au premier degré, il faut plus le voir comme un rêve, comme l'exposition de nos désirs refoulés... Bref, je suis enchanté par cette univers complètement décalé et osé où rien ne s'explique, mais où tout s'apprécie. Un chef-d'oeuvre du surréalisme, à découvrir impérativement !
Un court métrage à voir, qu'on m'avait dit. Et si il vaut assurément le détour, ce n'est pas pour son histoire, ni pour ce qui fait habituellement un bon film. Ici, le surréalisme est constant, on nous exhibe des pléiades de symboles surréalistes, qui font immédiatement réfléchir le spectateur quant à leur sens, alors qu'en fait, il n'y en a pas. Les trucages sont plutôt réussis, les scènes loufoques mous entraîne dans un tourbillon d'émotions diverses, et il est impossible de prédire ce qui se passera. Beaucoup de bonnes idées, mais tout est juxtaposé sans grande cohérence ni tact. Du bon brouillon, en somme.
Réalisé en 1929 par Luis Buñuel ( qui écrira également le scénario en collaboration avec Salvador Dali ), " Un chien andalou " est un oeuvre particulièrement bizarre et possédant quelques séquences totalement surréaliste, notamment celle concernant un rasoir qui tranche un globe oculaire, celle du cadavre de cheval sur un piano ou encore celles des fourmis sur la main. La mise en scène est, pour une première oeuvre cinématographique chez ce metteur en scène, bien intéressante et laisse apercevoir son style assez unique qu'il possèdera par la suite - notamment pour son Age d'or ou l'Ange exterminateur. A découvrir donc pour apprécier le talent deja bien conséquent de Buñuel.